8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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PROGRAMME DES RENCONTRES SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2005

 

 


Mercredi 21 septembre à 18h

Daniel Durand

Autour de son ouvrage "Changer le monde, changer l'ONU ?", publié en auto-édition.

Daniel Durand est chercheur à l’IDRP (Institut de documentation et recherches pour la paix) et ancien secrétaire national du Mouvement de la paix français (1994-2002). Il a déjà publié : "Irak : qui a gagné ?" (La Dispute, 2003),

Le Mouvement de la Paix a été fondé en 1949 dans l'espoir de favoriser l'intervention des citoyens dans le champ de la guerre et de la paix, et plus généralement dans les relations internationales. Le projet de ses promoteurs, parmi lesquels Picasso (qui dessina le logo du mouvement, la fameuse colombe de la paix) ou Frédéric Joliot-Curie, c'était l'interdiction de l'arme nucléaire et la promotion de la charte de l'ONU.

"En 1945, après le drame de la seconde guerre mondiale, c'est pour "préserver les générations futures du fléau de la guerre", que les États élaborent une Charte commençant par "nous, peuples des Nations unies…". Soixante ans après, faut-il tuer l'ONU, déclarer la faillite politique ? Pourtant le débat semble se réanimer, des questions fondamentales pour notre avenir surgissent : que peut-on attendre d'une organisation planétaire administrant un monde pacifié, juste et solidaire ? Faut-il changer d'ONU ou changer l'ONU ?

Daniel Durand essaie d'allier souci pédagogique et argumentation sur la place et les évolutions des Nations unies dans le monde d'aujourd'hui. Il éclaire les propositions avancées par les acteurs internationaux : États, représentants du système onusien mais aussi société civile dont il souligne le rôle nouveau dans les événements mondiaux.

Porteur d'un optimisme vivifiant mais lucide, cet ouvrage montre les fantastiques enjeux pour les hommes et les femmes de ce temps d'influer sur l'avenir de leur planète.

La rencontre est organisée par l'association Espaces Marx.


Jeudi 29 septembre à 18h

Daniel Bensaïd

Autour de son ouvrage : "Une lente impatience" publié aux éditions Stock.

Daniel Bensaïd est maître de conférences de philosophie à l'université de Paris-VIII (Saint Denis).

Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels, "Jeanne, de guerre lasse" (Gallimard, 1991), "Marx l'intempestif" (Fayard, 1995), "Le pari mélancolique" (Fayard, 1997), "Résistances, essai de taupologie générale" (Fayard, 2001), "Un monde à changer : mouvements et stratégies" (Textuel, 2003).

Il est un des dirigeants de la Ligue Communiste Révolutionnaire.

"Ce livre n'a d'autre ambition que d'aider à comprendre un itinéraire politique, après le désastre du stalinisme, à l'époque de l'apothéose marchande, lorsque les hiéroglyphes de la modernité livrent leurs secrets au grand jour". Philosophe et militant de la Ligue communiste, Daniel Bensaïd revient sur un parcours où l'individuel et le collectif interfèrent sans cesse. Alternant le "je" et le "nous", les souvenirs singuliers et les expériences partagées, il inscrit sa trajectoire personnelle, assumée sans complaisance, dans une histoire politique qui commence au milieu des années 1960. Des années de formation toulousaines dans le bistro familial où l'on "chantait rouge" à la fondation des Jeunesses communistes révolutionnaires, des débats de l'ENS de Saint-Cloud aux meetings de Nanterre, de "l'affaire non classée" de 1968 à l'expérience douloureuse des luttes en Argentine, de la relecture de Marx à la piste "marrane", des combats d'hier à ceux d'aujourd'hui, il raconte une révolte obstinée qui a dû apprendre la durée. Une lente impatience, tendue entre action et réflexion, qui se révèle aussi dans le plaisir d'une écriture vive. "

La rencontre sera animée par Philippe Caumières.


Samedi 8 octobre à 16h

Geneviève Brisac

Autour d'Alice Munro.

Normalienne et agrégée de lettres, Geneviève Brisac a tout d'abord enseigné. Elle se lance ensuite dans la littérature jeunesse et l'édition : elle dirige la revue des Livres pour enfants, crée la collection Page Blanche, collabore au Monde des livres et est éditrice à l'École des loisirs. En tant qu'écrivain, elle obtient le Prix de l'Académie française en 1987 pour "Les filles" (Gallimard) et le Prix Femina en 1996 avec "Week-end de chasse à la mère" (l'Olivier). Elle a également publié une biographie de l'auteur du sud des Etats-Unis : "Flannery O'Connor, loin du paradis" (Gallimard, 1991).

Née en 1931, Alice Munro est l'un des écrivains canadiens contemporains les plus célèbres. Auteur de nombreuses nouvelles, elle est lauréate de plusieurs prix littéraires.

"Les lunes de Jupiter" (Rivages, 1995), "Amie de ma jeunesse" (Rivages, 1996), "Secrets de polichinelle" (Rivages, 2001), "L'amour d'une honnête femme" (Rivages, 2001).

Geneviève Brisac évoque l'oeuvre d'Alice Munro avec une lecture de la nouvelle Les enfants restent par la comédienne Dominique Garras de la Compagnie Gardel.

Rencontre organisée dans la cadre de la manifestation Lettres du monde : En anglais dans le texte.


Mercredi 12 octobre à 19h

Stéphane Lelong

Pour son ouvrage : "Un psychanalyste dans le secteur psychiatrique", publié aux éditions L'Harmattan.

Docteur en médecine et en psychologie, Stéphane Lelong est pédopsychiatre et chef de service au Centre Hospitalier de Jonzac. Il a déjà publié "Trauma et devenir psychique" (Puf, 1995) et "Fantasme maternel et folie" (L'Harmattan, 1998).

"Un psychanalyste dans le secteur psychiatrique est un pari qui semble aller à contre-courant de la modernité. La nécessité s'est donc imposée à l'auteur de témoigner de manière précise de sa position de psychanalyste fort atypique dans ce milieu hospitalier. En effet, en respectant le cadre et la formation initiale des soignants, avec l'assurance toujours fragile conférée par les fonctions de chef de service, Stéphane Lelong s'est risqué "du dedans" à rester sur le fil psychanalytique. Cette praxis en train de naître ne saurait être dans le prolongement ni des psychanalystes qui instituaient des cures dans un bureau calfeutré à l'HP, ni des psychanalystes "sans divan" qui se proposaient d'intervenir auprès de l'équipe pour soigner l'institution."

 


Jeudi 13 octobre à 18h30

Alain-Julien Rudefoucault

E.A.T. est une association d'écrivains de théâtre définie autour d'une éthique d'indépendance et de transparence réfutant les critères d'exclusion esthétique d'âge ou d'origine.

Conçu sur le modèle des EAT surprise, ou un auteur/membre des EAT est désigné responsable de la lecture. On le nomme ordonnateur de la surprise qu'il nous réserve en nous faisant découvrir un ou plusieurs auteurs de son choix. Les auteurs sont présents. Ils lisent eux-même leurs textes ou le font lire par des comédiens. Le débat est ouvert avec les spectateurs à l'issue de la lecture.

Lecture organisée par Écrivains associés du Théâtre dans le cadre de Lire en Fête.


Vendredi 14 octobre à 20h30

"Ulysse"

Lecture par le comédien Frédéric Delhoume (Compagnie Gardel) et en anglais par Jill Faucher, à l'occasion de la Nuit des Libraires.

"Ulysse", de James Joyce, traduit sous la direction de Jacques Aubert (Gallimard).

"Joyce, le plus puissant phénomène littéraire dans la langue anglaise qui porte de nouveau, avec cette traduction, au paroxysme les capacités d’étrangetés et de rythme musical de la langue française." (Hélène Cixous)

Rencontre organisée dans la cadre de la manifestation Lettres du monde : En anglais dans le texte.


Samedi 15 octobre à 14h

Hommage à Henry Bauchau

Il y a un an tout juste paraissait le dernier ouvrage d'Henry Bauchau, "L'enfant bleu" (Actes Sud)auquel nous consacrions une "vitrine" dans ce bulletin. Henry Bauchau vient de recevoir le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son œuvre.

Poète, dramaturge, romancier et psychanalyste, né à Malines (Belgique) en 1913, il vit aujourd'hui à Paris.

Le Groupe Trait propose une rencontre autour du travail de cet immense écrivain avec Marie-José Grihom, Serge Bedère, Jean Broustra et Michel Demangeat.


Samedi 15 octobre à 15h

Mathieu Immer et Serge Creppy

Duo musique et textes en improvisation.

La rencontre d'une voix (essentiellement parlée) et d'une contrebasse, cherchant des lieux et des passerelles unissant musique et textes. Cherchant, à travers une formulation improvisée de l'écrit comme son et du son comme texte(s) - ou du moins comme langage - à dénuder la trame d'un discours dont l'enjeu n'est plus le sens, mais la cohérence d'une expression, la coexistence de voix.

Mathieu Immer

Né à Bordeaux en 1975. Mène en parallèle des études universitaires de Philosophie (à Bordeaux et Montréal), et l'apprentissage de la contrebasse en autodidacte. Cette proximité des mots et des sons ne sera jamais démentie, et reste aujourd’hui le lieu privilégié de son travail.

Il fonde en 2003 avec le bordelais Didier Lasserre (batteur, free jazz, improvisateur) le label Amor Fati qu'il dirige actuellement.

Serge Creppy

Né en 1977 à Strasbourg. Études de Droit et Sciences Politiques à Bordeaux. Débute, concomitamment à son cursus universitaire des travaux d’écriture.

Découverte de l’improvisation musicale, vif intérêt, travaille dans ce sens avec divers instrumentistes (saxophoniste, guitariste).

Prix de poésie de la Crypte d’Hagetmau pour un recueil intitulé “La ruine de Peter K.” (Publié en 2002).

Il rencontre ensuite les musiciens du Centre d’Improvisation Libre (C.I.L), plus spécialement Didier Lasserre (batterie). Il effectue lectures et improvisations en 2003 avec Christophe Carrère (clarinette), en 2003/2004 en compagnie de Didier Lassere et Mathieu Immer (contrebasse).

La rencontre est organisée par l'association Permanences de la littérature et les Librairies Atlantiques dans le cadre de la sixième édition de Ritournelles.


Mardi 18 octobre à 18h30

Nicolas Nercam

Autour de son livre : "Peindre au Bengale (1937-1977), contribution à une lecture plurielle de la modernité", publié aux éditions L'Harmattan.

Agrégé d'arts plastiques, Nicolas Nercam est docteur en Sciences de l'Art, chargé de cours à l'UFR des Sciences de l'information de la Communication et des Arts (université Michel de Montaigne).

"Ce livre porte sur l’analyse des évolutions des arts plastiques (plus particulièrement de la peinture) et de la réflexion esthétique des artistes du Bengale entre 1939 et 1977. La période historique considérée couvre les événements du combat anticolonial, de la guerre, de l'avènement de l'indépendance et de la partition, ainsi que des troubles sociaux des années soixante… L'indépendance acquise, le domaine artistique est libéré de l'obsession de l'affirmation d’une identité nationale. Une modernité "progressiste" voit le jour. Décomplexée par rapport à son héritage colonial, empruntant librement à la modernité occidentale, tout comme à l'art populaire bengali et revendiquant le contenu social et politique de leurs oeuvres, cette première génération de créateurs de la post-indépendance lance les fondements d’une modernité indienne soucieuse de revendiquer à la fois sa spécificité et son appartenance au monde contemporain."


Mercredi 19 octobre à 18h30

Christian Petit

Autour de son roman : "Le songe du Taj Mahal" publié aux éditions Fayard.

Né à Paris, Christian Petit a "fait la route des Indes" dans les années soixante. Docteur en ethnologie, diplômé des langues orientales, il a été chargé de mission Asie-Pacifique auprès du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement. Il a publié, entre autres, "Bombay Victoria" (Zulma, 2001) et "Les cerfs-volants de Bénarès" (Presses de la Renaissance, 2004).

En 1605, Augustin Hiriart de Bordeaux a tout juste vingt ans et des allures de séducteur. Un matin, le jeune orfèvre est enlevé par des soldats et traîné jusqu'à Paris. Envoyé en mission secrète en Angleterre, il s’enfuit. Ses pas vont le mener jusqu’aux rivages de l’Inde où il mettra son génie au service du Grand Moghol

Christian Petit a imaginé ce roman d'amour et d'aventures, d'après les lettres d'un joaillier français du XVIIème siècle, dont le nom fut associé à la construction du plus célèbre monument du monde, le Taj Mahal.


Jeudi 20 octobre à 18h30

Liliane Giraudon, Michelle Grangaud, Josée Lapeyrère et Anne Portugal

Rencontre lecture autour de la publication d’un ouvrage à quatre mains.

Quatre des plus importantes voix de la poésie contemporaine ont correspondu librement au cours de ces cinq dernières années par messageries sur des sujets propres à leurs expériences sociales, politiques, artistiques, amoureuses et composent aujourd'hui, à partir de ce terreau iconoclaste, un livre commun aux parties disjointes, publié par la Biennale internationale des poètes en Val de Marne.

Michelle Grangaud : poète, membre de l'Oulipo, elle est née en 1941 à Alger et vit à Paris ; publications récentes : "Calendrier des fêtes nationales" (P.O.L, 2003), "Calendrier des poètes" (P.O.L, 2001), "Souvenirs de ma vie collective" (P.O.L, 2000).

Josée Lapeyrère : poète, elle vit à Paris où elle exerce la psychanalyse ; "Belles joues les géraniums" (Flammarion, 1994), "Entre le 2 et le 3", avec Thierry Cauwet, (Al Dante, 1999), "1 sur 0" (Ulysse fin de siècle, 2000), "La grammaire en forêt" (Farrago, 2003).

Anne Portugal est née à Angers en 1949. Elle vit et travaille à Paris et collabore à de nombreuses revues poétiques et littéraires. Elle a publié, entre autres, aux éditions P.O.L. : "Les Commodités d'une banquette" (1985), "De quoi faire un mur" (1987), "Le plus simple appareil" (1992), "Définitif bob" (2002).

Liliane Giraudon, née en 1946 est poète et traductrice et vit à Marseille. Elle a publié : "La réserve" (P.O.L, 1984), "La nuit" (P.O.L, 1986), "Divagations des chiens" (P.O.L, 1988), "Pallaksch, Pallaksch" (P.O.L, 1990), "Homobiographie" (Farrago, 2000), "La fiancée de Makhno" (P.O.L, 2004) et vient de faire paraître "Greffe de spectres" (P.O.L, 2005).

La rencontre est organisée par l'association Permanences de la littérature et les Librairies Atlantiques dans le cadre de la sixième édition de Ritournelles.


Vendredi 21 octobre à 19h45

Didier Coste

Pour son roman : "Days in Sydney", publiée aux éditions Noésis-Agnès Viénot.

Didier Coste en né en Dordogne en 1947 et enseigne à l'université Michel de Montaigne et à Sfax (Tunisie).

Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, traductions, essais critiques, poésies, théâtre, fictions parmi lesquels : "Environs d'un temps, (Minuit, 1963), "Pour mon herbe", (Seuil, 1970), "La Lune avec les dents", (Minuit, 1963), "Je demeure en Sylvia", (Minuit, 1966), "Le voyage organisé", (Seuil, 1966), "Journal exemplaire", (Seuil, 1969), "Vita Australis", (Flammarion, 1981), "Le récit amoureux" (Champ Vallon, 1984).

"Dans la lignée des grands romans de ville, "Days in Sydney" se joue en contrepoint, alliant l'hyperréalisme du détail quotidien aux prestiges de la fresque narrative… Une ville-monde, l'insupportable beauté du réel, toutes les destinées possibles d'une nymphe de la rive et d'un Ulysse de pacotille s'y entrecroisent jusqu'à la fin." (Ronald Kapla).

La rencontre sera animée par Dominique Rabaté.


Samedi 22 octobre à 17h

Autour de Pierre Molinier

Avec Jacques Abeille, Pierre Chaveau et Pierre Petit.

Pierre Molinier, "Entretien avec Pierre Chaveau"(livre + CD audio)

Né en 1900, Pierre Molinier décide, après s'être essayé à la peinture académique, de "devenir lui-même" à l'âge de cinquante ans. On connaît la suite : adoubé par André Breton, il devient un artiste majeur du XXe siècle, tant par ses peintures que pour ses photomontages. Cet entretien avec Pierre Chaveau a été réalisé en 1972 dans la chambre-atelier du peintre à Bordeaux.

Jacques Abeille : "Pierre Molinier, présence de l'exil"

En Jacques Abeille, Pierre Molinier a trouvé la plume la plus intelligente, la plus belle et la plus troublante qui soit. Écrits entre 1966 et 2004, les six textes qui composent ce volume éclairent les multiples facettes du personnage Molinier.

Pierre Petit : "Pierre Molinier et la tentation de l'Orient"

Pierre Petit a bien connu l'artiste pendant les cinq dernières années de sa vie et s'emploie dans ce nouvel ouvrage à traquer les influences orientales affichées (dont sa liaison avec Emmanuelle Arsan est une forme d'incarnation) et celles, beaucoup plus secrètes, qui sous-tendent son imagination.

La rencontre est organisée par les éditions Pleine Page.


Vendredi 28 octobre à 16h30

Jean Glavany

Autour de son livre "Le cap et la route" publié aux éditions Privat

"Les rencontres, dans le vocabulaire entre mer et politique sont fréquentes. Le cap, tenir le cap est un mot qui revient sans cesse dans les deux langages et est tout à fait positif dans les deux cas. En revanche, louvoyer, terme maritime essentiel qui permet en changeant d’amure de façon répétée de gagner au vent progressivement, contre le vent, tout à fait respectable dans le langage maritime, a quelque chose d’infamant dans le langage politique. Eh bien le langage politique a tort. Il faut savoir aussi louvoyer à terre si on veut atteindre son but, son idéal. C’est la différence entre le cap et la route. Déjà on parle de cap « vrai » en corrigeant le compas de la déviation et de la déclinaison magnétique. Jean Glavany qui est un excellent marin, sait qu’ il faut avoir un cap (il n’y a pas de bonne navigation pour celui qui ne sait pas où il veut aller) mais aussi savoir adapter la route pour prendre la plus efficace qui n’est pas toujours la plus droite. Leçon de voile, et de vie." (Jean-François Deniau de l’Académie française)


Samedi 29 octobre à 16h30

Bordeaux secret

Autour du livre "Bordeaux secret et insolite" (éditions Les beaux jours).

Auteur de nombreux ouvrages sur Bordeaux et sa région, Philippe Prévôt est également passionné par l'histoire des jardins.

Photographe de presse, Richard Zéboulon a fondé en 1994 Zapa, une agence photographique bordelaise spécialisée sur le Sud-Ouest.

"Les "clairs-obscurs" de Bordeaux, une ville si élégante qu'on pourrait vite l'imaginer sans mystère, ne se dévoilent pas au visiteur pressé Il faut apprendre à lever le nez, à s'arrêter à l'improviste, ne pas oublier de se perdre un peu…"

Lever le nez, c'est ce que proposeront les auteurs lors d'une promenade - découverte dans le cœur historique de Bordeaux ; rendez-vous à la Galerie à 16h30.


Jeudi 3 novembre à 20h30

Soirée Forums du Champ Lacanien

Avec Jean-Marc Benedetti pour son roman "Demain, je m'enfuis de l'enfer" (éditions Grasset).

Jean-Marc Benedetti est professeur de lettres dans la région de Bordeaux. Après avoir travaillé longtemps comme enseignant et attaché culturel en Afrique, au Maroc, au Portugal, en Grèce pour le compte des Affaires étrangères, il vit désormais à la campagne. "Demain, je m'enfuis de l'enfer" est son premier roman.

La rencontre sera animée par Annie Miriel et Hervé de Saint-Affrique.


Vendredi 4 novembre à 18h

Jacqueline Légaut

Pour son livre "Les lois de la parole, Conversation avec Camille" (éditions Érès).

Jacqueline Légaut est psychiatre et psychanalyste à Grenoble. Elle est membre de l'Association lacanienne internationale.

"Une jeune femme interroge l'analyste : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire de lois de la parole ?". À travers une série d'entretiens, cet ouvrage tente de répondre de façon accessible mais rigoureuse aux questions qui en découlent : qu'implique l'usage de la parole ? En quoi l'altérité, le désir, l'accès au sexuel sont-ils directement consécutifs à l'engagement dans la parole ?

L'auteur met ainsi en évidence comment des lois organisent notre parole, lois qui étaient déjà présentes dans la tradition religieuse, et qui valent plus que jamais aujourd'hui, en notre époque de crises des repères."

La rencontre est organisée par l'Académie Atlante 33 et sera animée par Jean-Marie Rebeyrol (psychiatre et psychanalyste) et Samuel Nelken (enseignant et psychanalyste).


Mardi 8 novembre à 18h30

Marie-Christine Labourie

Autour de son livre "Les aventures de Joan de Carnaval" (éditions du Greffier).

Sous ce récit quelque peu déjanté, truculent et rabelaisien, se cache un véritable plaidoyer pour la langue et la culture occitane, ainsi que la défense de toutes les cultures minoritaires, qui sont en passe de disparaître face à l'uniformisation macdonale et nazdaquée.

Rencontre organisée par Espaces Marx.


Mercredi 9 novembre à 18h

Olivier Mongin

Pour son ouvrage : "La condition urbaine" publié aux éditions du Seuil.

Olivier Mongin est directeur de la revue Esprit, ancien secrétaire général, puis vice-président du SPCS (Syndicat de la presse culturelle et scientifique) et il co-dirige la collection "La couleur des idées" aux éditions du Seuil.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont : "Franz Rosenzweig" (Verdier, 1982, épuisé), "La violence apprivoisée", avec Yves Michaud (Hachette, 1996), "La violence des images" (Seuil, 1997), "La peur du vide" (Seuil, 2003), "L'artiste et le politique" (Textuel, 2004).

"Avec la mondialisation, nous voilà projetés dans l'"après-ville", dans le "post-urbain". En Europe, nous étions habitués à voir la ville comme un espace circonscrit dans lequel se déroule une vie culturelle, sociale et politique rendant possible une intégration civique des individus... Nous voici maintenant confrontés d'un côté à des métropoles gigantesques et sans limites, et de l'autre au surgissement d'entités globales, en réseau, coupées de leur environnement. La reconfiguration en cours suscite l'inquiétude : allons-nous assister au déclin irrémédiable des valeurs urbaines qui ont accompagné l'histoire européenne ? La fragmentation et l'étalement chaotique vont-ils inéluctablement l'emporter ? Sommes-nous condamnés à regretter la polis grecque, la ville de la Renaissance, le Paris des Lumières, les grandes villes industrielles du XIXe siècle ?

En rappelant les éléments distinctifs qui composent l'expérience urbaine, Olivier Mongin pose les fondements d'urne réflexion d'aujourd'hui sur la condition urbaine. Nous vivons à une époque où l'information s'échange immatériellement selon des flux plutôt que dans des lieux : comment, dans ces conditions, refonder des lieux urbains accordés à notre temps ?"

La rencontre est organisée par l'association Discordances avec la collaboration d'Arc-en-Rêve.


Jeudi 10 novembre à 18h30

Sébastien Darsy

Pour son ouvrage : "Le Temps de l'antipub : l'emprise de la publicité et ceux qui la combattent", publié aux éditions Actes Sud.

Sébastien Darsy est journaliste indépendant.

"Le temps de l'antipub est-il advenu ? L'omniprésence de la publicité est de plus en plus critiquée. On lui reproche non seulement d'agir sur l'esprit et l'inconscient du consommateur, mais aussi d'influencer la vie politique, culturelle et sociale.

Sébastien Darsy répertorie, maints exemples à l'appui, les multiples formes que revêt la "communication commerciale". Il dresse également un panorama des différents mouvements antipublicité agissant à Paris et ailleurs. Qu'il s'agisse de mouvements pour sauvegarder le paysage, de collectifs indépendants ou d'altermondialistes déclarés, tous amorcent une prise de conscience essentielle et tentent de limiter l'influence publicitaire.

Pertinent et bien documenté, Le Temps de l'antipub, issu de plusieurs années d'observation, d'enquêtes et d'interviews sur le terrain, nous éclaire sur l'un des faits de société actuels le plus sujet à controverse."


Mardi 15 novembre à 18h30

Jean-Claude Kaufmann

Autour de son dernier livre "Casseroles, amour et crises, ce que cuisiner veut dire", publié aux éditions Armand Colin.

Jean-Claude Kaufmann est sociologue, directeur de recherche au CNRS (CERLIS, Université Paris-V-Sorbonne) et enseignant. De par ses travaux, il a été amené à développer ses propres outils et méthodes de travail, en prise directe avec les terrains d'enquête. Il a notamment travaillé sur la construction du couple et de la famille, sur les attentes des individus en matière de vie conjugale et d'amour, ainsi que sur la vie à deux et ses implications sur la construction des identités.

Parmi ses nombreux ouvrages : "La trame conjugale" (Nathan, 1992), "Corps de femmes, regards d'hommes" (Nathan, 1995), "Le cœur à l'ouvrage" (Nathan, 1997), "La femme seule et le prince charmant" (Nathan, 1999), "Sociologie du couple" (PUF, 1999).

"La table est le petit théâtre des familles. Avec ses jeux de rôles, ses répertoires imposés (raconter sa journée), ses délices et ses crises. Car le face-à-face rapproché provoque le meilleur comme le pire. La table est une épreuve de vérité, qui dit l'état exact des relations conjugales et parentales. L'auteur nous entraîne vers les coulisses, la cuisine. Nous pénétrons dans la tête du chef, au plus intime de ses pensées contradictoires. Se débarrasser de la corvée ou réaliser des merveilles ? Question difficile car il ne s'agit pas seulement de faire à manger mais de fabriquer du lien social.

Jean-Claude Kaufmann nous montre comment de façon étonnante la famille se façonne avec les mains. Il croise à sa manière inimitable témoignages vivants (où chacun se reconnaît) et analyse serrée, nourrie d'une érudition historique jamais indigeste. Sans oublier sa plume savoureuse.

Un régal."

Le débat sera animé par Maïalen Lafite et Dominique Mitou.


Jeudi 17 novembre à 18h30

La méthode Feldenkrais

Présentée par Jean Arzel et Gérard Ostermann.

"Qu'est-ce que l'image de soi ? C'est comment on se voit, ce que l'on croit être, ce que l'on croit qu'on est capable de faire, comment on croit que les autres nous voient, la photo de nous-même que nous avons en tête, quel rôle nous croyons jouer... C'est aussi une photo de famille, sur laquelle nous sommes entourés de nos parents, de nos amis...

La constitution de l'image de soi est une activité fondamentale du cerveau humain. C'est elle qui influence le plus notre vie. L'image que nous pouvons construire de nous-mêmes est fortement influencée par notre culture, tant par le type que le niveau...

La méthode présentée par Jean Arzel a été mise au point dans les années 1950 par Moshé Feldenkrais, physicien israélien d'origine russe, qui avait travaillé avec Irène et Frédéric Joliot-Curie."

"Ce que je recherche, ce ne sont pas des corps souples, mais des cerveaux souples, c'est restaurer en chacun sa dignité humaine". (Moshé Feldenkrais)


Samedi 19 novembre à 14h30

Les Amis du Monde diplomatique

Par ses analyses à contre-courant et en se préservant de l'urgence de l'actualité, le Monde diplomatique est un rempart à l'extension de la pensée unique ressassée dans la majorité des médias.

Pour soutenir l'indépendance du journal et défendre ses valeurs de démocratie, de liberté, de justice sociale et de solidarité, l'association des Amis du Monde diplomatique a été créée il y a 10 ans. C'est un lieu d'information, d'échanges et de confrontations intellectuelles qui entend participer au combat d'idées contre les dogmes dominant du néolibéralisme et au développement d'idées fondatrices d’un ordre mondial plus juste.

Rencontre organisée par les Amis du Monde diplomatique de la Gironde.


Samedi 19 novembre à 18h30

Un voyage à travers la musique brésilienne

Avec Rafael Lucas (maître de conférence, Université de Bordeaux-3) et Jorge Fernandes (guitariste brésilien) et ses musiciens.

Le pays de la samba est aussi celui de la musique baroque et d’une incroyable variété de mélodies et d'orchestrations. Les influences du folklore portugais y côtoient les apports de l'Afrique et du jazz.

La rencontre est organisée par l'association La Folìa.

Cette rencontre est reportée à une date ultérieure. Avec toutes nos excuses.


Mercredi 23 novembre à 18h30

Cyril Mouquet et Jean-Denis Pendanx

Pour leur livre : "Bordeaux il était une fois", publié aux éditions des Falaises.

Cyril Mouquet est professeur d'histoire-géographie au collège de Saint-Loubès. Jean-Denis Pendanx est illustrateur et auteur de bandes dessinées (Labyrinthe, les Corruptibles) et vit à Bordeaux.

Bordeaux... Que d'évocations historiques réunies en un seul nom ! Bordeaux, il était une fois remonte le fil du temps pour expliquer comment un petit port est devenu une métropole française mondialement connue. Le texte et les nombreuses illustrations ponctuent l'histoire de la cité, des premiers peuplements d'Aquitaine à la guerre de Cent Ans, de l'âge d'or du XVIIe siècle, l'ère du négoce, à l'époque contemporaine. Ausone, le Prince Noir, Aliénor d'Aquitaine, Montaigne, Montesquieu, François Mauriac... les Bordelais les plus célèbres trouvent leur place dans ce voyage, rythmé de chasses aux trésors, parcours ludiques permettant au jeune lecteur de pister, cartes et images en mains, les joyaux de la ville. Un livre pour tous les âges.


Vendredi 25 novembre à 19h30

René Gallissot

Professeur émérite d'histoire contemporaine, ancien directeur de l'Institut Maghreb Europe, ancien directeur de la revue internationale en sciences sociales "L’Homme et la Société", auteur de nombreux ouvrages, René Gallissot appartient à la génération intellectuelle et politique de la guerre d'Algérie. Il fut responsable du cartel des E.N.S. (Écoles normales supérieures), des Comités d'Action contre la guerre d'Algérie. Après avoir enseigné à l'Université d’Alger (1962-1967), ses recherches sont consacrées à la question nationale : marxisme et question nationale, mouvement ouvrier international, nationalisme, syndicalisme dans le monde arabe et maintenant racisme et immigration, relations interethniques.

Rencontre organisée dans le cadre des 49e Clins d'œil cinéma par l'Association des Cinémas de proximité de la Gironde, animée par Jean-Louis Ribreau.


Samedi 26 novembre à 18h30

Patrick Rödel

Autour de son ouvrage "Le livre du cèpe", publié aux éditions confluences.

Écrivain et enseignant, Patrick Rödel vit à Bordeaux. Il a déjà publié, entre autres : "Spinoza, le masque de la sagesse" (Climats, 2000), "Marguerite et Salomé" (confluences, 2001) et "Le coiffeur du splendid Hôtel" (confluences, 2003).

"Comme ces autres "trésors gourmand" saisonniers, truffes, bécasses, pibales et autres girolles, les cèpes - de Bordeaux (Boletus edulis), d'été (Boletus aestivalis), des pins (Boletus pinophilus) ou Tête de nègre (Boletus aereus) - réactivent, chaque début d'automne, les rêves et les passions. Le moment venu de leur apparition, des Pyrénées à Bordeaux, en Périgord ou en Corrèze, dans les Landes ou en Auvergne, et bien au-delà, c'est une envie de sous-bois, de feuilles mortes et de petits matins qui monte. À une époque où les forêts et leurs richesses, de plus en plus convoitées, deviennent aussi de plus en plus menacées, ce Livre du cèpe se veut une défense et illustration de ce petit objet du désir et de délice. Projet presque exhaustif donc. Après un éloge de la cueillette et une promenade scientifique dans la grande famille des bolets, le lecteur plonge dans l'histoire de Boletus edulis et de ses cousins. Le récit épique d'une expédition en Corrèze précède une analyse détaillée des enjeux économiques de notre champignon. Puis l'auteur nous délecte avec un chapitre sur la cuisine et une anthologie littéraire. Plusieurs entretiens (un ramasseur, un collecteur, Jacques Guinberteau, mycologue de l'INRA ou encore Jean Issard, refondateur du marché aux cèpes de Villefranche-du-Périgord) donnent à ces pages une profonde dimension humaine, loin du simple manuel pratique. A côté d'une iconographie documentaire, les photographies de Jean-Luc Chapin et Frédéric Lallemand devraient faire de cet ouvrage une référence pour les amoureux de la nature et d'une culture du bien-vivre."

La rencontre réunira Patrick Rödel, Éric Audinet, Jean-Luc Chapin et Frédéric Lallemand.


Lundi 28 novembre à 18h

Philippe Corcuff

Autour de son ouvrage "Politiques de l'individualisme, entre sociologie et philosophie politique" (éditions Textuel) avec Jacques Ion et François de Singly.

Philippe Corcuff est maître de conférences à l'I.E.P. de Lyon et membre du conseil scientifique d'ATTAC. Il est notamment l'auteur de "La Société de verre, pour une éthique de la fragilité" (Armand Colin, 2002), "Bourdieu autrement" (Textuel, 2003), "Les grands penseurs de la politique" (Armand Colin, 2005).

"Exigence de justice sociale et aspirations de l'individualité sont-elles compatibles ? C'est cette question de philosophie politique que développent ici trois sociologues, loin des propos catastrophistes concernant l'individualisme contemporain. Mais chacun le fait avec des orientations propres. Jacques lon se centre sur les engagements militants. François de Singly dessine un "socialisme individualiste" plus réformiste. Et Philippe Corcuff une "social-démocratie libertaire" plus radicale. Ces synthèses font apparaître les avancées émancipatrices comme les difficultés générées par l'individualisme contemporain. De la consolidation de l'autonomie individuelle et de la place de l'intimité au mal-être identitaire. Ils en tirent alors des conséquences pour la réinvention, contre le néolibéralisme économique, d'une politique émancipatrice pour le XXIe siècle."

Rencontre organisée par Espaces Marx.


Vendredi 2 décembre à 18h30

Nicolas Offenstadt

Autour de la sortie du film "Joyeux Noël" de Christian Caron.

Nicolas Offenstadt est maître de conférences à l'université Paris-1-Sorbonne. Il a notamment publié "Les Fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective" (Odile Jacob, 1999), "Le Chemin des Dames" (Stock, 2004), "Les mots de l'historien" (P.U.Mirail, 2005) et en collaboration : "Si je reviens, comme je l'espère. Lettres du front et de l'arrière" (Grasset, 2003).

Rencontre organisée dans le cadre des 49e Clins d'œil cinéma par l'Association des cinémas de proximité de la Gironde, animée par Jean-Louis Ribreau.


Samedi 3 décembre à 17h

Marie Darrieussecq

Autour de son livre "Le pays" (éditions POL).

Auteur de plusieurs romans dont "Truismes" (POL, 1996), "Naissance des fantômes" (POL, 1998) et "Bref séjour chez les vivants" (POL, 2001), Marie Darrieussecq est l'invitée du colloque "Les mères et la mort" organisé par l'université Bordeaux-3.

Rencontre organisée par le Service culturel de l'université Bordeaux-3.


Mardi 6 décembre à 18h

Yvan Stefanovitch

Pour son livre : "L'empire de l'eau", publié aux éditions Ramsay.

Ancien journaliste à l'AFP et à VSD, Yvan Stefanovitch collabore aujourd'hui à Paris Match.

"Goutte d'eau, gouttes d'or ? Lorsque vous payez votre facture d'eau, serait-il possible que vous contribuiez ainsi à alimenter les fonds des grands partis politiques français ? Tel est le fruit du mariage, depuis un siècle et demi, entre des élus et trois groupes privés : Bouygues, Vivendi (rebaptisé Veolia) et Suez-Lyonnaise des eaux. Dans la corbeille, l'État a déposé des pans entiers du service public : eau, électricité, traitement des ordures, chauffage urbain, téléphone mobile, télévision et, suprême récompense, le BTP. D'anciens hauts fonctionnaires sont alors placés aux commandes de ces entreprises. L'empire de l'eau raconte par le menu ces relations étroites."

Rencontre organisée avec l'association Trans'Cub.


Mercredi 7 décembre à 18h30

Christian Coulon

Autour de son livre : "Festins gascons, cuisiner sa vie" et de la parution de "Tables d'enfance" publiés aux éditions confluences.

Christian Coulon est professeur à l'Institut d’études politiques de Bordeaux, spécialiste de l'Islam en Afrique et fin connaisseur de la gastronomie du Sud-Ouest. Il est l'auteur, chez le même éditeur, du "Cuisinier Médoquin" (2000) et de "Ce que manger Sud-Ouest veut dire" (2003).

"Cuisiner sa vie", nous dit l'écrivain Jim Harrison, c'est non seulement se nourrir, mais aussi avoir envie de vivre, donner de la saveur à nos relations sociales, faire plaisir et se faire plaisir.

Les Gascons, sans en avoir le monopole, sont passés maîtres dans cette façon de concevoir le repas comme une mise en scène de la vie. Ils en rajoutent parfois comme ce "Gascon gourmand", dont Saint-Simon nous dit qu’il avait "fricassé" sa vie : Guillerargues, l'auteur des célèbres Lettres Portugaises.

C'est lors des festins que se manifeste le plus ostensiblement cette faim de la vie. Ces festins expriment et racontent des moments, énoncent des conceptions de la société ; ils sont la trame gourmande de relations amoureuses ou amicales, explorent les méandres de la parenté, mobilisent nos fantasmes, déclinent notre identité culturelle. Ils sont le miroir et la fabrication de ce que nous sommes.

Il se pourrait que l'art du festin soit aussi une façon de s'opposer à la "culture" individualiste qui est l'un des maux de notre société moderne. Taulejar, banqueter, serait alors un acte de résistance, un de ces "contre-feux", chers à notre grand sociologue béarnais, Pierre Bourdieu.

"Dans le cadre d'une action culturelle intitulée "Toute la ville écrit", la médiathèque de Blanquefort a invité ses lecteurs à faire revivre des souvenirs d'enfance liés à la nourriture. Une cinquantaine de personnes, représentant un large éventail de la population, s'est prêtée au jeu. La mémoire du goût fait appel à tous les sens et révèle des émotions multiples. La mémoire de l'enfance est un reflet de l'intime, comme en témoigne cette aventure collective. Il se dégage de ce recueil un émouvant parfum de tendresse et de nostalgie."

La rencontre réunira avec Christian Coulon, Vincent Feltesse, maire de Blanquefort et les auteurs de "Tables d'enfance".


Jeudi 8 décembre à 18h30

Françoise Liot, Joëlle Perroton, Georges Felouzis

À l'occasion de la parution de leur livre : "L'apartheid scolaire : enquête sur la ségrégation ethnique dans les collèges", publié aux éditions du Seuil.

Georges Felouzis, professeur de sociologie à l'université Bordeaux-2 dirige le LAPSAC. Il a notamment publié : "Devenir collégien" (ESF, 2002), et "Condition étudiante" (PUF, 2004).

Joëlle Perroton est maître de conférences en sociologie à l'université Bordeaux-2 et travaille sur l'école et l'immigration. Elle a publié "L'école face aux parents" (ESF, 1999).

Françoise Liot est sociologue, maître de conférences à l'IUT Michel de Montaigne, université Bordeaux-3.

"Pour la première fois, un travail scientifique, un travail de terrain, mené sur l'ensemble d'une académie, celle de Bordeaux (où l'immigration est pourtant plus faible que dans nombre d'autres), démontre qu'une sorte d'apartheid traverse notre école autant que la société française elle-même. Une part infime des collèges (10 %) scolarise plus de 40 % des élèves immigrés ou issus de l'immigration. Comment cet apartheid scolaire est-il possible ? Quelle est la part de responsabilité des familles qui "évitent" les collèges perçus comme néfastes, pas seulement parce qu'ils hébergent une population socialement défavorisée, mais parce qu'on n'y est pas blanc ? Comment agissent et réagissent les acteurs de l'école : enseignants, chefs d'établissement, collectivités locales, Éducation nationale ? Quelles politiques scolaires sont mises en œuvre pour remédier à ce fléau ? Ce livre nous interroge tous. Ce qu'il met au jour ne constitue pas une dérive anecdotique ou l'effet pervers du consumérisme parental. Il nous questionne sur notre république, sur notre service public d'éducation, sur le lien social que nous entendons tisser ou défaire."


Samedi 10 décembre à 17h

Nelly Arcan

Nelly Arcan est née au Québec en 1975. Elle vit à Montréal. Elle a publié deux romans : "Folle" (Seuil, 2004) et "Putain" (Seuil, 2001) qui a rencontré un succès critique immédiat et a été finaliste pour les prix Médicis et Fémina.

Rencontre organisée par Escales du livre et le Service culturel de l'université Bordeaux-3.


Mardi 13 décembre à 18h

Les plus beaux chais du monde

Dégustation littéraire : vin et architecture.

"Le vin de Bordeaux, que serait-il sans cette "balise de l'imaginaire", le château ? Sans nul doute, "un fantôme … qui erre en s'interrogeant : que serais-je sans toit ?" constate le sociologue Claude Fischler (Du vin, Odile Jacob). L'image du château sur l'étiquette participe au désir de l'amateur. Pas de vin sans château, certes. Mais, partout dans le monde, de "nouveaux châteaux" viennent s'inscrire dans le paysage viticole pour donner une autre image du vin. Dans un tour du monde des nouvelles architectures du vin, Hans Hartje et Jeanlou Perrier montrent comment les architectes contemporains rivalisent pour construire des chais à l'esthétique audacieuse qui sont autant de cathédrales consacrées au divin nectar."

Pour évoquer les rapports nouveaux entre le vin et l'architecture, Amancio Tenaguillo y Cortázar (président de Cepdivin) réunit Hans Hartje, co-auteur avec Jeanlou Perrier de l'ouvrage : "Les plus beaux chais du monde" (Artemis éditions, 2005), Philippe Mazières (architecte), Jean-Jacques Cabassy (œnologue).

Débat suivi d’une dégustation internationale : vins produits dans quelques-uns des plus beaux chais du monde.

Participation : 3 euros. (gratuit pour les adhérents de Cepdivin).


Samedi 17 décembre à partir de 14h30

Carte blanche à Script

Script fête ses vingt ans.

"Au cours de l'été 2003, le mouvement des intermittents a révélé une crise de la culture, profonde et durable. Nous n'en sommes pas sortis. Depuis, les collectivités publiques cherchent des solutions pour soutenir l'emploi culturel et la création. Parmi ces solutions, celle de la mutualisation.

Comment trouver aujourd'hui une manière d'agencer des désirs et d'assembler des compétences pour coopérer effectivement ? Mettre en commun des aspirations et des initiatives concrètes en matière de création et de médiation semble le préalable à tout partage des moyens.

Script s'y risque depuis des années, à travers l'accompagnement d'artistes et dans des démarches inter associatives. Nous en témoignerons pour ouvrir le débat avec les élus et les responsables administratifs qui souhaiteront exprimer leurs préoccupations et leurs visions des changements à opérer dans les politiques publiques de la culture."

14h30/16h : Interventions d'artistes (lectures, improvisations, musique, exposition photographique, vidéo…)

Avec Claude Bourgeyx, Alex Cardin, Patricia Chatelain, Rémi Checchetto, Marc Depond, Maury Deschamp, Michel Herreria, Jean-Philippe Ibos, Isabelle Lasserre, José Le Piez, Chris Martineau, Vincent Monthiers, Jean-Paul Rathier, Catherine Zabjesky.

16h/18h : Débat : La coopération artistique et culturelle. Mise en débat avec les artistes associés à Script.

"Les ouvrages édités par Script sont le fruit de rencontres et de projets menés avec des artistes et des écrivains contemporains. La publication d'un ouvrage se fait de façon conjointe avec une création théâtrale, radiophonique ou artistique."


 

 

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