8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

Contact

Commande

Abonnement

Accueil

Accès

Débats

Bulletin

 

 

 

 

 

PROGRAMME DES RENCONTRES SEPTEMBRE-DECEMBRE 2007

 

 

 

 


Mercredi 19 septembre à 18h30

Thomas Sauvadet

Autour de ses ouvrages : "Jeunes dangereux, jeunes en danger" (éditions Dilecta) et "Le capital guerrier" (Armand Colin).

Thomas Sauvadet a enseigné à Paris VIII (2000-2006) et dépend depuis 2001 du Cesames (CNRS/INSERM/Paris V). Il effectue actuellement une étude pour le compte de la Mission de prévention des conduites à risques du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

"Grande cause morale et sociale du moment, ou épouvantail national... Il est plus facile de plaquer sur les "jeunes de cité" tel ou tel schéma que d'aller à la rencontre de leur altérité pour croiser, soutenir et décrypter leur regard. On les voudrait "agis", par d'autres ou par leur "inculture" propre. Ils agissent en fait selon les contraintes d'un environnement créé par notre société. Avant de dire qui ils sont ("racaille", etc.), il faut comprendre comment ils fonctionnent et se gouvernent. C'est la démarche du présent livre, travail d'un jeune sociologue. Ce dernier a longtemps côtoyé l'univers de la rue et l'analyse sans mépris ni empathie forcée. Sur la base d'une passionnante enquête de terrain, il rend compte du processus qui, à partir de la déstructuration sociale et des abandons républicains des années 1980, a mené à la constitution de groupes marchant au "capital guerrier" : mélange de force physique, de dispositions psychologiques et de réseaux relationnels qui assure une aptitude au combat et passe facilement du système de défense à l'outil de persécution. Cette approche restitue à "la rue", l'espace du pauvre, son caractère hautement concurrentiel. À l'opposé de l'antienne des "violences gratuites", elle s'intéresse à la rentabilité symbolique et matérielle des comportements violents. Rien de plus ambivalent et atypique dans le fade contexte français contemporain que cette cristallisation d'énergie, rien de plus triste que la manière dont on s'entend à la dévaluer plutôt qu'à la canaliser et à l'intégrer positivement dans le social.."

Rencontre organisée par Espaces Marx et animée par Vincent Taconet.


Samedi 22 septembre à 18h

Catherine Gonnard et Élisabeth Lebovici

Autour de leur livre : "Femmes artistes / artistes femmes, Paris de 1880 à nos jours" publié aux éditions Hazan.

Catherine Gonnard, journaliste et essayiste, travaille sur les images à l'Institut National de l'Audiovisuel. Elle a constitué les archives de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (1881-1994) et possède une exceptionnelle documentation sur les femmes artistes, notamment entre 1900 et 1950.

Longtemps critique d'art au journal "Libération" et ancienne rédactrice en chef de "Beaux-arts Magazine", auteur de nombreux catalogues et d'articles, Élisabeth Lebovici est historienne d'art. Elle a beaucoup publié sur l'art contemporain et sur les femmes artistes et elle a dirigé des ouvrages sur des thèmes de société.

"Voici le premier ouvrage uniquement consacré aux femmes artistes du XXe siècle, qui ont travaillé en France, à partir d'une enquête exceptionnellement informée confrontant archives, journaux, correspondances et interviews des artistes. Le vingtième siècle est en effet celui où les femmes prennent leur place dans l'histoire de l'art, précisément après 1900, alors que s'ouvre à elles l'école des beaux-arts, qui leur était interdite jusqu'alors.

Et c'est à Paris qu'affluent les femmes nées en France autant que celles qui sont originaires du Nord de l'Europe, de Russie ou d'Amérique pour pratiquer la peinture et la sculpture, mais aussi la photographie et bientôt, l'installation, la vidéo, la performance, etc. Siècle de lutte, d'émancipation, d'indépendance, de création, de revendication, le XXe siècle est ainsi, pour les femmes, un siècle d'art.

L'ouvrage propose un panorama complet des productions et des artistes, regroupant les plus connues (de Sonia Delaunay à Sophie Taeuber, de Meret Oppenheim à Germaine Richier, d’Aurélie Nemours à Vieira da Silva, d’Annette Messager à Valerie Mréjen) et les oubliées, celles qui sont déjà "revenues" sur la scène artistique comme Claude Cahun, celles que cet ouvrage permettra de faire connaître comme Marie Vassilieff ou Marlow Moss sans compter les jeunes artistes d'aujourd’hui, présentes non seulement sur la scène française mais dans le champ international.

La rencontre est organisée par l'association Cinémarges.


Jeudi 27 septembre à 18h30

Jorge Barudy

Pour son livre : "De la bientraitance infantile" publié aux éditions Fabert.

Jorge Barudy, d'origine chilienne, a quitté son pays en 1973 après avoir connu la prison et les violences de la dictature militaire. Il est psychiatre, psychothérapeute, formateur en thérapie familiale et en intervention sociale à l'Université catholique de Louvain. Responsable de l'équipe SOS Enfants-Familles de la clinique universitaire Saint-Luc, il est également consultant pour des programmes de prévention et de traitement de la maltraitance en Europe et en Amérique Latine. Enfin, il est directeur d'EXIL, un centre médico-psycho-social pour réfugiés politiques et victimes de tortures. Il a déjà publié "La douleur invisible de l'enfant" (Érès, 1997) et "Les enfants des mères résilientes" (Solal, 2005).

"La prise en charge psychologique des enfants victimes de maltraitance est une spécialité relativement nouvelle. L'approche de Jorge Barudy et Maryorie Dantagnan a ceci d'original qu'ils considèrent les phénomènes de maltraitance non plus uniquement sous l'angle d'un problème individuel mais sous celui d'un dysfonctionement collectif : l'absence de soutien à la fonction parentale. En effet, comment devient-on parent, de préférence un bon parent ? Comment le rester dans ce parcours au long cours, et semé d'embûches, qu'est l'éducation des enfants ? En explorant le rôle joué par les processus biologiques et l'environnement social, en prenant en compte les apports de la psychogénéalogie ainsi que les théories de l'attachement et de la résilience, les auteurs bâtissent un modèle pluridisciplinaire de la bientraitance. Puis, en s'appuyant sur leur expérience clinique, ils définissent les axes de l'intervention thérapeutique qui assurera la réparation des blessures des enfants meurtris.

Cet ouvrage courageux bouscule les théories rigides et les pratiques figées pour donner à chaque parent les moyens d'éviter la répétition des mêmes phénomènes à la génération suivante."

Le débat sera animé par Jean-Paul Mugnier.


Samedi 29 septembre à 16h30

Annie Guerineau-Jomelli

Autour de l'ouvrage collectif : "Peindre et psychanalyser, correspondance" publié aux éditions l'Harmattan.

"La psychanalyse, disait Freud, est plutôt du côté de la sculpture que de la peinture. Annie Guérineau-Jomelli a choisi de franchir ce "pas de côté" à sa pratique d'analyste en nouant une correspondance entre cette praxis et ces métiers de la création qui la rendent - enfin ? - possible. Elle invente ainsi une intrigue - au sens de ces petits événements de la vie qui forment le nœud d'une pièce dramatique, pièce qui nous conduit aux confins de la création d'une œuvre." Cosimo Trono.

La rencontre est organisée par l'association Trait et sera animée par Jean Broustra


Lundi 1er octobre à 18h

Michael Lowy

Autour de l'ouvrage co-écrit avec Olivier Besancenot : "Guevara, une braise qui brûle encore" publié aux éditions Mille et une Nuits.

"Les années passent, les modes changent, les dictatures sont remplacées par des démocraties de basse intensité, le keynésianisme par le néolibéralisme, le mur de Berlin par le mur de l'argent. Mais le message de Che Guevara, quarante années après son assassinat en octobre 1967, contient un noyau incandescent qui continue à brûler."

La rencontre sera animée par Gilbert Hanna (La Clef des Ondes) dans le cadre de la Quinzaine Rouge organisée par la L.C.R.


Mercredi 3 octobre à 18h30

Éric des Garets

Pour son livre : "Du ballon de rugby", publié aux éditions confluences.

Éric des Garets aime et pratique la littérature et le rugby. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Mohé" (Les Bords perdus, 2005) et "Du rugby" (Le Castor Astral, 2007).

"D'une vessie de porc est né ce sport si singulier : le rugby. Curieusement, on ne s'est jamais beaucoup attardé sur ce drôle de ballon. Sauf à en souligner ses rebonds capricieux. Les rapports entre les joueurs de rugby et le "cuir" vont pourtant bien au-delà de cette seule dimension. Aborder le ballon sous toutes ses coutures, tel est le dessein de ce petit essai."

La rencontre sera animée par Patrick Venries et suivie d'un apéritif.


Vendredi 5 octobre à 16h30

Catherine Durandin

Autour de son livre "CIA, cinq années de colère" (Armand Colin, 2007).

Catherine Durandin est Docteur es Lettres en Histoire, agrégée d'histoire et ancienne élève de l'École normale supérieure, professeur en langue et civilisation roumaines à l'INALCO. Son parcours croise la réflexion sur le communisme, le nationalisme et les confrontations idéologiques de la guerre froide et post guerre froide.

Elle est l'auteur de très nombreux ouvrages et articles.

La rencontre est organisée par l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma".


Vendredi 5 octobre à 19h

Jean-Claude Stoloff

Autour de son ouvrage : "La fonction paternelle", publié aux éditions In-Press.

Jean-Claude Stoloff est psychiatre et psychanalyste. Il est membre fondateur et président de la Société psychanalytique de recherche et de formation (SPRF) et membre de l’Association psychanalytique internationale (API).

"Les transformations actuelles de la famille dans nos sociétés occidentales rendent à nouveau urgente une réflexion psychanalytique sur la fonction paternelle, pouvant rendre compte de la difficulté à l'exercer. Nous faisons remarquer d'abord que c'est dans sa dernière grande oeuvre anthropologique, L'homme Moïse et la religion monothéiste, que Freud dégage une notion de père comme concept issu non des perceptions sensorielles mais fruit d'un processus cogitatif. Nous mettons en relation cette introduction de la représentation du père symbolique avec celle bien antérieure "du père de la préhistoire personnelle" que Freud assimile aux parents pris dans leur globalité et dont il fait le support de l'identification primaire. À la lumière de cette fonction proprement symbolique tenue par la paternité, il est nécessaire de réévaluer le rôle joué par le père tant pour la fille que pour le garçon au cours de la traversée des conflits narcissique et oedipien, en remettant en question l'hypothèse d'une essence masculine de la libido, et celle de l'universalité de la phase phallique pour les deux sexes. Ce réexamen permet d'asseoir sur des bases plus claires la distinction qui doit être constamment opérée entre imago du père idéalisé et fonction paternelle, si l'on veut comprendre la difficulté à être père."

"Notre clinique quotidienne s'en trouve éclairée, ainsi que Le malaise dans la culture, identifié par Freud bien avant la survenue des désastres totalitaires."

Un ouvrage de fond, qui montre, au-delà des métamorphoses liées aux évolutions sociales, la permanence nécessaire d'une fonction paternelle."

La rencontre est organisée par la Société Psychanalytique de Recherche et de Formation et sera animée par Marie-Christine Sourzat et Jean-Paul Moreigne.


Samedi 6 octobre à 17h30

Sébastien Darbon

Pour son livre : "Une brève histoire du rugby", publié aux éditions Œil Neuf.

Sébastien Darbon, ethnologue et chercheur au CNRS, travaille à l'Institut d'ethnologie méditerranéenne et comparative. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Rugby d'ici, une manière d'être au monde" (Autrement, 2000).

"...un sport, quel qu'il soit, loin d'être le produit des intuitions (forcement géniales) d'un individu providentiel et de leur matérialisation ponctuelle (ici, prendre le ballon à la main et avancer vers l'adversaire), est au contraire le fruit d'un ensemble d'actions collectives qui s'étalent souvent sur une période considérable. De ce point de vue, le rugby - tout comme le soccer, le base-ball ou le cricket - est un exemple privilégié de ce processus extrêmement complexe qui, du fait du contexte économique, social et éducatif spécifique à l'Angleterre du début du XIXe siècle, a transformé des jeux athlétiques folkloriques en des activités radicalement nouvelles : les sports."

La rencontre sera animée par Serge Simon et suivie d'un apéritif.


Vendredi 12 octobre à 14h

Autour de René Schérer

René Schérer et Guy Hocquenghem : le désir homosexuel dans tous ses états.

Philosophe du désir et de l'utopie, René Schérer est à la fois acteur et témoin de la vie intellectuelle française aux alentours de mai 68. Son parcours de professeur à l'université de Vincennes l'a amené à croiser les voies de Gilles Deleuze, Michel Foucault, François Châtelet et de nombreux penseurs d'une époque souvent défigurée et discréditée et aujourd'hui frauduleusement convoquée comme bouc émissaire de toutes les immoralités de notre temps.

Rencontre avec Stéphane Nadaud organisée par Discordances dans le cadre des 6èmes journées de la pensée critique.


Vendredi 12 octobre à 19h

Sophie Avon et Catherine Rey

Autour de leur roman respectif : "Ce que dit Lili" (éditions Arlea) et "Une femme en marche" (éditions Phébus).

Sophie Avon est journaliste et tient la chronique cinéma du journal Sud-Ouest. Elle a déjà publié : "Le silence de Gabrielle" (Arléa, 1988), "Hors les murs" (Arléa, 1990), "Les Hauts-Fonds" (Gallimard, 1993), "Latifundo" (Denoël, 1997), "La lumière de Neckland" (Denoël, 1999) et "La Bibliothécaire" (Arléa, 2006).

Lili a six ans lorsqu’elle arrive, avec ses parents et son frère, dans une petite ville du Sud-Ouest, au bord de l'estuaire de la Gironde. La nouvelle maison, grand corps de bâtiment inclus dans une école désaffectée, devient vite un royaume où les jeux succèdent aux bêtises, sous l'œil bienveillant du père et la surveillance maternelle.

"Le beau livre de Sophie Avon progresse par petites touches, dessinant page après page le portrait d'une gamine qui ne comprend pas tout au monde des adultes. Celui des non-dits, des silences et des secrets qui vous prennent à la gorge." (Alexandre Fillon)

Catherine Rey est née à Saintes en 1956. Après avoir été professeur à Bordeaux, elle vit depuis plusieurs années entre l'Europe et l'Australie.

Elle a déjà publié : "L'Ami intime" (1994), "Les jours heureux" (1995), "Éloge de l'oubli" (1996), "Lucy comme les chiens" (2001) aux éditions Le temps qu'il fait et "Ce que racontait Jones" (Phébus, 2003).

"Je commence à écrire parce qu'il y a une colère en moi et qu'il faut la faire sortir. Il faut que je me lâche ... Ce que je pense du monde, j'ai bien l'intention de le dire haut et fort ... Chaque fois qu'une contrainte m'empêchera d'écrire, je fuirai. Je quitterai des hommes, des pays, mon travail, mes obligations pour pouvoir écrire… Pendant la plus grande partie de mon existence, j'aurai une vie en surface et une seconde, souterraine : l'écriture"

La rencontre sera animée par Maïalen Lafite.


Mardi 16 octobre à 18h30

Jean-Yves Royer

Autour de son livre : "Les temps passat / Les temps passés" publié aux éditions Jorn.

Né le 12 octobre 1944 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence), Jean-Yves Royer est élevé à Forcalquier par sa grand-mère, dont il reçoit les bases de la culture occitane. Auteur d'ouvrages d'histoire et d'ethnologie, éditeur de manuscrits médiévaux en langue d'oc, collaborateur de nombreux périodiques, il est d'abord écrivain et conteur occitan. Le prix Jaufre Rudel vient de lui être attribué.

La rencontre est organisée par le "Comitat girondin de la lenga occitana e de la cultura gascona" et le Conseil régional d'Aquitaine, le débat sera animé par Jean-Marie Sarpoulet.


Mercredi 17 octobre à 18h30

"Mixité, parité, genre dans les métiers de l'animation."

Autour de l'ouvrage paru aux éditions l'Harmattan.

"La thématique des rapports sociaux entre les sexes est largement présente dans le champ de l'animation professionnelle et dans son histoire : mais qu'en est-il aujourd'hui? La ségrégation des sexes dans l'espace des loisirs, la division du travail dans le secteur de l'animation, l'absence de références à la question du genre dans les formations, ... c'est cette série de questions qu'aborde cet ouvrage."

Rencontre organisée par la Maison des Femmes avec Maria Santos-Sainz, Maguy Maruejouls et Yves Raibaud.


Jeudi 18 octobre à 19h

Marek Bienczyk

Dialogue avec Marie Furman-Bouvard, présentation de son recueil "Chroniques du vin".

Marek Bienczyk, né en 1956, vit à Varsovie où il est maître de conférences à l'Institut de recherches littéraires rattaché à l'Académie polonaise. Romancier, traducteur et essayiste, il a consacré de remarquables essais à Baudelaire, Musset et Cioran et a fait connaître au public polonais les œuvres de Roland Barthes ou Milan Kundera. Également œnologue, il écrit régulièrement des chroniques sur le vin. Ses deux romans parus en français sont "Terminal" (Gallimard, 1997, traduit par Jean-Yves Erhel) et "Tworki" (Denoël, 2006) roman pour lequel il est lauréat, avec son traducteur Nicolas Véron, du prix Écureuil de littérature étrangère 2007.

Avec le soutien de la Caisse d'Épargne Aquitaine-Nord, du Château Palmer et de la société Diva, Lettres du monde a souhaité accompagner la remise du prix Écureuil de littérature étrangère 2007 par la publication d'un ouvrage hors commerce invitant à découvrir quelques-unes des nouvelles que l'écrivain polonais a consacrées au vin et au plaisir de boire. La présentation du recueil se devait d'être suivie d'un verre de nectar.

 

Vendredi 19 octobre à 20h30

Théodora Dimova et Emilia Dvorianova

Dialogue avec Marie Vrinat-Nikolov, leur traductrice.

Théodora Dimova, née à Sofia en 1960, a fait des études de littérature anglaise avant de se tourner vers le théâtre. Auteure de plusieurs pièces, elle publie un premier roman, "Éminé" en 2001, à Sofia. Le second, "Mères", paru en France (éditions des Syrtes, 2006), est un roman inspiré par un fait-divers d'une violence inexplicable dans un lycée bulgare et construit autour de sept récits d'adolescents dans la Bulgarie postcommuniste.

Née en 1958 à Sofia, Emilia Dvorianova, qui a étudié le piano, puis la philosophie à l'Université de Sofia, est responsable du programme "écriture littéraire" à la Nouvelle Université bulgare. Elle est l'auteure de "Passion ou la mort d'Alissa" (Fédérop, 2006)

Rencontres organisées par Lettres du Monde dans le cadre de la manifestation Passages de l'Est


Samedi 20 octobre à 15h

Marie-Laure Susini

Autour de son livre "L'auteur du crime pervers" (éditions Fayard).

"Pendant dix ans, dans un service hospitalier spécialisé pour malades dangereux, j'ai occupé auprès de mes patients criminels une place bien singulière : celle du psychanalyste. Cette aventure m'a amené à considérer de façon novatrice la figure contemporaine du criminel pervers. L'auteur du crime pervers, auteur d'un crime, est aussi auteur, acteur et metteur en scène d'un spectacle. Découvrir que le public, mis à l'épreuve d'une manipulation spécifique, est, à son insu et malgré lui, le partenaire du crime pervers… Saisir le mécanisme de la fascination, les rouages précis de la manipulation… Dévoiler ce que cachent l'outrance, la détermination cruelle, la provocation… Retrouver la rigoureuse et secrète logique d'un acte criminel qui se confond avec la contrainte implacable d'un destin… Élucider les causes du passage à l'acte et de sa répétition, l'énigme du serial killer… Tel est le propos de ce livre." (Marie-Laure Susini)

Rencontre organisée par Divan d'Ouest et la lettre lacanienne et animée par Édith Cassan-Toesca et Catherine Meurant-Jaworski. Marie-Laure Susini présentera le vendredi 19 à 20h15 le film de Chaplin : Monsieur Verdoux, au cinéma Utopia.


Samedi 20 octobre à 18h30

Jacques Nassif

Autour de son livre "Un troisième temps pour la psychanalyse" (éditions Liber).

Normalien et philosophe, Jacques Nassif devient psychanalyste en 1970 et va dès lors traverser les événements marquants du mouvement psychanalytique français à l'époque du séminaire de Lacan.

"Si la psychanalyse se contente d'être une simple théorie, elle se voit immédiatement ravalée au rang de l'une des branches de cette science, toujours introuvable, car encore en instance de fondation, qu'est la psychologie. Et tous ceux qui la confinent dans ce statut de théorie s'arrangent ainsi, on s'en doute, soit pour rater son objet soit pour méconnaître son propos. La psychanalyse, si c'est bien "la cure qu'on attend d'un psychanalyste" (selon l'humoristique reformulation lacanienne), ne saurait se réduire à une théorie que l'on se donnerait la possibilité de venir vérifier auprès de l'un de ses tenants patentés, pour se reconnaître comme illustrant tel ou tel de ses concepts ou de ses hypothèses."

La rencontre est organisée par l'association Trait et sera animée par Serge Bedère.


Mardi 23 octobre à 18h30

Bernard Friot

Autour de l'ouvrage collectif : "Le salariat : histoire, théories et formes" publié aux éditions La Dispute.

Bernard Friot est économiste et professeur de sociologie à l'Université de Paris X.

"Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au cœur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation."

La rencontre est organisée par l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma".


Vendredi 26 octobre à 18h30

Sylvain Schoonbaert

Autour de son ouvrage : "La voirie bordelaise au XIXe siècle" publié aux Presses de l'université Paris-Sorbonne.

Sylvain Schoonbaert est architecte, docteur de l'Institut d'urbanisme de Paris, enseignant chercheur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux au sein du Groupe d'étude de la ville régulière (GEVR), chargé de documentation historique à la Mairie de Bordeaux.

"Ce livre nuance fortement les représentations des transformations urbaines de l'époque dite "haussmannienne" et illustre l'originalité du développement d'une grande ville de province au XIXe siècle ...Cette étude de la voirie durant un long siècle montre les transformations spatiales, économiques et édilitaires d'une ville, à partir des évolutions de la gestion de ses rues et de ses systèmes connexes : assainissement, salubrité, techniques de construction, procédures légales, administratives et financières."

Débat animé par Laurent Coudroy de Lille.


Mardi 30 octobre à 18h30

Olivier Adam

Pour son livre : "À l'abri de rien" publié aux éditions de l'Olivier.

Olivier Adam est né en 1974. Il a grandi en banlieue parisienne. Il affirme que sa vie s'ouvre sur un trou noir d'une dizaine d'années et qu'il est resté un "spécialiste des disparitions". Après avoir vécu à Paris, travaillé dans une agence d'ingénierie culturelle puis, en tant qu'éditeur, aux Éditions du Rouergue, il s'est installé près de Saint-Malo. En 2000, il publie son premier roman, "Je vais bien, ne t'en fais pas", aux éditions du Dilettante. Suivront aux éditions de l'Olivier : "À l'ouest", "Poids léger", "Passer l'hiver" (Goncourt de la nouvelle 2004) et "Falaises", salué par le public et la critique en 2005. Olivier Adam écrit des livres au lyrisme âpre, "à ras d'homme", quelque part entre Pialat et Miossec. Des livres où "tout est faux mais rien n'est inventé".

Il écrit également pour la jeunesse, aux éditions l'École des loisirs, notamment : "On ira voir la mer", "La Messe anniversaire", "Sous la pluie".

Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma : Poids léger, entre autres (mis en scène par Jean-Pierre Améris, 2004). Olivier Adam a récemment collaboré avec les cinéastes Alain Raoust (L'Été indien) et Philippe Lioret, avec qui il a coécrit l'adaptation de son premier roman, Je vais bien, ne t'en fais pas (2006, primé aux Césars en 2007).

"Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie. Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les "kosovars", ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville. Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours. Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s'expose à tous les dangers, y compris celui d'y laisser sa peau. Avec ce roman, Olivier Adam nous rappelle que la violence qui frappe les plus faibles est l'affaire de chacun. Et trace le portrait inoubliable d'une femme dépassée par la force de ses sentiments."

La rencontre est organisée par la Compagnie des Livres et sera animée par Éric Cattelain.

Le film "Je vais bien, ne t'en fais pas" sera présenté après la rencontre, à 20h30 au cinéma Utopia.


Vendredi 9 novembre à 18h30

Sébastien Darsy

Autour de son livre "Les défis écologiques de Bordeaux et sa région" publié aux éditions Sud-Ouest.

Né en 1977 à Dax, Sébastien Darsy est diplômé de l'Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine. Il a notamment écrit pour Sud-Ouest, La République des Pyrénées, La Dépêche du Midi et Le Canard Enchaîné. Il est également l'auteur du livre d'investigation "Le Temps de l'antipub, l'emprise de la publicité et ceux qui la combattent" paru chez Actes Sud.

"Notre mode de vie est en sursis. Le temps de l'abondance effrénée est en effet terminé : "On ne peut poursuivre un développement infini dans un monde fini", énonçait dès 1944 le philosophe et historien bordelais Bernard Charbonneau. Un avertissement qui longtemps n'a pas été pris au sérieux alors que se dégradait lentement mais radicalement l'environnement. A présent, les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat estiment que l'humanité ne dispose que de dix ans pour réviser ses comportements et éviter que le réchauffement climatique ne s'élève à plus de 2°C au cours du siècle. Passé ce seuil, la situation deviendrait incontrôlable au regard de l'ampleur des catastrophes environnementales à venir. Et s’il n'y avait que le réchauffement climatique.

Que faire ? Les citoyens ne peuvent plus rester spectateurs du désastre écologique global. "Penser globalement, agir localement ", selon la formule du penseur bordelais Jacques Ellul, voilà le salut. Encore faut-il savoir comment s'y prendre ! Ici, à Bordeaux, en Gironde, compte tenu des spécificités de ce territoire, de quelle manière les habitants peuvent-ils résolument agir en faveur de l'environnement sans plus attendre ?

Sans parti pris, mais avec un ton non moins incisif, le journaliste Sébastien Darsy, au cours d'une enquête locale et minutieuse, apporte des réponses en étudiant en particulier le cas représentatif de l'agglomération bordelaise."


Mercredi 14 novembre à 18h30

François Dubet

Autour de son dernier ouvrage "L'expérience sociologique" 500ème numéro de la collection Repères aux éditions La Découverte.

François Dubet est professeur de sociologie à l'Université Bordeaux-II, directeur d'études à l'EHESS et membre du CADIS. Il a écrit de nombreux ouvrages sur les mouvements sociaux, la marginalité juvénile, l'éducation, le travail et la théorie sociologique dont les derniers sont : "Dans quelle société vivons-nous?" (1998), "Le Déclin de l'institution" (2002), "L'École des chances", (2004), "Injustices" (2006) aux Éditions du Seuil. Il est également le coauteur, dans la collection "Repères", de "Sociologie de Bordeaux" (2007).

"La sociologie ne se fabrique pas seulement dans le secret des laboratoires et le dialogue avec les grands auteurs. Qu'elle le veuille ou non, elle est une activité intellectuelle autant que scientifique engagée dans le monde social et ses problèmes.

Dans ce livre, François Dubet retrace le parcours au long duquel il s'est efforcé de construire un point de vue sur la vie sociale. Ce parcours est ponctué par des recherches qui composent les chapitres de ce livre : les mouvements sociaux, la banlieue, l'éducation, la justice sociale, la sociologie de l'expérience. L'auteur s'efforce de montrer comment la sociologie, qui se pose sans cesse les mêmes questions, construit des réponses qui relèvent autant des choix théoriques que de la nature des conflits, des débats et des expériences que la sociologie doit dégager des routines sociales de la vie.

Ce retour sur expérience résume une trentaine d'années de recherche ; il se présente aussi comme une réflexion sur l'activité de sociologue et les mutations de notre société. La sociologie y apparaît moins comme une doctrine que comme une "aventure" intellectuelle et une manière de définir l'action sociale par des choix de méthode."

La rencontre sera animée par François Gèze, directeur des éditions La Découverte.


Samedi 17 novembre à 17h

Jean-Michel Oughourlian

Pour son livre "Genèse du désir" publié aux éditions Carnets nord.

Jean-Michel Oughourlian est neuropsychiatre et psychologue. Ancien professeur de psychopathologie clinique à l'université, il a longtemps dirigé le service de psychiatrie de l'Hôpital américain de Paris. Il a co-écrit avec René Girard et Guy Lefort "Des choses cachées depuis la fondation du monde" (Grasset, 1978). Il est aussi l'auteur de "La Personne du toxicomane" (Privat, 1974), "Un mime nommé désir" (Grasset, 1982), "Le désir, énergie et finalité" (L'Harmattan, 1999), et "Hystérie, transe, possession : un mime nommé désir" (L'Harmattan, 2000).

"Nous avons abandonné les codes qui réglaient nos liens amoureux. Mais sommes-nous maîtres de nos choix ? Rien n'est moins sûr. La multiplication des divorces ou des séparations révèle une loi que nous ne voulons pas voir : l'autre nous repousse aussi violemment qu'il nous a attirés."

"Nous sommes devenus malades de notre désir. La convoitise et la rivalité se sont insinuées au cœur du mouvement qui nous portait l'un vers l'autre. Tel est le constat de Jean-Michel Oughourlian, dans cet ouvrage où la guerre des sexes trouve enfin une explication scientifique. La découverte des neurones miroirs, corroborant les thèses de l'auteur, vient éclairer les phénomènes d'empathie, mais aussi les mécanismes de la réciprocité violente.

Comment sauver un couple lorsque la guerre s'y déclare ? En l'aidant à reconnaître que le désir ne vient pas de soi mais de l'autre. Des stratégies sont possibles, que l'auteur a mises en pratique avec ses patients. Alternant les études de cas et des moments plus théoriques, cet ouvrage défend avec conviction l'idée que la rupture n'est pas une fatalité."

Le débat sera animé par Patrick Rödel.


Jeudi 22 novembre à 18h30

Christian Salmon

Autour de son livre "Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits" publié aux éditions La Découverte.

Christian Salmon, écrivain et chercheur au CNRS (Centre de recherches sur les arts et le langage), a fondé et animé, de 1993 à 2003, le Parlement international des écrivains. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Tombeau de la fiction" (Denoël, 1999), "Devenir minoritaire, pour une nouvelle politique de la littérature", entretiens (Denoël, 2003), "Verbicide" (Actes Sud, 2007).

Depuis qu'elle existe, l'humanité a su cultiver l'art de raconter des histoires, un art partout au cœur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de "storytelling" : celui-ci est devenu une arme aux mains des "gourous" du marketing, du management et de la communication politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. Derrière les campagnes publicitaires, mais aussi dans l'ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling.

C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination des humains que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d’une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling : le marketing s'appuie plus sur l'histoire des marques que sur leur image, les managers doivent raconter des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s'entraînent sur des jeux vidéos conçus à Hollywood et les spins doctor construisent la vie politique comme un récit…

Christian Salmon dévoile ici les rouages d'une "machine à raconter" qui remplace le raisonnement rationnel, bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire. Ce "nouvel ordre narratif" va au-delà de la création d'une novlangue médiatique engluant la pensée : le sujet qu'il veut formater est un individu envoûté, immergé dans un univers fictif qui filtre les perceptions, stimule les affects, encadre les comportements et les idées…

Le débat sera animé par Gérard Boulanger.


Vendredi 23 novembre à 18h

Michèle Delaunay

Autour de son ouvrage : "L'éphémérité durable du blog", publié aux éditions Le Bord de l'eau.

Fille du préfet et homme de lettres, Gabriel Delaunay, Michèle incarne une autre histoire bordelaise. Comment est-elle parvenue à "mettre KO Juppé" comme le titre le journal Sud-Ouest ? Le livre/dvd propose quelques réponses. Souvenez-vous... Le journal de 20 heures sur France 2, entre les deux tours, Ségolène Royal s'emporte contre toutes les émissions et reportages où l'on cite cinq fois le nom de Juppé et où elle n'est désignée que comme "la rivale d’Alain Juppé", ou encore "la candidate socialiste".

"Elle s'appelle De-lau-nay, Michèle Delaunay, vous entendez Delaunay !" répètera Ségolène Royal.

Qui connaît Michèle Delaunay ? Quel est son combat (elle adhère au PS en 2001) ? Comment pense-t-elle son rôle de députée, elle, qui milite pour la rénovation des pratiques et le mandat unique ?

La rencontre sera animée par Patrick Berthomeau.


Samedi 24 novembre à 17h

Gaston Kelman

À propos de son livre : "Les blancs m'ont refilé un Dieu moribond", publié aux éditions Desclée de Brouwer.

Gaston Kelman, 52 ans, est un homme dangereux. Originaire du Cameroun, urbaniste de formation, il vit en France depuis le début des années 1980. Aujourd'hui, il se sent plus proche de la Corrèze que du Zambèze et préfère la valse viennoise à la danse dombolo. Pour lui, un Noir n'est rien d'autre qu'un Blanc à la peau foncée. Avec de tels arguments, il lui est arrivé plus d'une fois de se sentir incompris. Il aurait pu en faire une dépression. Il en a fait des livres : "Je suis noir, mais je n'aime pas le manioc" (Max Milo, 2004), "Blanche est ma sœur" (Serpent à Plumes, 2004), "Au-delà du Noir et du Blanc" (Max Milo, 2005), "Parlons enfants de la patrie" (Max Milo, 2007).

Dès l'enfance, Gaston Kelman baigne totalement dans la culture française. "Dans mon quartier, à Douala, on allait tous à l'école. Moi, je suis allé à l'école privée catholique de la maternelle jusqu’au baccalauréat. Je suis né dans une famille très croyante." C'est à la naissance de ses enfants, Frida, en 1985, Enzo, en 1989 et Mazarin, en 1997, que les interrogations commencent. "Je me suis demandé : quelles sont leurs origines ? Est-ce que ce sont leurs racines que personne ne connaît ou leur espace de vie qui est leur réalité de tous les jours ? Est-ce qu’on doit s'enfermer dans une couleur ?" Tout cela, il va l'écrire et envoyer des manuscrits jusqu'à la publication de "Je suis noir et je n’aime pas le manioc". Toujours avec le sourire, Gaston Kelman assure qu’il ne se sentait pas particulièrement investi d’une mission pour défendre les noirs. "J'aime écrire, je dis ce que je pense, je ne cherche pas à plaire. Je revendique juste que ma fraternité n'est pas raciale mais citoyenne."

Il s'interroge, dans ce dernier ouvrage sur la figure de Dieu annoncé par les Chrétiens d'Europe, qui ne témoignent pas, selon lui, d'un Dieu vivant, mais davantage d'une figure compassée. Évoquant les mots de la Bible qui parlent le plus du partage, il s'insurge contre certaines caricatures du christianisme, liées à la colonisation et refuse la vision impérialiste de l'Afrique et des Africains.

La rencontre sera animée par Alain Ricard.


Jeudi 29 novembre à 18h30

Alexandre Romanès

Alexandre Romanès a quitté le cirque familial pour la rue où il y faisait son numéro d'équilibriste pendant des années... Attiré par la poésie, il travaille à l'élaboration d'un spectacle de cirque avec Jean Genet. Dix ans plus tard, il redécouvre le cirque dans le camp tsigane de Nanterre. Il achète un morceau de toile, un vieux camion, quelques caravanes et prend la route avec femme et enfants : quelques gitans dans une piste, Délia au chant entourée d'un violon, une contrebasse, un accordéon…

Poète, il est l'auteur de plusieurs ouvrages : "Un peuple de promeneurs" (Le Temps qu'il fait), 2000), "Paroles perdues" (Gallimard, 2004) et prépare un recueil : "Les étoiles multicolores" (à paraître, Gallimard).

Le cirque tsigane Romanès se produit à Bègles du 2 novembre au 16 décembre.


Samedi 1er décembre à 17h

Pierre Landete

Pour son livre-CD : "Montrez-moi Guernica ! Lettre de Diego Velázquez à Pablo Picasso".

Pierre Landete est avocat et aussi poète. Il a déjà publié : "Septembre" (La Bartavelle, 1999), "Instants" avec Ana Pinero" (La Bartavelle, 2003), "L'ombre rouge" (La Nouvelle Pléiade, 2004) et "Place des Amandiers" (Prix Charles Cros, 2006).

Lecture par Jean Trebesses, accompagnement musical par le compositeur et guitariste flamenco DuFil.


Mardi 4 décembre à 18h30

Stéphane Bonnéry

Autour de son livre "Comprendre l'échec scolaire, élèves en difficulté et dispositifs pédagogiques" publié aux éditions La Dispute.

Stéphane Bonnéry est maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Paris-VIII et membre de l'équipe ESSIESCOL. Il a déjà publié : "La déscolarisation" (La Dispute, 2004) et "Les classes relais, un dispositif pour les élèves en rupture avec l'école" (ESF, 2002).

Élèves "en grande difficulté", "en échec", "perturbateurs"…, cet ouvrage tente de dévoiler ce que masquent ces désignations ordinaires. Que nous apprennent ces élèves de la façon dont se construit la difficulté scolaire ? Que nous apprennent ces "grandes difficultés" des difficultés plus ordinaires qui structurent les inégalités scolaires ?

Stépane Bonnéry retrace les spirales de l'échec d'élèves qu'il a observés durant deux ans, en ZEP, du CM2 à la 6e. Il montre que ces enfants ne comprennent ni ce qu'on attend d'eux ni pourquoi l'école n'accepte pas leur façon d'être ordinaire. Il montre que leur appropriation ratée des savoirs est à la base du ressentiment envers l'école qui les gagne et de la résistance qu'ils lui opposent de plus en plus fermement au fil des quiproquos, des occasions manquées et des déceptions. Leurs difficultés cumulées montrent en les accentuant les obstacles que doit surmonter la majorité d'enfants dont les familles, populaires, ne partagent pas les évidences scolaires. En même temps, elles désignent en creux les voies par lesquelles l'école pourrait aller à la rencontre de ses élèves.

Au final, ce livre veut prouver qu'il n'est nullement nécessaire de choisir entre haut niveau d'exigence et démocratisation.

Rencontre organisée par Espaces-Marx.


Mercredi 5 décembre à 18h30

Pierre Ballans

Autour de son ouvrage "L'écriture blanche, un effet du démenti pervers" publié aux éditions l'Harmattan.

Pierre Ballans est docteur en études psychanalytiques et diplômé en psychiatrie légale. Il a exercé comme psychologue auprès de différents publics : détenus et sortants de prison, handicapés mentaux, jeunes scolarisés et personnes en formation d'adultes.

"Le concept d'écriture blanche est ici défini dans le cadre général des processus mis en œuvre par le pervers afin de subvertir le sens.

Avec le phénomène d'écriture blanche comme effet du démenti pervers, l'écriture est détournée de sa fonction d'adresse à l'autre ; elle n'est plus chargée de représenter dans un imaginaire commun partagé, mais de présentifier les personnages ou les actions que le scripteur met en scène. Ce qui caractérise ce mode d'écriture est ainsi l'étrangeté, la fétichisation des mots et de l'acte même d'écrire ; en découlent la production de listes interminables, de récits répétant la même scène.

Écriture paradoxale qui utilise le signifiant pur, alors même qu'elle emprunte au langage courant les mots les plus communs. La confrontation de cas cliniques avec l'œuvre de Sade, l'analogie entre l'écriture blanche telle qu'elle fut définie Roland Barthes ou Maurice Blanchot et les "écritures" scientifique ou technique pouvant aboutir à une novlangue orwellienne, permettent de dégager des invariants que l'on retrouve dans les comportements les plus fondamentaux du phénomène pervers."


Samedi 8 décembre de 15h à 19h

Autour de Fernand Deligny

A propos de la parution des "Œuvres", aux éditions L'Arachnéen.

"Ce recueil des Œuvres de Fernand Deligny (1913-1996) paraît un peu plus de dix ans après sa mort. Il reconstitue en 1848 pages de textes, images, fac-similés, les étapes d'une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans patente de la lutte contre l'institution "Sauvegarde de l'enfance" à une approche expérimentale de l'autisme. Il rassemble pour la première fois l'essentiel de son œuvre, éditée et inédite : de Pavillon 3, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l'image des années 1980. Il s'achève sur quelques pages manuscrites de sa dernière et monumentale tentative autobiographique, L'Enfant de citadelle."

"L'écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d'éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l' "encastrement" institutionnel et la compassion philanthropique qui animent la politique rééducative de l'après-guerre. À partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la loi du langage et pour une définition de l'humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente de toutes pièces un dispositif de prise en charge : un réseau d'aires de séjour, des éducateurs comme lui non-spécialistes, un "coutumier" ritualisé à l'extrême, inspiré de l'agir et de l'immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses "lignes d'erre", se saisit du cinéma pour remettre en cause le "point de vue" hégémonique de "l'homme-que-nous-sommes."

La rencontre réunira avec Jean Broustra, Sandra Alvarez de Toledo (éditeur), Patrick Geffard (groupe de pédagogie institutionnelle), Marc Guiraud (metteur en scène) et Bertrand Ogilvie (psychanalyste).


Mercredi 12 décembre à 19h30

Conférence débat

La Société Psychanalytique de Recherche et de Formation propose une conférence-débat à partir du texte de Freud "L'Interprétation des rêves" par Daniel Zaoui.

Freud recommandait aux psychanalystes de ne "pas postuler un mystérieux inconscient" dans les rêves. Dans le chapitre VI de l'Interprétation des rêves, consacré au "Travail du rêve", il montre que le passage du contenu manifeste au contenu latent peut s'effectuer grâce à la connaissance des mécanismes à l'œuvre dans la formation des rêves : la condensation, le déplacement, la prise en compte de la figurabilité et les représentations symboliques. De plus, Freud souligne l'analogie du rêve avec d'autres formations inconscientes, que ce soient des fantasmes ou des rêveries diurnes, ou que ce soient des formations pathologiques comme les psychonévroses.


Jeudi 13 décembre à 18h30

Richard Zéboulon

À l'occasion de la parution de son livre : "Bordeaux, mon album", publié aux éditions Cairn.

Richard Zéboulon est né au vingtième siècle, dans une caserne, un dimanche à midi, dans la Nièvre, à Cercy-la-Tour, et part à 3 ans habiter Tananarive (Madagascar) … Après la guerre d'Indochine, il vient habiter en banlieue de Bordeaux où il entreprend simultanément une carrière mort-née de coureur cycliste et des études de secrétariat comptabilité à mi-temps... avant de reprendre le cycle scolaire dans une boîte à cancres. Études test durant un an aux Beaux-Arts de Bordeaux. Après différentes activités que nous ne retracerons pas, il s'embarque quelques années comme écrivain (genre administratif, secrétaire) à bord de cargos de la Compagnie maritime des Chargeurs Réunis . Il finit par poser son sac et redevient sédentaire, repassant au cou la sangle d'appareil photo qu'il ne quittera plus jusqu'à ce jour. Photographe de presse, il fonde Zapa, une agence photographique bordelaise spécialisée sur le Sud-Ouest. Auteur, avec Jean-Michel Destang, du film : "Les Derniers Juifs d'Alexandrie", il a déjà publié entre autres : "Les plus beaux jardins du Sud-Ouest" (Sud-Ouest, 2000), "Guide des parcs et jardins de Gironde" (Sud-Ouest, 2002), "Bordeaux secret et insolite, la face cachée du Port de la Lune" (Parigramme, 2005), "Le Zéboulon, petite anthologie de l'humour juif 1" (le Bord de l'eau, 2005) et "Zéboulon, opus 2" (le Bord de l'eau, 2006).

"Son objectif a tout photographié, systématiquement, des mosquées de Djedda en Arabie Saoudite, au Djedda du Sinaï, des bordelaises les plus jolies, des femmes-girafes en Birmanie aux écluses du canal de Panama en passant par les synagogues de Cochi en Inde. Des svastikas sur les maisons juives de Cochi à celles des stèles discoïdales en Pays basque. Le vignoble d'lrouléguy, mais aussi ceux d'Afrique du Sud et de Thaïlande sans parler de la Gironde. Il a arpenté tout autant les règes du Médoc que les rues de Bordeaux dont il connaît chaque maison, chaque pavé ou presque…

De quelques décennies à scruter Bordeaux en amoureux, ce livre est l'aboutissement."

La rencontre sera animée par Julien Rousset.


Vendredi 14 décembre à 18h30

Martine Coutier

Autour de son ouvrage "Dictionnaire de la langue du vin" publié aux éditions du CNRS.

Linguiste au CNRS, spécialiste de l'histoire du vocabulaire français, Martine Coutier s'est consacrée depuis plusieurs années à l'étude des termes de la dégustation du vin. Elle préside l'Association culturelle œnologique Franc-comtoise (AOFC, Besançon).

Qu'un vin ait de la "jambe" ou de la "cuisse", nul ne l'ignore, mais qu'il ait de la "mâche", qu'il "renarde", "terroite" ou soit "empyreumatique"...

Une langue du vin sensuelle se dévoile dans ce dictionnaire des mots de la dégustation. Du XIIIe à aujourd'hui, en passant de "clairet" à "bodybuildé", voici un voyage savant et gouleyant, rabelaisien et raffiné à travers les terroirs, les modes et les époques. Grâce à ce lexique envoûtant, le verre à la main, et à la manière du précieux nectar qu'il contiendra, cessant d'être "timide", vous apprendrez à vous montrer "bavard", voire "gaillard" et, pourquoi pas ?, "voluptueux"...

Un beau livre tout plaisir et ivresse !

"Ce que nous dit le vin, c'est qu'il ne s'efface, ne disparaît ou ne meurt que pour renaître, et qu'il ne cesse de se métamorphoser en un autre lui-même. Telle est sa manière à lui de fonder sa présence évidente et son irréductible étrangeté...

Le vin, aussi, nous impose des obligations multiples, au nombre desquelles un devoir absolu : celui de résister à la banalisation du monde, aux lois perverses de l'utile et du négoce, au despotisme sournois de la langue unique et au laminoir de la pensée. S'efforcer de traduire les cadences musicales de la parole du vin est un acte de résistance, et une contribution vitale à la primauté et à la liberté de l'esprit." (Jean-Claude Pirotte, préface)

La rencontre est organisée par l'association Cepdivin et sera suivie d'une dégustation proposée par Jean-Claude Berrouet (Château Petrus).

Participation : 7€.


Samedi 15 décembre à 16h30

Rock au Castor Astral

Autour du catalogue musical de l'éditeur.

Le Castor Astral vient de publier la traduction de l'ouvrage de Peter Guralnick : "Elvis Presley last train to Memphis", référence sur la vie et l'œuvre du "King". Après "Bordeaux rock(s)" (avril 2007), les collections Castor Music, Cadences, Portées, et la revue "Minimum rock n roll" c'est un catalogue d'une soixantaine d'ouvrages touchant à toutes les formes et genres musicaux qui s'est peu à peu constitué, même si le rock y tient une place à part.

"Le Rock est bien plus qu’une musique ! Il constitue une culture populaire à part entière qui n’a cessé de se développer depuis les années 60…particulièrement à Bordeaux qui a toujours bénéficié d’une forte notoriété dans ce domaine…"

Avec Jean-François Brieu, auteur de nombreux ouvrages sur la musique, le jeune artiste rockabilly Johnny Tiger, pour une session acoustique de reprises du King, Denis Fouquet, auteur de "Bordeaux rock(s)".

La rencontre est organisée par les éditions du Castor Astral.


Lundi 17 décembre à 20h

Annie Dumont et Maud Julien

Autour de leur ouvrage "Réponses à vos questions sur le bégaiement" publié aux éditions Solar.

Annie Dumont est orthophoniste, chargée d'enseignement à l'université Paris VI.

Maude Julien est psychothérapeute.

La rencontre est organisée par l'association Parole Bégaiement à l'occasion de la 10e journée mondiale du bégaiement.


 

 

&