8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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PROGRAMME DES RENCONTRES SEPTEMBRE 2002-DECEMBRE 2003

 


Mercredi 25 septembre à 18h30

Éric Holder

Autour de son dernier roman : "Hongroise" publié aux éditions Flammarion.

Éric Holder est né en 1960 à Lille. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages parus aux éditions Le Dilettante : "La belle jardinière" (1994), "En compagnie des femmes" (1996), "Nouvelles du nord" (1998). Ses romans ont été, pour la plupart, publiés par les éditions Flammarion : "L'homme de chevet" (1995), "Bienvenue parmi nous" (1998), "La correspondante" (2000). Il a reçu le prix Novembre et le prix Roger Nimier.

"Le voisin du narrateur, dans un hameau isolé, s'appelait Claude. II s'est arrêté de vivre en mai. Les deux hommes ont beaucoup parlé ensemble de la mort. Elle a fini par prendre l'un d'eux. Au survivant, l'écrivain, il appartient de dresser une stèle à son ami. La voici. C'est Hongroise. Claude s'était installé à Bordeaux, au début des années 1960. Grand bourgeois, cassé par la guerre d'Algérie, il voulait devenir un bon mari, un bon père. Le hasard le conduisit chez les Ferenczi, des Hongrois en exil, mystérieux et fantasques. II y retrouvait Viktor, un courtier en tableaux, et ses deux filles, Véra et Ibolya. Le trio habitait l'ancienne pension Esterhazy, connue de toute la ville. Claude leur rendait des visites régulières, d'abord sans savoir pourquoi. Pour oublier la vie de province ? Pour voir et perdre Véra ?"

"Il faut un romancier au sommet de son art pour tisser cette toile à la fois lâche et prenante.. Cette simplicité, ce dépouillement, cette "petite musique" sont la marque distinctive de l'artisan Holder. Il mérite de toucher enfin un plus large public." (J.C.Perrier)

"On voudrait que d'autres vies puissent être ainsi volées par un grand écrivain et devenir un roman comme Hongroise, beau à pleurer. Un chef d'œuvre." (J.P.Tisson, Lire).

La rencontre sera animée par Jacques Abeille.


Samedi 28 septembre à 18h

5ème Mur

Vernissage à l'occasion de la parution du dernier numéro du magazine-exposition "5ème Mur"

Avec Claus Sauer, Andrea Crews (Maroussia Rebecq), ¥€$ (collectif international).

à la Galerie, 18 rue du Parlement Saint-Pierre.


Jeudi 10 octobre à 19h

Agustina Bessa Luis

Pour la parution de son livre "Le principe de l'incertitude" aux éditions Métailié.

Née en 1922 dans le nord du Portugal, elle publie son premier livre en 1948, mais c'est "La Sybille" (1954) qui la fera connaître. Elle a publié depuis de nombreux romans, des biographies romancées, des scénarios de films, du théâtre (elle a dirigé le théâtre national de Lisbonne), et de nombreuses chroniques. Elle a dirigé un important quotidien de Porto.

Parmi ses ouvrages traduits : "La Cour du Nord" (1991), "Maximina" (1996), "Un Chien qui rêve" (2000), tous publiés aux éditions Métailié et "Camilio et Eugenia" (1993) aux éditions L'Escampette.

La rencontre sera animée par Eduardo Prado-Coelho.


Vendredi 11 octobre à 18h30

Jean Lacouture

En compagnie de Nicole et Gilbert Balavoine, à propos de l'ouvrage : "La Raison de l'Autre, Montaigne, Montesquieu, Mauriac" publié aux éditions confluences.

Écrivain, journaliste, biographe, Bordelais d'origine, Jean Lacouture est l'auteur de très nombreux ouvrages, notamment de biographies de Mauriac et de Montaigne.

Gilbert et Nicole Balavoine dirigent à Bordeaux l'association et maison de production MMM, et ont notamment réalisé un film sur Mauriac et Malagar. Le texte de cet ouvrage est tiré du film qu'ils ont réalisé avec Jean Lacouture, La raison de l'autre.

Les 3 M (Montaigne, Montesquieu, Mauriac) sont un mythe littéraire à Bordeaux. Mais personne jusqu'à présent n'avait véritablement interrogé le lien profond qui pouvait unir, à cinq siècles de distance, trois de nos plus grands écrivains. Gilbert et Nicole Balavoine, sur la base d'un entretien avec Jean Lacouture, ont tiré un film de 70 minutes de ce mythe, tourné dans les différents lieux où ont vécu nos trois personnages, entre autres au château de Montaigne, à La Brède et à Malagar. Cet ouvrage, accompagné d'un DVD contenant le film, reprend la totalité des propos de Jean Lacouture, autour de quatre grands thèmes : le lien à Bordeaux, l'importance des lieux et de l'enracinement dans la terre de Gascogne, l'émancipation et l'influence parisienne, et enfin la conscience profonde du monde et l'engagement sans concession en faveur de la justice et de la tolérance dans lesquels se retrouvent l'auteur des Essais, le philosophe de l'Esprit des Lois et le polémiste du Bloc Notes.

La rencontre sera animée par Bernard Cocula.

À 20h30, une projection publique du film Montaigne, Montesquieu, Mauriac, La Raison de l'autre aura lieu au cinéma Utopia, place Camille Jullian. Elle sera suivie d' un débat avec Jean Lacouture et les réalisateurs Gilbert et Nicole Balavoine. Les billets peuvent être achetés et retirés à l'Utopia dès le 1er octobre.


Samedi 12 octobre à 18h

Vlastimil Tresnak et Jàchym Topol

Autour de la littérature tchèque.

Chanteur, parolier, nouvelliste, scénariste, photographe et peintre Vlastimil Tresnák vit aujourd’hui à Prague, où il est né en 1950. Il a déjà publié en France : "On ne parle pas la bouche pleine" (2000) et "L'essentiel au sujet de monsieur Moritz : happy week-end" (2002) aux éditions l'Esprit des péninsules.

Né à Prague en 1962, Jáchym Topol est devenu un auteur culte pour la jeune génération tchèque. Il a reçu le prix Egon Hostovsky et a été traduit en Allemagne et aux États-Unis. Il est l'auteur de : "Fin de carnaval" (l'Avant-Scène), "Ange exit" (Laffont, 1999), "Missions nocturnes" (Laffont, 2002).

La rencontre sera animée par l’éditeur Éric Naulleau (L’Esprit des péninsules).


Mardi 15 octobre à 18h30

Pascal Quignard

Pour la parution des trois volumes de "Le Dernier Royaume" : Les ombres errantes, Sur le jadis, et Abîmes aux éditions Grasset.

Pascal Quignard est né en 1948. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : "Petits Traités"(Maeght), "Le salon du Wurtemberg" (Gallimard, 1988), "Le sexe et l'effroi" (Gallimard 1996), "Rhétorique spéculative" (Calmann-Lévy, 1995), "La haine de la musique" (Calmann-Lévy, 1996), "Vie secrète" (Gallimard, 1998), "Terrasse à Rome" (Gallimard, 2000).

"Il y a vingt ans j'ai composé les huit tomes des "Petits Traités". Ils sont parus aux Éditions Maeght. "Dernier Royaume" est un ensemble de volumes beaucoup plus étendu et étrange. Ni argumentation philosophique, ni petits essais érudits et épars, ni narration romanesque, en moi, peu à peu, tous les genres sont tombés. Enfant, durant toute mon enfance, chaque nuit, je tournais la tête du crépuscule jusqu'à l'aube. Cela me paraissait beaucoup plus intéressant que dormir. C'était peut-être un signe de carence mais cela m'excitait. C'est vraiment une tête qui tourne à toute allure que ces volumes. Un éclair de tête. Ce n'est pas un jugement sur le temps ou le monde ou la société ou l'évolution humaine : c'est le petit effort d'une pensée de tout. Une petite vision toute moderne du monde. Une vision toute laïque du monde. Une vision toute anormale du monde."

"Pascal Quignard présente en septembre les trois premiers livres d'une série qu'il a intitulée "Le dernier royaume", qu'il présente comme ouverte, entreprise d'écriture totale, réflexion sur le temps, l'origine, mêlant récits et réflexions. Un antérieur du langage, mû de toute sa force primitive, naît puissamment de cette accumulation, pour déplacer notre regard sur l'écriture.

C'est l'œuvre la plus nécessaire du moment, à la fois rigoureuse et ouverte, considérable réflexion concrète sur l'écriture, vraiment excitante…" (François Bon, Remue.net)

La rencontre sera animée par Éric Audinet et Dominique Rabaté.


Mercredi 16 octobre à 19h

Laurent Mauvignier

Pour la parution de son dernier roman "Ceux d'à côté" aux éditions de Minuit.

Laurent Mauvignier est né en 1967. Il vit à Bordeaux. Il a déjà publié aux éditions de Minuit : "Loin d'eux" (1999) et "Apprendre à finir" (2000), Prix Wepler 2000, prix du Deuxième Roman et prix du Livre Inter 2001.

Parce que Claire, sa voisine, lui a raconté ce que c'est de revivre sa propre mort chaque nuit, d'entendre un souffle d'homme derrière soi et de sentir sur son corps son odeur à lui, des semaines après. Et parce que s'approprier l'histoire des autres c'est au moins commencer à vivre un peu, alors Catherine attend, le jour, la nuit, cet homme-là. L'homme qui marche dans la ville et rôde vers la piscine, dans les rues, parfois jusqu'à chez elle.

"Cette douleur à moi, là, qui faisait un creux et que j'entendais battre sous la peau. J'écoutais mon cœur en posant ma main sur la peau, ça bat, oui, ça bat encore mais comme ça faisait mal, les sourires sur leurs bouches. Il fallait baisser les yeux, il fallait rabattre bien sa paume sur le cœur pour ne pas laisser voir où ça me laissait, où eux me laissaient, sans s'en rendre compte, avec leurs yeux pour eux, sans les autres, sans savoir que les autres, c'était moi.

Et on écoutait Schubert dans la voiture. Pas tout le temps, non, des fois au contraire on écoutait cette station où ils ne passent que des chansons des années soixante-dix, qu'on connaissait tous les trois par cœur et dont on s'était fait un jeu. Il fallait trouver dès les premières mesures qui chantait, et Claire gagnait tout le temps, avec Sylvain qui lui disait quelle culture, quelle culture, en regardant la route, en jouant l'homme impressionné. Mais surtout, on écoutait Schubert." (extrait)

"Et pourtant, on ne peut s'empêcher de se demander d'où vient que, depuis "Loin d’eux", il trouve, sans jamais les bousculer, des mots si justes et si violents pour faire entendre le tonitruant silence des femmes et des hommes inaptes à ce que Pavese, suicidé de la société, appelait "le métier de vivre". (Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur)

La rencontre sera animée par Dominique Rabaté.


Jeudi 17 octobre à 18h30

Marie Borel

Rencontre-lecture autour de la poésie contemporaine et de la traduction de poésie anglo-saxonne, à l'occasion de la résidence de l'auteur à Bordeaux.

Écrivain et traductrice, Marie Borel vit à Paris. Elle a publié en 2001 à Bordeaux "Le léopard est mort avec ses taches" aux éditions de l'Attente (collection Week-end) et traduit "Pelouse du tiers exclu" de Rosemarie Waldrop dans la collection Format Américain / Un bureau sur l'Atlantique. Marie Borel a d'autre part collaboré à la nouvelle traduction de la Bible publiée aux éditions Bayard en 2001 : Ancien Testament : Lévitique, le Livre des Nombres et Qohélet avec Jacques Roubaud et Jean L'Hour, Esther (grec) et le Livre d'Esther avec Aldina da Silva.

La rencontre est organisée par l'association Permanences de la littérature avec la participation du poète Emmanuel Hocquard.


Samedi 19 octobre à 15h30

L'Escampette

"L'Escampette fêtera en janvier 2003 son dixième anniversaire : cent trente , soixante quinze auteurs dont quelques poètes de tout premier plan (la Portugaise Sophia de Mello Breyner, l'Italien Giuseppe Conte, le Marocain Mohammed Bennis, la Suissesse Anne Perrier, etc.) et quelques prosateurs reconnaissables à leur passion pour l'envers du décor (de Jean-Paul Chabrier à Michel Braudeau ou de Christian Garcin à Jacques Borel). Cent trente livres au seul service d'un amour immodéré des courants d'air, loin des chapelles, des mots d'ordre et des poses …" Claude Rouquet

Avec le poète italien Giuseppe Conte. Né en 1925 en Ligurie, il vient de publier à l'Escampette "Villa Hanbury et autres poèmes".

Rencontre lecture entre Claude Rouquet et Giuseppe Conte.


Samedi 19 octobre à 17h

William Blake

"Depuis 1976, les éditions William Blake & Co. publient de la littérature de création, des livres d'artistes, des écrits sur l'art, de la philosophie, des textes anciens introuvables, des photographes contemporains, auteurs illustres ou découverte d'inconnus, sans autre critère que la pertinence du sens, l'audace du vrai, la hauteur et l'éclat de la manière." Jean-Paul Michel

Avec Patrice Cambronne, traducteur des Confessions de Saint Augustin en Pléiade, auteur de Chants d’Exil et de Gilgamesh, adaptation théâtrale, aux éditions William Blake & Co.

Débat entre Jean-Paul Michel et Patrice Cambronne.


Samedi 19 octobre à 18h30

Le Bleu du Ciel

"La collection Le Bleu du Ciel est née en 1990, du travail réalisé pendant 10 ans autour de la revue Affiche de poésie. La maison publie essentiellement de la poésie contemporaine ainsi que des œuvres que croisent la poésie et d'autres formes d’expression comme l'image. Au rythme d’une dizaine d'ouvrages par an, Le Bleu du Ciel affirme la vitalité de l'écriture contemporaine et de l'importance de sa bonne diffusion."

La rencontre réunira autour de l'éditeur Didier Vergnaud, Vincent Sabatier et Claude Chambard

Vincent Sabatier

Pour la parution de son livre "Jacques Lacan, Jules Michelet, Dans ce Livre-lit" Enseignant à Saint-Étienne, Vincent Sabatier publie son premier livre. Il a déjà collaboré a des revues, réalisé les Affiches n°25 et 32 et a bénéficié d’une bourse au Collège International de Philosophie.

Son livre s’apparente à la technique du centon, c’est-à-dire constitué d’un travail de fragmentation, de phrases, de mots retissés ensemble. À partir de "sept cent trente sept f-il-amant(s) de Jacques Lacan, encore neuf ; cinq cent quatre-vingt six fragments marins de Jules Michelet…", Vincent Sabatier crée une véritable esthétique combinatoire de la suture et de la couture, une "mise ensemble" et en "sens".

Claude Chambard

Pour   son dernier ouvrage "La vie de famille".

Chargé de missions au Centre Régional des Lettres d’Aquitaine, Claude Chambard nous propose de redécouvrir son dernier livre La vie de famille publié en mars 2002. Il s’agit du premier volet du cycle Un nécessaire malentendu qui comprendra deux ouvrages à paraître aux éditions Le Bleu du Ciel. L'auteur, autrefois éditeur-imprimeur a composé son texte, avec un goût manifeste de l'esperluette et de la facétie, jouant de toutes les ressources de la langue et de la page. Il nous donne "Une multiplication des angles de vue, sur la vie de famille, l'écriture, l'amour."


Vendredi 25 octobre à 18h30

Thierry Discepolo

Pour la parution de l'ouvrage de l'historien américain Howard Zinn : "Une histoire populaire des Etats-Unis" aux éditions Agone.

Thierry Discepolo dirige les éditions Agone depuis leur création. Revue née à Marseille en 1990, Agone devient en 1998 une maison d'édition dont la ligne éditoriale est clairement définie dès les premiers titres : apporter des éléments de réflexion sur les thèmes qui agitent notre présent, nourrir d'analyses et de critiques argumentées les débats sur nos choix de société.

Howard Zinn a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University où il est aujourd'hui professeur émérite. Son oeuvre (une douzaine d'ouvrages) est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.

Depuis une quinzaine d'années, on assiste, aux Etats-Unis, à une remise en question fondamentale de l'histoire. Ce renouveau s'est manifesté dans des études ponctuelles sur l'esclavage et la reconstruction, la période révolutionnaire, la formation du "capitalisme politique", ainsi que dans l'analyse de l'expansion territoriale (la conquête de l'Ouest) perçue comme la première étape de l'impérialisme américain. En commun, dans ces ouvrages, le refus de la simplification et aussi la volonté d'une approche globale où la réalité est saisie dans sa multiplicité : la dimension économique est essentielle, mais non moins fondamentales les dimensions politique, sociale, militaire, idéologique et culturelle.

Le livre d'Howard Zinn présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle.

La rencontre sera animée par Patrick Rödel.


Mercredi 30 octobre à 18h30

Claire Boileau

Autour de son livre : "Dans le dédale du don d'organes" publié aux Éditions des archives contemporaines.

Après une formation et une pratique infirmière, Claire Boileau s'est tournée vers l'anthropologie du corps, de la mort et du don. Elle est actuellement anthropologue, chercheur associé au Laboratoire " Sociétés, Santé, Développement " - CNRS (Université Victor Segalen - Bordeaux 2). Elle est également membre du Conseil Médical et Scientifique de l'Établissement français des Greffes.

Qui n'a pas entendu parler de la pénurie de greffons ? Les français manqueraient-ils de cœur au point de compromettre le succès des greffes ? Et si le manque de greffons s'articulaient en fait autour du prélèvement d'organes et des inquiétudes qu'il suscite, donc, en amont de la greffe ?

Cet ouvrage n'est pas un réquisitoire et l'auteur ne vous dira pas "ce qu'il faut choisir" : l'ethnologue porte son regard ailleurs, sur l'envers de la greffe et ce que nous ne voulons habituellement ni voir ni savoir. C'est bien là, au moment d'un prélèvement d'organes, que surgissent nos interrogations les plus intimes : celles de nos chairs, de nos représentations de la mort et du corps ; il laisse désemparées les familles à qui l'on demande l'autorisation de prélever les organes d'un être cher comme il renvoie les soignants à de terribles dilemmes. Qui mieux que l'ethnologue pouvait révéler la nature même de ces réticences ?

A l'heure où les biotechnologies sont de plus en plus souvent sollicitées pour soigner, réparer ou remplacer l'organisme défaillant, il est plus que temps de s'interroger sur le sens profond de ces nouveaux usages dont les enjeux débordent largement leur cadre technologique.

Le débat sera animé par Madina Querre.


Vendredi 15 novembre à 18h30

François Bon

Autour de son dernier livre : "Rolling Stones, une biographie" publié aux éditions Fayard.

François Bon est l'auteur de nombreux ouvrages dont : "Sortie d'usine" (Minuit, 1982), "Le crime de Buzon" (Minuit, 1986), "La Folie Rabelais" (Minuit, 1990), "Temps-Machine" (Verdier, 1993), "Parking" (Minuit, 1996), "Paysage fer" (Verdier, 2000), "Quatre avec le mort" (Verdier, 2002).

"Le début est devenu légende : à la gare de Dartford, banlieue sud-est de Londres, deux adolescents de dix-sept ans montent dans le même train, et l'un aborde l'autre parce qu’il a un disque de Chuck Berry sous le bras - la rencontre en juin 1960 de Mick Jagger et de Keith Richards. D'autres moments sont passés dans la mémoire collective : Brian Jones qui meurt à vingt-neuf ans dans sa piscine ou bien, cette même année 1969, à Altamont, Meredith Hunter poignardé par un Hell's Angel. Au cours de ces quarante ans d'histoire des Rolling Stones, la drogue, l'amour, la mondialisation des musiques, l'anglais comme esperanto, un peu de rébellion et beaucoup d'argent. Nous avons grandi, nous nous sommes formés dans ces musiques et cette mutation du monde. Sur les Rolling Stones des dizaines de témoignages dispersés permettaient déjà de reconstituer les hasards, l'invention musicale, mais aussi les rouages économiques qui mêlent au destin d’une poignée de petits hommes singuliers des transformations bien plus larges. Il manquait de les réunir, d'enquêter encore : alors c'est sa propre adolescence qu'on explore. Voici donc le roman d'une époque, où se mêlent les langues, le rock et ses guitares."

"Rolling Stones, une biographie" n'est pas un livre "sur" mais "avec" les Rolling Stones. Si François Bon tente de comprendre comment le groupe se représentait son environnement, il s'intéresse aussi aux collégiens et lycéens de Civray, bourg de 3000 âmes dans la Vienne. Après tout, ces jeunes gens ont aussi vécu cette révolution. Parmi eux, François Bon, fils d'institutrice et de garagiste, jeune lecteur de Dostoïevski, Dickens et Poe - Tolstoï et Rimbaud viendront plus tard. "La culture livresque faisait partie des meubles, mais musicalement, cela se limitait aux bals du 14-Juillet et à Tino Rossi." (Bruno Lesprit)

La rencontre sera animée par Renaud Borderie.


Mardi 19 novembre à 18h30

Maja Lundgren et Björn Larsson

À l'occasion de la semaine autour de la culture suédoise organisée par l'association Arcadia.

Née en 1965, Maja Lundgren vit à Stockholm. Son premier livre, Sprickan i ögat (La Faille dans l'œil), est paru en 1993. Les éditions Actes-Sud viennent de publier son deuxième titre "Pompéi".

Elle écrit régulièrement dans les pages culturelles du journal Aftonbladet.

Maja Lundgren, après de longues recherches (environ 18 mois) à Naples et à Pompéi, retourne en Suède et passe un an à écrire ce roman historique-pataphysique. Pour ce livre qui connaît un grand succès en Suède (sélectionné pour le Prix August Strindberg en 2002), elle s'est inspirée de la littérature surréaliste française et en particulier de Raymond Queneau.

Björn Larsson, né en 1953, est maître de conférences en français à l'Université de Lund, en Suède. Il est également marin et auteur de quatre romans. Il a connu un succès international avec "Long John Silver" (Grasset, 1995), aujourd’hui publié dans dix pays. "Le cercle celtique" (Denoël), "Le capitaine et les rêves" et "Le mauvais œil" (Grasset, 2001) ont touché un large public.

"Cette ode à l’amour de la mer est placée sous le signe d'une figure tutélaire, poète suédois, prix Nobel de littérature en 1974, Harry Martinson : un "nomade du monde" pour qui le droit primordial de l'être humain doit être de voyager. Ici notre auteur navigue à la voile. Ils nous parle de la peur, de l'aube, de la fatigue, du bonheur, du vagabondage, du rêve, de la liberté… La liberté avant tout. La voile, c'est aussi cohabiter sur un petit espace, les ports, les cafés et les pubs et bien sûr les rencontres avec des êtres pittoresques…"

La rencontre est organisée par Arcadia et sera animée par Michel Abescat (Télérama).


Mercredi 20 novembre à 18h30

Alain Olive

Pour la parution de l'ouvrage "Qu'est-ce que l'Unsa" aux éditions l'Archipel - L'information citoyenne.

Alain Olive. Né en 1950, professeur d'économie et de gestion, il est secrétaire général de l'Unsa depuis 1994. Homme d'équipe et de dialogue, il a su fédérer une nébuleuse syndicale dispersée en l'aidant à dépasser ses particularismes. Son objectif : faire de l'UNSA une organisation réformiste dont la voix compte.

"Constituée en 1993 par le regroupement des principales fédérations constitutives du mouvement syndical autonome réformiste, l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) occupe aujourd'hui la quatrième place du paysage syndical français. Ce que l'Unsa préconise : un nouveau modèle de syndicalisme, respectueux de l'autonomie de ses composantes. Une vocation qui s'appuie sur une revendication phare : le renouveau de la démocratie sociale, qui ne se fera pas sans conclure des accords collectifs incontestables. Comment, dans cette perspective, se positionne l'Unsa par rapport aux autres centrales syndicales ? Quelles réponses apporte-t-elle aux nouveaux défis du monde du travail ? Comment entend-elle peser sur les grandes orientations économiques et sociales à venir ?"

La rencontre sera animée par Philippe Despujols.

Elle est la première d'un cycle autour de la collection "L'information citoyenne" qui présentera les principales formations syndicales.


Vendredi 22 novembre à 19h30

Carles Duarte

Pour la parution du recueil "Le silence" aux éditions du Noroît (Québec), traduit du catalan (Espagne) par Hélène Dorion et François-Michel Durazzo.

Carles Duarte i Montserrat (né à Barcelone en 1959) est poète et linguiste. Les grands thèmes qui reviennent constamment dans sa poésie, marquée par les paysages et les références culturelles méditerranéennes, sont la tendresse, le rêve et l'oubli. Auteur d’une vingtaine de recueils, il a été traduit en espagnol, italien, français, roumain et hébreu. Il a reçu les prix Rosa Leveroni et Vila de Martorell. Il a collaboré avec les sculpteurs Guido Dettoni et Manuel Gusachs et avec les chanteurs Dounia Hédreville et Franca Masu. En tant que linguiste il a travaillé avec les professeurs Joan Coromines et Antoni M. Badia Margarit et a publié des ouvrages de linguistique historique et de langages spécialisés.

“La tension du poème reflète constamment cette avancée fluide au cœur d’un monde où la sensation, tout autant que le rêve, le passé et l’imaginaire, constitue un instrument privilégié de connaissance. Ceci est d’ailleurs particulièrement perceptible dans Le silence où le poème nous convie à une véritable expérience d’être et de sens. En ouverture à chacun des poèmes, une citation extraite des Ennéades de Plotin, philosophe méditerranéen qui tenta une explication de l’unité du monde. […] A partir de là semble se construire lentement une sorte de cosmogonie de la sensation et de l’émotion.” (Extrait de la préface d’Hélène Dorion).


Carles Duarte sera présenté par François-Michel Durazzo et la traduction française sera lue par la comédienne Sarah Boréo.
Un vin catalan sera offert par les éditions du Noroît à l’issue de la lecture.


Samedi 23 novembre à 10h30

Sophie Bessis

Autour de la nouvelle édition de son livre : L'Occident et les autres" aux éditions La Découverte.

Historienne et journaliste, Sophie Bessis est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "L'arme alimentaire" (Maspéro, 1979) et "La dernière frontière" (Lattès, 1983).

"Cet ouvrage, paru dans sa première édition quelques mois avant les attentats du 11 septembre aux États-Unis, mérite d’être mieux connu en raison de ceux-ci. En effet, peu d’analyses sérieuses ont posé le problème comme Sophie Bessis l'a fait. Elle s'attaque à un sujet complexe et essentiel : comment se sont établis et ont perduré les rapports et les visions réciproques de l’Occident et des pays du Sud" (Historiens et Géographes)

La rencontre est organisée par Espaces Marx et sera animée par Jean-Paul Abribat.


Samedi 23 novembre à 16h30

Marie-Agnès Combesque

Rencontre autour de l'Amérique de Michael Moore.

Acteur, producteur, journaliste, scénariste, réalisateur pour la télévision et le cinéma Michael Moore a publié deux livres traduits en français aux éditions La Découverte : "Dégraissez-moi ça" (2000) et "Mike contre-attaque" (2002).

Journaliste et écrivain, spécialiste des États-Unis, Marie-Agnès Combesque vient de publier : "Gandhi et Martin Luther King, leçons de la non-violence" aux éditions Autrement. Les éditions du Félin rééditent son premier livre : "Mythologies américaines, repères pour un autre voyage". Elle est aussi directrice de la collection "J'accuse" aux éditions Syros.

La rencontre est organisée par l'A.C.P.G. à l'occasion de l'opération Clin d'Oeil Cinéma et sera animée par Jean-Louis Ribreau.

Marie-Agnès Combesque présentera le 22 novembre à 21h au cinéma Festival à Bègles le dernier film de Michael Moore : Bowling for Columbine.


Jeudi 28 novembre à 18h30

Figures de l'Art

À l'occasion de la parution de la dernière livraison de la revue Figures de l'art : Anges et Chimères du Virtuel (Publications de l'Université de Pau).

"Les anges fingunt - se façonnent, fictionnent -, avec l'aide de Dieu, des corps sensibles que l'homme peut voir, toucher, sentir (saint Thomas d'Aquin, Somme). C'est par sua virtute, que l'ange nous paraît parler, manger, marcher, occuper un lieu. Doué de virtus, l'ange déroge aux catégories aristotéliciennes en faisant du possible une puissance réelle, “en acte". L'ange est, selon Louis Marin ("L'ange du virtuel", Traverses, 44-45, Septembre 1988, p. 155) un corps virtuel qui "virtualise le monde, les êtres, les corps, les sociétés".

Les nouvelles technologies du vingtième siècle sont-elles de nouvelles "faiseuses d'anges"? Les cybernautes volent dans le cyberespace du Village global, parlent Net, "inhabitent" l'E-Mail, font l'amour en pixels. L'épopée cathodique a fait entrer notre corps prothétique dans l'ère du virtuel. Ce n'est plus l'espace et le temps qui sont les formes pures a priori de la sensibilité mais la téléprésence. Or, à la différence des autres images, "photo-graphiques", les images de synthèse ne "re-présentent" plus le réel. Comme les anges de saint Thomas, elles le feignent -fingunt-, le simulent. Elles paraissent exister, vivre toutes seules comme des virtus autonomes et responsables. Elles nous voient, nous sentent, nous touchent et réagissent aux mouvements de notre corps. Bientôt, elles se métamorphoseront au gré de nos pensées, de nos humeurs.

Le monde virtuel réalise-t-il une merveilleuse internationale des esprits, selon les vœux de Pierre Lévy, de Marvin Minsky et d'Edmond Couchot ou nous dresse-t-il aux "techniques d'un corps psychotique", comme le "cassandrisent" Virilio et Baudrillard ? "Absolument modernes" et résolument intempestifs, nombre d'artistes utilisent aujourd'hui les nouvelles technologies pour mieux mettre en question l'impensé philosophico-théologique qu'elles présupposent et les nouvelles techniques du corps qu'elles mettent en œuvre. C'est dans cette perspective, ouverte par Louis Marin, que le numéro 6 de Figures de l'art analyse les anges et chimères du virtuel." (Bernard Lafargue)

Le débat réunira Corinne de Thoury, Élisabeth Magne, Didier Dauphin (Université Bordeaux III), Corinne Rondeau (Université de Montpellier) et Bernard Lafargue rédacteur en chef de la revue.


Samedi 30 novembre à 17h

Jean-Jacques Hanine-Roussel

Pour la parution de son ouvrage "Callas unica !" publié aux éditions Carnot.

Jean-Jacques Hanine-Roussel est né en 1950. Ténor lyrique, il a travaillé le chant avec Viorica Cortez, Anita Pavalanche et Paul Finel. Il se produit en concert depuis 1986 essentiellement en France et en Italie et organise des manifestations musicales dans les deux pays. Historien de l'opéra, il a publié aux États-Unis et en Italie, les biographies de Giulietta Simionato (Parma, 1987 et Dallas, 1997) et de Gianni Poggi (Piacenza, 1995).

Née à New York en 1923, d'origine grecque, Cecilia Sofia Anna Maria Kalogeropoulos débute à Athènes en 1938, mais c'est en 1947, en Italie que débute vraiment sa carrière. Après ses succès à la Scala de Milan et sur toutes les grandes scènes lyriques, "la Diva du siècle", "l'Unique", "l'Incomparable" s'impose comme l'une des plus grandes artistes de son temps. Elle meurt à Paris le 16 septembre 1977.

"Callas, un mythe, non… Callas, Le mythe !

Adulée ou détestée, Maria Callas, n'a jamais laissé personne indifférent. Elle avait tout à apprendre, elle l'a fait et c'est en cela que réside son génie. Maria Callas voulait être la première et elle a su le devenir, en donnant à l'art lyrique une dimension nouvelle. Après elle, plus personne ne supporterait de voir une plantureuse matrone incarner Norma, Médée ou Violetta, figée au milieu de la scène avec des gestes stéréotypés et des poses ampoulées, eût-elle la meilleure voix du monde !

Pourtant… les débuts italiens ne furent pas faciles. On peut même se demander, avec le recul, si le premier pas de la jeune soprano grecque sur la terre du bel canto n'allait pas marquer surtout le départ désastreux d'une carrière qui n'irait pas bien loin. Nous sommes en 1947, elle doit chanter Gioconda de Ponchielli aux Arènes de Vérone, sous la direction de Tullio Serafin..."

La rencontre sera animée par Micheline Banzet-Lawton et Philippe Colombani et illustrée d'extraits musicaux.


Mercredi 4 décembre à 18h30

Dominique Vidal

Pour son livre "Les historiens allemands relisent la Shoah" publié aux éditions Complexe.

Historien, Dominique Vidal a écrit plusieurs livres sur le conflit israélo-palestinien. Il est également rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique.

Berlin, le 20 janvier 1942 : dans une villa cossue des bords du lac de Wannsee, Reinhard Heydrich, chef de l'Office principal de la Sécurité du Reich et du Protectorat de Bohême-Moravie, réunit les représentants des principales instances du Parti et de l'État nazis. À l'ordre du jour : la "solution finale de la question juive". Plus de la moitié des onze millions de victimes désignées disparaîtront effectivement au cours de la Shoah, la majorité dans l'année qui suivra cette réunion, entre mars 1942 et mars 1943.

Soixante ans après la conférence de Wannsee, l'histoire de la Shoah, véritable paradigme de tous les génocides, continue de s'écrire. De jeunes générations d'historiens accèdent en effet à de nouvelles sources, qu'ils abordent de manière moins dogmatique, plus scientifique. C'est le cas en Israël, mais aussi et surtout en Allemagne où, au cours des années 1990, de jeunes chercheurs ont profondément renouvelé l'historiographie traditionnelle.

Nés après la Seconde Guerre mondiale, ils ont tourné la page de ce que Ian Kershaw appelle la "génération des jeunesses hitlériennes". La chute du mur de Berlin et la fin du communisme leur ont largement ouvert les archives de l'Union soviétique et des pays de l'Europe centrale et orientale. Ces matériaux inédits ont conduit ces chercheurs à dépasser les débats historiques des années 1970-1980 : libérés de bien des dogmes chers à leurs prédécesseurs, ils se sont attelés à une reconstruction du passé en partant de l'étude minutieuse des témoignages du passé.

Dominique Vidal en propose ici une synthèse, examinant, thème par thème, une douzaine de leurs livres, jusqu'ici inédits en langue française. Apportant sa pierre à une meilleure connaissance du génocide, cette présentation entend contribuer, du même coup, à la mémoire d'un génocide et à la prise de conscience des leçons universelles qui s'en dégagent.

La rencontre est organisée en association avec Les Amis du Monde Diplomatique et sera animée par Bernard Ecoffet et Johane Espérance.


Jeudi 12 décembre à 18h30

Frédéric Villar

À l'occasion de la parution de son livre "Boomerangs" aux éditions Culture Suds.

D'origine espagnole, Frédéric Villar vit et travaille à Bordeaux. "Boomerangs" est son premier ouvrage publié.

"J'ai exploré de nombreuses pistes avant de venir à l'écriture. Le dessin, le ballon ovale, la musique rock, la radio, le voyage aussi... Il y a eu les petits boulots, les belles rencontres et ces sensations fortes qui éperonnent l'imagination."

"Et ce soir, je m'y mets... je vais l'écrire ce roman que j'ai en tête depuis un ou deux siècles. Je vais le cracher, le crépiter d'un trait ce fameux texte. Il s'annonce fulgurant, percutant, puissant, brûlant même, au point que Lucifer en personne fera la queue avec les autres pour se le procurer. Le sujet ? je le tiens ou presque. Il mènera le lecteur par le bout du pif là où je voudrai. Une ligne lue sera plus aliénante qu'une ligne de coke.

Le premier éditeur qui va tomber là-dessus va chavirer. Je ne serai pas étonné qu'il modifie son calendrier pour me "sortir" plus vite de peur qu'un autre ne me pique. Et ce sera en effet bien plus prudent ! Du jamais lu ! diront les spécialistes." (extrait)

"On plonge facilement dans ce recueil de nouvelles en noir et blanc qui nous embarque dans un périple urbain autour de Bordeaux et de Toulouse. Le protagoniste, tel une caméra de cinéma, sans jamais en rajouter, avec doigté, et une pincée de nostalgie, nous révèle l'intimité de personnages à la recherche d'une stabilité improbable. La mort aussi est une des compagnes fidèles de cet homme que l'on imagine quadragénaire. Cependant l'atmosphère du livre n'est jamais pesante, on y respire la vie à travers une écriture rythmée sur un tempo de blues, avec une touche d'humour presque constante…"

La rencontre sera animée par Ana Rubio.


Vendredi 13 décembre à 19h30

Jean-Marie Laclavetine : Rabelais

Conférence - Lectures - Dégustation littéraire

Jean-Marie Laclavetine est né le 17 février 1954 à Bordeaux. Il vit actuellement à Tours. Membre depuis 1989 du Comité de Lecture des éditions Gallimard. Président du Centre Chorégraphique National de Tours de 1989 à 1993. Romancier, traducteur. Parmi ses dernières œuvres : "Première ligne" (Gallimard, Prix Goncourt des Lycéens 1999), "Le voyage au Luxembourg" (Gallimard), pièce créée par Miou-Miou au Théâtre de Chaillot en janvier 2000, "Œil pour œil" (argument pour une chorégraphie de J.C. Maillot, création par les Ballets de Monte-Carlo en avril 2001), "Le Pouvoir des Fleurs" (Gallimard, 2002).

Entre Bordelais et Pays de Loire, le vin occupe une place importante dans l'œuvre de Jean-Marie Laclavetine, tout comme chez Rabelais auquel il a consacré un essai en 1992. En 1994, il publie "Le Rouge et le Blanc" (Gallimard, Grand Prix de la Nouvelle de l'Académie française), recueil dont le vin, celui de Bordeaux précisément, est le thème fédérateur. 2002 : retour au pays de Gargantua avec "La Loire, Mille kilomètres de bonheur" (National Geographic, 2002).

La rencontre est organisée par le Centre d'Études Pluridisciplinaires Des Imaginaires du VIN - CEPDIVIN et sera animée par Christine Escarmant et Amancio Tenaguillo y Cortázar.

Les prochaines rencontres de Cepdivin :

Samedi 15 mars 2003 : Le vin dans l'œuvre de Raymond Queneau avec Jean-Yves Pouilloux et Gabriel Saad ; vins de pays du sud-ouest.

Samedi 14 juin 2003 : Salah Stétié, Le vin mystique avec Salah Stétié, Christine Andreucci, Christian Coulon ; vins : Liban, Bordeaux.


Samedi 14 décembre à 17h

Patria Adentro

Concert de musiques d'Argentine et d'Amérique Latine avec Anibal Bresco (Argentine, voix, direction musicale, percussions), Ruben Yanez (Pérou, guitare, clavier, violon), Carlos Munisaga (Chili, instruments andins).

Le travail du groupe sera présenté par David Ortega.

Textes et musiques de : Atahualpa Yupanki, Hilda Herrera, Maria Elena Wash, Oscar Além, Walter Segura, Pablo Neruda, Nicolás Guillén, Eladia Blasquez, Anibal Bresco.

Entrée libre.

Le disque Patria Adentro est disponible à la librairie.

Essentiel pour la rectification et l'innovation que comporte le retour à Freud, il intéresse la spécificité de la psychanalyse dans sa pensée, son éthique, son expérience - son discours. C'est un recours précieux sinon indispensable pour la démarcation de ses fins d'avec celles de la psychologie, de la médecine et de toute thérapie sociale.

Incontournable tant parce qu'il est dans nos langues que par ses élaborations philosophiques et théologiques, l'être sert à Lacan à cerner des points de l'expérience qui excèdent toute la terminologie psychanalytique ; ainsi l'amour, l'interprétation, la fin de l'analyse - le parlêtre enfin.

On suivra ici une partie de ce chemin, dont chaque moment garde sa valeur, hors de tout système - il n'y a pas de système de Lacan -, localement, dans ses avancées, ses constantes et ses ruptures."

"Le risque est grand, chez les analystes, d'être des M.Jourdain de l'ontologie. Et comment feraient-ils autrement, si toutefois ils veulent garder quelque chose de Lacan ? Il y a danger de revendiquer avec quelque excès le "Je ne pense pas" de l'analyste."

La conférence est organisée par l'association R.S.I. et sera animée par Yves Rocher.


 

 

 

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