8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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PROGRAMME DES RENCONTRES SEPTEMBRE-DECEMBRE 2006

 

 


Samedi 9 septembre à 18h

Gilles Laferté

Autour de son ouvrage : "La Bourgogne et ses vins, image d'origine contrôlée" publié aux éditions Belin.

Gilles Laferté est agrégé de sciences sociales, Docteur en sociologie (EHESS), chercheur à l'INRA (CESAER Dijon : Centre d'économie et de sociologie rurales appliquées à l'agriculture et aux espaces ruraux) et chercheur associé au Laboratoire de Sciences Sociales (ENS-EHESS, Paris).

"A contre-pied de l'image aristocratique, de blasons et de lignées, des vins fins développée à la fin du XIXe siècle en Champagne et dans le Bordelais, de grands propriétaires viticoles bourguignons initient dans l'entre-deux-guerres un folklore régionaliste commercial, mettant en avant la tradition villageoise, pour promouvoir leur vin comme un vin de vignerons, un vin authentique, un vin de terroir contre le vin du négociant, de la ville, le vin artificiel ...

Ce modèle d'un marketing traditionaliste fait alors école à la Libération pour embrasser l'ensemble de l'économie alimentaire de luxe : un bon produit se doit d'être de terroir, traditionnel. Ce n'est que très récemment que cette trajectoire traditionnelle de la qualité française s'étiole sous la pression de la concurrence internationale diffusant un modèle alternatif, plus technologique, autour de la notion de cépage contre celle d'origine."

La soirée, organisée par Cepdivin association, sera animée par Éric Pothier et Amancio Tenaguillo y Cortázar.

Dégustation : grands vins de Bourgogne

Participation débat et dégustation : 7 euros


Mardi 12 septembre à 18h

Michel Adam

Autour de son livre : "L'association, image de la société" publié aux éditions l'Harmattan.

Michel Adam est enseignant à l'université de Poitiers et membre de la Conférence Permanente des Coordinations Associatives de Poitou-Charentes. Il a déjà publié : "Les schémas, un langage transdisciplinaire" (l'Harmattan, 2006).

"La simplicité apparente de l'association cache une complexité fascinante, une diversité extrême et contradictoire, des problèmes récurrents et des comportements concurrentiels, mais aussi des originalités méconnues et des virtualités de reliance majeures. Dans l'association, n'y a-t-il pas un parlement, une école, une entreprise, un réseau, une communauté ? Soit un hologramme de la société, pour le meilleur et pour le pire... Enfin, comment situer le fait associatif vis-à-vis de l'économie sociale et solidaire ?"

La rencontre est organisée par la Fonda Sud-Ouest.


Jeudi 14 septembre à 18h30

René Naba

Pour son livre : "Aux origines de la tragédie arabe" publié aux éditions Bachari.

René Naba, écrivain, journaliste, a été responsable de la rubrique Monde arabo-musulman au service diplomatique de l'AFP (1981-1989), conseiller du Directeur Général de RMC Moyen-Orient chargé de l'information (1989-1994). Il est l'auteur de "Guerre des ondes - guerre des religions" (L'Harmattan, 1998), "Rafic Hariri, un homme d'affaires premier ministre" (L'Harmattan, 2000),"Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français" (L'Harmattan, 2002).

"Par trois fois en un siècle, le Monde arabe a perdu la bataille de la modernité et du décollage économique, perpétuant durablement sa sujétion.

Au seuil du XXIe siècle, aucun état arabe n'a encore rejoint le club des nouveaux pays émergents du Tiers-monde. Longtemps pourvoyeurs dociles des besoins énergétiques des économies occidentales et de facilités militaires aux armées anglo-saxonnes, les États arabes sont désormais pris en tenaille par la crainte d'un double syndrome, le syndrome de la démocratisation forcée impulsée par l'administration néo-conservatrice du président George Bush et le syndrome de la radicalisation islamiste. La plus grande erreur de l'Occident est d'avoir toujours voulu coexister avec des "Arabes domestiqués" dans la plus grande tradition coloniale. De Nasser à Arafat, comme auparavant Mossadegh en Iran, en 1953, l'Occident a réagi à l'émergence de dirigeants nationalistes arabes ou musulmans par leur diabolisation, entraînant une radicalisation du combat. Nasser comme Arafat ont été comparés à Hitler et par mouvement symétrique le nationalisme a cédé la place à l'Islamisme, Nasser à Oussama Ben Laden, Mossadegh à l'Imam Khomeiny, guide de la révolution islamique iranienne, Arafat au Hamas et au Jihad islamique palestinien."

La rencontre est organisée par la Clé des Ondes et sera animée par Gilbert Hanna.


Mardi 26 septembre à 18h

Michel Husson

Pour l'ouvrage collectif "Supprimer les licenciements", paru aux éditions Syllepse.

Longtemps économiste le jour et militant la nuit, Michel Husson est administrateur de l'INSEE , membre de la fondation Copernic et auteur de nombreux ouvrages.

"Le centrage sur la question des personnes et de leurs droits permet de contester la légitimité même des licenciements et développe le thème de l'obligation d'assurer aux salariés le bénéfice d'un emploi en continuité avec leurs acquis contractuels. Les propositions de suppression des licenciements s'organisent autour de trois principes : continuité du contrat de travail du salarié, obligation de résultat en matière de reclassement et financement mutualisé exclusivement patronal des coûts liés à la mise en œuvre du droit à l'emploi.

Partant à la fois d'une analyse des fonctionnements réels du système et d'une critique du droit privilégiant la propriété aux droits sociaux, cette esquisse de nouveau statut du salariat peut donner une nouvelle légitimité aux luttes contre les licenciements." ( Didier Epsztajn, L'Humanité)

Rencontre organisée dans le cadre de la Semaine Rouge et animée par Jean-Marie Harribey.


Jeudi 28 septembre à 19h

Stéphane Lhomme

À l'occasion de la parution de son livre : "Alain Juppé saute sur Bordeaux (le retour)" publié aux éditions Syllepse.

Stéphane Lhomme, militant associatif bordelais, a obtenu du tribunal administratif, en 2004, l’annulation de l’arrêté anti-SDF de M.Juppé. Instituteur, il a été responsable de 1990 à 2000 de classes d’enfants gitans sédentarisés à Bordeaux et s’est engagé pour obtenir le relogement de ces familles gitanes touchées par le saturnisme. Il est par ailleurs porte-parole national du Réseau "Sortir du nucléaire" et a été mis en garde à vue le 16 mai 2006 par la DST pour possession de documents "confidentiel défense". Auteur de L’insécurité nucléaire (juin 2006).

Le 28 août 2006, les élus UMP-UDF de Bordeaux ont démissionné en bloc pour provoquer une élection municipale anticipée et permettre à Alain Juppé de récupérer « son » siège de maire de Bordeaux. Cette élection aura lieu courant octobre. Cette manoeuvre est l’expression du mythe de la personne providentielle, sans laquelle les "gens ordinaires" seraient condamnés à la médiocrité. De plus, il est choquant que l’on puisse être à nouveau élu après avoir été condamné pour "prise illégale d’intérêt". L’auteur dénonce les fautes morales de M. Juppé et montre aussi que son bilan à Bordeaux est très négatif : arrêté anti-SDF, église attribuée aux intégristes, accueil somptueux de Vladimir Poutine, subvention à Johnny Hallyday, etc. Mais aussi : annulation par la justice de divers marchés publics dont celui du tramway, perpétuation du scandale financier sur l’eau au profit d’une multinationale… Par ailleurs, et ce n’est pas le moins important, l’auteur revient sur les dérives de M. Juppé du temps de sa vie parisienne, lorsqu’il occupait un luxueux logement qui n’avait d’HLM que le nom… et le loyer. Enfin, l’ouvrage relate la condamnation de l’ancien Premier ministre pour " prise illégale d’intérêt", et son retour à Bordeaux pour reprendre le pouvoir

La rencontre est organisée par la librairie La Mauvaise Réputation, en présence de Urbs, illustrateur de l'ouvrage.


Vendredi 29 septembre à 18h

Revue Tissage

À l'occasion de la parution de sa quatrième livraison : "Mai 68, Mitterrand et nous, trois générations se parlent".

"Pour son quatrième numéro, la revue Tissage démêle l'histoire de mai 68 avec le pari de l'héritage critique. Entretiens, propos recueillis et analyses (Sollers, Scarpetta, Wallet, Compagnon, Raynaud, Le Goff, Miller, Messac) reconsidèrent l'un des évènements qui structurent l'imaginaire des Français.

La revue Tissage, créée en 2002 "parce qu’il y a des choses à faire", met en circulation des textes et des images, mêlés, pour rendre publiques les passions et réunir une multiplicité de talents singuliers. La littérature, la philosophie, la politique, l'esthétique et la psychanalyse forment un assemblage où la création graphique est au premier plan."

La rencontre organisée par l’ACF Aquitania, en présence de Jean-Vincent Holeindre, directeur de la publication, Guillaume Roy, rédacteur en chef et Julien Bidoret, responsable artistique.


Samedi 30 septembre à 17h

Michel Tort

Pour son ouvrage : "Fin du dogme paternel", publié aux éditions Aubier.

Michel Tort est psychanalyste, professeur à l'université de Paris-VII. Il dirige avec Éric Fassin et Michel Feher le séminaire "Actualité sexuelle" à l'ENS/Paris-VII. Il est notamment l'auteur de "Désir froid. Procréation artificielle et crise des repères symboliques" ( La Découverte, 1992).

"Le discours sur le "déclin du père" est devenu un lieu commun. Ce diagnostic sur la faillite de la fonction paternelle est porté au nom de la psychanalyse, qui statuerait sur les atteintes aux fonctions symboliques vitales pour le psychisme humain et leur déstructuration actuelle. La montée du pouvoir redoutable des Mères mettrait en péril la bonne traversée de l'Œdipe. La tâche de la psychanalyse est plutôt d'interpréter ce discours angoissé, en renversant les termes du problème. "Le Père" est une construction historique, solidaire des formes traditionnelles de la domination masculine, qui assure aux pères le monopole de la fonction symbolique. Cette figure patriarcale, en crise depuis le début de la modernité, est en passe de céder la place, dans les sociétés démocratiques actuelles, à de nouveaux arrangements des rapports de parentalité. Mais la fin d'un père, le "Père" du patriarcat occidental, est la fin d'un monde - pas la fin du monde. Les formes du devenir - sujet et l'exercice des fonctions du père qui y participent sont historiques et elles sont le lieu de relations de pouvoir entre les sexes. Ce changement de perspective ne va pas sans un réexamen critique des constructions de Freud et de Lacan sur le père, qui reposent sur la soumission à un potentat "séparateur". On peut alors jeter les bases d'une histoire positive de la paternité, en cessant de broder nostalgiquement sur le récit édifiant d'un déclin permanent. Du mouvement anti-paternel de la jeunesse au milieu du XXe siècle, dont "1968" demeure le symbole, à la mise en cause des violences paternelles, il s'agit de repérer les principaux aspects de la décomposition de la "solution paternelle", ses tentatives de restauration par le bricolage d'un "ordre symbolique" chargé de résister à la liquidation de l'ordre ancien ; mais aussi de discerner l'invention de nouveaux modes de paternité, liés aux nouveaux rapports de genre et de sexe."

La rencontre est organisée par Divan d'Ouest et sera animée par Jean-Luc Rauzy.


Jeudi 5 octobre à 18h30

Renaud Borderie

Pour son roman : "Tout semblait calme", publié aux éditions confluences.

Renaud Borderie est né en 1970. Après des études de lettres à Bordeaux, il part diriger l'Alliance française d'Ambatondrazaka à Madagascar. De retour en France, il est secrétaire général de l'Alliance française à Bordeaux, puis entame une carrière de comédien et de metteur en scène. Il est le secrétaire de rédaction de la revue Le Parlement. "Tout semblait calme" est son premier livre.

"Le narrateur de "Tout semblait calme", que l'on voit évoluer dans une ville et sa banlieue qui pourrait être Bordeaux, se conduit en véritable paparazzi. Il n'a qu'un souci : pousser des gens à la confidence, faire en sorte qu'ils livrent l'histoire de leur vie. Étrangement, et sans aucune résistance, les personnes qu'il va rencontrer jouent ce jeu sans aucune difficulté.

Une vieille dame qui hurle à qui veut l'entendre qu'elle sait ce qu'est la souffrance ; une femme de lettres, la cinquantaine élégante, que l'École a propulsée hors de son milieu d'origine et loin de parents qui ne la comprenaient pas ; une comédienne qui livre ses terribles secrets d'enfance, l'inceste, viols, échecs répétés, etc. : dix personnes, dix histoires, mais aussi dix rencontres à travers lesquelles notre héros va reconstruire son propre destin.

Comme lui dira une de ses victimes : "C'est ton histoire qui se dessine à travers la nôtre." Jusqu'à son épilogue singulier, "Tout semblait calme" est un texte d'initiation à travers d'autres initiations, un récit à la première personne, sans aucune distance, terriblement "personnel". Une sidérante plongée dans l'intimité des corps et des esprits. "

La rencontre sera animée par Patrick Rödel, lectures par la comédienne Sophie Robin.


Mercredi 11 octobre à 18h

Hommage à Driss Chraïbi

"Né à Mazagan en 1926 et issu d'une famille fassie traditionnelle, Driss Chraïbi fréquente l'école coranique, avant de se rendre au lycée français Lyautey de Casablanca. Le Maroc est encore sous Protectorat français, et le jeune Driss est fortement influencé par la culture hexagonale. Il rejoint d'ailleurs Paris pour étudier la chimie et obtient son diplôme d'ingénieur en 1950 puis il s'intéresse à la neuro-psychiatrie mais finit par se tourner vers la littérature, estimant que la science engendre la perte de la spiritualité. C'est en 1954 qu'il publie son premier roman, "Le passé simple". Pointant les archaïsmes et les aberrations de la société marocaine, alors que celle-ci est sur le point d'arracher son indépendance au prix d'une âpre lutte, le livre fait l'effet d'une bombe. Sa seconde parution, "Les boucs", dénonçant cette fois les désillusions des immigrés en France, lui assure une réputation définitivement scandaleuse. Journaliste, producteur à l'ORTF, globe-trotter à ses heures, il dirige durant trente ans les 'dramatiques' sur France Culture."

Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : "La civilisation, ma mère" (Aquila, 1972), "Les Boucs" (Denoël, 1977), "Le passé simple" (Seuil, 1986), "Naissance à l'aube" (Seuil, 1986), "L'inspecteur Ali" (Gallimard, 1993), "Une enquête au pays" (Seuil, 1999), "L'homme qui venait du passé" (Denoël, 2004).

Lectures d'extraits par les femmes de l'association Promofemmes.

Lectures théâtralisées par le comédien Walid Chakib, accompagné par Mostafa Harfi (luthiste).

Conférence débat par Stéphanie Delayre (Université Bordeaux III), auteur de "Driss Chraïbi, une écriture de traverse" (PUB, 2006).

La rencontre est organisée par l'association ALIFS.


Vendredi 13 octobre à 20h30

Décaméron nouvelles d’amour, novelle d’amore

"Le Décaméron fut écrit à Florence, entre 1349 et 1351, alors que la peste noire, après avoir anéanti une bonne partie de ses habitants (les chroniqueurs de l'époque avancent des chiffres de 40000 à 50000 personnes), étendait ses ravages à la France, à l'Espagne et à l'Europe centrale (…) Ce climat délétère incite sept jeunes femmes et trois jeunes hommes à fuir la ville pour se réfugier à la campagne, dans une demeure dont le somptueux jardin n’est pas le moindre agrément : après l'enfer, l'éden. Après le désordre, l'ordre. On élira un roi ou une reine de la journée, qui proposera les divertissements de son choix. La première élue propose de "conter des nouvelles", chacun à son tour : le plaisir de les entendre sera ainsi partagé par tous." (Serge Stolf, extrait de la préface).

Boccace : "Décaméron, neuf nouvelles d’amour", traduit par Serge Stolf, Folio bilingue, éditions Gallimard.

Lectures

par les comédiens Dominique Garras et Frédéric Delhoume (Compagnie Gardel), Monique Garcia (Glob Théâtre) et en italien par Antone Barral, professeur.

La rencontre est organisée dans le cadre de Lire en fête et de la Nuit de l'Écrit et se déroulera dans la librairie ouverte à cette occasion jusqu'à 22h.

Désirs d'Italie, la troisième édition de Lettres du monde, festival littéraire et artistique, se déroule du 22 septembre au 22 octobre 2006, dans une vingtaine de villes en Aquitaine.


Samedi 14 octobre à 17h

Alain Didier-Weill

Autour de son livre : "Lila et la lumière de Vermeer" publié aux éditions Denoël.

Alain Didier- Weill psychanalyste et auteur de théâtre a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels : "Les trois temps de la loi" (Seuil, 1995), "Quartier Lacan" (Denoël, 2001), "Mémoires de Satan" (Flammarion, 2004), "Freud et Vienne" (Érès, 2004) et, à paraître : "Travailler avec Lacan" (Aubier). Il est l'un des directeurs de la revue "Insistance"

"Face au musicien qui sait faire entendre l'inouï avec une simple note, au peintre qui sait montrer l'invisible avec une tache de couleur, au danseur qui sait figurer l'impondérable avec un pas de deux, comment, surtout pour un psychanalyste, ne pas poser et se poser des questions ? Quel est le secret de ces artistes ? Que nous font-ils réellement voir et entendre ? Que disent-ils sur la propension des hommes à choisir, comme en témoignent leurs symptômes, de rester si sourds, si aveugles, si pesants ? Et que nous incitent-ils, par là même, à reformuler du savoir psychanalytique ? Partant d'un cas, celui d'une musicienne venue à l'analyse, Alain Didier-Weill explore dans cet ouvrage, à travers plusieurs textes, divers aspects de la relation entre psychanalyse et art. Et il en tire des enseignements qui concernent tant la clinique que la pratique et la théorie psychanalytiques.."

"C'est à partir de sa pratique de la psychanalyse et de son engagement avec des artistes que l'auteur montre que l'art rend possible l'accès à l'inouï et à l'invisible dans un au delà du rapport au signifiant . C'est ce mode d'accès au Réel propre à l'art (rendre visible et audible ce qui ne l'était pas) qui interroge le psychanalyste."

La rencontre, organisée par Divan d'ouest, sera animée par Annie Fournier et Marie-Hélène Tomatis.


Vendredi 20 octobre à 19h30

Alain Frontier

Autour de son livre "Portrait d'une dame" publié aux éditions Al Dante.

Poète, grammairien et revuiste, Alain Frontier, né en 1937, est une figure importante de la littérature d'avant-garde des trente dernières années. De 1969 à 1978, il participe à la revue Cheval d’attaque dirigée par Didier Paschal-Leujeune, puis de 1979 à 1986, il dirige avec la photographe Marie-Hélène Dhénin, la revue Tartalacrème. Il a également fait partie du collectif de la revue TXT de 1986 à 1989. Depuis 1992 il dirige chez Belin la collection Sujets où il a lui-même publié deux essais : "La poésie" (1992) et "La grammaire du français" (1997).

Il a publié de nombreux ouvrages théoriques ou pédagogiques mais aussi de livres de fiction, de poésie, d'adaptations de textes persans et des livrets d'opéra.

Il est l'auteur de : "Chroniques Meldeuses" (Cheval d'attaque, 1974), "Une prison" (Cheval d'attaque, 1974), "Manipulation (s)" (Cheval d'attaque, 1978), "L'équilibriste", avec des peintures de Philippe Boutibonnes et une photographie de Marie-Hélène Dhénin, (Muro Torto, 1982), "Comme j’ai connu Harry Dickson", avec des illustrations de Arnaud Labelle-Rojoud, (Muro Torto, 1988), "Pourquoi j’ai finalement démissionné du Comité directeur", avec une photographie de Marie-Hélène Dhénin, (La Main courante, 1993).

"Pendant trois ans, du mois de janvier 1982 au 27 décembre 1984 à 11 h 01, un auteur note les paroles de son modèle. Ce portrait est sous-titré : "Fiction d'après les paroles de Marie-Hélène Dhénin". Le modèle est ainsi identifié à une personne réelle, en même temps que l'ensemble du livre est ancré dans le mensonge littéraire. Alain Frontier s’attache avec une impressionnante constance à marquer la relation entre le réel et le récit qui peut en être fait, entre le verbe dit et la parole écrite"

Rencontre organisée dans le cadre de la septième édition du festival de poésie et d'art contemporain Ritournelles par Permanences de la littérature; Lectures par l'auteur, accompagné par Marie-Hélène Dhénin, débat animé par Didier Vergnaud.


Jeudi 26 octobre à 18h30

Sèrgi Javaloyès

Autour de son ouvrage : "Trenga e tempèstas" publié aux éditions de l'Institut d'Études Occitanes.

Romancier, nouvelliste, poète en grande herbe, chroniqueur, lecteur impénitent et impardonnable, Sèrgi Javaloyès est né dans le quartier de La Marina à Oran en Algérie en 1951. Il ne rencontre la langue occitane qu'à l'âge de dix ans, à Naï, en Béarn. Après s'être essayé à l'écriture en langue française, puis en castillan, c'est finalement l'occitan qu'il choisit. Ces premières nouvelles sont publiées dans País Gascons, Oc, la revue de Bernat Manciet et Joan Pèire Tardiu, et enfin Reclams, l'une des principales revues littéraires occitanes dont il est aujourd’hui l'éditorialiste.

Il a reçu le prix Joan Bodon 1998 pour son premier roman "L'Òra de Partir" - L'Heure de partir aux éditions Reclams et le prix Jaufré Rudel vient de lui être attribué pour son dernier roman "Tranga e Tempèstas" aux éditions Atots - I.E.O. 2005, accordé par la région Aquitaine.

Chroniqueur hebdomadaire pour La République des Pyrénées, il est par ailleurs le directeur littéraire des éditions de l'Atelier IN8.

"Un homme humilié revient à Bordalàs, le village où il a passé son enfance et son adolescence : sa mère est morte. Il doit faire le deuil de cette femme qu'il a trop aimée et quittée par ambition politique et qui, in fine, va l'emprisonner dans la haine de Sénher J., homme politique de dimension nationale, qui se transforme lentement en haine de soi."

La rencontre est organisée par le Comitat girondin de la lenga occitana e de la cultura gascona, l'Arpel et le Conseil régional d'Aquitaine.

Débat animé par Jean-Marie Sarpoulet.


Cinquièmes journées de la pensée critique

Vendredi 27 octobre à 17h30

Table ronde à la Galerie : "Vie associative et vie sportive".

"La pratique sportive est le plus souvent présentée comme épanouissement du corps et de la personnalité, apprentissage des règles et respect des autres. Mais si l'on analyse les développements du sport jusqu'à ses formes historiques actuelles, force est de constater qu'il emprunte ses impératifs et ses préceptes au libéralisme économique le plus agressif."

Avec Daniel Bouthier, professeur des universités en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, à l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres d'Aquitaine et Fabien Ollier, professeur d’éducation physique et sportive, membre de la revue Mortibus, auteur notamment de "L’Intégrisme du football. Berceau d’inhumanité" (L'Harmattan, 2002); modérateur : Dominique Jobard.

 

Vendredi 27 octobre à 19h30

Table ronde à la Galerie : "Le sujet et la loi".

"Le sujet en psychanalyse n'est pas le sujet juridique. Si l'un comme l'autre ont affaire à la loi, ils n'ont pas avec elle le même rapport. La loi traverse-t-elle le sujet en le structurant ou n'est-elle qu'une intériorisation de règles extérieures. Quel est le fondement de la règle: compromis social et habitude ou nécessité éthique? A travers la loi quelle socialité est-elle à l'œuvre ?"

Avec Xavier N’Kownou, anthropologue et psychanalyste et Olivier Joulin, magistrat, membre du syndicat de la magistrature; modérateur : Philippe Caumières.

 

Samedi 28 octobre à 17h

Espace citoyen Génicart, Lormont : L'école, socialisation ou normalisation".

Avec Alain Brossat, philosophe, professeur de philosophie à l'université de Paris VIII, auteur de "La résistance infinie" (Léo Scheer, 2006), François Dubet, sociologue, professeur de sociologie à l'université Victor Ségalen Bx II, directeur d'études à1'EHESS, auteur de nombreux ouvrages sur l'école, Florence Choy, inspectrice de l'éducation nationale pour les écoles primaires de Lormont, avec la participation de Jean-Michel Gautier, inspecteur de l'éducation nationale; modérateur : Laurent Boyer.

Journées organisées par Espaces Marx et Discordances.


Mercredi 8 novembre à 18h29

Richard Zéboulon

Autour de son livre "Petite anthologie de l'humour juif opus 2" publié aux éditions Le Bord de l'eau.

Richard Zéboulon est né dans une caserne le 16 mai 1948, un dimanche à midi, dans la Nièvre, à Cercy-la-Tour, et part à 3 ans habiter Tananarive (Madagascar) … Après la guerre d'Indochine, il vient habiter en banlieue de Bordeaux ou il entreprend simultanément une carrière mort-née de coureur cycliste et des études de secrétariat comptabilité à mi-temps... avant de reprendre le cycle scolaire dans une boîte à cancres. Études test durant un an aux Beaux-Arts de Bordeaux. Après différentes activités que nous ne retracerons pas, il s'embarque quelques années comme écrivain (genre administratif, secrétaire) à bord de cargos de la Compagnie maritime des Chargeurs Réunis . Il finit par poser son sac et redevient sédentaire, repassant au cou la sangle d'appareil photo qu'il ne quittera plus jusqu'à ce jour. Photographe de presse, il fonde Zapa, une agence photographique bordelaise spécialisée sur le Sud-Ouest. Auteur, avec Jean-Michel Destang, du film : "Les Derniers Juifs d'Alexandrie", il a déjà publié entre autres : "Les plus beaux jardins du Sud-Ouest" (Sud-Ouest, 2000), "Guide des parcs et jardins de Gironde" (Sud-Ouest, 2002), "Bordeaux secret et insolite, la face cachée du Port de la Lune" (Parigramme, 2005) et "Le Zéboulon, petite anthologie de l'humour juif 1" (le Bord de l'eau, 2005).

"Cela nous vaut un ouvrage pétulant où Sigmund Freud donne la réplique à Albert Einstein sous le regard attendri de Michel Boujenah. Un classement alphabétique nous permet de voyager dans l'espace, le temps et la pensée, de l'Abbé Grégoire au zébu en passant par la Bible, les Juifs ou Moïse. L'antisémitisme ? Mieux vaut en rire avec Raymond Devos : "Les Arabes du Caire sont antisémites. Et les Sémites sont anti-Caire".

Lectures, débat en présence de Claude Maman, Grand Rabbin du Sud-Ouest.


Jeudi 9 novembre à 18h30

Donatien Garnier et Guillaume Bullat

Pour leur ouvrage : "Recueil d'Écueils, cartographie du Phantasme insulaire" publié par les éditions des Bords Perdus.

"Le recueil d'écueils est une carte. Une carte marine semée d'îles et parcourue de vents, de courants et de champs magnétiques. C'est aussi un ensemble de poèmes conçus pour faire aborder le lecteur aux lieux d'utopie et d'horreur, de phantasme et de cauchemar, qui constituent l'espace insulaire dans l'imaginaire des hommes depuis qu'ils peuplent les littoraux et s'aventurent sur les eaux. Depuis le néolithique jusqu'aux âges atomiques. D'Homère à Stanley Kubrick.

Un recueil de poésie conçu pour faire aborder le lecteur aux lieux d'utopie et d'horreur, de phantasme et de cauchemar, qui constituent l'espace insulaire dans l'imaginaire des hommes depuis qu'ils peuplent les littoraux et s'aventurent sur les mers.

Le point de départ de ce travail est un éblouissement. Celui du journaliste et poète Donatien Garnier découvrant les "insulaires" : ces catalogues d'îles des XVIe et XVIIe siècles. Sur une page, en bleu, vert et gris, une silhouette sommairement esquissée avec, en regard, un texte court énumérant les ressources supposées du "caillou". Œuvres probablement fomentées par l'intérêt complice des cartographes et des explorateurs, dans le but d'exciter la cupidité des armateurs et d'obtenir le financement de nouvelles expéditions.

Lire comme on navigue. Le recueil d'écueils serait resté un livre sans l'intervention du graphiste Guillaume Bullat. Réfléchissant au moyen de donner du relief (typographique) et une forme (géographique) aux "îles-poèmes", il a pensé qu'il était essentiel de trouver un mode de lecture différent du feuilletage : à la fois plus continu et plus libre. Plus proche, en somme, de la navigation et de ses aléas.

Le travail de cartographie du phantasme insulaire pouvait commencer."

Lectures, rencontre animée par Rodolphe Martinez.

La carte sera exposée à la Galerie dans sa version grand format (3,20 m x 2 m) à l'occasion de la rencontre.


Vendredi 10 novembre à 18h30

Pierre Zarka

Autour de son livre "Les nouveaux miroirs aux alouettes : l'information entre pouvoir et démocratie" publié aux éditions Syllepse.

Ancien directeur de L'Humanité, Pierre Zarka est membre de la direction du PCF et animateur de l'Observatoire des mouvements de la société.

"Il s'agit de considérer le système informatif comme reflétant et animant des rapports sociaux inégalitaires, ancrés dans des pratiques de dépossessions. Qui est à l'origine de nos représentations et imaginaire collectif est une question trop rarement posée par les forces militantes. Elle est pourtant au cœur de la question démocratique.

Or une demande croissante d'appropriation et de rapports fondés sur une participation active de chacun, même si elle n'est pas toujours intellectualisée, vient heurter les pratiques traditionnelles. Cette distorsion est à la source d'une crise de l'information et de la politique. Comme dans la sphère du politique, des recherches de nouvelles pratiques commencent à émerger et portent la demande de conceptions émancipatrices."

La rencontre est organisée par Espaces Marx.


Lundi 13 novembre à 18h

Marianne Blume

Autour de son livre "Gaza dans mes yeux" publié aux éditions Labor.

En 1995, Marianne Blume, belge et professeur de langues anciennes, est nommée à l'université El-Azhar de Gaza, où elle est chargée de mettre sur pied un enseignement de français.

Le petit territoire dans lequel cette ville est située ­ la fameuse Bande de Gaza, un centième de la superficie de la Belgique ­ n'a cessé d'être sous le feu des projecteurs.

La Palestine au quotidien, voilà le sujet du livre de Marianne Blume qui nous livre, à travers son regard, une vision différente de ce pays que nous voyons de loin.

Marianne Blume a accordé de nombreuses interviews télévisées en Belgique.

La rencontre est organisée par La Clé des Ondes.


Mardi 14 novembre à 18h30

Olivier Le Cour Grandmaison

De la haine et des haines

Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l'Université. Il a notamment publié "Les Citoyennetés en Révolution (1789-1794)" (PUF, 1992), "Le 17 octobre 1961 : un crime d’Etat à Paris" (collectif, La Dispute, 2001), "Faut-il avoir la haine ?" (l'Harmattan, 2001) et "Haine(s) : Philosophie et Politique" (PUF, 2002) et, à paraître : "La République impériale" (Fayard).

"Que la haine soit une passion mauvaise, nul ne paraît en douter et cette certitude semble tenir lieu de viatique en même temps qu'elle autorise le plus souvent à faire l'économie de l'examen de la vie affective lorsque celle-ci se trouve placée sous son empire. S'indigner du surgissement de la haine et de son incitation, politique notamment, est un comportement non seulement commun mais aussi moralement et socialement requis pour qui veut échapper à l'opprobre attaché à cette passion comme aux actions qu'elle engendre. A elle seule cette situation justifierait que l'on s'intéresse à cette exécration toujours condamnée aujourd'hui avant même d'avoir été sérieusement pensée. Sans doute s'agit-il là de l'une des propriétés remarquables de cet affect qui suscite des réactions passionnelles très vives, colère, indignation par exemple - lesquelles sont autant d'obstacles rendant plus difficile encore son étude précise. Paradoxale est notre situation car les épreuves passées et présentes qui en portent les marques sont nombreuses lors même que notre savoir sur l'exécration, ses suites individuelles, collectives et politiques enfin semble peu assuré. Il n'est pas sûr pourtant que nous soyons aussi démunis et, pour qui entend prendre le temps de la réflexion plutôt que de céder aux injonctions d'une dénonciation ritualisée, des voies existent. Elles passent, entre autres, par l'établissement d'un dialogue avec les philosophes qui ont consacré à la connaissance de la vie affective en générale et de la haine en particulier une oeuvre importante. Spinoza est de ceux-là. Lui qui écrivait, dans le Court Traité, que la haine est l'un des "ennemis principaux du genre humain" n'a cessé par la suite de penser cette passion, ses conséquences éthiques, historiques, religieuses et politiques afin d'en avoir une connaissance aussi exacte et complète que possible.

C'est à le suivre dans cette voie que nous nous attacherons."

Rencontre organisée dans le cadre des Ateliers philosophiques d'Espaces Marx.


Jeudi 16 novembre à 18h

Anne de Loisy

À propos de son livre : "Bienvenue en France !", publié aux éditions le Cherche Midi.

Anne de Loisy est journaliste. Elle a travaillé pour "Envoyé spécial", "Des racines et des ailes" et "Zone interdite".

La "zapi 3", zone d'attente de Roissy, a longtemps été la "honte de notre république". Il aura fallu les décès de deux clandestins pour que le ministre de l'Intérieur y autorise la présence de la Croix-Rouge française. Que s'y passe-t-il aujourd'hui ? Comment s'assurer que la situation s'est améliorée alors que l'accès des journalistes est strictement contrôlé ? Pour pénétrer dans cette zone fermée, une seule solution : y travailler. Pendant six mois, Anne de Loisy a disposé d'un poste d'observation idéal. Elle a été médiatrice de la Croix-Rouge, intermédiaire entre les étrangers et la police, sans jamais révéler son véritable métier.

Rencontre organisée par la Cimade, animée par Giorgio Bocci, à l'occasion du septième "Voyages, Regards croisés sur les Migrations".


Samedi 18 novembre à 18h

Pascal Blanchard

Autour de l'ouvrage qu'il a dirigé : "Sud-Ouest, porte des Outre-mers", publié aux éditions Milan.

Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au GDR 2322 Anthropologie des représentations du corps (CNRS, Marseille) et auteur ou co-auteur de nombreux ouvrages dont "De l'indigène à l'immigré" (Gallimard, 1998), "Culture coloniale 1871-1931" (Autrement, 2003), "Culture impériale 1931-1961" (Autrement, 2004), "La fracture coloniale" (La Découverte, 2006).

"Le Sud-Ouest, de Bordeaux à Nîmes, de Toulouse à La Rochelle, de Montpellier à Biarritz, est lié depuis des siècles à ces voyageurs, travailleurs, artistes, soldats et commerçants qui ont construit le destin de ces régions. À partir du début du XXe siècle, cette présence est marquée par l'arrivée, dans ses villes, ses campagnes et sur ses quais, d'hommes et de femmes venus des quatre coins du monde : de l'Extrême-Orient, du Maghreb, du Levant, des Caraïbes et d'Afrique noire…"


Mercredi 22 novembre à 18h30

Figures de l'enveloppement, Aline Ribière

"Figures de l’enveloppement" est une manifestation qui se déroule du 24 octobre au 4 décembre 2006 ; elle est conçue autour des deux expositions de la plasticienne présentées sur Bordeaux pendant cette période : "Aline Ribière – Empreintes / Enveloppes du corps" à la Base Sous Marine et "L'ombre de l'absence", à la galerie Arrêt sur l'image.

Elle se propose comme une manifestation tissée, manifeste d'une pensée en actes.

Au-delà de la possibilité d'une réflexion partagée sur les enjeux de l'enveloppement vestimentaire, c'est de la singularité de ce genre de démarche que la rencontre de ce jour propose de débattre.

Débat organisé par l'association Transit, introduit et animé par Bernard Lafargue, avec Aline Ribière, Marc Guiraud et les divers acteurs et partenaires de la manifestation.


Mardi 28 novembre à 18h

Économie et Humanisme

Autour de la dernière livraison de la revue : "Égalité femmes-hommes, changer les rapports sociaux".

Fondée en 1942, un an après le centre d'études et l'association du même nom, par Louis-Joseph Lebret, la revue Économie et Humanisme se propose d'accompagner (notamment par ses dossiers élaborés en partenariat avec des associations, établissements d'enseignement supérieur, administrations, fondations, entreprises, etc.) les mouvements et les personnes, de toutes origines et sensibilités, qui ont à cœur la mise au point d'une éthique économique, la jonction entre l'économique et le social, le développement équitable et durable pour tous les peuples.

Rencontre avec Vincent Berthet, directeur de la revue et Elisabeth Hofmann coordinatrice des Réseaux Genre en Action, en partenariat avec le RADSI et les AMD.


Jeudi 30 novembre à 18h

Rosita Boisseau

Autour de son livre : "Panorama de la danse contemporaine", publié aux éditions Textuel.

Rosita Boisseau, critique du Monde et de Télérama, est spécialiste de la danse depuis vingt ans. Chroniqueuse sur Radio Nova au début des années 1980, elle a ensuite animé une émission mensuelle, "Spécial Danse", sur France-Culture pendant treize ans. Elle a aussi réalisé films et expositions sur la danse. Elle est notamment l'auteur de deux monographies : "Philippe Decouflé : en compagnie" (Textuel, 2003), et "Régine Chopinot" (Armand Colin, 1990) et a participé à l'ouvrage collectif : "Deuxième peau : Habiller la danse" (Actes Sud, 2005). Elle travaille également aux productions éditoriales des principales scènes de la danse (programmes, livrets): Théâtre de la Ville, Théâtre de Chaillot.

La rencontre est organisée à l'occasion du sixième Parcours des grandes Traversées, en présence de la chorégraphe argentine Constanza Macras.


Mercredi 6 décembre à 18h

Violences en couples

Autour du numéro 24 de la revue Sociologie Santé

Dans un numéro de Sociologie Santé de 1988, "Violences en couples" était posé comme une question sociale. Le discours tenu alors par les professionnels de ce secteur avait une tonalité nettement militante. Alors que la violence faite aux femmes ne concernait en premier chef que la police, les magistrats et les travailleurs sociaux, elle va sortir de la sphère du privé, pour devenir une affaire politique de société. Ce nouveau numéro de Sociologie Santé rend compte comment aujourd'hui "Violences en couples" émerge sur la scène publique comme un problème social.

Rencontre - débat avec Bernard Allemandou et Maguy Maruéjouls, organisée par Sociologie Santé, l'APAFED et le CDIF Gironde.


Samedi 9 décembre à 16h30

Egon

"Ça a commencé sur un clavier Bontempi, et ça ne s'est jamais arrêté".

Il est chanteur, il est tout seul, d'ailleurs il fait tout tout seul. Son répertoire : des chansons à texte basées sur l'écoute, qui se rapprochent du style de Benabar, Delerm ou Fersen. Il chante sur scène, accompagné à tour de rôle de son piano ou de sa guitare, mêlant humour, ironie tendre et nostalgie.

Il fêtera la sortie de son deuxième album : "Le Grand je".

Concert-rencontre organisé par Bordeaux-Chansons.


Vendredi 8 décembre à 18h30

Maïssa Bey

Autour de son livre "Bleu blanc vert" publié aux éditions de l'Aube.

Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes (Algérie), où elle se consacre à l'écriture. Elle a publié, aux éditions de l'Aube, "Cette fille-là" (2001), "Entendez-vous dans les montagnes…" (2002), "Au commencement était la mer" (2003), "Sous le jasmin la nuit" (2004), "Surtout ne te retourne pas" (2005).

"1962. Indépendance de l'Algérie. Lilas et Ali entrent au collège où ils apprennent avec stupeur qu'il est désormais interdit d’utiliser le crayon rouge. En effet : puisque le papier reste blanc et l'encre bleue, les corrections se feront donc en vert. Il n'est pas question de maintenir le "bleu blanc rouge", drapeau honni de la colonisation !

Dans l'euphorie de la liberté retrouvée, l'avenir est à portée de mains, plein de promesses et d'espoirs.

1992. Le FIS gagne les élections dans une Algérie plongée dans "l'ombre de la grande désillusion", écrit Maïssa Bey. "La peur. L'humiliation. Ces mots viennent de s'introduire une fois de plus dans nos vies. Jusqu’à l'intérieur de nos maisons.

La peur est là. La peur qui met des couleurs d'orage et des traînées de brume dans les yeux d'une petite fille qui ne comprend pas pourquoi les adultes ne parlent pas le même langage. Pourquoi ce qui est permis par les uns est interdit par les autres."

À travers le récit alterné de ses deux héros, Maïssa Bey remonte ici l'Histoire, avec ses découvertes et ses héritages – et la terrible mission d'être la première génération libérée du joug colonial. Comment faire coexister modernité et traditions ? Tel est le nouveau défi que s'est donné Maïssa Bey, cette superbe romancière qui, livre après livre, (re)construit son pays, celui hérité de ses parents, celui qu'elle transmettra à ses enfants."

Lecture, rencontre animée par son éditrice, Marion Hennebert.


Vendredi 15 décembre à 19h

Philippe Jaworski

Autour de sa traduction de "Moby-Dick", troisième volume des œuvres d'Herman Melville, aux éditions Gallimard - La Pléiade.

Philippe Jaworski (université Paris VII - Denis Diderot), essayiste et traducteur, dirige la publication des œuvres complètes d'Herman Melville aux éditions Gallimard. Il a déjà publié "Melville : le désert et l'empire" (ENS, 1986).

"Quand Jean Giono découvrait Moby-Dick au milieu des années 1930 et décidait de le traduire,... la stature de Melville était encore mal appréciée des deux côtés de l'Atlantique. Cette traduction publiée à la NRF en 1941 assura à l'écrivain américain, de manière décisive en France, le statut de grand auteur étranger. Au cours des décennies suivantes, d'autres traductions de Moby-Dick, ainsi que du reste de l'œuvre de fiction, confortèrent ce statut. Désormais "classique", le roman de Melville peut - et pour le critique et le traducteur, doit - être saisi dans sa totalité et sa complexité, comme tel roman de Balzac ou de Dickens.

Moby-Dick a pu longtemps se résumer à l'histoire d'une vengeance ou d'une folie. Sans doute la chasse furieuse d'Achab reste-t-elle pour beaucoup le cœur du roman ; mais le texte de Melville n'est pas réductible à cette seule tragédie. La trame documentaire (l'ensemble des chapitres techniques et zoologiques consacrés à la baleine) constitue une seconde intrigue dans laquelle Ismaël, le narrateur, s'effaçant comme personnage actif, envahit le texte comme conscience et se lance dans une traque intellectuelle ou spéculative - contrepoint à celle d'Achab -, qui vise la connaissance et la représentation du cachalot.

Cette partie non romanesque est donc essentielle. Elle appartient à la littérature de Melville au même titre que le reste du livre : le romancier y est tout autant artisan du langage, soucieux de vérité expressive, que dans les portraits de ses personnages, ou dans le récit des événements les mettant en scène. Pour le traducteur, elle est donc justiciable des mêmes exigences."

Cette traduction est bien une résurrection.

Rencontre animée par Maïalen Lafite, organisée avec le soutien de Divan d'Ouest, lectures par Muriel Bouillaud et Christian Loustau.


Samedi 16 décembre à 17h30

Anne Loncan

Autour de l'ouvrage collectif "La part des ancêtres", publié aux éditions Dunod.

Anne Loncan est pédopsychiatre, médecin directeur du CMPP Le Gô à Albi, rédactrice en chef de la revue "Le Divan familial", secrétaire de l'Association Internationale de Psychanalyse de Couple et de Famille (AIPCF) et Présidente du Cercle des Thérapeutes Familiaux Psychanalytique du Grand Sud Ouest.

"Neuf ans après "Le Générationnel", ce nouvel ouvrage invite le lecteur à partager les progrès que la théorie et la pratique de la thérapie familiale psychanalytique ont réalisés dans ce que l’on peut désormais désigner comme "le champ des ancêtres".

Les auteurs, Alberto Eiguer, Evelyn Granjon et Anne Loncan, expliquent comment aller au-delà de la question du secret, de la honte, de l'identification pour le compte d'un tiers, de la crypte et du fantôme qui hante la génération suivante. Ils étudient les traditions de la famille, son éthique, ses mandats et les enjeux du don et de la dette.

Evelyn Granjon démontre comment l'enfant est un "passeur du temps" qui doit s'approprier, au sein du groupe familial, son histoire, la penser, la fantasmer.

Anne Loncan pose la question de la transmission du féminin dans l'intention d'apprécier comment s'opèrent des legs non seulement de mère en fille, mais aussi de grand-mère en petite-fille.

La thérapie familiale psychanalytique permet de relier les différentes parties clivées au bénéfice de l'affiliation, c'est-à-dire de la possibilité de s'étayer sur le groupe familial comme totalité et modèle d'appartenance sécurisante. Les diverses modalités de prise en charge de cette thérapie sont également présentées."

La rencontre est organisée par l'association APSYFA et sera animée par Gérard Mevel.


 

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