8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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PROGRAMME DES RENCONTRES JUILLET-DÉCEMBRE 2003

 


Jeudi 3 juillet à 18h30

Marie Bruneau et Bertrand Genier

Pour leur ouvrage "Bordeaux monumental" (éditions Sud-Ouest).

Invitation à découvrir, visiter et comprendre une ville, son histoire et les étapes de son développement à travers ses principaux monuments. Le livre accompagne l'exposition "Bordeaux monumental" projet de la Ville de Bordeaux et de l'Office de Tourisme, au 28, rue des Argentiers.

La rencontre est organisée par les éditions Sud-Ouest et l'Office de Tourisme et sera animée par Jean-Daniel Terrassin.


Samedi 13 septembre à 12h et 15h

Guy Darol et Christophe Delbrouck

Pour leurs ouvrages "Franck Zappa, ou l'Amérique en déshabillé" et "Franck Zappa et les mères de l'invention" (éditions Castor Astral).

Guy Darol, est notamment l’auteur de "Frank Zappa, la parade de l’Homme-Wazoo" et, avec Dominique Jeunot, de "Zappa de Z à A" (Le Castor Astral, 1996 et 2000). Il a également publié des romans et des récits dont "Le Couloir" et "Héros de papier" (Le Castor Astral, 1987 et 2002), ainsi que des essais consacrés à André Hardellet  et Joseph Delteil.

Christophe Delbrouck, musicien et compositeur, a fondé le Nasal Retentive Orchestra, une formation vouée à la musique zappaïenne. Il est notamment l'auteur de "Frank Zappa : Chronique discographique" (Éditions Parallèles, 1994), "Rock and vérole" (la Loupiote, 1996), et "Carlos Santana, la danse des solstices" (Éditions Larivière / Rock & Folk, 2000).

"Frank Zappa (1940-1993) a su façonner un  style musical empruntant à la fois au rock, au  rhythm'n'blues, au jazz et à la musique contem­poraine, faisant de lui le grand compositeur américain de la fin du XXe siècle.

Guy Darol décortique ici l'affrontement entre les représentants de l'Amérique "Empire du Bien" et les défenseurs de la liberté d'expression dont Frank Zappa fut le principal porte-parole dès la fin des années 1960. Activiste anti-guerre et libre-penseur dénonçant les dangers de la nouvelle droite chrétienne, Zappa apparaît sous les traits d'un inlassable militant. Ses prises de position contre l'emprise des ligues de vertu et des fondamentalistes religieux le désignent comme l'artiste américain le plus politisé de la mouvance rock, et aussi le plus censuré à la radio.

Face à l'actualité d'une Amérique qui prétend présider aux destinées du monde, Guy Darol expose l'ensemble des mécanismes qui ont fait de la nation américaine ce qu'elle est devenue aujourd'hui à savoir une hyper puissance paranoïaque."

12h : apéritif-signature, 15h : débat avec la participation de l'éditeur Marc Torralba (Castor Astral) organisés dans le cadre du deuxième Festival Zappa.


Jeudi 25 septembre à 18h30

Michel Suffran

Pour la nouvelle édition de son ouvrage : "Les grandes heures de Bordeaux" publié aux éditions Perrin.

Michel Suffran, bordelais, écrivain et médecin, est l'auteur de très nombreux ouvrages dont des essais sur Alain-Fournier, Jacques Rivière, François Mauriac "L'Aquitaine de François Mauriac" (Edisud, 1992), une "Histoire de l'Aquitaine" (Calmann-Lévy, 1987), plusieurs romans : "Le lieu le plus obscur" (Nadeau, 1982), "La nuit de Dieu" (Albin Michel, 1986), "L'aubier" (Le Bord de l'Eau, 1997). Il écrit aussi pour le théâtre : "L'embarcadère" (L'Esprit du Temps, 1994), "Une inconnue nommée Marie" (Opales, 1999), "Thérèse solitude" (Opales, 2003) et a reçu le Grand Prix littéraire de la ville de Bordeaux pour l'ensemble de son œuvre.

"L'histoire de Bordeaux est celle d'une longue sédimentation où marins et bateliers, vignerons et juristes, armateurs et aristocrates ont bâti une ville toujours jugée singulière. De l'anonyme Biturige Vivisque, nomade sédentarisé, fondateur de la cité, jusqu'à François Mauriac qui a su en percer les secrets, Michel Suffran brosse le "portrait" des bâtisseurs de Bordeaux : Ausone, Paulin, Guillaume II d'Aquitaine, la reine Aliénor, Jean sans Terre, Jean XXII, le duc d'Épernon, Montaigne, Montesquieu, Madame Tallien ou Goya. Il sait aussi donner tout leur sens aux transformations de la ville qui, à l'exemple du quai des Chartrons, en modifient le destin, comme il n'oublie pas - du repli de 1870 à l'exode de 1940 - les heures sombres qui ont marqué son histoire.

En vingt-quatre tableaux, Michel Suffran raconte la vie, la couleur et l'âme de Bordeaux."

La rencontre sera animée par Guy Perraudeau, lectures de textes par Éric Mareschal.

Le spectacle "Les grandes heures de Bordeaux", mis en scène par Élisabeth Sastre sera repris durant un mois à l'Hôtel Labotière à partir du 26 septembre.


Jeudi 2 octobre à 18h30

Catherine Rey

Pour la parution de son roman : "Ce que racontait Jones" aux éditions Phébus.

Installée en Australie où elle enseigne (ses grands-parents y avaient émigré un temps, dans les années 1910), Catherine Rey a déjà publié "L'Ami intime" (1994), "Les Jours heureux" (1995), et "Lucy comme les chiens" (2001) aux éditions Le Temps qu'il fait.

"Catherine Rey … nous offre un roman exubérant, excentrique, étrange récit cocasse et délirant dégorgé par un mystérieux Jones, ancien prédicateur devenu histrion borgne, bavard, clown rédempteur que l'on peut soupçonner d'avoir été piqué par la fameuse "mouche de mars" qui rend fou, ou d'avoir abusé du mauvais rhum de Java.

Ce que raconte Jones aurait pu être filmé par Tod Browning, tant cette saga évoque le film Freaks ou la monstrueuse parade (1932), classique du cinéma fantastique contant les mesquineries des pensionnaires d'un cirque, la trapéziste empoisonnant le nain qu'elle a épousé pour des raisons vénales et subissant le châtiment des phénomènes de foire, justiciers implacables qui la transforment en poule caquetante. Entrez donc, messieurs ! mesdames !, pour écouter l'histoire de la famille Nagalingam, exilée au bord du désert australien !

Ancien dresseur de tigres et patron du Queen Pigmy Circus ruiné, le père centenaire agonise depuis des lustres dans la véranda où ses fils le repoussent du pied chaque matin, impatients de son trépas. Jadis fabuleuse acrobate à dentelles, rubans et pampilles, la mère, née d'une femme-serpent, est devenue un tonneau à vin, harpie éructant la vengeance au ventre...

On peut parler de révélation à propos de ce western gothique, homérique, hugolien, sarabande de monstres, tyrans, imposteurs, bougres expressionnistes sortis d'un tableau d'Ensor ou de Grosz."

(Jean-Luc Douin in Le Monde)

La rencontre sera animée par Maïalen Lafite.


Samedi 4 octobre à 17h

Franck Poupeau

Pour la parution de son ouvrage : "Une sociologie d'État, L'école et ses experts en France", publié aux éditions Raisons d'agir.

Franck Poupeau enseigne la philosophie. Agrégé de philosophie, titulaire d'un doctorat de l'École des Haute Études en Sciences Sociales, membre du comité de rédaction de la revue Actes de la Recherche en Sciences Sociales, il est l'auteur de nombreux articles et d'un ouvrage à paraître : "Le mouvement du 93. Contestation scolaire et ordre social" (Syllepse, 2003).

 

"En quoi les discours tenus sur l'École contribuent-ils à faire l'École ? Pourquoi les gouvernements successifs ont-ils peu à peu, depuis les années 1980, instrumentalisé les chercheurs et mis les experts à leur service ? Telles sont les questions auxquelles Franck Poupeau, enseignant-chercheur en sciences sociales, entend répondre en proposant une histoire sociale de la sociologie de l'éducation. Il s'agit alors de comprendre comment les mots peuvent devenir des choses, c'est-à-dire comment les recherches, les publications spécialisées, les enquêtes, les chiffres et autres expertises produisent l'École, et changent les pratiques de tous ceux qui s'y trouvent engagés.

Au cœur de ces analyses, on verra comment la sociologie de l'éducation est devenue une « science » au service de l'État, et en particulier des demandes ministérielles. Sous couvert d'évaluation du système d'enseignement, rendu seul responsable de l'échec scolaire, l'expertise sociologique tend à n'aborder les inégalités observées à l'école que sous l'angle des facteurs jouant au niveau des établissements. La mise en œuvre d'une sociologie de l'éducation plus autonome à l'égard des demandes de l'État serait une des conditions de possibilité d'une École plus libre, moins asservie aux conceptions managériales de l'organisation scolaire, dont la pensée d'État s'est paradoxalement fait le vecteur."

Le débat sera animé par Patrick Rödel.


Mercredi 8 octobre à 18h30

Compagnie Fracas

Rencontre autour du projet artistique et de l'édition du CD "Voyage en Cojmédie".

Le disque et le spectacle représentent l'aboutissement d'un long travail de création d'un conte musical, mené par Roland Bourbon et Stéphane Traumat, entourés de Gyorgy Kurtag, Sébastien Capazza, Patricia Capdevielle et Denis Gouzil, avec des adultes handicapés du Centre Occupationnel de jour d'Artigues-Près-Bordeaux.

"En Cojmédie, il n'est pas rare que quelqu'un vous arrête dans la rue et vienne gentiment coller sa tête contre votre poitrine. A cela, trois raisons possibles : Primo : la personne vous confond avec une cabine téléphonique. Secondo : la personne se sert de vos pulsations cardiaques pour régler la vitesse de sa propre montre. Tertio : votre cœur a quelque chose à dire à cette personne, et vous ne le savez pas !"


Jeudi 9 octobre à 19h

Marcello Fois

A l'occasion de la parution de son roman : "Ce que nous savons depuis toujours" publié aux éditions du Seuil.

Né à Nùoro en Sardaigne en 1960, Marcello Fois vit à Bologne. Figure majeure de la littérature policière italienne, co-fondateur du Groupe 13, mouvement qui regroupe des auteurs de romans noirs de la région de Bologne, il est aussi scénariste pour le cinéma et d'une série policière hebdomadaire pour la télévision (Distretto di polizia). Il a entrepris de composer une sorte de "Comédie humaine" sarde en vingt-quatre volumes, divisés en six tétralogies. La première, articulée autour de l'avocat Bustianu, se situe à la fin du XIXe siècle et mêle l’italien du XIXème siècle au dialecte sarde ; la seconde, contemporaine, fait le portrait d’une communauté en grand désarroi, prisonnière d'elle-même et de son passé. Un enfermement à l'opposé de la conception d'un auteur qui dit : "Ma sardité est ce qui me permet de me sentir citoyen du monde".

Il a déjà publié en France : "Sheol" (Tram'éditions, 1999), "Le Sang du ciel" (Tram'éditions, 2000), "Un silence de fer" (Seuil, 2000), "Plutôt mourir" (Seuil, 2001), "Gap" (Seuil, 2002), "Nulla" (Fayard, 2002).

"Un cadavre retrouvé sur le chantier d'un lotissement en construction défie la sagacité du juge et du commissaire de Nuoro, cette ville sarde d'où, de livre en livre, Marcello Fois écrit une sombre comédie humaine aux accents polyphoniques, trame policière, satire politique et recours antiques réactivés. La mise en scène de l'assassinat de Michele Marongiu révèle une affaire gigogne dont la nature apparente ne résume pas le terrible drame d'une société tribale au souffle aussi indéchiffrable que le vent qui brouille les indices."

Le débat sera animé par Gérard Meudal


Samedi 11 octobre à 17h

Yannick Liron et le collectif Mix

Yannick Liron est poète. Il est l'auteur de : "Nous vous rappelons notre disparition" (POL, 2000), "L'effet fantôme" (POL 1997), "L'effet éclair" (éditions Au Figuré, 1996).

Mix est un collectif de trois artistes :

Alex Pou : artiste multimédia, photo, vidéo, son. Concepteur d'installations multimédias.

Claire Malrieux : artiste. Pratique l'installation. Travaille l'objet, la sculpture et la vidéo.

Fabien Vallos : Écrivain et artiste. Travaille sur les liens entre philosophie et poétique et entre l'espace et le littéraire. Pratique l'installation comme une extension à partir du texte.

Rencontre-lecture organisée par l'association Permanences de la littérature et l'association Librairies atlantiques dans le cadre de la quatrième édition du festival de poésie et d'art contemporain Ritournelles.


Jeudi 16 octobre à 18h30

Sèrgi Javaloyès

Pour la parution de son recueil de nouvelles : "Pasaia" aux éditions Reclams.

Né en 1951, Sèrgi Javaloyès, chroniqueur à la République des Pyrénées, est le directeur des éditions occitanes Reclams. Il est l'auteur d'une pièce de théâtre, de plusieurs romans ainsi que d'un poème pour composition symphonique. Il prépare une traduction de "Las ustrias" de Bernard Manciet chez Acte Sud.

"Pasaia, la passe est le trait d’union entre la terre et la mer que le marin doit négocier avec habileté, usant de tout son savoir et de toute son expérience. Pasaia est le nom du recueil de nouvelles de Sèrgi Javaloyès, auteurs de deux romans, L’òra de partir, prix Joan Bodon et La set, prix Pau Froment, dans lequel il déploie d’autres aspects de son travail d’écrivain.

On y retrouve les lieux incontournables du romancier occitan. Oran, qu’il revisite au cours d’une balade historique, est traitée pour la première fois d’un point de vue véritablement autobiographique. L’Espagne encore qui conserve pour l’auteur les traits d’un ailleurs mythique, à la fois proche et lointain, familier et étranger. Mais ce pays d’outre-Pyrénées, toujours chéri, devient la territoire d’un amour abandonné et de son impossible reconquête. Comment un père pourrait-il renouer avec cette inconnue, sa propre fille, qu’il rencontre sur le bac en rejoignant l’autre rive du port basque ?

Dans toutes ces nouvelles, les hommes souffrent d’avoir laissé leurs espoirs derrière eux : aussi bien leurs ambitions politiques que leur amour pour une femme. Victimes de leur immaturité, ils restent jusqu’au bout des héros incomplets, malmenés, incertains dans un monde au bord de la catastrophe écologico - politique. Subsistent cependant quelques lieux de paix comme L’Òtel deu casso, animé par la présence rassurante d’une amie qui redonne le goût à la vie. Elle porte un passé assumé et renforce l’homme pour qu’il retrouve foi en l’avenir."

Estela Comellas (Lettres d'Aquitaine)

La rencontre sera animée par Pascal Sarpoulet.


Vendredi 24 et samedi 25 octobre

Penser l'action

Journées de la pensée critique organisées par Espaces Marx.

"Interroger une nouvelle fois les rapports entre théorie et praxis, réfléchir sur les récents mouvements sociaux : tels ont été nos points de départ. Qu'est-ce qui pousse à militer, à s'engager dans une lutte contre un ordre social établi auquel on participe par ailleurs, que signifie résister ?"

Vendredi 24 octobre 17h : La critique en question

Emmanuel Renault, Stéphane Haber autour de l’ouvrage collectif "Où en est la théorie critique ?" (La Découverte, 2003)"

Michel Vakakoulis, Jean-Marie Vincent autour de l’ouvrage collectif "Marx après les marxismes" ( Harmattan, 1997).

M. Ciamarelli (Naples) : "L'action humaine entre besoins et désir".

 

Samedi 25 Octobre à partir de 11h : L’engagement

15h-17h : L'art peut-il changer la vie ?

Vincent Taconet, Roger Navarri : le surréalisme

Guy Poireau : l’art conceptuel du Bauhaus à Beuys

Cesare Battisti : écriture et lutte politique

Jean-Paul Rathier et Jean-Marie Harribey: la question des intermittents.

 

17h 30-19h 30 : Les valeurs de l’engagement

Jean Durban : intervention sur la théologie de la libération

Philippe Corcuff, Jean-Roger Zika : la perversion de l'engagement à partir de l’expérience congolaise.

À partir de 19h30  : Poursuite du débat, apéritif, repas de clôture.


Mercredi 29 octobre à 18h30

Rémi Checchetto

Autour de son livre : "Portes", illustré par Michel Herreria et publié aux éditions Script.

Rémi Checchetto est âgé de 41 ans et vit à Angers. Il est l'auteur d'une quinzaine de pièces de théâtre. Il est accueilli en résidence de création par Cadillac >Scène ouverte ou il prépare sa prochaine pièce "La Vie de Rose".

"Ce traité de savoir-vivre - à l'usage de ceux qui se cognent la tête contre les murs - réunit 54 textes sur l'art et la manière de pousser et passer les portes. Par ces portes battantes s'échappent des paroles cassantes ou caressantes pour dire la vie comme elle va. C'est beau et surtout ça respire le bonheur de s'ébrouer dans les mots. Parce que Rémi Checchetto écrit comme un jazzman, il faut le lire à voix haute et en impro."

"Parfois, il arrive qu'une porte se ferme définitivement. Porte de la séparation ou de l'exclusion. Toutes les portes n'ouvrent pas sur le monde des possibles. Et celles-là, encore faut-il se décider à les pousser, puis les passer à nos risques et périls. Comme dans l'histoire de Barbe-Bleue. Ce sont les portes de la curiosité, les premières contre lesquelles se cogne le désir de l'enfant, sitôt qu'il sait marcher. Rude expérience que celle des premiers pas, où chaque chose précède magiquement un mot encore à venir. C'est comme ça que les choses de l'enfance prennent consistance et trouvent leur pesant de réel."

Rencontre avec l'auteur et lecture avec la participation de Chris Martineau, Catherine Zabjesky, Marc Depond et Jean-Paul Rathier.

Présentation des dessins de Michel Herreria et des photographies de Vincent Monthiers et Patricia Arminjon réalisées pour la première lecture de Portes à Cadillac en juin 2003.


Jeudi 6 novembre à 19h15

"L'autre famille"

Rencontre autour de l'ouvrage "L'autre famille, chroniques de la France monoparentale", publié par le collectif Asais aux éditions confluences.

Le collectif Asais (Association d'aide à l'insertion sociale) lance avec cet ouvrage une collection sur les questions émergentes dans nos sociétés contemporaines, en donnant la parole, sous forme d'entretiens, aux principaux acteurs de ces transformations.

En France, aujourd'hui une famille avec enfants sur cinq est monoparentale : l'exception est devenue une banalité. Loin des statistiques et de la sociologie, "l'autre famille", recueil de trente témoignages, se veut une expression directe de ce phénomène majeur de notre société :

"Avant mon histoire, je ne possédais pas de schéma propre à la famille monoparentale. Autour de moi, les valeurs étaient différentes. J'ai toujours entendu dire qu'on élève un gamin à deux, contre vents et marées et puis qu'on verra bien ce qu'il y a au bout." (Anne)

"J'ai grandi dans un univers de dames. L'autorité d'un père, je ne connais pas tellement. Pour moi, un papa ne représente pas grand chose. Je n'ai aucune idée de ce que ça peut être. Donc ma mère, c'était mes deux parents en même temps." (Jeanne V.)

"Si j'avais eu deux parents, je pense que ma vie aurait été meilleure. Ils auraient certainement pu m'accorder plus d'attention, ne serait-ce que pour mes devoirs. Si on m'avait un peu plus soutenu, ça m'aurait probablement aidé dans l'existence." (Olivier)

"En fait, une famille monoparentale, c'est un combat et j'adore ça. C'est aussi tonique et vivifiant. Il faut tout le temps garder la tête hors de l'eau." (Jeanne B.)

"Si je dois refaire ma vie, c'est qu'il se sera passé quelque chose. Ni l'âge des enfants, ni le fait de les avoir ou pas avec moi, ne m'empêchera de le faire. Je ne me pose pas de questions. De toute façon, si ça devait arriver, je leur expliquerai." (Géraldine)

La rencontre sera animée par Patrick Rödel, en présence du collectif d'auteurs et de Martine Faure, vice-présidente du Conseil Général de la Gironde.


Vendredi 7 novembre à 18h

À l'horizon du souffle

Rencontre avec Cécile Croce, maître de conférence en esthétique, avec la participation d'Iñigo de Satrústegui.

La rencontre est organisée par le groupe Passerelle et le groupe des Cinq, dans le cadre du festival artistique Novart Bordeaux et animée par Bernard Lafargue : professeur d'histoire de l'art et d'esthétique (Université Michel de Montaigne-Bordeaux III ), critique d'art, rédacteur de la revue "Figures de l'art" et Amancio Tenaguillo y Cortázar : docteur en littérature française et comparée, professeur de lettres, critique littéraire (Bordeaux) et président du Centre d'Études Pluridisciplinaires Des Imaginaires du VIN-CEPDIVIN.

Du 7 au 11 novembre : Souffles et Regards, exposition des œuvres de Margarita Saad à la Galerie; vernissage le 8 à 19h, dans le cadre d'Opendoors Openeyes.


Mercredi 12 novembre à 17h

Catherine Géry

Signature de sa traduction de l'œuvre de Nicolas Leskov "Le gaucher", publié aux éditions l'Age d'Homme.

Séance organisée dans le cadre du tricentenaire de Saint-Pétersbourg, à l'occasion de l'exposition "Paris russe" (Musée des Beaux-Arts jusqu'au 1er février) par l'association des Russisants d'Aquitaine.


Jeudi 13 novembre à 18h

"Flora Tristan"

Ouverture à la librairie du colloque "Flora Tristan" organisé par l'Institut CGT d'Histoire Sociale d'Aquitaine.

Table ronde en présence de Évelyne Bloch-Dano, Stéphane Michaud, Frédéric Moret.

"Il n’est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l’esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux" (André Breton).

Syndicaliste et initiatrice du féminisme français, née en 1803, Flora Tristan meurt à Bordeaux le 14 novembre 1844.

Programme du colloque (12 au 19 novembre) : 05.56.92.88.91.


Mardi 18 novembre à 18h30

Nicolas Sembel

Autour de son livre "Le travail scolaire", publié aux éditions Nathan-Université.

Nicolas Sembel est maître de conférences à l'IUFM d'Aquitaine. Il a déjà publié : "Les sciences cognitives en éducation " en collaboration avec René La Borderie et Jacques Paty (Nathan, 2000), et "Sociologie de l'éducation" (Nathan, 2002).

"Le travail scolaire dont il est question est celui des élèves et des étudiants. Ce thème est abordé dans une perspective sociologique, avec des ouvertures ponctuelles vers d'autres disciplines (pédagogie, didactique, psychosociologie du travail, psychologie). La réflexion prend appui sur des notions classiques comme l'instruction, la morale, l'intérêt intellectuel.

Cet ouvrage part de l'hypothèse que la sociologie du travail scolaire proprement dit reste à construire. Aussi l'auteur aborde des notions originales comme le travail "inefficace" le travail "pour soi" et le pouvoir intellectuel des élèves, la dimension conflictuelle du travail scolaire, la culture scolaire pluraliste.

La présentation de sept caractéristiques du travail scolaire (travail prescrit, rationalisé, efficace, marqué socialement, utilitaire, séparé et "malgré" l'école), communes aux contextes les plus divers, est illustrée par une revue critique de la question, et renouvelle ainsi l'approche d'un thème apparemment bien connu."

La rencontre sera animée par Vincent Liquète.


Mercredi 19 novembre à 18h30

Claude Mesplède

Pour la parution de son : "Dictionnaire des littératures policières", en deux volumes aux éditions Joseph K.

Né en 1939, Claude Mesplède est spécialiste du roman noir américain, conférencier et critique de littérature policière pour les revues "Options", "Tête en Noir" et "Temps Noir" ; ancien président de l’Association 813 des "Amis de la littérature policière" il dirige les collections "Bibliothèque du mystère" et "Bibliothèque du suspense" aux éditions du Rocher.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : "SN, voyage au bout de la noire" (Futuropolis, 1982, 1985), "Le cantique des cantines" (Baleine, 1996), "La crème du crime, anthologie" (Atalante, 1997), "Les années Série Noire" (Encrage, 5 volumes publiés).

"La particularité de cet ouvrage est son évidente nécessité.

Bien sûr, il y a déjà eu des histoires du roman policier (plus ou moins bien faites), des dictionnaires d'auteurs (plus ou moins complets), des approches esthétiques ou philosophiques (plus ou moins convaincantes), des livres sur les collections, des revues, des fanzines, des autobiographies (plus ou moins mensongères), mais aucune tentative, à ma connaissance (du moins en France), qui ait eu cette vocation encyclopédique, les multiples ouvertures se renvoyant les unes aux autres et traçant, à l'intérieur même de ce gigantesque puzzle, comme un jeu de piste invitant le lecteur à reconstituer lui-même sa propre histoire du genre...

...Bref, les amateurs de polar sous toutes ses formes diront aujourd'hui LE Mesplède, comme d'autres disent LE Larousse ou LE Robert. Et n'allez pas croire, comme certains, que la lecture des dictionnaires est rébarbative. Elle est, à l'opposé, toujours stimulante et ne cesse d'ouvrir de nouvelles portes sur un savoir universel que l'on voudrait faire sien. La plus grande révélation de ce dictionnaire-ci étant, encore une fois, de nous montrer que le continent polar est bien plus vaste qu'aucun d'entre nous n'aurait pu le soupçonner et que son exploration ne cesse d'être merveilleuse." (François Guérif)

La rencontre sera animée par Bernard Daguerre et Gilles Mangard.


Jeudi 20 novembre à 18h30

Janine Gatheron

Autour de : "L'album de famille de Claude Macéreux, suivi de La correspondance "retrouvée", publié avec l'aide du Conseil Régional d'Aquitaine et du Lycée Camille Jullian.

"Mon imaginaire a inventé Claude Macéreux, personnage fictif, mais dont l'existence est prouvée par son album de famille..."
"Ce qui émeut ou retient dans les images est repris par les voix silencieuses qui s'élèvent des relations épistolaires..."

La rencontre sera animée par Lydie Pearl et Hélène Saule Sorbé. Marie-France Boireau, professeur de lettres au Lycée Camille Jullian, lira des extraits de la correspondance "retrouvée".


Vendredi 21 novembre à 20h

Le Nordeste brésilien tel qu'en lui même

Rencontre organisée autour de trois ouvrages : "Mémoires d'un malin-malingre" d'André Heraclio do Rêgo, "Pouvoir et domination au Nordeste du Brésil" de Marcos Vinicios Vilaça et Roberto Cavalcanti de Albuquerque, "Sociologie du camion : le camion et son chauffeur au Brésil" de Marcos Vilaça (éditions l'Harmattan).

Avec André Heraclio do Rêgo, Rafael Lucas, (Université Bordeaux III) et Monique Le Moing, (chercheur au CREPAL et traductrice des trois ouvrages).

On signalera, à cette occasion la réédition attendue du superbe ouvrage de Robert Linhart : "Le sucre et la faim " aux éditions de Minuit.


Samedi 22 novembre à 16h30

Christian Rullier

Autour de sa pièce "Annabelle et Zina".

Christian Rullier est né en 1957 à Barbezieux. Il est l’auteur de nombreuses pièces, parmi lesquelles : "Le fils", "Annabelle et Zina", "Les monologues" (éditions théâtrales), "Sur Glane", "Dernières outrances" (éditons Impressions Nouvelles) et d'une vingtaine de films pour le cinéma et la télévision.

"Christian Rullier fait partie des grands auteurs d'aujourd'hui, son écriture est franche, généreuse, violente, acerbe, inattendue, tous les ingrédients sont là pour nous donner de l'émotion. Rullier écrit là où ça fait mal, là où ça nous fait du bien." (J.L.Bourdon)

"Annabelle et Zina" sera jouée au "Royal" par la troupe Chronic'Théâtre les 20 et 21 novembre à 21h. Contact : 05.56.97.66.81 et 06.63.84.98.


Mardi 25 novembre à 18h30

Pierre Zarka et Jean-Marie Vincent

Autour de leur livre : "Vers un nouvel anticapitalisme : pour une politique d'émancipation", publié aux éditions du Félin, en collaboration avec Michel Vakaloulis.

Pierre Zarka est membre de la direction du PCF et anime le réseau Observatoire des mouvements de la société (OMOS) regroupant chercheurs et militants politiques, syndicalistes, associatifs.

Jean-Marie Vincent est professeur émérite de sociologie à l'université Paris-VIII et directeur de la revue "Variations".

"Nous avons voulu cet ouvrage comme une contribution au nécessaire débat sur la refondation d'une politique d'émancipation. Le mouvement social du printemps 2003 en a rappelé l'importance et l'urgence. Nous sommes persuadés qu'il ne suffit pas de répéter les vieilles analyses, mais qu'il faut construire une critique beaucoup plus acérée et approfondie des mouvements contradictoires de la société capitaliste, et les éléments d'une politique alternative au libéralisme et au social-libéralisme."

La rencontre est organisée par la Fédération du PCF et sera animée par Dominique Belougne et Michel Cahen.


Mercredi 26 novembre à 18h15

Jean-Luc Mélenchon

Autour de l'ouvrage collectif : "Manifeste pour une école globale", publié aux éditions l'Harmattan.

Ancien Ministre délégué à l'enseignement professionnel sous le gouvernement Jospin et vice-président du Conseil Général de l'Essonne, membre du Bureau National du Parti Socialiste, Jean-Luc Mélenchon est l'un des fondateurs de Nouveau Monde. Il est également le président du club Nouveau Monde et le directeur politique de l'hebdomadaire "A Gauche".

"L'école, impliquée dans son environnement social, est un moyen global de réponse à ce contexte. Cette analyse de l'évolution du contenu et de la place du travail dans les rapports sociaux propose d'articuler les missions de l'école autour du concept de professionnalisation durable et de personnalisation pédagogique."

Le débat sera animé par Christian Marre.


Jeudi 27 novembre à 18h30

Henri Bonnithon

Autour de son adaptation de l'épopée de Gilgamesh : "Gilgamesh ou le peuple qui ne voulait pas mourir" publié aux éditions de la Rose de Verre

Auteur, metteur en scène, comédien, Henri Bonnithon a suivi une formation au Conservatoire de Bordeaux puis à l'école du Mimodrame Marcel Marceau ; il participe à l'Indiade mis en scène par Ariane Mnouchkine et joue avec le danseur de Buthoh, Min Tanaka. En 1988, lauréat de la Villa Médicis, il part vivre à Bali pour étudier un théâtre masqué, le "Topeng", puis obtient le diplôme des hautes études en sciences sociales et une maîtrise d'anthropologie sociale et culturelle.

Rencontre et lectures, dégustation de vin du Chateau Haut-Cruzeau (Bordeaux supérieur).

La pièce sera jouée par la Compagnie Apsaras du 2 au 14 décembre, au Glob Théâtre.


Lundi 1er décembre à 18h

Eugène Green

Autour de ses livres : "Présences, essai sur la nature du cinéma" et " La rue des Canettes, cinq contes" publiés aux éditions Desclée de Brouwer.

Eugène Green est écrivain, cinéaste et metteur en scène et dirige depuis vingt ans le théâtre de Sapience. Il a déjà publié "La Parole baroque" (Desclée de Brouwer, 2000), magnifique travail sur l'esthétique, la gestuelle et la théâtralité baroque comme pratique renouvelée de l'art contemporain. Son dernier film, "Le Monde vivant", présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2003, a été salué par la critique - après un long métrage, "Toutes les nuits", qui avait aussi reçu un accueil enthousiaste.

La rencontre signature sera suivie au cinéma Jean Vigo à 20h d'une projection débat de son film "Le monde vivant".


Mardi 2 décembre à 18h30

Georges Felouzis

Autour de l'ouvrage "Les mutations actuelles de l'Université", publié aux Presses Universitaires de France.

Georges Felouzis, directeur du RESUP, enseigne à l'Université Victor Segalen-Bordeaux II. Il a déjà publié de nombreux articles et plusieurs ouvrages dont : "Le collège au quotidien" (PUF, 1994), "L'efficacité des enseignants" (PUF, 1997), "La condition étudiante" (PUF, 2001) et "Devenir collégien" (ESF, 2002).

"Les mutations actuelles de l'Université ce sont d'abord des effectifs en baisse depuis près de dix ans et des politiques publiques qui procèdent d'un double processus de régionalisation d'une part et d'harmonisation au plan européen de l'autre. Cet ouvrage réunit les contributions de sociologues qui analysent ces mutations aux différents niveaux de l'institution universitaire. D'où la diversité des objets étudiés, qui trouvent leur unité dans le souci de rendre compte de ces évolutions et de leurs conséquences à partir de l'observation rigoureuse de faits avérés. On lira ainsi des textes qui traitent des politiques de régionalisation des universités et des relations que celles-ci entretiennent avec l'industrie ; de la mise en perspective du cas français par l'analyse de la situation universitaire dans quatre pays (la Belgique, l'Espagne, les États-Unis et l'Indonésie) ; du fonctionnement des établissements, tant du point de vue du recrutement des universitaires en France, en Allemagne et aux États-Unis que des politiques de recherche et de création de nouveaux diplômes ; des étudiants, de leurs parcours de formation en France et en Allemagne, et de leur insertion professionnelle en Europe et au Japon ; enfin, de l'enseignement et de l'offre de formation dans les universités."

Ce livre rassemble des contributions au premier colloque du RESUP (Réseau d'Étude sur l'Enseignement Supérieur) qui s'est tenu les 16 et 17 mai à Bordeaux.


Jeudi 4 décembre à 18h30

Patrick Califia-Rice

Pour son livre"Changer de sexe : le mouvement transgendériste", publié aux éditions Epel

Patrick Califia est un trans-bisexuel, thérapeute de couple et de famille, diplômé de l'État de Californie, père divorcé d’un petit enfant autiste de trois ans et pasteur païen du Spiral Path.

"Le genre n'est pas seulement un problème théorique ou politique. De tous les sujets "personnels donc politiques" celui-ci est le plus personnel de tous. La peur des transsexuels est chez chacun directement liée à la peur de son "moi" du sexe opposé."

Débat organisé par le CARITIG et animé par Armand Hotimsky et Jean-Paul Abribat.


Samedi 6 décembre à 16h30

François Delarozière

Autour de l'ouvrage "Le grand répertoire, machines de spectacle", publié aux éditions Actes-Sud.

Concepteur et constructeur de décors et machineries, François Delarozière explore depuis une vingtaine d'années l'art du mouvement. Spécialisé dans le théâtre de rue et intimement associé, dès 1983, à l'aventure de la compagnie Royal de Luxe, il est aujourd'hui un créateur accompli et une référence pour ses pairs. L'exposition et le livre "Le Grand Répertoire" dont il est l'instigateur pose un regard renouvelé sur quatre-vingts machines de théâtre.

"Avez-vous jamais déambulé en baignoire roulante ou en chiotte-solex ? Savez-vous calculer la trajectoire idéale pour catapulter un piano sans blesser aucun spectateur ? Imaginez-vous le gain de temps (considérable) que constituent le portant à Romains, la machine à marcher comme des Égyptiens ou la machine à faire tourner les robes, en matière de figuration et de casting ?

François Delarozière, concepteur de toutes les machines les plus folles de la troupe la plus inventive du théâtre de rue, Royal de Luxe, nous dévoile ici les plans de quelques-unes de ses plus impertinentes trouvailles techniques"

La rencontre sera animée par Renaud Borderie.

La Machine à feuilleter les livres sera exposée à la   librairie du 6 au 12 décembre


Mardi 9 décembre à 18h30

Christophe Dabitch et David Prudhomme

Autour de leur livre "Voyages au pays des Serbes", publié aux éditions Autrement.

Christophe Dabitch est journaliste indépendant et auteur de documentaires. Il voyage en ex-Yougoslavie depuis une dizaine d'années. David Prudhomme est auteur de bandes dessinées : "Ninon secrète" (Glénat), "Port Nawak" (Vent d'ouest, 1999).

"Ces voyages aux pays des Serbes après dix ans de guerre nous transportent, au gré de portraits, de récits, de témoignages, d'ambiances ponctués d'illustrations et de croquis, dans un univers balkanique où la violence se mêle à la musique, l'amertume à la légèreté, le passé au présent. Voyages en décalage, en mode mineur, après le temps des anathèmes, qui invitent à regarder l'histoire sous un autre jour."

"Je me souviens du mariage de mon cousin juste après les bombardements de l'OTAN. Manger de la viande et boire de la rakija dès 8 heures du matin, traverser la ville avec en tête du cortège la rutilante voiture allemande du témoin, danser en rond le kolo devant une barre HLM, grimper en musique dans les escaliers, être saoul dès 10h30 respirer l'encens dans la fraîcheur de l'église, repartir au bord du fleuve dans une salle à l'architecture réaliste et socialiste, écouter "C'est une poupée" de Michel Polnareff chanté et interprété à la guitare électrique en notre honneur par un jeune prêtre à la longue barbe et, après avoir traversé la boue sur des planches bancales, finir dans une péniche sur la Save entourés de quelques voyous vraisemblables, de chiens monstrueux et baveux, d'une chanteuse débordante de maquillage qui se perdait en chansons sirupeuses sur le pays éternel. C'était à pleurer ou bien à tirer en l'air quelques coups de feu sous un ciel noir."

La rencontre est organisée par La Lunette avec la participation de la librairie Bédélire et sera animée par Manuel Lo Cascio.


Mercredi 10 décembre à 18h30

Roger-Pol Droit

À l'occasion de la parution de son livre : "Dernières nouvelles des choses", publié aux éditions Odile Jacob.

Roger-Pol Droit est chercheur en philosophie au CNRS et chroniqueur au journal Le Monde. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages parmi lesquels : "Présences de Schopenhauer" (Grasset, 1989), "Le culte du néant" (Seuil, 1997), "La compagnie des philosophes" (Odile Jacob, 1998), "Les religions expliquées à ma fille" (Seuil, 2000), "Fous comme des sages" (Seuil, 2002).

Son précédent livre, "101 expériences de philosophie quotidienne" (Odile Jacob, 2001) a obtenu le prix de l'Essai France-Télévision en 2001 et a été traduit dans 22 pays.

"Avez-vous déjà remarqué qu'un trombone est une figure de l'éthique ? Qu'un trousseau de clés ou un réverbère peuvent parler d'amour ? Saviez-vous que le lave-linge enseigne la migration des âmes, et le chariot de supermarché la confusion des sentiments ? Avez-vous jamais entrevu la métaphysique de la poubelle, la sagesse du parapluie, la révolution de l'aspirateur ?

Regardez autour de vous. Il n'y a pas que les êtres humains dans la vie ! Faites l'expérience philosophique des choses ordinaires. Découvrez qu'elles sont capables d'étonner, d'affoler, d'apaiser.

De l'attention, un certain humour, un rien de folie vous indiqueront un chemin pour voir les choses autrement."

"Il n'y a pas si longtemps, la philosophie paraissait dépassée. Le triomphe des techniques et des sciences semblait l'avoir reléguée dans un coin obscur, comme un accessoire inutile. La situation est aujourd'hui tout autre : un besoin de philosophie commence à se manifester. Dans des pays extrêmement divers, un regain d'intérêt est perceptible. Parmi ses causes : l'exigence d'une nouvelle réflexion éthique, la croissance de jeunes démocraties, la diffusion des débats intellectuels, la nécessité d'une maîtrise humaine des machines."

La rencontre sera animée par Pierre Mazet.


Jeudi 11 décembre à 18h30

Jacques Manlay

Autour du livre-DVD : "Écrits de Jacques Tourneur", publié aux éditions Rouge Profond.

Cameraman, réalisateur de télévision, responsable de la production télévisée à Bordeaux de 1970 à 1974 pour le lancement de la troisième chaîne, de nouveau réalisateur à FR3-Bordeaux jusqu'en 1992, Jacques Manlay sera aussi, pendant plus de dix ans, l'un des trois responsables de la semaine Sigma. Nombre de ses documentaires et portraits ont également connu une diffusion nationale. Il fut un proche de Jacques Tourneur dans la dernière année de sa vie. En hommage à leur amitié, Christiane Tourneur lui confia les écrits de son mari, aujourd'hui exhumés.

"Né à Paris en 1904, Jacques Tourneur est naturalisé américain en 1919. Après quelques réalisations en France, il entame une carrière à Hollywood, où il tournera plus de trente-cinq films, tout en travaillant activement pour la télévision. Si sa filmographie inclut tous les genres, sa production est avant tout déterminante dans le domaine fantastique. Il arrête de tourner en 1966, quitte Hollywood pour s'installer à Bergerac. Il y mourra le 19 décembre 1977, sans avoir mené à bien le projet de tourner un grand film français. Salué pour son savoir-faire, son sens du cadre et de la lumière, Jacques Tourneur est surtout loué par les maîtres du fantastique et de l'horreur. Martin Scorsese, dans son documentaire Voyage dans le cinéma américain, n'hésite pas à lui consacrer plus de dix minutes, dressant le portrait d'un "cinéaste contrebandier" ayant su imposer son style au sein de la machine à rêves hollywoodienne."

Le livre est complété par l'édition en DVD de l'unique entretien filmé avec Jacques Tourneur, réalisé par Jacques Manlay et Jean Ricaud en 1977.

La rencontre sera animée par Patrick Berthomeau et suivie d'un verre de vin de Bergerac.


Samedi 13 décembre à 16h30

Michel Pétuaud-Létang

Pour son livre "Bordeaux Saint Petersbourg" (A éditions).

"C'est dans une forme visuelle inédite et originale que cette chronique comparée de Bordeaux et Saint-Pétersbourg propose l'analyse de leur développement, des origines à nos jours. Considérant que l'histoire des villes ne se limite pas à celle de leurs monuments, mais à la raison de leur existence, c'est-à-dire des actions des hommes qui les décident, les bâtissent et les animent, cette fresque continue et simultanée nous plonge dans la découverte de ces mécanismes. Elle propose de considérer que leur grande valeur charismatique les réunit dans un projet commun pour leur avenir : exploiter la richesse exceptionnelle d'un même gisement émotionnel, l'écriture architecturale du XVIIIe siècle."

Conférence dédicace.


Mercredi 17 décembre à 18h30

Laurent de Bartillat et Simon Retallack

Autour de leur livre : "Stop", publié aux éditions du Seuil.

Dégradation de la planète, catastrophes industrielles, gangrène de la pollution... Laurent de Bartillat, photographe et réalisateur, et Simon Retallack, directeur de la revue The Ecologist, témoignent en quatre chapitres - air, eau, terre et animaux - de l'ampleur de la crise environnementale mondiale...

La rencontre est organisée par le Club de la Presse de Bordeaux et sera animée par Michel Monteil.


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