8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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PROGRAMME DES RENCONTRES JANVIER-JUILLET 2008

 

 

 

 


Vendredi 11 janvier à 15h

Gérard Filoche

Né en 1945 à Rouen, Gérard Filoche est issu d'une famille ouvrière. Il fait des études de philosophie et pratique de multiples activités professionnelles entre 1962 et 1982 : facteur, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie, journaliste, ouvrier du livre. Il est l'un des dirigeants du quotidien "Rouge" de 1975 à 1979. Contrôleur du travail à la formation professionnelle de 1982 à 1985, il est aujourd'hui inspecteur du travail dans le deuxième arrondissement de Paris.

Syndicaliste (CGT) il est membre du Bureau politique de la LCR de 1969 à 1994 puis il entre au PS dont il est membre du Conseil national depuis 1994.

Il est rédacteur en chef depuis 1992 de la revue "Démocratie & Socialisme", passerelle entre les différentes sensibilités de la gauche du Parti socialiste.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont : "Les clairons de Maastricht" (Deforges, 1992), "Pour en finir avec le chômage de masse" (La Découverte, 1995), "Le travail jetable" (Ramsay, 1997), "68-98, histoire sans fin" (Flammarion, 1998), "Retraites, réponses au Medef" (Ramsay, 2001), "Carnets d'un inspecteur du travail" (Ramsay, 2003), "On achève bien les inspecteurs du travail" (Gawsewitch, 2004), "Mai 68, histoire sans fin, vol.1" (Gawsewitch, 2007).

"Nous ne voulons pas d'une concurrence libre et non faussée, qui exclue le droit du travail. Même au plan international, nous voulons que l'OMC et l'OIT soient deux organismes qui travaillent à parité, qui disposent tous deux des mêmes droits de sanction pour imposer que le droit du travail soit constitutif du droit de la concurrence ! Dans le monde et chez nous. Et non pas un droit du travail écarté, annihilé, démantelé, soumis aux aléas du marché, aux seules règles de la guerre économique, des règlements boursiers, de la rapacité des financiers. C'est ce qui nous différencie, nous autres socialistes des capitalistes : nous faisons des lois républicaines qui servent les humains qui produisent les richesses et ne les soumettent pas à la seule exploitation."

Rencontre organisée par l'ACPG, dans le cadre de la 58e édition de l'opération Clin-d'Œil Cinéma.


Vendredi 18 janvier à 18h30

Marion Paoletti

Pour la parution de son livre : "Décentraliser d'accord, démocratiser d'abord, le gouvernement local en question" publié aux éditions La Découverte.

Marion Paoletti est maître de conférences en science politique à l'Université Montesquieu Bordeaux IV, membre du SPIRIT, et membre fondatrice de la Convention pour la 6e République. Elle a publié de nombreux articles et deux ouvrages : "La démocratie locale et le référendum" (L'Harmattan, 1997) et "Cahiers de campagne" (Le Bord de l'eau, 2002).

"La décentralisation se fait depuis des années au nom de la "démocratie locale". Or, la France des collectivités locales est aujourd'hui un millefeuille qui superpose des institutions trop nombreuses, qui tournent le dos aux impératifs de séparation des pouvoirs et de responsabilité politique au cœur de la définition de la démocratie. La conception actuelle du pouvoir local rend au mieux décoratif l'appel récurrent à la "participation des citoyens" au plan local, au risque de renforcer défiance et scepticisme.

Dans ce livre percutant, Marion Paoletti montre comment le cumul des mandats locaux et nationaux, la fabrique de la loi nationale par des élus locaux et, plus largement, le corporatisme électif dans la Ve République sont largement responsables des possibilités avortées de démocratisation locale. Des réformes nécessaires, évidentes, concernant la simplification des structures, l'amélioration de la démocratie représentative locale, la crédibilisation de la participation des citoyens, se révèlent impossibles.

La décentralisation est faite "par les élus locaux pour les élus locaux". Ce n'est pas une fatalité : la décentralisation pourrait être faite par des parlementaires pour des citoyens et animée par des élus locaux. C'est d'autant plus nécessaire que l'individu contemporain cherche désormais à peser, personnellement, sur le cours des choses."

La rencontre sera animée par Christophe Armagnague.


Mardi 22 janvier à 18h

Nathalie Viet-Depaule et Tangi Cavalin

Autour de leur ouvrage : "Une histoire de la Mission de France, la riposte missionnaire 1941-2002", publié aux éditions Karthala.

Tangi Cavalin est agrégé d'histoire, chercheur associé du Centre d'étude des mouvements sociaux (CNRS-EHESS). Nathalie Viet-Depaule, ingénieur d'études au CNRS est membre du Centre d'étude des mouvements sociaux. Ils ont tous les deux publié ou dirigé plusieurs ouvrages collectifs.

"Créé sous l'Occupation par le cardinal Suhard, le séminaire de la Mission de France a formé des prêtres pour riposter à la déchristianisation. Leur mission les a conduits à privilégier le travail. Du prêtre-ouvrier au médecin, de l'ouvrier agricole au cuisinier, du psychologue à l'artiste peintre, du chauffeur routier à l'ingénieur, ces hommes ont adapté leur apostolat aux mutations de la société, des Trente Glorieuses à la mondialisation.

Hantés par la prégnance de l'incroyance chez leurs contemporains, ils ont forgé une identité missionnaire par leur insertion dans les agglomérations industrielles et les campagnes à l'abandon, de Marseille au Limousin, étendant leur champ d'action jusqu'au Tiers-Monde, du monde arabe au Brésil et à la Chine.

Ces prêtres se sont engagés dans les luttes de leur temps. Au cœur des affrontements de la Guerre froide ou de Mai 68, opposés à la guerre d'Algérie, acteurs des syndicats et des mouvements associatifs face à la misère du monde, des prisons aux sans-logis, ils ont payé le prix de leurs convictions qui les plaçaient en porte-à-faux aussi bien vis-à-vis de l'autorité religieuse que civile. Dénoncés par les intégristes, ils ont fait l'objet de mises au pas par Rome jusqu'au Concile Vatican II et, par leurs actions perçues comme politiques, ont été jusqu'à enfreindre l'ordre légal.

Héritiers de la spiritualité de Thérèse de Lisieux et de Charles de Foucauld et face aux défis d'une société marquée par la sécularisation, les prêtres de la Mission de France ont inventé en communauté avec des laïcs, au nom de l'évangélisation, une riposte originale.

Ce livre donne à comprendre comment le catholicisme actuel résulte d’une histoire faite d'oppositions autour des valeurs qui définissent "l'être chrétien" aujourd'hui."


Jeudi 24 janvier à 18h30

Aline Ribière et Encarna Ruiz-Cuerva

Autour du catalogue de la résidence d'Aline Ribière à la Maison des Arts d'Évreux.

"Aline Ribière a la fragilité et la puissance, la vulnérabilité et l'irréductibilité de celle qui n'a pas choisi mais à qui un langage et ses enjeux se sont imposés, impérieux et complexes. Plasticienne depuis toujours - comme d'autres peignent ou sculptent - elle conçoit et réalise ce qu'elle a initialement nommé des Vêtements de l'imaginaire. Certes des objets d'emblée non déterminés par des fonctions d'usage, même festives et extraordinaires. Mais des objets plastiques où se troublent les repères du regard : sculpture, tapisserie, ouvrage de dames, art textile, art-corporel…?"

Projection de la vidéo "Empreintes" réalisée par Jacqueline Salmon et présentée pendant l'exposition.

La rencontre est organisée par l'association Transit et sera animée par Marc Guiraud.


Mardi 29 janvier à 18h30

Dominique Sigaud

Autour de son dernier roman "La corpulence du monde", publié aux éditions du Seuil.

Née à Paris en 1959, Dominique Sigaud est journaliste, essayiste et romancière. Son engagement, puis sa responsabilité d'écrivain l'ont naturellement amenée à couvrir et à témoigner sur de nombreux conflits (Algérie, Liban, Soudan, Rwanda, Irak…). Parallèlement, elle s'est investie dans l'animation de nombreux ateliers d'écriture, en particulier auprès du public carcéral ou scolaire.

Elle est l'auteur de dix romans et récits, publiés chez Gallimard dont : "L'Hypothèse du désert" (1996), "Blue Moon" (1998), "Les Innocents" (2000), "De chape et de plomb" (2003) puis chez Actes Sud : "The Dark Side of the moon" (2004), "Aimé" (2006) et "L'Inconfort des ordures" (2007).

Elle a aussi publié "La fracture algérienne, 1990 carnets de route" (Calmann-Lévy, 1991), "La confusion du sourire" (Inventaire-inventions, 2001).

"Un soldat britannique, membre des SAS, attend sa mission du jour dans la chaleur de Bagdad. À Marseille, un homme s'apprête à commettre un infanticide sur son fils de quelques mois. Dans le sud de la France, une romancière écrit sur sa vie et sur celle de ces deux hommes.

Le point commun entre ces trois personnages ? Une seule et même journée, et les détails qui la composent, ces événements, mineurs ou essentiels, qui construisent un quotidien, une existence, et font "la corpulence du monde".

Trois histoires apparemment aux antipodes, et qui pourtant s'articulent avec une grande maîtrise. C'est là la force et le talent de Dominique Sigaud : éclairer notre lien au monde, en passant par le singulier et l'intime ; nous en montrer l'épaisseur, la chair, dans ce qu'elle a de plus lumineux comme de plus sombre. On est happé par ce roman puissant et admirablement construit."

La rencontre est organisée par La Compagnie des Livres.


Mercredi 30 janvier à 18h30

Alain Ricard

Autour de son livre "Histoire des littératures de l'Afrique subsaharienne" publié aux éditions Ellipses.

Alain Ricard est directeur de recherche au CNRS où il a fondé le groupe de recherche sur les littératures d'Afrique noire. Il est actuellement directeur de recherche au Llacan (Langage, langues et cultures d'Afrique noire, laboratoire du CNRS). Il est l'auteur d'une dizaine de livres sur les littératures et le théâtre en Afrique, dans lesquels il explore les diverses dimensions de l'africanité, dans une approche qui essaie de conjuguer les problématiques de la littérature comparée et les méthodes de l'anthropologie culturelle.

Il a fondé et dirige la collection Traversées de l'Afrique aux éditions Confluences.

Le débat sera animé par Musanji Ngalasso-Mwatha.


Jeudi 31 janvier à 20h30

Jeanne Benameur et Philippe Lacadée

Autour de leurs ouvrages respectifs "Présent ?" (éditions Denoël) et "L'éveil et l'exil" (éditions Cécile Defaut).

Née d'une mère italienne et d'un père algérien, Jeanne Benameur quitte l'Algérie à l'âge de cinq ans pour s'installer avec sa famille à La Rochelle. Professeur de lettres, elle exerce ce métier avec passion. Auteur jeunesse, Jeanne Benameur publie de nombreux livres notamment chez Thierry Magnier et aux Editions du Seuil.

Philippe Lacadée est psychanalyste à Bordeaux, psychiatre attaché au Centre de jour pour adolescents de la demi-lune à Villenave-d'Ornon (CHS de Cadillac), Membre de l'École de la Cause freudienne et de l'Association Mondiale de psychanalyse, et vice-président du CIEN (Centre interdisciplinaire sur l'enfant). Il est l'auteur du "Malentendu de l'enfant" (éditions Payot Lausanne, 2003).

"Deux livres : "Présent ?" et "L'éveil et l'exil" ; deux disciplines différentes : professeur et psychanalyste ; deux auteurs qui présenteront chacun le livre de l'autre et qui tous les deux traitent de cette délicate transition de l'adolescence. Jeanne Benameur ouvre avec bonheur les portes d'un collège et nous démontre avec son écriture incisive et précise que pour certains de ces jeunes gens et jeunes filles l'entrée dans le langage ne va pas sans la présence inventive des corps enseignants. Son très beau roman dit la confiance qu'on peut avoir dans une langue à condition que chaque enseignant sache inventer son être présent en classe. Mais son livre comme tous les autres est aussi une vraie leçon clinique sur la vie. Philippe Lacadée fait valoir en nouant avec bonheur la littérature et ce que les adolescents lui ont enseignés comment une langue est vivante pour autant qu'à chaque instant on la crée. Donner un petit coup de pouce à la langue qu'invente chaque adolescent qui a la responsabilité de trouver sa langue dans ce moment de désarroi, tel est le fil d'Ariane de son écriture. Lui aussi témoigne de son travail avec des professeurs en collège de banlieue. Tous les deux, même si ce n'est pas à partir de la même présence, sont sensibles aux drames intimes de chacun, mais au lieu de se replier sur la nostalgie d'un temps où l'ordre régnait, ils ouvrent les portes de nouvelles inventions possibles à la hauteur de ce que ne cessent d'inventer nos jeunes à condition que l'on sache dire oui à une intelligence vive qui n'est pas forcément là où on l'attend."


Mercredi 6 février à 18h

Mateï Cazacu

Autour de son livre : "Dracula", publié aux éditions Tallandier.

Chercheur au CNRS et spécialiste du monde Byzantin, Mateï Cazacu est né en 1946 en Roumanie. Il est installé en France depuis 1973. Il a déjà publié de nombreux ouvrages dont : "L'Histoire du prince Dracula en Europe centrale et orientale au XVe siècle" (Droz, 1988), "Histoire des Slaves orientaux" (CNRS, 1998), "Gilles de Rais" (Tallandier, 2005).

"Dracula, le prince des vampires de Transylvanie, était, selon le romancier irlandais Bram Stoker, la réincarnation d'un vaillant prince du XVe siècle. Où finit l'Histoire, où commence le roman ?

Ce personnage a bel et bien existé ! Son nom, Vlad III, dit aussi l'Empaleur (1429/30-1476). Prince de Valachie - aujourd'hui Roumanie—, il est le contemporain de Mehmed II le Conquérant de Constantinople, du roi humaniste Mathias Corvin de Hongrie et du grand-prince Ivan III de Moscou et de toute la Russie.

Dans le monde cruel et déséquilibré du XVe siècle, Vlad Dracula oscille dangereusement entre la piété et la cruauté, la chevalerie tardive et la trahison, entre la construction de l'État centralisé et autoritaire et la tyrannie la plus sanglante.

Tour à tour bourreau pour ses ennemis et victime de la première campagne de propagande des temps modernes utilisant l'imprimerie comme support (1463-1488), grand souverain et tyran assoiffé de sang, Dracula est un personnage d'une rare complexité. Il s'inscrit dans la longue lignée des mal aimés de l'Histoire.

Cette première biographie historique de Dracula nous dévoile les multiples utilisations et interprétations qui ont été faites de cette "figure" de la fin du Moyen Âge : prince de Valachie chez les historiens ; tyran sanguinaire chez les Allemands et les Russes qui ont manipulé son image selon les intérêts politiques du temps ; vampire romantique enfin chez les romanciers et les cinéastes. Bref, le héros et son temps, le tyran et son public, le vampire et le monde des ténèbres.

Sa longévité et l'intérêt qu'il suscite encore aujourd'hui fournissent la preuve que Dracula est un véritable mythe fondateur de la conscience humaine : la vie après la mort...

Outre la traduction de nombreux textes d'époque et une importante iconographie, on trouvera également en fin d'ouvrage la version intégrale et jamais rééditée depuis 1878 du roman dont s'est inspiré Bram Stoker, totalement inconnu du public : Le Capitaine vampire. "

La rencontre est organisée par l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma".


Jeudi 14 février à 18h30

Anne-Marie Royer-Pantin

Autour de son livre : "La rose et le vin, esthétique du vin", publié aux éditions Klincksiek.

Ancienne élève de l'École Normale Supérieure (lettres classiques), spécialiste en œnologie et gastronomie, Anne-Marie Royer-Pantin est l'auteur d'un essai gourmand : "La Cuisine des amoureux" (Liber, 1997) et d'ouvrages sur les terroirs (Val de Loire, Bourgogne...). Elle a collaboré à la revue L'Amateur de bordeaux et au Guide encyclopédique des vins de France. Elle a également publié "Dégustations fabuleuses, dans la cave des écrivains" (La Table Ronde, 2003).

"Dans les pays méditerranéens, la tradition veut que l'on pose une rose à côté du verre à boire – geste délicat qui associe la beauté de la rose à la beauté du vin, l'un et l'autre fruits d'un accord parfait entre la nature et l'art.

Promenant son lecteur dans la culture occidentale comme dans un jardin à la française, l'auteur n'hésite pas à remonter haut et loin : Virgile, Ovide et Pline l'Ancien sont convoqués tour à tour dans cette quête buissonnière du Beau à laquelle sont associés des poètes de la Renaissance, des romanciers modernes… Une "esthétique du vin" s'esquisse, dont la treille et le rosier sont les amoureux symboles : esthétique des paysages et des travaux de la vigne, esthétique des lieux du vin, esthétique de la naissance et de la maturation, esthétique de la dégustation, esthétique de la représentation… "

La rencontre est organisée par l'association Cepdivin et sera animée par Amancio Tenaguillo y Cortázar.

Exposition dans la Galerie "TAG AOC" de Marc Vernier.

En dégustation, trois vins, trois couleurs, comme trois roses pour la Saint Valentin : Lunes de Miel (Blanc), Le Vin des Promesses (Rosé Clairet), Le Prince Sarment (Rouge). Une sélection proposée par François des Ligneris.

Participation (débat + dégustation) : 5 €. Réservation : 06.82.21.95.76.


Samedi 16 février à 18h

L'association Mélanges

Autour de l’ouvrage collectif "Nationale 10 - Voix de passage", coédité par Script.

"Un livre conçu dans l'urgence. Celle de dire et d'agir pour que s'ouvre une nouvelle voie à l'action culturelle. Point d'appui et ligne d'horizon de notre projet : la Nationale 10. Sur cette route qui traverse la France par l'Aquitaine, de l'Europe du Nord à l'Afrique, se sont retrouvés :

cinq auteurs : Geneviève Rando, Kangni Alem, Dalila Kerchouche, Abdourahman A.Waberi, Rémi Checchetto ;

cinq compagnies de théâtre : Au Cœur du Monde, Intérieur Nuit, Acteurs du Monde, le Théâtre des Tafurs, le Clastic Théâtre ;

cinq équipes de production et de diffusion girondines (l'association Mélanges) : MC2a - Migrations Culturelles aquitaine afriques, le Glob théâtre, Script, les Chantiers-Théâtre de Blaye et de l'Estuaire, le TNT-Manufacture de chaussures ;

et de multiples partenaires.

Entre 2004 et 2007, le long de la nationale 10, nous avons fait circuler de petites formes théâtrales pour ouvrir un débat de société sur le thème de l'exil et de l'immigration. Un thème qui questionne aussi l'expérience artistique.

Ce livre rend compte de ce voyage. Sous le titre Nationale 10 - Voix de passage, sont réunis : textes, entretiens, photographies, éléments d'analyse. Au lecteur de prendre la mesure des enjeux esthétiques, sociétaux et économiques d'une possible et nécessaire mutation des politiques publiques de la culture : pour conjuguer exigence artistique et diversité culturelle."

Rencontre animée par Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou, avec les représentants de l’association Mélanges : Éric Chevance, Bruno Lecomte, Guy Lenoir, Jean-François Prévand et Jean-Paul Rathier, et les participations de Sylvain Gautier (Conseil général de la Gironde), Joël Brouch (OARA), Michel Bonnamy (DRAC Aquitaine), et de Geneviève Rando.


Mercredi 20 février à 18h30

Christiane Restier, Marion Paoletti

Autour de l'ouvrage collectif : "Sexes, genre et politique", publié par les éditions Economica.

Christiane Restier-Melleray est maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux et travaille dans les domaines de la sociologie électorale, l'analyse des politiques publiques et de la communication politique. Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs et publié : "Que sont devenues nos campagnes électorales ? : l'éclairage par la succession de Jacques Chaban-Delmas en 1995" (Presses Universitaires de Bordeaux, 2002).

Marion Paoletti est maître de conférences en science politique à l'université Montesquieu Bordeaux IV, membre du SPIRIT, et membre fondatrice de la Convention pour la 6e République. Elle a publié de nombreux articles et trois ouvrages : "La démocratie locale et le référendum" (L'Harmattan, 1997), "Cahiers de campagne" (Le Bord de l'eau, 2002) et "Décentraliser d'accord, démocratiser d'abord, le gouvernement local en question" (La Découverte, 2007).

"On a souvent avancé que les femmes allaient faire de la politique autrement, voire remédier à la "crise de la représentation". Six ans après l’entrée en vigueur de la loi sur la parité, qu'en est-il vraiment ? Le meilleur équilibre des sexes dans la représentation politique a-t-il affecté la question du genre, autrement dit les rapports sociaux historiquement établis entre le masculin et le féminin et leurs effets sur les comportements des hommes et des femmes ? Avec la parité, les stéréotypes de genre ont-ils été affaiblis ou au contraire renforcés ?

Au terme d'une enquête sociologique de plusieurs années, menée par une équipe de chercheuses et chercheurs de plusieurs universités, ce livre propose, pour la première fois, un bilan complet de la "parité" en politique.

Un bilan pour le moins contrasté, parfois surprenant…"


Vendredi 22 février à 18h30

Ariel Schweitzer

Autour de son livre "Le cinéma israélien de la modernité" publié aux éditions L'Harmattan.

Docteur en recherche cinématographique et audiovisuel, professeur de cinéma à l'université Paris 8 et chargé de cours à l'Université de Tel Aviv, Ariel Schweitzer collabore à de nombreuses revues dont Les Cahiers du Cinéma.

"Au départ une thèse de doctorat, cet ouvrage est consacré au cinéma d'auteur israélien, mouvement nommé la Nouvelle Sensibilité et à son évolution dans les années 60 et 70. Il étudie les aspects esthétiques et thématiques de cette cinématographie, l'influence du cinéma d'auteur européen, notamment de la Nouvelle Vague française, ainsi que certains aspects économiques (méthodes de financement et de production). Les films de la Nouvelle Sensibilité sont analysés comme une réaction au cinéma de propagande sioniste d'une part, et au genre de la comédie populaire "orientale" d'autre part. À travers la mise en parallèle de ces trois courants, le livre ouvre un champ de réflexion sur la question de l'identité culturelle israélienne."

La rencontre est organisée par l'Association des Cinémas de Proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma".


Samedi 23 février à 16h30

Nathalie Hurmic, Sylvie Schmitt

Autour de leur ouvrage "Voya'jeux à Bordeaux" publié aux éditions Sud-Ouest.

"Une balade ludique autour de la place du Parlement, pour découvrir Bordeaux en jouant et une balade gourmande avec le goûter "macarons et mascarons" ou, comment donner vie à ces étranges figures qui ornent les façades de la ville.

Rendez-vous, présentation et goûter à la Galerie.


Jeudi 28 février à 18h30

Philippe Bono

Autour du livre "Au-delà des formes, Philippe Bono" publié aux éditions Elytis.

"Philippe Bono est sculpteur autodidacte. Il travaille principalement le bois et le fer, et reste attentif aux signes de la résurrection de la nature après qu'elle ait été tourmentée. Il réalise de nombreuses expositions dans des lieux publics."

"Le travail de sculpteur de l'artiste bordelais Philippe Bono s'exprime toujours par la redécouverte de matériaux que d'aucuns abandonnent aux errements du temps. Le fer rouillé, portant ostensiblement les outrages de la pluie, les traverses de chemin de fer aux veines saillantes, le bois déformé par les éléments ; toute chose que le commun laisse au rebut. De fait, l'œuvre se construit en symbiose avec ce que la nature abîme, comme pour mieux prolonger une vie jugée trop éphémère."

Rencontre animée par Michel Suffran, lectures par Daniel Belloteau.


Du 15 au 19 et du 21 au 26 février

"Cinquièmes rencontres cinématographiques : La classe ouvrière, c'est pas du cinéma"

Organisées par le cinéma Utopia et Espaces Marx. Projections, débats et tables rondes en divers lieux, au cinéma, à l'Athénée municipal et à la librairie, sur le thème, cette année : Non seulement on n'en finit pas avec Mai 68, … mais en plus la Commune n'est pas morte !

Rencontres à la librairie :

Samedi 23 février à 9h30

Des leçons de la Commune ?

Deux exposés :

Isabelle Garo : "Marx et la Commune comme invention démocratique".

Jean Ducange : "Quelques aspects des débats de la Commune dans l'histoire des mouvements ouvriers français et allemands".

Lundi 25 février à 18h

Autour d'Ousmane Sembène

Animé par Guy Lenoir, MC2A, avec Thimo Dia, enseignant en cinéma à l'université Bordeaux 3, Boubakar Boris Diop, écrivain sénégalais en résidence à MC2A, Alain Ricard, enseignant en histoire des littératures d'Afrique, INALCO.

Mardi 26 février à 18h

En finir avec l'esprit de Mai 68 ?

Avec Jean Cadet, syndicaliste CGT, membre du comité de grève Peugeot/Sochaux en 1968, Hervé Le Roux, cinéaste, Jean Magnadas, Espaces Marx Paris. Débat animé par Jean-Claude Gillet, Espaces Marx Bordeaux.


Jeudi 13 mars à 18h

Normand Baillargeon

Autour de son ouvrage : "Petit cours d'autodéfense intellectuelle" publié aux éditions Lux (illustrations de Charb).

Normand Baillargeon enseigne les fondements de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal. Il collabore régulièrement au journal Le Couac et à la revue À bâbord ! Il a déjà publié : "Les chiens ont soif" (Agone, 2001), "L'ordre moins le pouvoir" (Agone, 2001), "Entretiens avec Chomsky" (Ecosociété, 2003), "Éducation et liberté" (Lux, 2004).

"Il y a des leçons à côté desquelles on ne peut pas se permettre de passer. Celles de Normand Baillargeon, "petit" prof et grande gueule notoire tombent dans cette catégorie. Né de la consternation de l'auteur face à "l'état déplorable de la réflexion, du savoir et de la rationalité"», ce Petit cours est un peu, pardonnez l'oxymoron, la Bible des sceptiques. En ce sens qu'il permet de mieux révérer le Père cartésien, le Fils logique et le saint-Esprit critique.

Parce que "le sommeil de la raison engendre des monstres" (citation extirpée des Caprices de Goya), Baillargeon incite à se méfier des opinions déguisées en arguments. En pédagogue consciencieux, l'auteur commence par quelques notions de logique aristotélicienne et de rhétorique. Il procède en donnant - par étapes à peine plus longues que des psaumes, donc très faciles à lire - l'essentiel des outils nécessaires au décodage et au travail d'analyse rationnelle.

Et qu'y a-t-il lieu de décortiquer ? En premier lieu la "poutine" intellectuelle, ces pseudos discours, souvent faits de bruit et d'idéologie plus que de factuel. L'auteur cible plus particulièrement les messages de ce qu'il appelle les artistes "de la fourberie mentale et de la manipulation", tous ceux en situation d'intérêts et/ou en position d'autorité. Face à leur influence sur l'espace public, son livre enseigne à flairer les sophismes, paralogismes, "écrans de fumée", "hommes de paille", glissement de pensée et autres généralisations abusives.

Après avoir armé ses lecteurs contre les dérives du langage, son Petit cours s'attaque aux nombres, dénonce le "terrorisme" mathématique, ou statistique, et montre comment lire entre les méthodes comptables. L'auteur termine par un chapitre sur les médias d'information où il offre quelques pistes stratégiques pour éviter d'être victime de leurs simplifications." (Yves Bergeras)

La rencontre est organisée par Cityzenmag.com et l'Acrimed et sera animée par Jean-François Meekel, avec la participation de son éditeur Claude Rioux.


Vendredi 14 mars à 18h30

Yolande Villemaire et Stéphane Despatie

Yolande Villemaire est née au Québec en 1949. Après des études universitaires, elle se lance dans l'écriture tout en continuant d'enseigner la littérature. Depuis 1974, elle a publié alternativement recueils de poésie et romans. Grande voyageuse, elle a parcouru le monde et a vécu plusieurs mois dans un ashram au Maharashtra, en Inde. Ses textes sont traduits en Anglais, en Espagnol, en Italien, en Néerlandais et en Tchèque.

Stéphane Despatie est né à Montréal en 1968. Poète, éditeur, libraire et chroniqueur littéraire, il a participé à de nombreux festivals internationaux de poésie. Il est l'un des fondateurs du Marché de la poésie de Montréal. Il est l'auteur d'une douzaine de recueils. Ses poèmes ont été traduits en Espagnol, en Italien et en Russe.

"Très tôt dans la vie, j'ai décidé de m'accrocher au farfelu. En pratique par contre, j'ai beau ne pas prendre mes textes au sérieux, je les prends tout de même à cœur. Et ça, ça élimine une grosse part de cette apparente liberté qu'apporte ma condition de farfelu".

Rencontre-lecture organisée dans le cadre du festival Demandez l'impossible par le Théâtre des Tafurs et animée par Marc Torralba.


Mardi 18 mars à 18h

Bruno Bernardi

Conférence : "L'opposition entre représentation et participation est-elle bien formée ?".

Bruno Bernardi, HDR, enseigne en Première Supérieure à Marseille et dirige un programme de recherche au Collège International de Philosophie. Ses travaux portent sur l’oeuvre de Rousseau (dont il édité et commenté plusieurs œeuvres) et sur la philosophie politique. Il a notamment publié : "Le principe d'obligation : sur une aporie de la modernité politique" (Vrin, 2007), "La fabrique des concepts : recherches sur l'invention conceptuelle chez Rousseau" (Champion, 200), "Qu'est-ce qu'une décision politique?" (Vrin, 2003), "La démocratie" (Flammarion- GF, 1999).

 

On oppose aujourd’hui démocratie représentative et démocratie participative.

Cette opposition, peut-on observer, prolonge celle – forgée par les libéraux au début du XIXe siècle – de la démocratie « des anciens » et de la démocratie « des modernes ». Dans les deux cas, bien que ce soit à front renversé, on suppose une définition de la représentation comme délégation à des représentants du pouvoir de décider.

Rousseau, souligne-t-on souvent  (soit pour récuser son archaïsme, soit pour en faire un défenseur du pouvoir des citoyens), récuse le « système des représentants ». Mais on  explique rarement la déclaration surprenante qui accompagne ce refus : « L’idée des représentants est moderne : elle nous vient du gouvernement féodal ». En partant de cette affirmation  énigmatique, on reviendra, plus largement, sur  la formation de la problématique de la représentation dans la modernité, pour montrer qu'elle ne se réduit pas à la question du « système des représentants ». On tentera, à partir de cette approche historique, d’engager une réflexion sur  les modes de présence personnelle et collective que requiert la démocratie.

 

Rencontre organisée par la Société de Philosophie de Bordeaux.


Jeudi 20 mars à 18h30

Marcel Teysseyre

Autour de son roman : "Allemagne, entre chien et loup" publié aux éditions Bibliophane.

Béarnais d'origine, Marcel Teysseyre a vécu sa jeunesse à Baden-Baden. Après des études d'ingénieur à Lyon et à Karlsruhe, il a travaillé dans l'industrie, le plus souvent de part et d'autre du Rhin. Allemagne, entre chien et loup est son premier roman.

"En 1946, le narrateur, un jeune Français fils d'un militaire des troupes d'occupation en Allemagne découvre Fribourg en ruine, à l'âge de quatre ans. Devenu adulte, il se rend en Rhénanie où il rencontre Bernd, fils d'un proche d'Hitler. Ils se lient d'amitié et échangent sur la vraie nature et le passé de l'Allemagne."

Rencontre organisée avec l'aide du Goethe Institut de Bordeaux et la Bibliothèque franco-allemande. Lectures par Françoise Teysseyre.


Vendredi 21 mars à 18h

Marc Amfreville

Autour de la sortie du film de Philippe Ramos : "Capitaine Achab".

Marc Amfreville est professeur de littérature américaine à l'université Paris XII. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses traductions de littérature américaine. Il est préfacier et co-auteur de la nouvelle édition des œuvres d'Herman Melville dans la Bibliothèque de la Pléïade.

Rencontre organisée dans le cadre des Clins d'œil Cinéma.


Samedi 22 mars à 18h

La part des anges : 10 ans

Avec Cathy Schein et Gilles Piqué autour de l'ouvrage : "Vous...émois". .

"Peindre, peindre. Toujours peindre. Encore peindre. Le mieux possible ; le vide et le plein. Le léger et le dense. Le vivant et le souffle." Comme Zao Wou-Ki, l'auteur de ces mots, Cathy Schein fait, elle aussi la synthèse entre art oriental et occidental. De ses origines, elle a hérité l'art du trait, le rythme gestuel et les lois des correspondances ; de l'Occident, elle a conquis le maniement de la matière, le désir de construction et la science des couleurs." Fausto Mata (extrait de la préface)

Rencontre organisée par les éditions La Part des Anges à l'occasion de son dixième anniversaire.


Jeudi 27 mars à 19h

Vincent Sabatier

Autour de son livre : "Parenchyme, Colette, la chirurgie, la gastronomie" publié aux éditions Le Bleu du ciel.

Poète, Vincent Sabatier a déjà publié aux éditions Le Bleu du ciel : "Jacques Lacan, Jules Michelet dans ce livre-lit" (2002). Il mêle dans cette expérience poétique l'œuvre de Colette, la gastronomie et un dictionnaire de la chirurgie.

Rencontre-lectures organisée par le Bleu du ciel.


Vendredi 28 mars à 14h30

Laurent Dessart

Autour de son ouvrage "L'Afghanistan : à l'orée des temps du libre jugement, précis historique" publié aux éditions L'Harmattan.

Laurent Dessart est ethnologue, spécialiste de l'Afghanistan ou il a effectué de très nombreuses missions de terrain.

Rencontre organisée dans le cadre des Clins d'œil Cinéma.


Mercredi 26 mars à 18h30

Ronan Hervouet

Pour son livre "Datcha Blues, existences ordinaires et dictature en Biélorussie" publié aux éditions Aux lieux d'être.

Ronan Hervouet est maître de conférences à l'université Victor Segalen Bordeaux 2 et chercheur au Laboratoire d'analyse des problèmes sociaux et de l'action collective (Lapsac).

"Depuis 1994, la Biélorussie est dirigée de manière autoritaire par Alexandre Loukachenko, que les médias qualifient régulièrement de "dernier dictateur d'Europe". Mandaté par le ministère des Affaires étrangères, un sociologue français a eu l'occasion de partager la vie quotidienne des citoyens biélorusses : villes gigantesques et sans âmes, files d'attentes interminables devant les commerces, libertés individuelles bafouées, appartements mal isolés et trop petits où les familles supportent tant bien que mal la promiscuité, consommation acceptée d'aliments dont on sait qu'ils sont contaminés parce que provenant de Tchernobyl… Comment donner un sens à sa vie dans un tel univers ? C'est en se construisant des petites maisons secondaires de fortune, avec de la tôle ondulée ou des parpaings de récupération, que les habitants oublient, le temps d'un week-end, leurs soucis. L'aménagement de la datcha et du jardin attenant est-il l'occasion de se retrouver et d'inventer des espaces de liberté qui permettent de s'affranchir de la dictature ? Ou, au contraire, la datcha n'est-elle qu'un instrument du pouvoir, puisque bêcher son jardin permet d'accepter plus facilement la dureté du régime ? Ronan Hervouet nous livre des réflexions à portée générale sur la vie quotidienne en dictature."

Débat animé par Patrick Rödel.


Vendredi 28 mars à 18h30

Elsa Dorlin

Pour son livre "Sexe, genre et sexualités, une philosophie à soi" publié aux Presses Universitaires de France.

Elsa Dorlin est maître de conférences en philosophie à l'Université Paris 1. Ses travaux portent sur le racisme, l'histoire des sciences et les théories féministes. Elle a entre autres publié "L'Évidence de l'égalité des sexes" (L'Harmattan, 2001), "La Matrice de la race" (La Découverte, 2006), "Black feminism : anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000" (L'Harmattan, 2008).

"Le sexe désigne communément trois choses : le sexe biologique, tel qu'il nous est assigné à la naissance, le rôle ou le comportement sexuels qui sont censés lui correspondre - le genre, provisoirement défini comme les attributs du féminin et du masculin - et que la socialisation et l'éducation différenciées des individus produisent et reproduisent ; enfin, la sexualité, c'est-à-dire le fait d'avoir une sexualité, "d’avoir" ou de "faire" du sexe.

Les théories féministes s'attachent à la problématisation de ces trois dimensions du sexe. Le sexe biologique détermine-t-il le genre et la sexualité ?

S'agit-il d'une relation de normalisation ? L'hétérosexualité reproductrice, en tant qu'organisation sociale dominante de la sexualité, est-elle la norme légale, sociale, mais aussi médicale, à l'aune de laquelle les catégories de sexe, comme de genre, doivent être examinées, voire contestées ?

Les théories féministes ne s'attachent donc pas seulement à la délimitation théorique et pratique entre ce qui serait "naturel" et "culturel" ou "social", entre le sexe, le genre et les sexualités, mais aux principes, aux postulats ou aux implications, idéologiques, politiques, épistémologiques, de cette délimitation. Le présent volume porte sur les théories féministes telles qu'elles se sont développées ces quarante dernières années : le féminisme marxiste, l'épistémologie ou l'éthique féministes, l'histoire et la philosophie féministe des sciences, le black feminism, le féminisme dit "post-moderne" et la théorie queer."

Rencontre organisée dans le cadre du Festival Cinémarges.


Samedi 29 mars à 19h

"Psychanalyse"

Rencontre autour de la revue à l’occasion de la onzième livraison aux éditions Érès.

Créée en septembre 2004, Psychanalyse est une revue périodique (paraissant tous les quatre mois) dans le champ de la psychanalyse contemporaine. Elle n'est pas une revue à thème (comme la plupart de celles qui existent aujourd'hui), mais propose, au contraire, une cartographie récurrente (matrice de la revue), qui, par un découpage en parties, ouvre différentes voies pour traiter des questions qui engagent la place de la psychanalyse dans nos sociétés. Cette approche est porteuse de l'ambition qu'a la revue de revitaliser la recherche en psychanalyse.

Présentation par Pierre Bruno, directeur de la revue, débat avec Laure Thibaudeau, Isabelle Morin, Patricia León-Lopez et Marie-Jean Sauret.


Vendredi 11 avril à 18h

Hélène Blanc

Autour de son ouvrage : "KGB connexion : le système Poutine" publié aux éditions Hors Commerce.

Hélène Blanc est docteur en études slaves des langues orientales, politologue et criminologue au CNRS. Elle compte parmi les quelques experts français du monde russe contemporain, et est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur l'Union soviétique et la Russie contemporaine, dont certains co-signés avec la politicologue russe Renata Lesnik. Elle a déjà publié : "L'Empire corrompu" (Robert Laffont, 1990), "Les auteurs du printemps russe" (Noir sur Blanc, 1991), "Qui abattra Eltsine ?" (Le Rocher, 1992), "Le mal russe, du chaos à l'espoir" (L'Archipel, 2000), "T comme Tchéchénie..." (Gingko, 2005).

"La Russie depuis les années 1990 n'est ni un État de droit ni une économie de marché. Les fameuses privatisations n'ont été qu'une opération d'appropriation du bien public par la nomenklatura et la néo-nomenklatura, non sans liens avec les mafias et les services secrets. La Russie est devenue une oligarchie, c'est à dire un régime dans lequel le pouvoir appartient à un petit groupe de personnes privilégiant essentiellement leur intérêt personnel...

La présence des services secrets à la tête du pays remonte à 1982, avec la nomination de Youri Andropov au poste de Secrétaire général du Parti communiste d'Union soviétique. "Le choix d'Andropov officialise précisément le fait que les services secrets avaient, enfin, arraché le pouvoir au Parti communiste."

En août 1999, le terne et controversé Vladimir Poutine devient premier Ministre et, huit mois plus tard, élu Président. Cette élection est l'aboutissement final d'une logique historique et politique de la structure gouvernementale de l'État russe."

La rencontre est organisée dans le cadre des Clins d'œil Cinéma et sera animée par Jean-Louis Ribreau.


Mardi 15 avril à 18h30

Bruce Bégout

Pour une conférence : "Plaidoyer pour une nouvelle philosophie de l'existence".

Bruce Bégout est né en 1967 et enseigne la philosophie à l'université Michel de Montaigne Bordeaux III. Il a déjà publié : "La généalogie de la logique : Husserl" (Vrin, 2000), "Zeropolis, l'expérience de Las Vegas" (Allia, 2002), "Lieu commun : le motel américain" (Allia, 2003), "L'éblouissement des bords de route" (Verticales, 2004), "La découverte du quotidien" (Allia, 2005), "Pensées privées, journal philosophique 1998-2006" (Jérôme Million, 2007), "L'enfance du monde" (deux volumes, éditions de la Transparence, 2007 et 2008).

"A première vue, la vie quotidienne constitue le domaine d’une impérieuse nécessité : nécessité vitale, familiale, sociale, professionnelle, bref, tout un réseau serré d'obligations et de contraintes qui laisse peu de place à l'initiative personnelle. Puis-je en effet vivre de manière non quotidienne, extra-quotidienne ? Qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Suis-je libre par rapport à ma vie quotidienne ? Libre d'inventer une autre vie qui ne retomberait pas dans la monotonie et la monochromie du quotidien ? Il s'agit là de questions fondamentales qui ont agité des esprits aussi divers au XXe siècle que Heidegger et Breton, Debord et Lefebvre. Le quotidien, c'est la cloche du dîner, c'est le rappel à l'ordre d'une certaine obligation à satisfaire pour préserver l'existence telle qu'elle est. L'effectivité quotidienne met fin au "papillonnage des possibles", elle transforme tout possible pur en réalité dure. Il y a là quelque chose d'assez inéluctable et qui m'a toujours fasciné, ce fatum de la vie quotidienne qui fait que toute vie, même la plus précaire, la plus aventureuse, la plus intense, est toujours aussi une vie quotidienne. En un sens, on n'échappe pas à cette quotidienneté de la vie qui marque les limites de toute liberté humaine. Le quotidien n'est rien d'autre que cette base vitale sur laquelle doit s'appuyer toute liberté mais à laquelle elle ne peut se soustraire. Cette nécessité n'est ni naturelle (le besoin) ni culturelle (la forme sociale) : elle est anthropologique. C’est l'obligation de sortir de l'état ténébreux des origines pour former un monde sûr et familier où l'aventure humaine puisse se dérouler. Le quotidien, en somme, c'est "la volonté de forme", le désir de se donner une certaine figure spatiale, temporelle, causale, qui confère ordre, mesure et assurance à notre situation absolument déterminée."

Rencontre organisée par la Société de Philosophie de Bordeaux.


Jeudi 17 avril à 18h30

Hommage aux éditions José Corti

Rencontre avec Fabienne Raphoz, Bertrand Fillaudeau et Georges Picard.

D'origine corse, José Corti ouvre dès 1925 une librairie au 6, rue de Clichy à Paris. Il commence à éditer la plupart des auteurs surréalistes, ses amis : Breton, Éluard, Aragon, Char, Péret, Crevel, Dali… Il se fixe ensuite 11, rue Médicis où les éditions ont toujours leur siège. En 1938, il fait la connaissance de Julien Gracq qui, tout au long de sa vie n'aura pas d'autre éditeur. Pendant la seconde guerre mondiale, il édite des textes clandestins. Son fils est arrêté et meurt en déportation. Après la guerre, il publiera beaucoup de textes poétiques, parmi les plus hardis, des recherches critiques écrites par des universitaires novateurs (Georges Blin, Jean Rousset, Charles Mauron, Gilbert Durand) et rééditera des classiques méconnus du romantisme européen (Beckford, Blake, de Maistre, Walpole, Radcliffe).

Bertrand Fillaudeau, qui a travaillé avec José Corti de 1980 à 1984, a été chargé de prendre la suite. Tout en conservant l'esprit de la maison, il élargit le catalogue à deux nouvelles collections : "Ibériques" où le Portugal de Torga, le Mexique de Cernuda, l’Argentine de Fernández côtoient les lumières de Jean de la Croix et l'écriture joycienne de Ríos et "En lisant en écrivant" où poètes, romanciers ou essayistes de toutes latitudes partagent avec leurs lecteurs les relations passionnelles qu'ils ont eux-mêmes entretenues avec la lecture et l'écriture. Il accueille de nouveaux auteurs français - Christian Hubin, Éric Faye, Georges Picard, Claude Louis-Combet, Ghérasim Luca, Pierre Chappuis... - et étrangers - Andreïev, Hesse, Jahnn, Dickinson, Szentkuthy.

Fabienne Raphoz, co-responsable des éditions depuis 1997 a créé une nouvelle collection baptisée "Merveilleux" qui navigue entre voyages imaginaires et utopies, contes littéraires et collectes populaires, mythes ancestraux et rêveries modernes. Cette dernière née compte une trentaine de titres à ce jour. Elle a également accueilli de nouveaux auteurs (Denis Grozdanovitch, Israël Eliraz, Jean-Luc Parant, Robert Davreu, Caroline Sagot Duvauroux, Wallace Stevens, Maria Zambrano, Robert Alexis.

Georges Picard est né à Paris en 1945. Il a suivi des études de philosophie et a ensuite occupé différents postes dans le milieu de l’édition. Il est journaliste et auteur aux éditions Corti de nombreux ouvrages : "De la connerie" (1994), "Le Génie à l'usage de ceux qui n'en ont pas" (1996), "Tout m'énerve" (1997, "Petit traité à l’usage de ceux qui veulent toujours avoir raison", (1999), "Du bon usage de l'ivresse" (2005), "Tout le monde devrait écrire" (2006), "Mais dans quel monde vivez-vous" (2007).

Rencontre organisée à l'occasion des 70 ans de la maison d'édition.


Vendredi 18 avril à 18h30

Jean Chatain

Autour de son ouvrage : "Paysage après le génocide, une justice est-elle possible au Rwanda ?" publié aux éditions Le Temps des Cerises.

Journaliste à L'Humanité, Jean Chatain a couvert le génocide au Rwanda et est retourné à plusieurs reprises dans ce pays depuis 1994.

"Ce livre dense mais clair s'interroge sur les conditions rendant possible une véritable justice dans des circonstances aussi extrêmes et analyse les difficultés rencontrées par le gouvernement de Kigali pour mettre la fonction judiciaire au service de la réconciliation nationale. Si beaucoup d'encre a coulé au Rwanda, l'intérêt du travail de Jean Chatain est de mettre en résonance les événements rwandais avec les problèmes de l'Afrique en général : instrumentalisation de l'ethnisme par les milieux politiques locaux, qui s'en servent pour prendre ou conserver le pouvoir ; absence de démocratie et ingérence étrangère étouffante qui contribuent au recours à la violence. Chatain explique aussi pourquoi et comment le régime génocidaire a longtemps bénéficié de sympathies, plus ou moins aveugles, en France et en Belgique."

"Tant de livres ont été et sont encore écrits sur le génocide "rwandais" qu'il serait tentant d'en esquisser une comparaison. Mais comment rapprocher des genres aussi différents que les témoignages à chaud d'acteurs de l’humanitaire présents sur le terrain pendant la période des massacres…, les enquêtes institutionnelles ou d'ONG de défense des droits de l’homme..., des témoignages de rescapés du génocide, des travaux universitaires, qui apportent, à partir de points de vue, de connaissances diverses et de pratiques professionnelles différentes, des éclairages tout aussi diversifiés ? Jean Chatain connaît bien toute cette production, et il le montre dans l'usage qu'il en fait dans son livre, Paysage après le génocide. Cependant, il a un parti pris, qui est celui d’un journaliste et qu'il assume totalement, dans la forme narrative comme dans la perspective d'analyse. Jean Chatain est un des rares grands reporters français à avoir couvert la période des massacres et du génocide (avril-juin 1994) en suivant dans ses mouvements le Front patriotique rwandais (FPR) qui combattait les forces du gouvernement rwandais et l'armée régulière sous la responsabilité desquels étaient commises les atrocités. Il a donc enquêté "à chaud", et c'est, entre autres aspects intéressants, cela qui confère à son livre un caractère saisissant." (José Kagabo, préface).

La rencontre est organisée par l'association Cauri.


Mercredi 23 avril à 18h

Edwin Le Héron et Philippe Moutot

Autour de leur ouvrage "Les banques centrales doivent-elles être indépendantes ?" publié aux éditions Prométhée.

Edwin Le Héron est maître de conférences à Sciences Po Bordeaux. Ce spécialiste reconnu des questions monétaires est l'auteur de nombreux articles et ouvrages. On lui doit notamment une "Histoire de la pensée et de l'analyse économiques" (en collaboration avec Alain Barrère, Cujas, 1994) qui fait autorité. Il préside l'Association de développement des études keynésiennes (ADEK).

Philippe Moutot est à la tête de la direction de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Ce haut fonctionnaire passé par le FMI a pris directement part à la création de l'Euro et est au cœur de l'analyse et de la communication de la BCE. Il coordonne et supervise le Bulletin mensuel de l'institution ainsi que ses publications occasionnelles. Il est l'auteur de nombreux articles.

"La Banque centrale européenne (BCE) est la mal-aimée de l'Europe. De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, un large consensus critique semble s'être dessiné.

Pourtant, les partis de gouvernement, PS et UMP en tête, ont soutenu, depuis une vingtaine d'années, la création puis l'affermissement d'une BCE indépendante. Les Français eux-mêmes y ont consenti, à une courte majorité, par le référendum sur le traité de Maastricht en 1992.

Les partisans de l'indépendance justifient leur position par les nécessités de la lutte contre l'inflation. Ses détracteurs soulignent que l'indépendance de la BCE confine à l'irresponsabilité la plus absolue. Les uns voient à la fonction de banquier central un caractère purement technique et invoquent la séparation des pouvoirs, à la base de toute démocratie. Les autres considèrent que son rôle est forcément politique et fustigent le déficit démocratique de la BCE. Qui croire ?

C'est pour permettre à chacun de se forger sa propre opinion que les ouvrages de la collection "Pour ou contre ?" réunissent sur un même sujet les avis de deux experts aux points de vue différents dans un langage clair et accessible."

Rencontre organisée par les éditions Prométhée.


Mercredi 7 mai à 18h30

Baldine Saint-Girons

Autour de son ouvrage : "L'acte esthétique" publié aux éditions Klincksieck.

Baldine Saint-Girons est professeur de philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles à l'université Paris X-Nanterre, commissaire d'exposition et critique d'art. Elle a déjà publié : "Esthétiques du XVIIIe siècle : le modèle français" (Sers, 1990), "Fiat lux, une philosophie du sublime" (Quai Voltaire, 1993), "Paysage et ornement" (Verdier, 2005), "Les Monstres du sublime, Victor Hugo, le génie et la montagne" (Paris-Méditerranée, 2005), "Le Sublime de l'Antiquité à nos jours" (Desjonquères, 2005), "Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture" (L'Amateur, 2006) et de très nombreux articles.

"Distinct de l'acte artistique, scientifique et discursif, l'acte esthétique joue un rôle essentiel dans la création mais aussi dans la connaissance et le dialogue. Il poétise le monde, le musicalise ; le jardine, le chorégraphie… – bref, le refaçonne, en créant des universels d'imagination.

Nous sommes tous, à des degrés divers, des acteurs esthétiques qui prenons le risque de nous perdre dans l'altérité à laquelle nous nous exposons et à partir de laquelle nous construisons de nouveaux types de "réels", imprégnés de sensibilité et de savoir.

D'un même mouvement, l'acte esthétique sauvegarde le monde, crée un lien substantiel entre les hommes et permet d'échapper au double piège du narcissisme et de la mélancolie."

"La nuit serait invisible sans le livre de Baldine Saint-Girons. L'approche de cette "nyctalope" est des plus passionnantes. Plus qu'un beau livre d'art au propos thématique et purement illustratif, l'auteur entend ici réinventer une histoire alternative de la peinture et de l'histoire de l'art à partir de diverses représentations picturales de la nuit : "une histoire délivrée de la figurativité et de la perspective ; et soucieuse de chromophanies, de marges et de résonances". (Etienne Billault à propos de "Les marges de la nuit")

Rencontre animée par Gilbert Romeyer-Dherbey.


Vendredi 9 mai à 18h30

Louis Bergès

Autour de l'ouvrage collectif : "Guide des sources de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions" publié à la Documentation Française.

Louis Bergès est directeur des Archives départementales de la Gironde.

"Offrir à chacun, simple citoyen comme chercheur, la possibilité de découvrir ou d'étudier l'histoire de la traite négrière, de l'esclavage et leurs abolitions, c'est l'objectif que s'est fixée la direction des Archives de France en lançant une vaste enquête auprès du réseau des Archives nationales et territoriales. Ce guide est l'aboutissement de cette enquête.

La période couverte par l'ouvrage s'étend du XVIIe siècle qui vit l'apparition et le développement des activités liées à la traite jusqu'à l'abolition définitive de l'esclavage en 1848. Du Code Noir de Colbert, régissant le statut des esclaves, au décret du 16 pluviôse de l'an II abolissant une première fois l'esclavage, des archives d'armateurs, de négociants, de compagnies d'actionnaires et de propriétaires d'habitations aux fonds documentaires qui éclairent le quotidien des esclaves (actes notariés, état civil, etc.), la diversité et la richesse des fonds qui sont répertoriés de façon exhaustive font de ce guide un ouvrage de référence indispensable à ceux qui entendent faire progresser la recherche historique."

Rencontre organisée à l'occasion de la journée commémorative de la Traite Négrière, avec la participation d'Agnès Vatican (directrice des Archives municipales de Bordeaux) et Jacques de Cauna (historien).


Mardi 13 mai à 18h30

Dissidences : Mai 68

Autour du numéro de la revue consacré à : "Mai 68, monde de la culture et acteurs sociaux de la contestation" publié aux éditions Le Bord de l'eau.

Initialement lancée comme revue indépendante et auto-financée en 1998, Dissidences-BLEMR (Bulletin de Liaison des Études sur les Mouvements Révolutionnaires) est aujourd'hui abritée par les éditions Le Bord de l'eau.

Rencontre avec Jean-Paul Salles, coordonnateur du numéro, Jean-Luc Veyssy, éditeur, organisée par la Clé des Ondes et animée par Gilbert Hanna.


Jeudi 15 mai à 18h30

Farouk Mardam-Bey

Autour de l'ouvrage co-écrit avec Elias Sanbar : "Être arabe", publié aux éditions Actes Sud.

Né à Damas en 1944, Farouk Mardam-Bey dirige la collection Sindbad chez Actes Sud. Il est aussi directeur de publication de La Revue d’études palestiniennes et conseiller culturel à l'Institut du monde arabe (Paris). Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont : "La cuisine de Ziryâb" (Sindbad, 1998), "Anthologie de poésie arabe contemporaine" (Actes Sud-Junior, 2007), "Les ancêtres liés aux étoiles" (Actes Sud, 2008).

"Être arabe ? Pas de méprise. Derrière ce titre, il n'y a pas la moindre tentative d'essentialiser une identité - pratique redevenue malheureusement fort prisée. Bien au contraire, il faut entendre dans ce verbe "être" une présence au monde, l'expérience quotidienne, individuelle et collective, d'un certain nombre de traits communs et distinctifs, constituant ce que l'on nomme l'arabité, mais qui, comme toute expérience, est contraire aux lois écrites dans le marbre. Comme on le verra tout au long de cet ouvrage, il y a plusieurs façons d'être arabe, parce que les manières de vivre cette identité se transforment et se renouvellent, notamment en fonction du lieu et de l'époque traversée. Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar l'ont voulu ainsi : Être arabe est d'abord un livre d'histoire. Le livre d'une histoire récente, qui se garde bien de rechercher, avec la loupe des puristes, la trace des origines, tout en se focalisant plus particulièrement sur la région du monde arabe où le sentiment d'appartenir à un même peuple s'est montré le plus actif : le Machreq, y compris l'Égypte. Ainsi, ces entretiens s'ouvrent sur la dernière grande période de l'Empire ottoman, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à son démantèlement au terme de la Première guerre mondiale, et remontent jusqu'à notre époque, celle du "malheur arabe", pour reprendre l'expression marquante utilisée par Samir Kassir dans un livre de la même collection, publié quelques mois seulement avant son assassinat."

La rencontre est organisée par Palestine 33 et sera animée par Marie-Thérèse Cavignac.


Vendredi 16 mai à 16h

René Naba

Autour de son livre : "Liban, chroniques d'un pays en sursis" publié aux éditions du Cygne.

René Naba, écrivain, journaliste, a été responsable de la rubrique Monde arabo-musulman au service diplomatique de l'AFP (1981-1989), conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient chargé de l'information (1989-1994). Il est l'auteur de "Guerre des ondes - guerre des religions" (L'Harmattan, 1998), "Rafic Hariri, un homme d'affaires premier ministre" (L'Harmattan, 2000),"Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français" (L'Harmattan, 2002).

Rencontre organisée par la Clé des Ondes et animée par Gilbert Hanna.


Vendredi 23 mai à 18h30

La revue Cassandre/Horschamp

À l'occasion de la soixante-treizième livraison de la revue : "Résonances 1".

"Notre démarche, depuis la naissance de la revue Cassandre en 1995, se fonde essentiellement sur la recherche d'une démocratie culturelle et artistique qui ne perd pour autant jamais de vue la notion d'exigence.

Cette idée-force, qui donne une importance primordiale à la circulation de l'art - en particulier des "arts vivants" - dans des lieux dits défavorisés, a priori non prévus pour cette circulation et où, loin de tout divertissement, le geste artistique peut retrouver une nécessité et un sens au service de l'ensemble de la collectivité dans la réalité de l'échange, s'appuie sur la défense d'un vrai service public de la culture… Ce service public, issu de combats mouvementés qui furent marqués par la personnalité d'une Jeanne Laurent, des pionniers de la première décentralisation théâtrale, de Jean Vilar puis d'André Malraux, est aujourd'hui de plus en plus fragilisé…"

Rencontre avec les rédacteurs de la revue.


Mercredi 28 mai à 18h30

Laurent Mucchielli

Autour de l'ouvrage collectif "La frénésie sécuritaire, retour à l'ordre et nouveau contrôle social" publié sous sa direction aux éditions La Découverte.

Laurent Mucchielli est historien des sciences sociales et sociologue de la délinquance, chercheur au CNRS et enseignant à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Il dirige le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP). Co-directeur de la revue Déviance et société et de la Revue d'histoire des sciences humaines, il est notamment l'auteur de "La sociologie et sa méthode" (L'Harmattan, 1996), "La découverte du social, naissance de la sociologie en France" (La Découverte, 1998), "Quand les banlieues brûlent" (La Découverte, 2006), "Les bandes de jeunes, des blousons noirs à nos jours" (La Découverte, 2007). Il a dirigé avec Philippe Robert l'ouvrage collectif "Crime et sécurité : l'état des savoirs" (La Découverte, 2002).

"Les années 1997-2002 furent celles du "tournant sécuritaire", marqué par la surenchère électorale sur le thème de l'insécurité. Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable "frénésie sécuritaire", qui n'a fait que s'aggraver depuis l'élection présidentielle de 2007.

Chasse aux étrangers sans papiers, internement prolongé d'adultes et d'enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d'origine militaire.

Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu’elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l'avènement possible d’une nouvelle "société sécuritaire".

La rencontre sera animée par Gérard Boulanger.


Jeudi 29 mai à 18h30

Ignacy Sachs

Autour de son livre : "La troisième rive" publié aux éditions Bourin.

Ignacy Sachs est né en 1927 à Varsovie. Il quitte avec sa famille son pays natal lorsque les lois anti-juives nazies y sont appliquées et se retrouve au Brésil, où il séjourne quatorze années. Il s'installe en Pologne et fait carrière comme économiste, spécialiste de la planification. Proche de Kalecki, il le suit en Inde, de 1957 à 1960. En 1968, il se rend en France, accueilli par Jacques Le Goff et Fernand Braudel.

Directeur d'études honoraire à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, Ignacy Sachs est l'auteur ou le directeur d'une quarantaine d'ouvrages et de très nombreux articles écrits en plusieurs langues. Parmi cette importante production intellectuelle, plusieurs titres ont été publiés en France : "La Découverte du tiers-monde" (Flammarion, 1971) ; "Stratégies de l'écodéveloppement" (Éditions ouvrières, 1980) ; "L'Ecodéveloppement : stratégies de transition vers le XXIe siècle" (Syros, 1993) ; "Quelles villes pour quel développement ?" (Puf, 1996).

Membre de nombreuses instances d'organisations internationales, Ignacy Sachs propose une autre idée du développement, dont, en 1972, celle d'écodéveloppement. Cette approche environnementale rompt avec l'économicisme et propose une économie anthropologique qui s'inscrit dans la voie ouverte par Karl Polanyi. Refusant tout dogmatisme, il est sur la "troisième rive", celle de l'expérimentation réaliste et prudente, celle des solutions imaginatives et concrètes.

"Une caractéristique de la pensée économique dominante est qu'elle se considère comme universellement valide, ce qui lui confère en réalité un caractère ahistorique et atopique. Dans la pratique, cela revient à nier un champ propre aux théories du développement et à maintenir, contre vents et marées, que la transposition mimétique des expériences des pays industriels au reste du monde constitue la bonne voie vers le développement… Les coûts sociaux prohibitifs de l'ajustement structurel appliqué d'une façon uniforme à travers la planète viennent infliger un démenti de plus à cette prétention."

La rencontre sera animée par Éric Berr (université Bordeaux 4).


Vendredi 30 mai à 18h30

Les éditions Pleine Page

Rencontre avec Michel Suffran, Jean Suhas et Didier Periz autour de l'ouvrage "Quinze maisons d'écrivains d'Aquitaine".

Né imprimeur à Bordeaux il y a dix-huit ans, Pleine Page n'a eu de cesse de publier des ouvrages en coédition (avec les éditions Opales à Bordeaux dont il diffuse le catalogue, ou Zorba à Toulouse). Son catalogue touche aujourd'hui des domaines diversifiés : romans et recueils de poésie, littérature policière, histoire locale et documents sur Bordeaux et l'Aquitaine, sciences humaines et publications universitaires, beaux-arts…

Des titres comme "L'Homme qui penche" et "Terre" de Thierry Metz ou le livre-CD des "Entretiens" de Pierre Molinier sont devenusaujourd'hui des livres "nécessaires".

"Guy d'Arcangues, Pierre Benoit, Bertran de Born, Brantôme, Fénelon, Francis Jammes, Eugène Le Roy, François Mauriac, Blaise de Monluc, Michel de Montaigne, Charles de Montesquieu, Marguerite de Navarre, Bernard Palissy, Edmond Rostand.

À chacun de ces écrivains nés en Aquitaine correspond un lieu, une ou des maisons, modeste ou imposante. La plupart d'entre eux eurent un lien privilégié avec leur demeure, siège de leur inspiration quand elle n'en fut pas la source. Quinze maisons ouvertes au public que les auteurs de ce livre ont arpentées pour vous convier à leur découverte.

Le texte de Michel Suffran, les photographies de Didier Periz, donnent à voir ce qui n'est décidément pas mort, la présence discrète mais tenace de celui qui tint la plume dans le périmètre de ces murs, sur le bois de ce bureau, à la vue de ce jardin.

Et pour chacune de ces maisons, un dossier pratique, conçu comme un guide touristique, fournit les informations nécessaires à cette "route des maisons d’écrivain".

L'ouvrage est co-édité par l'association Savoir-Faire d'Aquitaine.

Rencontre organisée dans le cadre de la manifestation "L'Aquitaine se livre".


Mercredi 4 juin à 17h30

Jean François

Autour de son ouvrage : "Eux et nous : questions d'ados, paroles d'adultes" publié aux éditions Érès.

Jean François est ancien professeur de lettres en banlieue parisienne, directeur de centres de vacances itinérantes, formateur en stage d’animateurs ; il intervient dans diverses structures de quartiers et rencontre ainsi de nombreux adolescents dans des conditions et des cadres différents. Il est membre du groupe de pilotage du département "Politiques et pratiques éducatives" des CEMEA.

"Complexités, ambivalences, contradictions… adolescentes. Doutes, hésitations, incertitudes… de notre part. Une longue fréquentation d'adultes de tous milieux, de tous statuts – parents, enseignants, éducateurs, animateurs… - me permet d'affirmer que nous sommes tous, tôt ou tard, plus ou moins désarçonnés par une ou un adolescent. Nous savons bien et nous ressentons tous les tensions, les antinomies, les paradoxes qui traversent, fragilisent ou dynamisent, inquiètent ou mobilisent, quiconque rencontre des adolescents, prétend les éduquer, qu'il ait choisi ou qu'il accepte, s'en réjouit ou le subit : que faire ? Comment faire ? Comment "être" avec lui, avec elle ? Que dois-je lui dire ?

Ils chuchotent des pudeurs cachées, des dérives masquées, des élans contenus, des richesses bridées. Ils clament leurs colères, leurs amertumes, leurs détresses, souhaitent tous les possibles, rêvent tous les espoirs. Ils nous fuient, nous questionnent, nous contredisent, nous harcèlent, nous inquiètent. Ils nous recherchent, nous éclairent, nous informent, nous rassurent."

Peut-on comprendre les adolescents ? Et d'abord, le faut-il ? On peut en douter en effet : après tout comprendre, c'est prendre avec soi, embrasser dans un tout. Ainsi vouloir les comprendre, ce serait vouloir les inclure, les incorporer, les intégrer, et à l'extrême prendre leur place. A première vue, ils n'y tiennent pas !

L'auteur a rassemblé courriers, devoirs, entretiens, questionnaires… recueillis auprès de centaines d'adolescents. Il s'appuie sur ses études en psychologie et les travaux des chercheurs les plus récents pour éclairer et analyser ces témoignages.

Rencontre organisée par l'association nationale des Cémea et animée par Franck Burille.


Jeudi 5 juin à 18h

Marcel Roncayolo, Jean Dumas, Francis Cuillier

Autour de la parution du septième volume de la série Débats sur la ville : "Fabriquer la ville aujourd'hui" publié aux éditions Confluences.

Marcel Roncayolo est géographe et historien, professeur émérite de l'EHESS.

Jean Dumas est professeur émérite de géographie de l'IEP de Bordeaux.

Francis Cuillier est directeur général de l' a'urba - Agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine - et grand prix de l'urbanisme 2006.

"Le projet c'est d'abord un nouveau regard, un nouvel état d'esprit avant même la conception d'un espace ou d'un lieu. La crise urbaine est plus encore dans nos têtes que dans nos villes.

En moins d'un demi-siècle, les réalités ont été tellement bouleversées que nos constructions intellectuelles n'ont pas suivi : la ville est moins malade d'elle-même que de notre impuissance à en saisir les logiques, pour en infléchir éventuellement le cours. Réussir ce pari ce serait peut-être là l'urbanisme réussi."

"Depuis quelques années, les réalités du phénomène urbain bouleversent notre compréhension des logiques qui y président. Entre crise urbaine et essor de la cité, le processus de fabrication de nos villes met en jeu des partenariats et des stratégies de plus en plus diversifiés, où le projet urbain joue à la fois le rôle de pivot et de régulateur.

Après des années de maîtrise d'ouvrage essentiellement publique, le privé revient en force face à une puissance publique plus régulatrice qu'actrice.

Le sujet est abordé par les auteurs, tous urbanistes, selon différentes thématiques : la ville moderne et l'école de Chicago pour Jean Castex, la permanence des tracés urbains pour François Grether et Alexandre Chemetoff, la ville territoire pour Bernard Reichen et David Mangin et le développement durable appliqué à la reconquête des friches urbaines pour Nicolas Michelin et Pierre Gautier. Ils s'inscrivent dans un véritable "discours de la méthode" auquel fait écho, en synthèse, le propos d'Ariella Masboungi réinterrogeant, aujourd'hui, les liens entre projet urbain et projet social."

La rencontre est organisée par les éditions Confluences.


Lundi 9 juin à 18h

Calligraphie et écriture en création contemporaine

Rencontre avec Anne-Flore Labrunie, Aboubakar Fofana, Rachid Koraïchi et Sabine Bledniak, directrice de la collection Pollen aux éditions Alternatives.

Autour des ouvrages :

"La Lyre du Diable" (éditions Alternatives-Pollen) calligraphies d'Anne-Flore Labrunie.

Cet ouvrage est né de la rencontre d'une calligraphe et d'un musicologue animés d'une passion commune pour l'opéra. Le diable, figure emblématique de l'art lyrique qui aime à mettre en scène personnages et situations extrêmes, s'est rapidement imposé comme fil rouge, marquant de sa présence toute l'histoire de l'opéra.

"La chartre du Mandé et autres traditions du Mali" (éditions Albin-Michel-Carnets du calligraphe), calligraphies d'Aboubakar Fofana.

La chartre est une déclaration, solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soudjata Keïta, à la fin de l’année 1222, et qui affirme l'opposition totale de la confrérie des chasseurs à l'esclavage.

"La Charte du Mandé est un trésor, un trésor caché. (...) Un texte politique de première importance, porté depuis la nuit des temps par les confréries de chasseurs initiés, (…) un patrimoine de l'humanité."

Rachid Koraïchi, né en 1947, est sans doute l'un des artistes contemporains les plus productifs et les plus accomplis. Études à l'École nationale des Beaux Arts d'Alger (1967-1971), l'École Nationale Supérieure des Arts décoratifs de Paris (1973-75), l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (1975-77) et à l'Institut d'Urbanisme de l'Académie de Paris. Il expose régulièrement depuis 1970. Quand elles ne sont pas éphémères, comme certaines "installations", ses œuvres, peintures, stèles, sculptures métalliques, calligraphies "détournées" ou non, au cœur de son monde de création, figurent dans nombre de collections privées et dans des institutions prestigieuses.

La rencontre est organisée par l'association Alifs.


Jeudi 12 juin à 19h

Eva Ruchpaul

Autour des quatre volumes de son : "Précis de Hatha Yoga" publié aux éditions Ellébore.

Eva Ruchpaul est née en 1928 ; dès l'âge de 17 ans, elle cherche dans le Hatha Yoga une source d'énergie. Elle est l'une des premières à faire découvrir le yoga aux Occidentaux. Elle crée une école qui est aujourd'hui la plus connue en France. Elle est la première femme en Europe à organiser une pédagogie du Yoga. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : "La demeure du silence, entretiens avec Anne Philippe" (Gallimard, 1975), "Philosophie et pratique du Yoga" (Denoël, 1975), "Le Hatha Yoga bien tempéré" (Presses Universitaires de France, 1978), "Le Hatha Yoga" (Denoël, 1985), "Le Salut au soleil : essai sur le Hatha Yoga" (Trédaniel, 1991).

La parution en 1966 de son livre : "Connaissance et technique de Hatha-yoga" chez Denoël (aujourd'hui épuisé) est un véritable événement et un point de départ de la popularisation du yoga en France au travers de très nombreux articles de presse.

Le Hatha-Yoga est une technique de sérénité millénaire originaire de l'Inde. Sa pratique, qui allie postures et respirations, s'adresse à toute personne désireuse de faciliter un meilleur équilibre nerveux, d'exercer son corps et de découvrir le plaisir de respirer.

Une séance, selon la technique d'Eva Ruchpaul est une leçon d'autonomie et un temps privilégié de conscience. Cette pratique cultive l'attention au corps et au souffle et apporte la découverte du silence intérieur.

On peut dire que le yoga a souffert d'être mal connu, comme on dit d'un membre d'une famille qu'il est "mal-aimé". L'attention du public a souvent été détournée au détriment de l'aspect global. La découverte du yoga par la conscience occidentale a donc souffert de deux poids qui entravaient sa marche : la brillance scientifique d'une élite fermée et l'enthousiasme débordant d'un large public.

Rencontre organisée par l'Institut Eva Ruchpaul et animée par Chritiane Vigier.

Exposition de toiles d'Eva Ruchpaul à la librairie du 12 au 27 juin.


Mercredi 2 juillet à 19h

Vincent de Gaulejac

Autour de son ouvrage : "La société malade de la gestion, idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social" publié aux éditions du Seuil.

Né en 1946, Vincent de Gaulejac est professeur de sociologie et directeur du Laboratoire de changement social à l'université Paris 7 et membre fondateur de l'Institut international de sociologie clinique. Il dirige plusieurs revues et collections et est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dont : "La névrose de classe" (Hommes et groupes, Paris, 1987), "Le coût de l'excellence" (Seuil, 1991), "La lutte des places" (Desclée de Brouwer, 1994), "L'Histoire en héritage, roman familial et trajectoire sociale" (Desclée de Brouwer, 1999), "La sociologie clinique" (Érès, 2007), "Intervenir par le récit de vie" (Érès, 2008).

"La Sociologie Clinique s'inscrit dans une tradition selon laquelle les phénomènes sociaux ne peuvent être appréhendés que si l'on y intègre la façon dont les individus les vivent, se les représentent, les assimilent et contribuent à les reproduire. Elle s'inscrit au cœur des contradictions entre objectivité et subjectivité, entre rationalité et irrationalité, entre structure et acteur, entre le poids des déterminismes socio-historiques et la capacité des individus d'être créateurs d'histoire. Elle se veut à l'écoute du sujet, proche du réel dans ses dimensions affectives et existentielles, attentive aux enjeux inconscients individuels et collectifs. Elle s'intéresse aux phénomènes sociaux et institutionnels dans leurs dimensions rationnelles, mais également imaginaires, pulsionnelles ou symboliques. Elle cherche à démêler les nœuds complexes entre les déterminismes sociaux et les déterminismes psychiques, dans les conduites des individus ou des groupes."

"Les années 80 ont introduit des impératifs de performance, de réussite individuelle et de réalisation personnelle : être bon dans son travail et dans sa vie, être bien dans sa tête et dans son corps. Cette idéologie de l'excellence suscite chez ceux qui n'y arrivent pas une forme de culpabilité liée à la sensation de ne pas "être à la hauteur", donc d'être un raté."

La rencontre est organisée par Espaces Marx et sera animée par Robert Pierron.


 

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