8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

Contact

Commande

Abonnement

Accueil

Accès

Débats

Bulletin

 

 

 

 

 

PROGRAMME DES RENCONTRES JANVIER-JUIN 2006

 

 


Jeudi 12 janvier à 18h30

Olivier Dartigolles

Autour de son livre : "Journal de campagne du non et autres considérations" publié aux éditions Nouvelles des Pyrénées Atlantiques.

Olivier Dartigolles, 35 ans, est enseignant, secrétaire fédéral du PCF 64, et membre de la direction nationale du PCF.

"Il n'est pas fréquent qu'un responsable communiste, à peine sorti d'une campagne, décide de prendre la plume pour la raconter. C'est ce que fait Olivier Dartigolles ; son Journal de campagne témoigne à la fois de ce que fut cette bataille improbable, et de ce qu'il est lui-même.

Le récit est débridé comme le fut la vie, durant des semaines, des milliers de "militants du non" engagés dans cette aventure. On y découvre ou on y retrouve le climat, une certaine exaltation, ces allers-retours du moral (j'y crois, j'y crois pas), d'une campagne du non qui fut une période comme on n'en rencontre peu dans une vie militante : quand la passion et la raison s'épaulent pour mouvoir et émouvoir, non pas un cercle d'initiés, mais une foule innombrable d'acteurs.

C'est un livre politique par excellence. Il dit sans en avoir l'air qu’un combat, c'est toujours une histoire (qui ne peut se couper en rondelles), avec un passé qui vient de loin et un avenir. C’est aussi une histoire humaine, c'est-à-dire l'histoire de personnes qui bougent, changent, et qui font bouger.

Ce récit à l'accent du Béarn, à la saveur des Pyrénées, satisfait la gourmandise. Mais il pourrait être de partout, on y rencontre des acteurs, des actrices, un climat familier, d'où qu'on ait vécu ces moments. Ce livre peut sans dommage prendre le nord."

La rencontre est organisée par Espaces Marx.


Jeudi 19 janvier à 18h30

Michel Colle

Pour la parution de son livre : "Rues, places et cours de Bordeaux pendant la Révolution" publié aux éditions Pimientos.

Michel Colle est médecin pédiatre, formé à l'École de pédiatrie des hôpitaux universitaires de Bordeaux. Il a déjà publié : "Le mythe de Procuste" (Le Seuil, 1989) et "Mon enfant est trop petit" (Cherche-Midi, 2005).

"Il est à Bordeaux des ouvrages d’art qui appartiennent à notre patrimoine et qui sont parfois négligés au point d’être en grand danger de disparition.

Ces noms gravés dans la pierre, tendre ou dure, ont une histoire et nous parlent de notre histoire : il convient de les respecter. "Le nom d’une rue ancienne... évoque une sorte d'amour-propre, de solidarité, j'ose presque ajouter d'orgueil de quartier de patriotisme local" écrivait Camille Jullian. Et il ajoutait : "Changer le nom d'une rue, c'est supprimer un souvenir du passé, un indice qui nous permet de remonter jusqu'aux temps disparus."

Dans un ouvrage d'une grande érudition, Michel Colle nous fait revivre, de rue en rue, de nom gravé dans la pierre en nom gravé dans la pierre, les heures les plus singulières de la Révolution à Bordeaux, avec ses épisodes souvent dramatiques.

Ces signes inscrits, voici plus de deux siècles, aux coins de nos rues témoignent, à leur manière, directe et simple, de la richesse historique de la cité. L'occasion de remonter le temps. L'occasion de balades historiques. Ce livre se veut aussi un appel afin que soit préservé des attaques du temps un patrimoine singulier, esthétique, et minimaliste. Et inestimable."

La rencontre sera animée par le professeur Jacques Battin.


Vendredi 20 janvier à 20h30

Catherine Henri

Autour de ses deux livres : "De Marivaux et du loft", "Un professeur sentimental", publiés aux éditions POL.

Catherine Henri est professeur de lettres dans un lycée parisien et auteur de deux livres qui ont fait événement. Une certitude l'anime, la transmission de la littérature ne peut passer que par une appropriation, et c'est ce qu'elle démontre dans De Marivaux et du Loft, où elle dit son obstination à proposer à des élèves, éblouis par le loft ou absorbés par l'immédiat, des textes de Proust ou d'Apollinaire. Sa démonstration est convaincante, et on suit avec plaisir les chemins par lesquels elle ramène au temps présent, des élèves qui se servent alors de la littérature, pour interpréter les points d'impasses et de malaise de leurs vies.

Dans son dernier livre Un professeur sentimental qui s'inspire de ses chroniques de la vie quotidienne en classe, parues dans le Monde de l'éducation, elle précise son métier d'enseignant. Le rôle du professeur : construire des ponts ; être l'intercesseur, l'intermédiaire, l'annoncier ; organiser ces rencontres, ces vagabondages, ces braconnages dans un espace littéraire à peu prés vierge pour les adolescents ou y assister, parce que les résonances qu'ils provoquent sont souvent imprévisibles.

Joseph Rossetto, principal du collège Pierre Sénard de Bobigny, participera au débat. Il est l'auteur de "Une école pour les enfants de Seine-Saint-Denis" (éditions l'Harmattan).

La rencontre est organisée par le CIEN et sera animée par Philippe Lacadée.


Samedi 21 janvier à 17h30

Hommage à Fernand Deligny

Autour de l'ouvrage "Essi & copeaux, derniers écrits et aphorismes" publié aux éditions Le Mot et le Reste.

Né en 1913, dans le Nord, Fernand Deligny est mort le 18 septembre 1996.

Dans son grand âge, immobilisé, Fernand Deligny se remet à écrire, près de la fenêtre ouvrant sur les Cévennes, des textes brefs et des aphorismes. Ces derniers fragments, il les nomme copeaux : "il se pourrait que le meilleur de l'ouvrage réside dans ce qui reste à dire quand l'œuvre est terminée : les copeaux". Essi & copeaux sont ses derniers ouvrages.

"Défenseur des enfants sans défenses", c'est sans doute la définition la moins contestable qui soit venue à l'un des rares journalistes qui ont commenté la disparition de Deligny, quelques jours après la rentrée des classes. Pionnier du travail social, "éducateur spécialisé" quinze ans avant que n'ouvre, en France, la première école de formation d'éducateurs pour enfants en difficultés, forte tête rebelle aux institutions comme aux étiquettes, rebelle aux mots mais auteur de plus de trente livres dont la moitié seulement ont été édités, Deligny fut tout cela."

Jetant des passerelles entre les avant-gardes, le "lâchez tout" des surréalistes et les frontières de la psychiatrie, au gré d'une existence passée à abattre les limites entre l'art et la vie, souvent à contre-courant de bien des écoles afin d'échapper aux querelles sur les "frontières" et les "territoires", il aura préféré les lignes d'erre et tout ce qui lui permettait "d'échapper à l’intimidation dominante".

La rencontre réunira Jacques Allaire, Sandra Alvarez, Gisèle Ruiz et Jean Broustra. Elle sera précédée par la projection du film de Fernand Deligny : "Le moindre geste" au cinéma Utopia à 14h30 et associée à l'exposition des toiles de Gisèle Ruiz à la Galerie.

Merci à Edith Gorren qui est à l'origine de cette rencontre.


Mardi 24 janvier à 18h30

Atarah Ben Tovim et Douglas Boyd

Autour du livre "Musique, quel instrument pour votre enfant" (éditions Eyrolles).

Atarah Ben Tovim est flutiste, pédagogue et dirige la programmation du Scottish National Orchestra. Douglas Boyd est producteur de télévision. Ils sont les créateurs d'"Atarah's Band", programme original d'émissions musicales destinées aux enfants.

La rencontre est organisée par l'association Franco-Tchèque Aquitaine.


Jeudi 26 janvier à 18h

Šta Ima?

Autour de l'ouvrage collectif : "Šta Ima ? ex-Yougoslavie, d'un État à d'autres", publié par les éditions l'Œil électrique.

Quoi de neuf aujourd'hui en ex-Yougoslavie ? Šta Ima regroupe une quarantaine de contributions d'auteurs de différents pays. Par le biais d'articles, d'entretiens, de poèmes, d'essais, de bandes dessinées, de peintures et de photographies, cet ouvrage revient sur le passé et le présent de l'ex-Yougoslavie.


Samedi 28 janvier à 17h

Jean-Louis Sous

Pour la parution de son CD-Rom "Lacan et la peinture" aux éditions Chrysis.

Jean-Louis Sous est psychanalyste. Il est l'auteur de plusieurs articles et de "Les p'tits mathèmes de Lacan" (éditions Epel, 2000).

Dans la manière dont Lacan visite la peinture tout au long de son enseignement, il ne se livre jamais, comme a pu le faire Freud, à une psychanalyse appliquée, mais se laisse plutôt enseigner par ce que le montage du tableau révèle de la représentation du sujet.

Ici, des fenêtres s'ouvriront pour suivre, tableau par tableau, le contexte historique de l'œuvre, la légende qui accompagne ou permet de lire sa thématique, les moments précis où advient la citation picturale, et la façon dont elle s'enchâsse dans la fabrique théorique lacanienne.

On pourra voir alors si, dans l'interprétation qu'il propose, Lacan a introduit quelques déplacements, anachronismes ou détournements.

Cette méthode de présentation, par le truchement d'une écriture propre au cd-rom, ouvre la linéarité du texte lacanien, en mettant en acte sa vertigineuse arborescence de liens (histoire de l'art, philosophie, littérature, théâtre, psychanalyse, mathématiques...).

La rencontre sera animée par Jean-Louis Meurant.


Mercredi 1er février à 17h30

Marc Roger

Autour de son livre : "Sur les chemins d'Oxor", publié aux éditions Actes Sud.

"Fou de poésie dès le plus jeune âge, Marc Roger a été instituteur avant de devenir comédien. Il a découvert la lecture au Québec, au début des années 80, au contact des écrivains qui lisaient leurs textes à voix haute dans les cafés. Toutefois, c'est après une lecture des "Lettres de mon moulin", dans une maison de retraite, quand une dame aveugle, toute menue et ridée, lui a demandé, le visage illuminé, "quand est-ce que vous reviendrez ?" qu'il a fait son choix : il ferait découvrir la littérature en la lisant.

Il a déjà publié "À pied et à voix haute, le tour de France en livres d'un lecteur public" (HB éditions, 2000).

Pendant un an, du mois d'octobre 2003 au mois d'octobre 2004, Marc Roger, accompagné de sa famille et d'un photographe, s'en va sur les chemins d'Oxor, entre Occident et Orient, faire le tour de la Méditerranée en livres, à pied et à voix haute.

Marc Roger lira des extraits de son récit de voyage ainsi que les auteurs de ce parcours littéraire : Erri De Luca, Nikos Kavvadias, Amin Maalouf, Mohamed Choukri...


Vendredi 3 février à 18h30

Scott Phillips

À l'occasion de sa résidence d'auteur en Gironde.

Scott Philipps est né en 1961 au Kansas. Après avoir passé plusieurs années en France en qualité d'enseignant et de traducteur, il part s'installer dans le sud de la Californie pour se consacrer pleinement à l'écriture. Il vit actuellement à Saint-Louis en Louisiane.

Il a publié trois romans policiers qui ont remporté un grand succès public et critique aux États-Unis, en étant notamment distingués par le New-York Times.

Sont traduits en français : "La moisson de glace" (Gallimard-Série Noire, 2002) et "L'évadé" (Gallimard-La Noire, 2004).

"La moisson de glace" a été adapté par le cinéaste américain Harold Ramis sous le titre "Faux amis" et sortira sur les écrans le 1er février.

Wichita, Kansas, le 24 décembre 1979. Charlie Arglist, avocat sans scrupules aux activités peu recommandables mais qui a oublié d'arrêter de croire au Père Noël, a réussi à tromper un caïd de la mafia. Il s'apprête à quitter la ville pour les tropiques avec des valises pleines d'argent...

Sans effets d'écriture inutiles, dans un narration efficace qui semble couler de source, Scott Phillips conduit un récit aux passages glacés comme cet hiver omniprésent, ponctué par des explosions de violence soudaines, en jouant d'une ironie froide et d'un humour noir qui souligne le côté surréaliste de cette nuit de Noël.

Féroce, ironique, d'une envoûtante beauté, "La moisson de glace" se termine dans une pirouette aussi surprenante et glaçante qu'une tempête de neige sibérienne.

"Dans un univers de neige, de peep-shows et de flingues, Scott Phillips lance un Scud sur les bonnes manières de son Kansas natal. Un premier roman décapant." (Les Inrockuptibles)

La rencontre est organisée par l'IDDAC et l'association l'Ours Polar et sera animée par Christophe Dupuis.


Samedi 4 février à 14h30

James Cohen

Autour de son livre : "Spanglish America, les enjeux de la latinisation des États-Unis" publié aux éditions du Félin.

James Cohen, politologue, est né dans le Massachussetts. Il enseigne à l’Université Paris VIII et à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine.

Il a déjà publié "Cuba sous le régime de la Constitution de 1940" (L'Harmattan, 1998) et "Les Latinos des USA" (IHEAL, 2004).

"Les États-Unis deviendraient-ils un pays "latino" ? Les indices démographiques ne laissent aucun doute à ce sujet : les ressortissants latino-américains et leurs descendants sont devenus la "minorité" la plus importante, de Los Angeles à New York, et dans maintes zones rurales où, jusqu'à récemment, on n'entendait parler que l'anglais. La frontière entre le colosse du Nord et les pays de sa périphérie sud s'est brouillée. Si le nom "Amérique" s'applique à tous les pays de l'hémisphère, on peut dire que les États-Unis s'américanisent enfin... On mesure encore à peine les implications de cette "latinisation" de la société états-unienne. Elles sont considérables. Le pays devra poser autrement certains problèmes qui le hantent depuis longtemps : son rapport aux différences ethno-raciales, culturelles et linguistiques ainsi que sa manière de traiter les inégalités socio-économiques. Serait-ce l'occasion pour que l'introuvable "modèle d'intégration" états-unien se clarifie enfin ?

Les luttes s'annoncent rudes."

La rencontre est organisée dans le cadre des Troisièmes rencontres cinématographiques Utopia-Espaces Marx.


Mercredi 8 février à 18h

Hommage à Frantz Fanon

Avec Alice Cherki pour son ouvrage "Frantz Fanon, portrait" (éditions du Seuil).

Né en 1925 en Martinique, élève de François Tosquelles puis Médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Blida en Algérie, il soutient la révolution algérienne, devient représentant du Gouvernement provisoire de la République algérienne, avant de disparaître prématurément à l'âge de trente-six ans.

Fanon associe la phénoménologie, la psychanalyse et la dialectique hégélienne relue par Sartre. S'il ne laisse d'œuvre de psychiatrie, celle-ci marque fortement son engagement anti-colonialiste, au cœur de ses deux ouvrages majeurs "Peau noire, masques blancs" (1952) et "Les Damnés de la terre" (1961).

Publié à une époque où la violence coloniale se déchaîne avec la guerre d'Algérie, saisi à de nombreuses reprises lors de sa parution aux éditions François Maspero, Les Damnés de la terre, préfacé par Jean-Paul Sartre, a connu un destin exceptionnel. Il a servi - et sert encore aujourd'hui - d'inspiration et de référence à des générations de militants anticolonialistes et de nombreux mouvements comme les Black Panters. Son analyse du traumatisme du colonisé dans le cadre du système colonial et son projet utopique d'un Tiers-monde révolutionnaire porteur d'un "homme neuf" restent un grand classique du tiers-mondisme, l'œuvre capitale et le testament politique de Frantz Fanon.

"La violence qui a présidé à l'arrangement du monde colonial, qui a rythmé inlassablement la destruction des formes sociales indigènes, démoli sans restrictions les systèmes de références de l'économie, les modes d'apparence, d'habillement, sera revendiquée et assumée par le colonisé au moment où, décidant d'être l'histoire en actes, la masse colonisée s'engouffrera dans les villes interdites. Faire sauter le monde colonial est désormais une image d'action très claire, très compréhensible et pouvant être reprise par chacun des individus constituant le peuple colonisé." (Frantz Fanon)

La rencontre, animée par Claire Mestre, est organisée par DiversCités dans le cadre de la manifestation Mémoires Partagées du 8 au 11 février.


Samedi 18 février à 17h30

Pierre Landete

Autour du CD qu'il vient de faire paraître "Place des amandiers".

Pierre Landete est avocat et aussi poète. Il a déjà publié : "Septembre" (La Bartavelle, 1999), "Instants" avec Ana Pinero (La Bartavelle, 2003) et "L'ombre rouge" (La Nouvelle Pléiade, 2004).

Il propose une rencontre poétique, musicale et apéritive avec ses amis musiciens.


Mercredi 22 février à 18h30

Jean-Pierre Siméon

Autour de son dernier ouvrage : "Lettre à la femme aimée au sujet de la mort", publié par Cheyne éditeur.

Jean-Pierre Siméon est né en 1950. Il enseigne à l'I.U.F.M. de Clermont-Ferrand et publie régulièrement à Cheyne depuis 1984. Prix Artaud 1984, Prix Apollinaire 1994 et Grand Prix du Mont-Saint-Michel 1999, il a publié quatre romans, un récit et du théâtre (aux éditions Castor Astral, l'Aire et les Solitaires intempestifs).

Nombreuses interventions sur les rapports poésie et pédagogie. Dirige, avec Jean-Marie Barnaud, la collection "Grands fonds" de Cheyne éditeur. "Poète associé" au C.D.N. de Reims pendant six ans, il rejoint ensuite le T.N.P. de Villeurbanne, aux côtés de Christian Schiaretti. Directeur artistique du Printemps des poètes.

Il a, entre autres, publié chez Cheyne : "Fresque peinte sur un mur obscur" (2002), "Les douze louanges" (1990), "Le Bois de Hêtres" (1998), "Ouvrant le pas" (1998), "Le sentiment du monde" (1993), "Poèmes du corps traversé" (1988).

"Martine Mellinette et Jean-François Manier ont fondé leur famille, et une entreprise, Cheyne Éditeur. Leur projet : exister pour et par la poésie, créer un lien entre l'art des mots et l'art du livre. Ils cumulent les métiers : poète, éditeur (deux cents recueils à leur catalogue), typographe (apprentissage chez un imprimeur enthousiasmé par leur aventure), relieur, façonneur, représentant... Vingt ans de volonté, de labeur acharné, de tâtonnements et de joies. Pari réussi : la maison d'édition rivalise par la qualité de son fonds avec les "grandes", tout en gardant une structure souple. En ne réalisant qu'une dizaine de livres par an, Martine et Jean-François privilégient la création et le suivi des auteurs - et garantissent leur indépendance économique. Leur désir : "Faire partager leurs découvertes avec une poignée d'idées claires pour y parvenir; prendre le temps de choisir; offrir du temps aux écrivains pour que leur travail prenne corps. Puis les accompagner patiemment jusqu'au face à face amoureux avec le lecteur inconnu..."

La rencontre, animée par Marc Blanchet, est organisée dans le cadre de l'exposition rétrospective "Cheyne éditeur, le poème et son encre" à la bibliothèque municipale de Bordeaux.


Samedi 25 février à 16h30

Stéphanie Benson

Autour de l'ouvrage collectif "Un job pour la vie, les salariés de Job en lutte" publié aux éditions Syllepse.

Née à Londres en 1959 et installée en France depuis 1981, Stéphanie Benson a publié de très nombreux ouvrages (romans policiers, ouvrages pour la jeunesse, nouvelles, pièces de théâtre…) dont : "Le loup dans la lune bleue" (Atalante, 1997), "L'adoration des bergers" (Atalante, 1998), "Si sombre Liverpool" (Atalante, 1999), "Berlinale blitz" (Seuil, 2004).

"Une romancière, un sociologue et des syndicalistes CGT. Ensemble, ils ont écrit un livre sur la saga "Job", cette entreprise papetière toulousaine pillée, quasi liquidée, redressée et finalement fermée. 1986 : la famille qui détient Job depuis plus de cent cinquante ans vend ses parts à Vincent Bolloré. Qui, après l'avoir restructurée, cède l'entreprise, pour 1 franc symbolique à la société Gecco en 1995. "Une obscure multinationale saoudienne, selon les auteurs, une simple boîte à lettres dont le siège social est en Angleterre et dont on apprendra qu'elle ne dispose que de vingt livres sterling pour tout capital." Les syndicats de l'entreprise s'inquiètent vite de l'aggravation de l'endettement de leur société, et découvrent que la direction pille Job en lui facturant le règlement de ses billets d'avion, d'électroménager, de notes d'hôtel... Les salariés s'engagent dans une première bataille, Job échappe à la liquidation et sera reprise par un papetier concurrent. En 2001, les Job devront mener un nouveau conflit pour obtenir un plan social digne et une garantie d'accompagnement des salariés vers des postes stables, avant la fermeture définitive de leur entreprise." (Libération)

Stéphanie Benson et Yannick Le Quentrec, sociologue, ont décidé d' "appliquer à cette histoire vraie les règles de la narration romanesque". Le livre est composé en trois parties : un roman, une analyse sociologique et des annexes qui éclairent un pan de l'histoire Job.

Le débat sera animé par Gilles Mangard et Bernard Daguerre.


Jeudi 2 mars à 18h30

Jean Broustra

Autour de son roman : "L'homme promenade" publié aux éditions confluences.

Jean Broustra, psychiatre et psychanalyste, vit à Bordeaux. Il a publié des ouvrages spécialisés dont L’Abécédaire de l’expression, psychiatrie et activité créatrice (2000), ainsi que des romans (Le bain de midi et Salines, La Presqu'île, 1994 et 1999), et une autobiographie poétique (La vie rhizome, 2002).

On pourrait dire de Maxime Duroc, le "héros" singulier de L’homme promenade, trente-cinq ans, surveillant de parcmètres, qu'il se promène dans les cercles répétitifs de sa vie familiale et professionnelle. Il doit assumer une douloureuse infirmité et un passé de gauchiste. Jusqu'au jour où une rencontre féminine rompt ses habitudes et lui donne le désir d'écrire. Un enchaînement de péripéties va transformer ses promenades en une véritable errance. S'ensuivra une hospitalisation au cours de laquelle un psychiatre s'intéresse particulièrement à ce patient.

Dans ce roman, la tension entre délire et création nous renvoie aux destinées emblématiques de Hölderlin, Gérard de Nerval et Antonin Artaud. Et aux tourments de leurs thérapeutes, envieux peut-être – et avec quelle culpabilité ! – de ces fous inspirés.

"Ce matin j'ai vécu un mauvais moment. J'avais décidé pendant ma toilette de tailler mes ongles de pieds. J'ai failli plusieurs fois tomber tête avant. Mon moignon s'agitait en pure perte, impossible de retenir mon pied avec ma main gauche. J'ai fini par trouver une position acceptable, calé entre le bidet et le lavabo. Je ne voulais pas appeler maman. Je l'entendais pourtant dans la salle à manger bourdonner avec son aspirateur. Comme une guêpe. Avec mon infirmité, ces gestes autrefois si simples deviennent acrobatiques. Écrire par exemple ne va pas sans difficulté. Je ressens le manque de mon coude gauche pour m'appuyer sur la table. Je finis par avoir des crampes dans le cou et les épaules." (extrait)

 La rencontre sera animée par Patrick Rödel.


Vendredi 3 mars à 20h30

Jean-Paul Salles

Pour son livre "La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981) : instrument du grand soir ou lieu d'apprentissage" publié aux Presses universitaires de Rennes.

Jean-Paul Salles, docteur en histoire (université Paris I - Panthéon-Sorbonne), est maître de conférences qualifié et enseigne à l'université de La Rochelle.

Le présent ouvrage est tiré de sa thèse.

"La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981) Instrument du Grand Soir ou lieu d'apprentissage ? La période qui suit Mai 68 a permis à un groupe de militants se réclamant du trotskysme de sortir de la confidentialité. Sans négliger les témoignages des militants, mais en s'appuyant sur les publications et les textes internes de la LCR, sur les rapports des officiers des renseignements généraux, ce livre étudie les efforts de ce groupe pour s'implanter dans la société française. Ces militants apparaissent tout d'abord plus guévaristes que trotskystes. Mais la dissolution de la LC, le 21 juin 1973, semble mettre un terme aux tentations militaristes. Les pratiques politiques classiques l'emportent : participation aux élections, intervention dans les syndicats ouvriers. Les nouveaux secteurs de radicalisation ne sont pas oubliés : appelés du contingent, homosexuels, femmes, etc., avec des conséquences en retour sur les militants. Le petit parti se dote d'une infrastructure matérielle et augmente le nombre de ses permanents. Il tente aussi d'organiser le débat en son sein, par le biais des tendances.

Dans quelle mesure ces militants sont-ils restés fidèles au communisme originel dont ils se réclamaient ? Finalement la tentative de créer une organisation puissante sur des bases anciennes - le bolchévisme - a échoué.

Mais de nombreux jeunes ont participé à cette aventure, la Ligue aura été un lieu d'apprentissage, de socialisation pour cette fraction de la génération de 1968. "

La rencontre est organisée par le Cercle d'Études Sociales et sera animée par Bernard Lachaise et André Rosevègue.


Samedi 4 mars à 17h

Léo Barthe et Serge Safran

Pour leurs livres respectifs : "Camille" et "Heures tendres" publiés aux éditions la Musardine.

Léo Barthe est le pseudonyme érotique d'un écrivain célèbre dont l'identité sera officiellement dévoilée à cette occasion.

Il a déjà publié : "La crépusculaire" (Régine Desforges, 1971, épuisé), "L'Amateur de conversation" (Deleatur, 1981), "Chroniques scandaleuses de Terrèbre", traduit du terrébrin par Georges Le Gloupier (Le Magasin érotique, 1995, épuisé), "Histoire de la bergère", "Histoire de la bonne", "Histoire de l'affranchie" (Climats, 2002 et 2003).

"Léo Barthe n'a pas écrit un livre pornographique s'efforçant de dire le sexe tel qu'il est, mais a cherché à inscrire son texte dans le registre érotique : sur le plan littéraire naturellement mais d'un point de vue humain aussi, attendu que c'est le rapport complexe que le sujet entretient avec l'imaginaire et le symbolique, à travers le langage, qui fait et assure l'humanité du sexe.

Camille est donc un livre doublement érotique, au sens courant du terme et de manière réfléchie et malicieuse parce qu'il a été conçu comme une expérience et un travail de la langue, avant d'être une relation alerte de situations émoustillantes…"

Serge Safran est poète, journaliste, éditeur et écrivain. Il a déjà publié : "Épreuves d'origine" (Castor Astral, 1985), "La nuit d'Arkos" (Dumerchez, 1992), "L'amour gourmand, libertinage gastronomique au XVIIIe siècle" (La Musardine, 2000), "Éléments de survie" (Dumerchez, 2002), "Carnet du Ladakh" (Laquet, 2003) et fait paraître en même temps que le recueil de nouvelles érotiques "Heures tendres", son journal intime "L'année Alison ou Comment survivre en amour à l'âge fatidique de 36 ans".

La rencontre sera animée par Jacques Abeille et Jean-Michel Devésa.


Mardi 7 mars à 18h

Olivier Domerg et Claude Chambard

Olivier Domerg est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Treize jours à New-York, voyage compris" (le Bleu du Ciel, 2003), "Restanques" (Atelier de l'agneau, 2003), et vient de publier : "Le rideau de dentelle, le ciel seul" (le Bleu du Ciel).

Présentation du poète américain Jack Spicer par Claude Chambard à l'occasion de la parution de "C'est mon vocabulaire qui m'a fait ça" (le Bleu du Ciel).

Rencontre organisée par le Bleu du Ciel dans le cadre du Printemps des Poètes.


Mercredi 8 mars à 18h

Jean-Michel Espitallier

Pour son livre : "Caisse à outils : un panorama de la poésie française aujourd'hui" aux éditions Pocket.

Jean-Michel Espitallier est né en 1957. Il vit et travaille à Paris où il mène une intense activité éditoriale et littéraire. Il dirige avec Vannina Maestri et Jacques Sivan la revue Java (Prix de la revue de création, 1998) et collabore au Magazine littéraire où il a notamment coordonné le numéro sur la "Nouvelle poésie française" (en mars 2001). Il a déjà publié : "Gasoil" (Flammarion, 2000), "Pièces détachées : une anthologie de la poésie française aujourd'hui" (Pocket, 2000), "Le Théorème d'Espitallier" (Flammarion, 2003), "Toujours jamais pareil, entretiens avec Pierre Mabille" (Le Bleu du ciel, 2005).

"Jean-Michel Espitallier est un des poètes contemporains qui a le plus modoifié l’image attendue de la poésie. Il est représentatif d'une génération qui, proche en cela de l'art contemporain, opte pour des pratiques poétiques variées, construites, accumulatives et drôles." (Jérôme Mauche, Musée Zadkine)

"Jean-Michel Espitallier est l'un des poètes les plus mobiles et véloces de sa génération…" (Patrick Kéchichian, Le Monde)


Jeudi 9 mars à 18h

Jean Chalvidant

Autour de son ouvrage : "L'Espagne de Franco à Zapatero" aux éditions Atlantica.

Jean Chalvidant, Docteur ès lettres (civilisation espagnole), a été journaliste à RTL et RMC, en charge des affaires espagnoles et latino-américaines, collaborateur du MCC, centre de recherches sur les menaces criminelles contemporaines (Institut de criminologie, université Paris II).

Spécialiste reconnu de la politique espagnole, il a déjà publié entre autres : "ETA : L'enquête" (Cheminements, 2003) et "La manipulation : Madrid, 11 mars" (Cheminements, 2004).

"Ils sont tous là. Tous ceux à avoir fait l'Espagne depuis quarante ans. Les vaincus, pestiférés, pourchassés, emprisonnés que le temps et la sagesse auront parfois réhabilités et menés au pouvoir. Les vainqueurs aussi, accaparant honneurs, gloire et titres. Surtout se retrouvent ici les nouveaux venus, qui n’ont pas connu l'horreur de la Guerre civile et ont permis à l'Espagne de devenir un pays pleinement démocratique, dans l’acceptation des différences. Les 500 000 victimes du conflit et les trente-neuf ans de dictature franquiste font désormais partie du passé. Toutefois, il importe de ne pas les oublier.

L'ambition de cet ouvrage est de dépeindre à travers un millier de portraits les hommes et les femmes qui ont fait l'Espagne d'aujourd'hui. De briser aussi certains tabous, par lesquels le spectateur étranger ne considère le franquisme que comme un fascisme ibérique, Adolfo Suàrez comme un amateur arriviste, Felipe Gonzalez comme le mentor des groupes antiterroristes du GAL, Aznar comme un factotum de George W. Bush ou Zapatero comme un irresponsable. Êtres et faits s’avèrent plus compliqués à juger et méritent un réel développement, que seul un dictionnaire capable de disséquer les actions des principaux protagonistes, pouvait permettre."

Le débat sera animé par Jacky Sanudo.


Vendredi 10 mars à 18h30

Jean Birnbaum

Pour son livre "Leur jeunesse et la nôtre, l'espérance révolutionnaire au fil des générations" publié aux éditions Stock.

Jean Birnbaum, 31 ans, est journaliste au Monde. Il a également travaillé pour France Culture, où il a notamment collaboré à l'émission "Staccato". On lui doit le dernier entretien avec le philosophe Jacques Derrida : "Apprendre à vivre enfin" (Galilée - Le Monde, 2005).

"Nous n'avons pas vingt ans, nous n'avons pas trente ans, mais déjà dans la bouche un goût de terre brûlée. Car c'est en vain que nous sommes partis en quête de nos aînés. Nous avions rêvé d'un dialogue, et qu'ils nous communiquent le feu qui embrasa leur jeunesse. Au lieu de quoi, ils nous tournèrent le dos, préférant se claquemurer dans une nostalgie stérile : après eux, le désert... Nous voici livrés à nous-mêmes. À l'origine de cet essai, donc, il y a la volonté de se réapproprier un passé, pour en tirer leçons, en notre nom. Sur les espérances révolutionnaires, exercer un droit d'inventaire. Récupérer, avec la génération 68 ou plutôt malgré elle, quelque chose comme un passage du témoin. Cette enquête en filiation, j'ai voulu la mener au miroir d'une tradition singulière (le trotskysme), et donner la parole à des militantes, des militants, célèbres ou anonymes, passés ou présents. Ceux-là n'ont pas toujours évité les tentations autoritaires, mais depuis le combat "antistalinien" jusqu'aux luttes altermondialistes en passant par la solidarité avec les peuples colonisés, ils n'en ont pas moins ancré leur révolte dans un souci vital de transmission. Au creux de leurs discours, il s'agit de restituer ce qu'on pourrait nommer une pédagogie de l'émancipation : l'écoute des aînés, le goût pour la chose imprimée, la passion des idées... D'explorer l'élan et l'enthousiasme, d'abord, mais aussi les déchirures intimes : sur les dérives sectaires, par exemple, ou encore sur la question juive. Avec, à l'horizon, cette surprise : tout au long du XXe siècle, il s'est trouvé des gavroches de quatorze ans pour se fâcher contre l'injustice du temps présent. Alors, monter à l'assaut du ciel, changer le monde, à quatorze ans ? Jadis et naguère, oui, à coup sûr. Hier encore, sans doute.

Et maintenant ? "

La rencontre est organisée par Discordances et Espaces Marx.


Samedi 11 mars à 17h30

Frédéric Schiffter

Autour de son ouvrage : "Le philosophe sans qualités" aux éditions Flammarion.

Frédéric Schiffter est professeur de philosophie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont "Sur le blabla et le chichi des philosophes" (PUF, 2002), "Pensées d'un philosophe sous Prozac" (Milan, 2002), "Métaphysique du frimeur ; lettre sur l'élégance" (Milan, 2003), "Contre Debord" (PUF, 2004), "Le plafond de Montaigne" (Milan, 2004), "Petite philosophie du surf" (Milan, 2005).

"De fait, si Schiffter est philosophe, c'est qu'il est lucide, douillet et épileptique. À la façon de Schopenhauer, il n'aime pas les faiseurs de systèmes, réfugiés dans l'univers aseptisé des concepts, mais place à son tour, dans des livres inutiles et délicieux, un écran de mots, d'œuvres d'art et d'idées entre le monde et lui-même. Plus on souffre, mieux on connaît ; mais plus on pense et moins on souffre. À dire vrai, Schiffter n'a rien à reprocher à ce monde qu'il juge sans intérêt. C'est un solitaire, mais il ne prise pas les vaniteux qui, comme Rousseau, croient s'exclure du cours des choses. Il n'a rien du mécontent façon Guy Debord - contre lequel il a commis un pamphlet aussi violent que brillant : ce "triste sire au ton de grand seigneur [...] se sachant sans grande valeur [...] intente un bruyant procès à la société, lui réclame dommages et intérêts". Schiffter est un sédentaire vagabond qui traîne dans Biarritz, "capitale de l'ennui", l'existence d'une mélancolie que rien n'entame, indifféremment tenté par les consolations éphémères de la vie sociale et la solitude vigoureuse de l'ermite en son terrier. Un ego triste, assis à la terrasse du palais de la princesse Eugénie, face à la mer, et qui, faute de ciel, contemple l'horizon ou regarde ses semblables "traîner le poids de leurs désirs sans objet." (Raphaël Enthoven, Lire)

La rencontre sera animée par Patrick Rödel.


Jeudi 16 mars à 18h

Michel Koebel

Pour son livre "Le pouvoir local ou la démocratie improbable" publié aux éditions du Croquant.

Michel Koebel est docteur en sciences sociales et maître de conférences à l'université de Reims-Champagne Ardennes. Il est membre de l'association Raisons d'agir.

"La décentralisation et l'enracinement local des hommes politiques devaient permettre de réduire la distance entre les élus et les citoyens. Or, depuis 30 ans, le recrutement du personnel politique local et sa professionnalisation accrue l'éloignent toujours davantage de ceux qu'il est censé représenter. Certains élus tentent d'y remédier en inventant de nouvelles formes de démocratie ("locale", "directe", "participative") qui, dans la plupart des cas, ne font que reproduire les schémas existants. La procédure de référendum local est si verrouillée que son utilisation reste rarissime. Au sein des organes de décision, les oppositions sont vouées à l'impuissance… Comment, dans ces conditions, assurer une plus juste représentation des citoyens ?"

La rencontre sera animée par Michelle Ferrière et Marion Paoletti.


Jeudi 16 mars à 20h15

Jean-Paul Demoule

Autour de son ouvrage "L'Archéologie entre science et passion" publié aux éditions Gallimard-Découvertes.

"Il est des métiers qui ne peuvent s'exercer sans passion. Mais l'archéologie est-elle un métier ? Née dans l'enthousiasme de la redécouverte de la Rome antique par les humanistes de la Renaissance, elle est devenue au cours du XIXe siècle l'une des formes de la prise de possession du monde par les nations occidentales, dont elle fonda en même temps la grandeur et la légitimité. Durant le dernier siècle, l'archéologie n'a cessé de perfectionner ses techniques et ses méthodes de fouille, d'observation et d'analyse pour devenir une science à part entière. Pourtant, de l'armée d'argile du premier empereur de Chine au visage gelé de Ötzi, l'homme des glaces, l'émotion immédiate de la découverte est restée intacte. Seule parmi les sciences humaines à offrir une telle profondeur de temps, l'archéologie est aussi une interrogation permanente sur les trajectoires des sociétés humaines."

La rencontre est organisée à l'initiative de l'INRAP.


Vendredi 17 mars à 18h30

Gérard Boulanger

Pour son livre "À mort la gueuse !" publié aux éditions Calmann-Lévy.

Avocat au barreau de Bordeaux depuis plus de vingt-cinq ans, Gérard Boulanger est également président de la Ligue des Droits de l'Homme de Gironde, ancien président du Syndicat des avocats de France, fondateur et président d'honneur de la confédération Avocats européens démocrates. Il a déjà publié : "Maurice Papon : un technocrate français dans la collaboration" (Seuil, 1993), "Papon, un intrus dans la République" (Seuil, 1997) et "Plaidoyer pour quelques Juifs obscurs victimes de Monsieur Papon" (Calmann-Lévy, 2005).

"14 juin 1940. L'armée allemande occupe Paris. Le gouvernement français s'est replié à Bordeaux, alors submergée de réfugiés. Une République exsangue, assaillie de toutes parts, y cédera sous les assauts de ceux-là même qui étaient censés l'incarner et la défendre. Son agonie est brève : en trois jours – les 15, 16 et 17 juin –, le régime tombe, victime d'un "coup d’État dans la défaite" sans effusion de sang qui porte le maréchal Pétain au pouvoir. Après avoir signé l'armistice, Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet à Vichy, et en profite pour finir le 11 juillet de liquider la République. Paradoxe suprême, ce sont les militaires qui veulent cesser le combat, et les civils qui veulent le poursuivre. Les premiers auront raison des seconds, animés par une détermination puisant sa force dans une haine viscérale de la République et dans la peur bleue que leur a inspirée le Front populaire. Et ce sont les responsables de la défaite militaire qui en seront les premiers bénéficiaires politiques.

Après quatorze ans de recherches, Gérard Boulanger nous livre le récit captivant, heure par heure, des complots, manœuvres, trahisons, alliances contre nature et coups de force qui scellèrent le destin de la "Gueuse" – surnom que les factieux donnaient à la République. Instants d'histoire croqués sur le vif, dialogues restitués, anecdotes tragiques ou cocasses, portraits sans fard des protagonistes, analyse très fine des tenants et des aboutissants politiques et géopolitiques : on est transporté dans le Bordeaux de la défaite et de l'exode, au cœur d'un pouvoir déliquescent qui vit ses dernières heures."

La rencontre sera animée par Dominique Lormier.


Samedi 18 mars à 16h

Nazir Hamad

Nazir Hamad est docteur ès lettres en psychologie clinique et psychanalyste. Il a déjà publié "Destins d'enfants" avec Françoise Dolto (Gallimard, 1995), "La langue et la frontière" (Denoël, 2004), "Entretiens sur la psychanalyse de l'enfant" (Champ social, 2005) et de très nombreux articles.

La rencontre est organisée par l'association Atlante 33 et sera animée par Michel Allègre et Samuel Nelken.

La rencontre est reportée à une date ultérieure


Samedi 25 mars à 17h

Cepdivin

Autant en emporte le vin : François Vignes et Claude Andrzejewski.

Rencontre avec le romancier François Vignes - "Les compagnons du Verre à soif" (Le Cherche Midi, 2002), prix Georges-Brassens ; "La confrérie des Bistroglodytes" (Le Cherche Midi, 2004) et le comédien et écrivain Claude Andrzejewski - "Une petite tristesse" (La Dragonne, 2001) ; "Du vin, du vent" (La Dragonne, 2004).

Deux auteurs qui mettent en scène, avec humour, poésie et nostalgie l'univers des derniers bistros : tavernes, estaminets, cafés, troquets... comme autant de métaphores de l'existence... Le zinc est un "contoir" où l'on se saoule de paroles autant que de vin. On y trinque "à la tendresse-bordel [...], à la mémoire des copains disparus" (François Vignes). Loin de la célébration de beuveries, c'est plutôt de l'enivrement baudelairien qu'il s'agit, celui des départs sans retours et des amours chimériques... "Ce qui compte, c'est moins le bistrot que le chemin qui y mène. Un rêve, une petite mythologie se fabrique en route." (C. Andrzejewski). Dans ces lieux de haute solitude, où se croisent des vies égarées, se jouent des scènes parfois lumineuses, souvent désespérées. Avec, en toile de fond, quelques ombres portées, comme celles du poète André Laude ou de l'écrivain Jean-Claude Pirotte…

La soirée, organisée par l’association CEPDIVIN, sera animée par Gérard Crochet et Amancio Tenaguillo y Cortázar.

Au programme : Entretiens et lectures littéraires - Diaporama : "de bistrots en cafés" - Les mots du vin  - Débat : le "vin populaire" aujourd’hui ? - Dégustations : Clairet de Quinsac présenté par Thierry Berthelot, Château Chasse-Spleen, Le Jaja de Jau, sélection d’AOC en Bag-in-box…

Participation : 5 €., dans la limite des places disponibles, renseignements : 06.82.21.95.76.


Jeudi 30 mars à 18h30

La maladie mentale, une histoire humaine

Organisé par la revue Philoscope du Lycée Elie Faure de Lormont.

"La maladie mentale apparaît comme la condition du fait humain. Elle concerne l'humanité en général, la singularité de chacun et n'est pas réductible à la biologie. Nous proposons, dans le cadre d'une discussion ouverte, de réfléchir sur les représentations que nous avons de la maladie mentale et des soins liés à ces représentations."

Avec le docteur Frédéric Sales, psychiatre des hôpitaux au C.H. de Libourne, débat animé par Laurent Boyer.


Mardi 4 avril à 17h

Michel Suffran

Autour de son ouvrage : "Mon Aquitaine secrète" (éditions Loubatières), illustrations de Jacques Gribillon.

"Depuis l'énigmatique Dame de Brassempouy, en passant par l'insaisissable cité de Noviomagus, "jumelle" effacée de l'antique Burdigala, la cicatrice calcinée laissée en Labourd par le lance-flammes de Lancre, grand brûleur de sorcières, la pitié non moins ardente consumant Jean-Joseph Surin, l'exorciste bordelais, l'orgueil pharaonique du Duc d'Epernon seigneur de Cadillac et "presque roi", les sanglantes chevauchées en Albret de Monluc, le boucher missionnaire, se déploie toute une sarabande de rebouteux, alchimistes, rebelles ou martyrs, porteurs d'épée ou de croix, âmes de proie, de désir ou de peine… Sans oublier, plus proches, de moins flamboyantes figures dont celle de ma grande tante Sylvia, personne sensée et scrupuleuse ménagère s'il en fut... mais qui, du fond de son village gersois, voyait et entendait les morts, avec un inébranlable naturel…"

La rencontre est organisée par l'association Bibliothèques pour tous et sera animée par Marie-France Sourd.


Mercredi 5 avril à 17h30

Richard Poulin

Autour de l'ouvrage : "Prostitution, la mondialisation incarnée" publié aux éditions Syllepse.

Richard Poulin est professeur de sociologie à l'université d'Ottawa. Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dont : "La mondialisation des industries du sexe" (Imago, 2005).

"Rares sont les analyses qui intègrent dans la dynamique de la mondialisation capitaliste l'essor des marchés sexuels et leur impact sur les femmes et les enfants. La mondialisation trouve pourtant là l'une de ses pires formes d'incarnation. La victoire du néolibéralisme dans les années 1980 va de pair non seulement avec une accélération de la soumission à la monétarisation des rapports sociaux, visible particulièrement dans les industries du sexe, mais également avec une légitimation accrue de l'aliénabilité des corps, de leur marchandisation."

Rencontre organisée par l'association Le Cri, à l'occasion du 60e anniversaire de la fermeture des maisons de tolérance.


Vendredi 7 avril à 18h

Stéphan Ferry

Pour son recueil de nouvelles "Ordalies : l'espoir est un surcroît de malheur, nouvelles noires" (arHsens édiTions).

"Ordalies est un recueil de nouvelles noires regroupant quinze textes écrits en France, en Jordanie et en Chine et illustrés par Gregory Zanotti. Autour d'un thème central, la mort sous ses formes les plus diverses, l'auteur développe une vision du monde très personnelle : noire et exempte de pureté. Entre Gogol, Ungar et Kafka, Stephan Ferry plonge ses personnages dans des univers où toute idée de compassion est exclue."

La rencontre sera animée par son éditeur, Stéphane Guillard avec la complicité de l'illustrateur Gregory Zanotti.


Samedi 8 avril à 17h

Éric des Garets

Pour son ouvrage "Mohé" publié aux éditions Les bords perdus.

Éric des Garets aime John Ford et le rugby. Il vit à Bordeaux et a déjà publié : "Connaître le rugby" (éditions Sud-Ouest, 1987), "Certitude d'aimer" (William Blake & Go, 1997), "Du Rugby" (Le CastorAstral, 1998), "Du CAB au CABBG" (Le CastorAstral, 1999), "Tombeau de Pierre Ysmal" (William Blake & Co, 2005).

"Le dimanche, Mohé ne quittait plus son lit ; il lisait. Son temps libre n'était qu'Arthur. Sa mère, ne le comprenant plus, doutait. Surtout depuis leur récente conversation. C'était à l'occasion d'un petit-déjeuner.

- Qu'attends-tu de l’avenir mon chéri?

- Vrai, j'ai trop rêvé les aubes sont navrantes lui répondit Mohé

- Mais mon chéri que dis-tu là, reviens sur terre, je t'en prie.

- Maman, c'est le cadet de mes soucis."

Les éditions Les bords perdus sont nées en 2005 à partir d'une idée simple : utiliser la chute du papier pour permettre à des textes vifs, courts et spontanés de trouver lecteurs. Cette rencontre d'un cadre technique, d'une contrainte formelle et d'un désir littéraire n'est-elle pas au cœur de l'acte d'édition ? Walid Salem s'en expliquera.

La rencontre sera animée par Gilbert Tiberghien.


Vendredi 14 avril à 18h30

La revue de l'Arc

À l'occasion de la parution des nouvelles éditions de la revue aux éditions Inculte.

Avec au total 100 numéros publiés entre 1958 et 1986, L'Arc fut, dans les années 70 et 80 un trimestriel culturel de renommée internationale, mécéné et dirigé depuis Aix en Provence par un écrivain et intellectuel bruxellois d'origine, Stéphane Cordier (1905-1986).

À l'occasion du centenaire de sa naissance, les éditions Inculte ont engagé un ambitieux programme de rééditions.

Présentation par l'écrivain et éditeur Mathieu Larnaudie.


Mercredi 19 avril à 18h30

Mouvement Français pour le Planning Familial

Autour de l'ouvrage collectif : "Liberté, sexualités, féminisme : 50 ans de combat du Planning pour le droit des femmes", publié aux éditions La Découverte.

"Depuis ses débuts en 1956, sous le nom pacifique de "Maternité heureuse", le Mouvement français pour le Planning familial n'a cessé de batailler pour les droits des femmes à la contraception, à l'interruption volontaire de grossesse et plus largement à la libre sexualité. En un demi-siècle, cette lutte a bouleversé la société française, et la vie des femmes en particulier. La conquête de ces droits n'a pas été sans heurts et parmi les ennemis à la dent dure du Planning, on compte toujours le sexisme, le machisme et la misogynie, mais aussi la violence conjugale, l'homophobie, l'intégrisme…

Loin d'être terminé, le combat se poursuit aujourd'hui pour prévenir un retour à l' "ordre moral", face à l'empreinte de plus en plus marquée du néoconservatisme."

La rencontre est organisée par le MFPF - Bordeaux et sera animée par Cécile Esterle


Jeudi 20 avril à 18h30

La revue Mortibus

Autour du numéro de printemps : "Utopies de Marché".

Née en juin 2005, la revue Mortibus est indépendante et animée collectivement par Philippe Guillaume (sculpteur), Fabien Ollier (écrivain et enseignant), Thierry Riffis (peintre et enseignant), Gwendoline Vessereau (aide médicopsychologique pour adultes handicapés mentaux) et Sabrina Vessereau (agent SNCF). Loin d'être terminé, le combat se poursuit aujourd'hui pour prévenir un retour à l' "ordre moral", face à l'empreinte de plus en plus marquée du néoconservatisme."

"Indexée sur les valeurs marchandes et financières, sur la "nécessité" de l'exploitation et de la servitude, de l'entreprise et de la concurrence, la vie n'est-elle pas dans le même temps indexée sur la mort ? Si la vie doit perpétuellement s'adapter aux critères financiers, à la valeur et aux logistiques compétitives de création de plus-values, n'est-elle pas spontanément condamnée à visiter sans fin des horizons d'ennuis morbides, de destructivité, d'agressivité, d'atrophie, d'agonie, etc. ? Le projet générateur de la revue est de fournir au lecteur des éléments de réponse à ces questions qui touchent de près l'économie thanatique dans nos sociétés capitalistes contemporaines. Il s'agirait de traquer et critiquer les représentants individuels et collectifs, les incarnations idéologiques, imaginaires, symboliques, artistiques, culturelles, institutionnelles, administratives, etc., d'une pétrification des devenirs de la vie qui a trouvé dans le système capitaliste ultralibéral un terrain psycho-patho-politique à la hauteur de ses ambitions. Nous avons des capitalismes incarnés jusqu'aux os à mesure que nous affirmons l'implacable réalité de ce monde. Mortibus, farceuse et ironique, en refuse l'absurdité totale et veut donner la part belle à la raison émouvante et à l'embrasement de la vie."

La rencontre est organisée par l'association Discordances avec la participation de Philippe Caumières, Romain et Estelle Humeau.


Samedi 22 avril à 17h30

Angélique Piéri et David Lespiau

Pour leurs livres respectifs : "Richard Nessus Burton" et "De l'électricité comme moteur" publiés aux éditions de l'Attente.

Née en 1973, Angélique Piéri anime le site "repertoiredepoesie.free.fr" qu'elle a créé en 2002.

"Voici aujourd'hui un petit livre d’aventures, celles de Richard Francis Burton en centaure - pour résumer : Nessus, fils d’Ixion et de la Nuée, était un centaure qui, devant faire traverser le fleuve Euhenus à Déjanire, essaya de la violer. Heureusement Hercule passait par là et le transperça de ses ?èches… C'est ?n et malin, ça raconte la vie particulièrement aventureuse et pleine de rebondissement de celui qui faillit découvrir les sources du Nil."

David Lespiau vit et travaille à Marseille. Il a déjà publié, entre autres : "L'épreuve du Prussien" (Bleu du Ciel, 2003) et "La poursuite de Tom" (Farrago, 2003).

Rencontre-lectures organisée par l'association Cuisines de l'Immédiat et animée par Thomas Rushes, suivie d'un apéritif.


Vendredi 28 avril à 18h30

La collection Tram

Publiée par A éditions.

Une première livraison de 12 ouvrages illustrés au format poche, pour accompagner les "creux du quotidien" et consacrés aussi bien à des auteurs classiques qu'à des textes inédits d'auteurs contemporains. La présentation en coffret propose une vision panoramique de la poésie en Europe.

Tram sera présentée par Michel Pétuaud-Létang, entouré de quelques uns des auteurs et illustrateurs de la collection.


Jeudi 4 mai à 18h

Jean-Marie Lespinasse

A l'occasion de la parution de son livre : "Le jardin naturel" aux éditions du Rouergue.

Jardinier dans l'âme tout en œuvrant à l'INRA pendant 40 ans, Jean-Marie Lespinasse a conçu son jardin potager naturel en terre de Graves, en s'appuyant sur des savoirs ancestraux et en optant pour le "bio" intégral (sans pesticides, herbicides ni engrais…).

Son ouvrage, à la fois pratique et savant est fort savoureux, à même de convaincre chacun de devenir "jardinier potager".

Jean-Marie Lespinasse a déjà publié "De la taille à la conduite des arbres fruitiers" (éditions du Rouergue, 2005).

Le débat sera animé par Jean-Noël Léger (agriculteur biologique).


Vendredi 5 mai à 19h30

Marie Didier et J.B. Pontalis

Pour leurs ouvrages respectifs : "Dans la nuit de Bicêtre" (Gallimard - L'un et l'autre) et "Frère du précédent" (Gallimard-Blanche).

Marie Didier est médecin à Toulouse. Elle consacre une partie de son temps à soigner les défavorisés de ce qu'on appelle "le quart-monde". Elle a déjà publié, aux éditions Gallimard "Contre-visite" (1988), "La mise à l'écart" (1992) et "Le livre de Jeanne" (2004).

Figure essentielle du mouvement psychanalytique français (fondateur de l'Association Française de Psychanalyse, créateur de la "Nouvelle revue de psychanalyse"), J.B.Pontalis est l'auteur, avec Jean Laplanche, du fameux "Vocabulaire de la psychanalyse" (PUF, 1976). Il se tourne vers la littérature en publiant "Loin" (1980), "L'amour des commencements" (1986), "Un homme disparaît" (1996), "L'enfant des limbes" (1998), "En marge des jours" (2002) tous chez Gallimard puis "Le dormeur éveillé" (Mercure de France - Traits et Portraits, 2004), où il réconcilie ses deux passions : la psychanalyse et la littérature. Il est aussi directeur des collections "Connaissance de l'inconscient" et "L'un et l'autre"chez Gallimard.

La rencontre sera animée par Jean-Pierre Ohl.


Mardi 9 mai à 18h30

La maladie mentale, une histoire humaine

Organisé par la revue Philoscope du Lycée Elie Faure de Lormont.

"La maladie mentale apparaît comme la condition du fait humain. Elle concerne l'humanité en général, la singularité de chacun et n'est pas réductible à la biologie. Nous proposons, dans le cadre d'une discussion ouverte, de réfléchir sur les représentations que nous avons de la maladie mentale et des soins liés à ces représentations."

Avec le docteur Frédéric Sales, psychiatre des hôpitaux au C.H. de Libourne, débat animé par Laurent Boyer.


Mercredi 10 mai à 18h30

Henriette Walter

Dans le cadre de la journée de l'Europe sur le thème du plurilinguisme.

Professeur honoraire de linguistique à l'université de Haute-Bretagne, membre du Conseil Supérieur de la langue française, Henriette Walter a notamment publié aux éditions Robert Laffont "Le français dans tous les sens" (1988), "L'aventure des langues en Occident" (1994), "L'aventure des mots français venus d'ailleurs" (1999), "Honni soit qui mal y pense" (2001) et, avec Pierre Avenas, "L'étonnante histoire des noms des mammifères" (2003). Elle vient de faire paraître avec Bassam Baraké : "Arabesques : l'aventure de la langue arabe en occident" (Laffont - éditions du Temps, 2006).

La rencontre est organisée par la Mairie de Bordeaux, le Consulat d'Italie et le Mouvement Européen 33.


Jeudi 11 mai à 18h

Franck Fischbach

Autour de son livre : "La production des hommes : Marx avec Spinoza" publié aux éditions Presses Universitaires de France.

Né en 1967, ancien élève de l'École Normale Supérieure (Fontenay), agrégé de philosophie, Docteur habilité en philosophie de l'Université de Paris I, Professeur des Universités, Directeur du Master de Philosophie de l'UTM. Il a déjà publié : "Fichte et Hegel, la reconnaissance" (PUF, 1999), "Du commencement en philosophie, étude sur Hegel et Schelling" (Vrin, 1999), "Fichte, fondements du droit naturel" (Ellipses, 2000), "L'être et l'acte, enquête sur les fondements de l'ontologie moderne de l'agir" (Vrin, 2003).

"Pour Marx, on le sait, tout part de la production et tout y ramène. Mais sait-on exactement quel concept de la production il a forgé? Parti de l'ontologie de l'activité des idéalistes (notamment Fichte et Hegel), ayant ensuite trouvé chez Feuerbach les moyens de naturaliser cette activité (tout en rejetant le primat feuerbachien de la passivité), Marx aboutit finalement à un concept d'activité productive comme activité naturelle, matérielle et impure (contre l'acte pur des idéalistes). Et c'est alors qu'il retrouve, pour la prolonger, la pensée spinoziste d'une activité productive à la fois naturelle et humaine, immanente et infinie, vitale et mentale, relationnelle et joyeuse, nécessaire mais libératrice."

La rencontre est organisée par la Société de Philosophie de Bordeaux


Samedi 13 mai à 17h

Érik Porge

Autour de son livre : "Transmettre la clinique psychanalytique", aux éditions Érès.

Erik Porge est psychanalyste, membre de la Lettre lacanienne, une école de la psychanalyse, directeur de la revue Essaim. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont : "Vol d'idées ? Wilhem Fließ, son plagiat et Freud" (Denoël, 1994), "Les noms du père chez Jacques Lacan" (Érès, 1997), "Jacques Lacan, un psychanalyste : parcours d'un enseignement" (Érès, 2000).

"La constitution d'une véritable clinique spécifique est un des enjeux majeurs de la psychanalyse si celle-ci ne veut pas être réduite à une forme de psychothérapie, d'anthropologie, voire de philosophie. Pour autant cette spécificité n'a de sens que s'il peut s'en transmettre quelque chose. La transmission de la clinique fait partie de la clinique elle-même et il s'agit de trouver le juste lien entre la clinique et ce qui s'en transmet. La méthode constitue ce lien. On peut faire la liste d'une multiplicité de voies de transmission : par l'analysant, dans et hors la cure, par les contrôles… et par les publications des analystes. C'est cette voie qui est explorée ici."

La rencontre est organisée par la Lettre lacanienne, une école de la psychanalyse et sera animée par Cécile Drouet et Jean-Louis Meurant.


Mercredi 17 mai à 18h

Alain Monnier

À l'occasion de la parution de son roman "Givrée" aux éditions Flammarion.

Alain Monnier vit à Toulouse. Il est l'auteur de sept ouvrages parus aux éditions Climats : "Signé Parpot" (1994), "Un amour de Parpot" (1996), "Parpot le bienheureux" (2004), "Côté jardin" (1998), "Les ombres d'Hannah" (1999) ainsi que "L'insoluble problème de la présence sur terre" (2000), recueil de nouvelles et "Survivance" (2002). Il explore au travers de formes narratives variées, en jouant de contraintes toujours renouvelées, les zones floues de l'humaine condition où se côtoient normalité et turpitudes.

"Mais qui est givrée ? Est-ce Marie l'effrontée que le sexe ennuie ? Est-ce l'histoire de cette accumulation de réfrigérateurs ? Ou notre époque de communication qui, à force de mensonges, a terrassé le sens commun ? Quel rapport y a-t-il entre les centres d'appel et la paternité ? Entre l'amour et l'électroménager, et particulièrement le frigo ? Vous apprendrez beaucoup de choses sur ce dernier, mais sans doute pas tout. Certains sujets, tel le phénomène bien connu des hommes qui n'y trouvent jamais rien, et l'explication controversée qui prétend qu'ils sont, depuis la nuit des temps, des chasseurs au regard exercé à se porter au loin pour apercevoir le gibier et non sur l'étagère du frigo pour dénicher la cuisse de poulet derrière le pot de confiture, ne sont pas abordés.

N'est pas non plus abordé le cas de Clara Adélaïde Girardon, la belle tourangelle, qui demanda en janvier 1922 un brevet pour un appareil dénommé Grigorific et ne le fabriqua jamais. Tout ne sera donc pas dit à son sujet dans ce roman drôle et tendre... mais c'est pourtant grâce à lui que Marie découvrira combien les "presque rien" nous changent plus sûrement que les grandes idées."

"...Car ce roman tient d'un petit miracle : la façon dont le narrateur garde jusqu'au bout sa posture d'observateur amical et attentif, mêlant l'ironie à la gravité, et brossant autour de ses personnages un monde moderne aussi absurde et peu réconfortant que favorable aux belles aventures. Du pur plaisir." (Sophie Avon, Sud-Ouest Dimanche)

La rencontre sera animée par Olivier Mony.


Jeudi 18 mai à 19h

Jean-Luc Coudray et Ted Benoît

Né en 1960 à Bordeaux, Jean-Luc Coudray s'engage dans l'écriture et le dessin d'humour en créant en 1979 Monsieur Piéton pour Virgule. Il multiplie depuis les projets en tant que scénariste dont "Nous sommes tous morts" avec Lewis Trondheim, les séries "Drôles de…" et "Théocrite" avec son frère, Philippe. Il est également novelliste et a obtenu le Prix Paul Valéry de poésie. Il vient de publier "Monsieur Mouche tome 3" (Zanpano, 2006).

Thierry Benoît, dit Ted Benoît, est né en 1947. Passionné par les films hollywoodiens de haute époque et grand admirateur du style graphique de la "ligne claire" institué par Hergé et Edgar Pierre Jacobs, Ted Benoît conjugue ces deux références sur un mode subtilement parodique où futur proche et passé récent se mélangent : "Berceuse électrique" (Casterman, 2002), "Cité lumière" (Casterman, 2003) et "L'homme de nulle part" (Casterman, 2004). Il a aussi réalisé, avec Jean Van Hamme deux Blake et Mortimer : "L'affaire Francis Blake" (1999) et "L'étrange rendez-vous" (2001).

La rencontre est organisée par l'association Arcadia et sera animée par Laurent Queyssi et Alain-Julien Rudefoucauld avec la complicité de Philippe Coudray. Apéritif offert par la Cave de Listrac.


Vendredi 19 mai à 16h30

Gilbert Merlio

Autour de la sortie du film "Sophie Scholl, les derniers jours".

Germaniste, professeur à l'Université de Paris-IV après avoir enseigné à Bordeaux III, Gilbert Merlio est un spécialiste de l'histoire des idées, notamment politiques, en Allemagne. Il a déjà publié entre autres : "Jaspers, témoin de son temps" (Presses Universitaires de Bordeaux, 1986), "Bordeaux au temps de Hölderlin" (Peter Lang, 1997) et "Les résistances allemandes à Hitler" (Tallandier, 2003).

La rencontre est organisée par l'association des Cinémas de proximité de la Gironde dans le cadre des "Clins-d'Œil Cinéma" et sera animée par Jean-Louis Ribreau.


Samedi 20 mai à 17h

La revue L'Inactuel

Pour sa treizième livraison : "Moments excitants à penser" (éditions Circé).

"Publié deux fois par an, L'Inactuel a été fondé en mai 1994, dans cette période dite de "crise" de la psychanalyse, par trois psychanalystes freudiens, Pierre Fédida, Patrick Lacoste, Marie Moscovici.

Conformément à l'esprit qui anime la revue, la rédaction s'est entourée d'un Comité composé de représentants d'autres disciplines : Georges Didi-Huberman, historien de l'art, Patrice Loraux, philosophe, Charles Malamoud, historien des religions. Cette composition de la rédaction - noyau formé de psychanalystes, collaboration mutuelle avec des chercheurs d'autres domaines de la pensée - reflète les visées de cette publication : donner suite au sentiment partagé que dans le champ de la psychanalyse, sa pratique et sa théorie, et contrairement aux idées reçues, des voies et mouvements de recherche ne cessent de se proposer, surtout si l'on prend garde aux questionnements venus de ceux qui dans leur propre démarche sont confrontés à des écueils de même nature, et qui ont de l'"intérêt" pour la psychanalyse.

Car "crise", à nos yeux, ne signifie pas forcément déclin mais plutôt obstacles et résistances qui obligent à bouger. "Résistances", à son tour, ne désigne pas nécessairement les refus répertoriés dans la cure ou l'air du temps, mais surtout ce qui de l'objet même de la psychanalyse - la "chose psychique" - ne se laisse justement ni chosifier ni épuiser. Approfondir ces perspectives, dans la psychanalyse et au-dehors d'elle, est l'une des démarches constantes de la revue.

En ce sens, le sous-titre "Psychanalyse et Culture", apparemment conventionnel et qui semble désormais figurer sur tous les programmes prend ici une dimension intrinsèque à tout le projet. C'est ainsi que sur chaque thème proposé, objet commun à tous les auteurs sollicités, on a pu voir les conceptions de celui-ci se diversifier et se particulariser; mais également observer qu'au-delà des différences entre les approches, les questions soulevées se faisaient écho, fût-ce en apparaissant comme des obstacles les unes aux autres, contraignant les pensées et les pratiques à de nouveaux pas." (Marie Moscovici)

La rencontre réunira les rédacteurs de la revue : Marie Moscovici, Patrick Lacoste et Patrice Loraux.


Mercredi 24 mai à 18h

Pascal Enard

Pour son livre "Figurant polyversel" publié aux éditions Démocraties Nouvelles.

"La salarisation de la fonction chamanique dans le prix de la passe psychanalytique, ne semble pas pourtant, à elle seule, détruire la fonction sacrée qui était celle de nourrir le moine bouddhique, le pèlerin expiatoire ou votif en de toutes autres situations historiques.  Le grand apport freudien d'avoir fixé le prix de l'écoute et de la profération des maux intimes contre la banalisation communicationnelle petite-bourgeoise ne résout pas la question du duende : que le griot soit bénévole ou salarié ne lui donne talent ou réceptivité. Mais qu'il soit rétribué, adapté ou non à qui requiert ses services, lui permet de durer, car le salaire pour l'effort n'est pas le bénéfice de l'action mais le simple moyen de reproduction cellulaire du corps vivant."

Le débat sera animé par Jean-Paul Abribat.


Vendredi 26 mai à 18h30

Maria Santos-Sainz

Pour son livre "L'Élite journalistique et son pouvoir" publié aux éditions Apogée.

Maria Santos-Sainz est maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication à l'université Michel de Montaigne de Bordeaux 3, où elle enseigne à l'IUT Carrières Sociales et à l'IUT de Journalisme. Docteur en Sciences de l'Information de l'Université Complutense de Madrid (où elle a enseigné le journalisme), elle a été auparavant rédactrice du quotidien national espagnol Diario 16 et rédactrice en chef de la revue Españoles en el Mundo.

"Les médias actuels sont de puissants ressorts contrôlés, orientés, et instrumentalisés par une minorité de journalistes, l'élite journalistique, dont le rôle éminent dans le système démocratique est au cœur de nombreuses polémiques.

À partir de l'évolution de l'élite journalistique en France au cours des vingt dernières années, l'auteur étudie la composition, les mécanismes d'ascension, les réseaux d’influence, le profil social et idéologique, la façon dont cette élite introduit de nouvelles pratiques journalistiques et de pouvoir."

La rencontre est reportée à une date ultérieure.


Jeudi 1er juin à 18h30

La revue Poésie/première

"Fondée en 1994, Poésie/première présente trois fois par an des études et des textes inédits permettant à ses lecteurs de faire plus ample connaissance avec les plus importants poètes français et étrangers du moment, aux côtés de voix nouvelles à découvrir et d'informations sur l'actualité poétique et littéraire. Cette revue, domiciliée en Aquitaine depuis deux ans, est désormais reconnue comme l'une des publications de référence en France."

Plusieurs de ses animateurs, Emmanuel Hiriart, Philippe Biget vous invitent à une rencontre - découverte à l'occasion de la sortie de son numéro d'été.


Vendredi 2 juin à 18h30

Véronique Le Goaziou et Laurent Mucchielli

Autour de leur livre : "Quand les banlieues brûlent… : retour sur les émeutes de novembre 2005" aux éditions La Découverte.

Véronique Le Goaziou, sociologue et ethnologue, réalise depuis plusieurs années des missions sur les quartiers dits "sensibles". Elle est notamment l'auteur, en collaboration avec Charles Rojzman, de "Comment ne pas devenir électeur du Front national" (Desclée de Brouwer, 1998).

Laurent Mucchielli est historien des sciences sociales et sociologue de la délinquance, chercheur au CNRS et enseignant à l'Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Il dirige le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP). Co-directeur de la revue Déviance et société et de la Revue d'histoire des sciences humaines, il est notamment l'auteur de "La découverte du social. Naissance de la sociologie en France" (La Découverte, 1998). Il a dirigé (avec Philippe Robert) l'ouvrage collectif "Crime et sécurité : l'état des savoirs" (La Découverte, 2002).

"Ce livre décortique de façon scientifique le phénomène et les raisons de la colère, notamment à travers des entretiens, une analyse fine des prises de position politique et des politiques publiques de sécurité." (Alternatives Économiques)

La rencontre sera animée par Didier Lapeyronnie (Université Bordeaux II Victor Segalen).


Samedi 3 juin à 17h

Pascal-Henri Keller

Autour de son livre : "Le dialogue du corps et de l'esprit" aux éditions Odile Jacob.

Pascal-Henri Keller est psychanalyste, professeur de psychologie à l'université de Poitiers. Il est l'auteur de "La Médecine psychosomatique en question" (Odile Jacob, 1997).

"Faut-il vraiment fusionner esprit et corps ou faut-il, comme nous avons encore trop souvent tendance à le faire, les séparer ? Sur cette question décisive, l'ambition de ce livre est d'aller au-delà des controverses interminables entre théoriciens. Pascal-Henri Keller propose plutôt une réflexion sur la juste place qu'il convient d'accorder au corps et à l'esprit dans leurs dimensions propres. À partir de ce que chacun dans sa vie intime peut ressentir. Voici donc l'histoire de Mme. Marie qui ne pouvait pas avoir d'enfant, de Mlle. Fabiola en proie aux tourments de la déprime, de M. Jean qui perd le sommeil, de l'hyperactif Jojo ou encore de la violence de M. Diabolo. Autant de parcours singuliers qui nous montrent le pouvoir de la parole sur le corps."

La rencontre sera animée par Denis Roux.


Lundi 5 juin à 20h

Clémentine Autain

Pour la parution de son livre : "Salauds de jeunes" publié aux éditions Robert Laffont.

Née en 1973, Clémentine Autain a grandi Boulevard des Batignolles. Après des études d'histoire à l'Université Paris VIII Saint Denis, elle obtient un D.E.A. sur le Mouvement de Libération des Femmes. Co-fondatrice de l'association pour l'égalité des sexes (Mix-Cité), elle anime la fondation Copernic et est rédactrice en chef du mensuel "Regards". Élue de la gauche plurielle en 2001 après avoir mené la liste "Paris changeons d'ère", elle est Adjointe chargée de la Jeunesse à la Mairie de Paris.

Elle a déjà publié : "Alter égaux : invitation au féminisme" (Laffont, 2001), "Les droits des femmes : l'inégalité en question" (Milan, 2003), "Banlieues, lendemains de révolte" (collectif, la Dispute, 2006).

"C'était le printemps, les premiers jours de mai 2005. Nous étions en colère. Les jeunes n'avaient pas encore brûlé de voitures dans les banlieues, ni reçu de contrat première embauche en guise de bienvenue dans le monde du travail (précaire). Mais le malaise était déjà perceptible. Les jeunes semblaient considérés comme une menace et non comme une ressource. Témoins de ce traitement méprisant à l'égard des nouvelles générations et conscients que la cocotte-minute sociale pouvait à tout instant exploser, nous avons décidé de prendre parti, en écrivant." Clémentine Autain et Mikaël Garnier-Lavalley décodent le message qui est, en substance, adressé aux 15-30 ans : "Salauds de jeunes, il n'y a pas de place pour vous !"

La rencontre est organisée par Espaces - Marx et sera animée par Vincent Taconet.


Mercredi 7 juin à 18h30

Françoise Escarpit

Françoise Escarpit est née en 1943 à Paris. Elle a enseigné 20 ans à l'IUT B Carrières de l'Information (Bordeaux III) avant de quitter l'université pour devenir correspondante permanente de L'Humanité à La Havane. Depuis 1989, elle a parcouru une grande partie de l'Amérique latine et a couvert les événements du Chiapas de 1994. Elle retourne très souvent dans cette région, où elle a eu l'occasion d'interviewer Marcos. Françoise Escarpit a été rédactrice pour de nombreux journaux : Le Monde Diplomatique, L'Humanité, Politis, Sud-Ouest, La Dépêche, France-Inter, Proceso, El Financiero, La Jornada...

Elle vient  de traduire: "La grande histoire des couleurs" du sous-Commandant Marcos et de publier "Marcos sous le passe-montagne" aux éditions Syros.

La rencontre sera animée par Jean-Louis Ribreau.


Vendredi 9 juin à 19h30

Frédéric Léal, Frédéric Forte

Autour de leurs livres respectifs : "Un trou sous la brèche" (éditions POL) et "Comment(s)" (éditions de l'Attente).

Frédéric Léal est médecin et écrivain. Il vit à Bordeaux et a déjà publié plusieurs récits dont : "Selva ! : La cité sans femmes" (POL, 2002), "Mismatch" (L'Attente, 2002), "Bleu note" (POL, 2003), "Le peigne-noir" (L'Attente, 2004), "Let's go let's go : allons zi-zi" (POL, 2005).

Frédéric Forte est né en 1973. Coopté à l'OuLiPo en mars 2005, il vit à Toulouse où il est libraire ; il a découvert les Exercices de style de Raymond Queneau à l'âge de 12 ans en classe de 5ème et a le souvenir très net du mot "Oulipo" lu pour la première fois dans un manuel de français à cette occasion. Comme Paul Fournel, Frédéric Forte est un cycliste notoire. Il a déjà publié : "Discographie", "Banzuke", "N/S" aux éditions de l'Attente et "Opéras-minute" (Théâtre Typographique, 2005).

Rencontre-lectures organisée par l'association Cuisines de l'Immédiat et animée par Thomas Rushes, suivie d'un apéritif.


Samedi 10 juin à 11h

La Joie de lire, la crème des petits suisses

Rencontre avec l’éditrice Francine Bouchet et lecture de Les Mises en boîtes par l’écrivain Eugène.

Créées en 1987 par Francine Bouchet dans l'arrière-boutique d’une librairie pour enfants qui porte le même nom, les éditions La Joie de lire, installées à Genève, proposent désormais quelque trois cents titres à leur catalogue.

Eugène, né en 1969 à Bucarest et répondant au patronyme d'Eugène Meiltz pour l'état civil, est arrivé en Suisse en 1975. Licencié en lettres, il se consacre entièrement à l'écriture. Il a publié plusieurs titres aux Éditions La Joie de lire, et récemment "Les Mises en boîtes" .

Dans le cadre de la manifestation Genève se livre en Aquitaine proposée par Lettres du monde en partenariat avec le Centre François-Mauriac de Malagar, avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation Suisse pour la culture.


Samedi 10 juin à 17h

Jean-Paul Michel

1976-2006 : trente années d'édition de création à Bordeaux.

Jean-Paul Michel, alias Jean-Michel Michelena est né en 1948 en Corrèze. Il vient de publier : "Pour moi, dit-il, hélas, j'écris avec des ciseaux", "Poursuivre avec Mallarmé" (William Blake & Co.) et les éditions Flammarion rééditent ses poèmes : "Le plus réel est ce hasard, et ce feu".

"Éditer, c'est donner une fête à ses dépens ; publier ses livres soi-même, un acte d'orgueil : une façon d'aller, nu, à son risque ; faire choix de circuits courts, à sanction immédiate : payer pour voir - & dans la joie de sentir qu'une telle solitude augmente, non diminue.

L'édition d'honneur doit être conduite au "chic", pas au calcul. De toutes façons, par un malicieux effet de la justice immanente, la sanction, toujours, y est incluse dans l'acte : l'édition vaut à proportion de texte, le texte à proportion de sa puissance d'inventer des lecteurs, non de les suivre, de répondre à quelque demande sociale pré-existante, mais de les arracher à eux-mêmes : de prendre sur eux cet étonnant pouvoir de les faire se découvrir à eux-mêmes étrangers, de les nourrir, presque les constituer neufs à leur tour. Car tels sont les pouvoirs du texte - du texte qui appelle la publication comme une justice, du moins…"

Rencontre - lectures animée par Éric des Garets.


Mardi 13 juin à 18h

Michel Adam

Autour de son livre : "L'association, image de la société" publié aux éditions l'Harmattan.

Michel Adam est enseignant à l'université de Poitiers et membre de la Conférence Permanente des Coordinations Associatives de Poitou-Charentes. Il a déjà publié : "Les schémas, un langage transdisciplinaire" (l'Harmattan, 2000).

"La simplicité apparente de l'association cache une complexité fascinante, une diversité extrême et contradictoire, des problèmes récurrents et des comportements concurrentiels, mais aussi des originalités méconnues et des virtualités de reliance majeures. Dans l'association, n'y a-t-il pas un parlement, une école, une entreprise, un réseau, une communauté ? Soit un hologramme de la société, pour le meilleur et pour le pire... Enfin, comment situer le fait associatif vis-à-vis de l'économie sociale et solidaire ?"

La rencontre est organisée par la Fonda Sud-Ouest.

 

La rencontre est reportée au mardi 12 septembre.


Mercredi 14 juin à 18h30

José Miguel Parra

Pour son livre : "Le sexe au temps des pharaons" publié aux éditions Culture Suds.

José Miguel Parra Ortiz est égyptologue, écrivain et professeur de l'histoire de l'Égypte à l'université Complutense de Madrid.

"Les Égyptiens et le sexe ? Interrogeons quiconque sur la civilisation pharaonique, et il saura nous parler de ses gigantesques pyramides, de ses temples grandioses ou des tombes profondes de la Vallée des Rois. Mais de sexe ? Les Egyptiens ne faisaient pas ces choses-là ! Du moins si on les compare aux Grecs ou aux Romains. Nous savons cependant que ce n'est pas vrai. II est évident que les Égyptiens avaient une sexualité, mais alors pourquoi en savons-nous si peu sur le sujet ? C'est en grande partie le fait des égyptologues eux-mêmes. En effet, jusqu'à récemment, ils étaient réfractaires à montrer au public les quelques découvertes de type sexuel faites lors de fouilles…"

La rencontre sera animée par Boubakar Seck.


Samedi 17 juin à 17h

Serge Proust

Pour son ouvrage : "Le comédien désemparé" publié aux éditions Économica.

Serge Proust est sociologue, maître de conférences à l'Université de Saint-Etienne (CRESAL).

"L'intervention massive de l'État a permis que se développe, en France, un vaste secteur public théâtral rassemblant plusieurs dizaines d'institutions, des centaines de structures associatives, quelques dizaines de milliers de professionnels (artistes, techniciens, administratifs).

Cet ouvrage s'interroge sur l'ambivalence à l'égard de l'État qui caractérise de nombreux artistes du théâtre public. Il existe parmi ces derniers, une véritable demande d'État fondée sur la capacité de celui-ci à neutraliser les règles du marché, à favoriser les spectacles les plus marginaux et, dans le cas de la mobilisation des intermittents, à constituer, pendant une longue période, une ressource politique décisive face au patronat. Dans le même temps, l'intervention publique est dénoncée comme facteur de bureaucratisation des activités et de corruption esthétique et morale. Expliquer cette ambiguïté nécessite de revenir sur les conditions sociales, économiques et esthétiques d'émergence d'un théâtre d'art privilégiant la logique de l'innovation scénique permanente et sur les effets de cette intervention massive qui exige, dans l'activité quotidienne de ces artistes, des compétences administratives et politiques spécifiques. Soixante ans après la mise en place des premiers centres dramatiques et la fondation du festival d'Avignon, et à partir des grandes figures de Copeau, Vilar et Mnouchkine, ce retour permet alors de comprendre aussi bien les conditions de la disqualification esthétique du théâtre populaire que l'importance toujours actuelle de l'idéal de la troupe."

La rencontre sera animée par Patrick Rödel.


Mardi 20 juin à 18h30

Anne Gintzburger

Autour de son livre : "Écoliers, vos papiers" publié aux éditions Flammarion.

Anne Gintzburger est journaliste et grand reporter.

"La menace de l'expulsion pèse chaque jour sur des élèves scolarisés en France, parce qu'ils sont étrangers et enfants de sans papiers. Cette enquête rapporte des histoires d'enfants d'immigrés autour desquels le soutien s'organise et rappelle les dangers qui guettent les mineurs livrés à eux-mêmes ou expulsés."

La rencontre est organisée par Réseau Éducation Sans Frontières 33.


 

 

&