8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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PROGRAMME DES RENCONTRES JANVIER-JUILLET 2004

 

 


Mercredi 7 janvier à 18h30

Christian Malaurie

Autour de son livre : "La carte postale, une oeuvre" publié aux l'Harmattan.

Christian Malaurie, diplômé de l'EHESS, docteur de l'université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, enseigne à l'UFR des Sciences de l'Information, de la Communication et des Arts. Ses recherches portent sur l'image et sur la médiation dans la perspective d'une anthropologie esthétique. Il travaille au sein de l'équipe de recherche ISIC/Imagines fondée par Martine Joly.

"La carte postale est partout visible. On l'utilise massivement, mais on ignore la réalité de son impact communicationnel et l'influence qu'elle a sur notre connaissance du monde (des régions touristiques, des villes, etc.) et sur notre imaginaire. On la traite comme un objet sans importance alors qu'elle est histoire, mouvement, œuvre.

L'auteur montre comment la carte postale, en procédant à la mise en images paysagères du territoire, privilégie une esthétique de l'ordinaire. Il analyse plus particulièrement la construction sociohistorique du paysage balnéaire en prenant pour exemple la ville d'Arcachon exposée dans les albums de cartes postales de la collection Christian Delord. Il interroge ici le rôle culturel de l'image de carte postale dans sa dimension de support-espace d'énonciation et de visibilité paysagère du territoire.

Après avoir mis l'accent sur des considérations épistémologiques, il conduit une analyse détaillée des motifs photographiques les plus significatifs du paysage balnéaire de carte postale d'Arcachon. Enfin, plus largement, il montre comment l'imaginaire paysager balnéaire de carte postale se révèle à nous à travers l'historicité de la civilisation européenne des loisirs."

Le débat sera animé par Fabienne Brugère.


Jeudi 15 janvier à 19h45

Frédéric Lecomte

Pour la parution de son livre : "John & Robert Kennedy, l'autre destin de l'Amérique" aux éditions Équinoxe.

"John et Robert Kennedy symbolisaient la naissance d'une nouvelle politique par leur jeunesse, leur style, leur intelligence et leur charme. Leur gouvernement a traversé bien des tragédies : la baie des Cochons, la crise des missiles, la guerre froide, le Vietnam, la lutte des droits civiques... Ce livre raconte la relation exceptionnelle des deux frères liés par le sang et l'ambition. Si de récents ouvrages tendent à démystifier le clan des Kennedy, celui-ci ne manque pas de souligner qu'ils ont été les premiers à combattre le crime organisé avec détermination et qu'ils ont su éviter le premier conflit nucléaire. Quarante ans après l'assassinat de JFK, les États-Unis se trouvent dans une situation internationale des plus inconfortables, auraient-ils pu changer le destin de cette Amérique touchée par le terrorisme et la prudence de ses anciens alliés ?

Le débat est organisé par le Club de la presse de Bordeaux et sera animé par Gérard Pelletier.


Samedi 17 janvier à 18h

Jean-Pierre Lehmann

Autour de son ouvrage : "La clinique analytique de Winnicott, de la position dépressive aux états-limites", publié aux éditions Érès.

Jean-Pierre Lehmann est psychiatre, psychanalyste. Membre de l'ex-École freudienne de Paris, il fait partie, depuis sa fondation, du Cercle freudien dont il est actuellement président.

"Winnicott a construit progressivement sa théorie à partir de son expérience d'analysant et de sa clinique tant pédiatrique qu'avec des patients dits borderline. En s'appuyant sur les témoignages qu'il nous a laissés et sur ceux de quelques-uns de ses contemporains, ainsi que sur l'ensemble de ses écrits dont certains sont inédits en France, Jean-Pierre Lehmann montre comment Winnicott a édifié cette théorie en partant des questions soulevées par « la position dépressive » et son élaboration, questions qu'il n'a cessé de reprendre jusque dans ses tout derniers textes.

Articulant les notions et concepts tels que régression à la dépendance, préoccupation maternelle primaire, faux self, geste spontané, holding, handling, espace et objet transitionnels, etc., et la clinique analytique qui les fonde, au contexte de la psychanalyse en Grande-Bretagne et en France, cet ouvrage va à la rencontre du mouvement créatif de Winnicott. N'ayant jamais cessé de chercher à aider ses analysants à retrouver leur spontanéité, celui-ci n'a pas craint de joindre parfois, dans sa pratique, le geste à la parole. De cette démarche s'inscrivant dans ce qu'il appelle clinique des bords, Jean-Pierre Lehmann a voulu témoigner en référence à sa propre expérience."

La rencontre sera animée par François Bridier et Jean Broustra.


Lundi 26 janvier à 18h30

Yves Cochet et Agnès Sinaï

Pour leur livre : "Sauver la terre" paru aux éditions Fayard.

Yves Cochet a été ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement dans le gouvernement Jospin. Scientifique de formation et militant de l'écologie politique depuis trente ans. Il est aujourd'hui député Vert de Paris.

Agnès Sinaî est journaliste et collabore au "Monde Diplomatique"

"Notre planète est malade, très malade : dérèglement du climat, pollution de l'air et de l'eau, épuisement des sols, disparition d'innombrables espèces animales et végétales... Les signaux d'alerte ont beau clignoter, ils rencontrent une incrédulité quasi générale.

La cause de ce déni ? L'idéologie productiviste : indifférence à la nature, primauté de l'économique sur toute autre considération - fût-elle environnementale, sociale ou politique -, mais aussi dimension démiurgique de la technologie. C'est ainsi qu'à l'échelon international toutes les négociations environnementales - décrites de l'intérieur par les auteurs, qui en relatent les faux espoirs et les ambiguïtés perverses - semblent détournées dans le sens des intérêts du marché et des sociétés industrielles.

Le débat sera animé par Monique Demarco et Gérard Chausset.


Mercredi 28 janvier à 17h30

Michel Husson

Pour la parution de son ouvrage "Les casseurs de l'État social" aux éditions La Découverte.

Michel Husson est économiste, membre du Conseil scientifique d'Attac et de la Fondation Copernic. Il est l'auteur de "Le Grand Bluff capitaliste" (La Dispute, 2001).

Une "réforme" peut en cacher une autre. Après les retraites, la décentralisation et le régime des intermittents, le gouvernement Raffarin est bien décidé à s'attaquer à la santé et l'assurance-maladie, ainsi qu'à l'ouverture du capital d’EDF et GDF, prélude à leur privatisation. Michel Husson montre que cette succession de "réformes" s'inscrit dans un plan global de démontage de l’État-providence, en phase directe avec la "refondation sociale" du Medef. Même si "la pente est raide", l'objectif visé du gouvernement Raffarin est ambitieux : c'est la "casse" de l'État social, autrement dit la liquidation programmée des droits sociaux et des dispositifs de protection conquis par les salariés dans la seconde moitié du XXe siècle. Michel Husson analyse aussi comment ce projet de démolition ne concerne pas que la France, et s'inscrit dans un cadre plus large, où la Commission européenne joue un rôle central de coordination et d'harmonisation. Les principes énoncés par le projet de Constitution européenne ne font d'ailleurs que codifier cette subordination des aspirations sociales aux exigences d’une société de marché.

Reste à définir les alternatives : elles existent ! Mais elles s'articulent à deux impératifs préalables : d'abord, récuser les arguments de la raison économique libérale dont les bienfaits apparaissent de plus en plus virtuels, et en tout cas accaparés par une couche sociale de privilégiés ; ensuite penser la modernité régressive qui est la nôtre, et battre en brèche les accusations d' "archaïsme" et de "corporatisme". Un projet alternatif, fondé sur la garantie de droits sociaux élargis, peut alors s'affirmer comme une nouvelle modernité.

La rencontre sera animée par Jacques Toiser (Attac).


Jeudi 29 janvier à 18h30

Le Festin

Pour la parution du quarante-huitième numéro et à l'occasion du quinzième anniversaire de la revue.

"Les intermittents du spectacle ont récemment révélé, outre la précarité de leur statut (sans parler de celui des artistes dont la situation est souvent plus fragile encore), l'impact fort de la culture sur le rayonnement économique de villes et de régions entières. Il a ainsi été démontré, l'été dernier, que l'art pouvait être productif de richesses trébuchantes autres qu'intellectuelles.

Les grands-messes nationales du patrimoine sont également des succès réédités chaque année, traduisant… la curiosité profonde, exponentielle des publics. Ils sont les fruits de travaux d'observations, d'enquêtes et de recoupements, menés par des chercheurs passionnés et exigeants, grâce auxquels nous disposons de clés pour mieux comprendre, apprécier et valoriser les témoignages, prestigieux ou modestes, hérités de l'histoire. C'est aussi par leurs efforts que le patrimoine devient à son tour support au développement des territoires... La boucle est bouclée.

En France, la décentralisation semble être la réponse appropriée au prolongement de la démocratisation culturelle engagée sous la Ve République. Mais, curieusement, alors que les débats sur les transferts de compétence dans l'Éducation nationale ou les Transports sont parfois véhéments, le sort réservé au Patrimoine ne suscite guère d'émoi. La modification brutale du statut de l'archéologie préventive ou l'incertitude actuelle dans laquelle se retrouve le service de l'inventaire général rencontrent de fait peu d'échos dans l'opinion. Les institutions locales devraient pourtant se battre pour construire, aujourd'hui pour l'inventaire ou pour la gestion des Monuments nationaux, demain peut-être pour les Monuments Historiques ou l'Archéologie, de nouveaux cadres cohérents, négociés et organisés afin de faire profiter leurs circonscriptions d'outils de connaissance et de développement, utiles et même enviés au-delà de nos frontières, C'est en tout cas la chance que l'on veut débusquer dans le vaste chantier de décentralisation en cours."

Débat avec Xavier Rosan, Robert Coustet et les membres du comité de rédaction de la revue en présence du Président du Conseil Régional d'Aquitaine, Alain Rousset.

La rencontre sera suivie d'un cocktail.


Vendredi 30 janvier à 18h

Michèle Sibony

Autour de son ouvrage : "À contrechœur : les voix dissidentes en Israël", publié aux éditions Textuel.

Au sein de la société israélienne, une minorité s'oppose à la politique du gouvernement. À travers 70 contributions, la parole est donnée aux voix représentatives de ces mouvements d'opposition aux modes d'actions différentes, mais aux objectifs communs. Elles sont issues des médias, du monde universitaire, du monde politique, de l'establishment israélien, du monde artistique...

La rencontre est organisée par l'Union Juive française pour la Paix et se déroulera au Club de la Presse (9, rue Capérans).

Elle sera suivie d'une présentation du film "Les 1001 jours" au cinéma Utopia.


Samedi 31 janvier à 16h30

X-Alta

Autour de la septième livraison de la revue : "Psycho-dynamite du gadget".

"La psycho-dynamite du gadget se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. Elle ne dit rien de plus que "ce qui se gadgétise est bon, ce qui est bon se gadgétise". Il y règne une discipline plastique spectaculaire.

Le nouveau fétiche est le gadget aux reflets composites qui fonctionne sans interruption, un gadget dans lequel les plus infimes rouages sont si exactement ajustés les uns aux autres qu'il ne reste pas la moindre brèche ouverte pour accéder au sens du tout.

La société qui repose sur l'industrie culturelle n'est pas fortuitement ou superficiellement gadgétisée, elle est fondamentalement gadgétiste."

La rencontre réunira Fabien Ollier, Henri Vaugrand (X-Alta), Philippe Caumières, Dominique Jobard et Éric Chauvier (Atelier philosophie d'Espaces Marx).


Mercredi 4 février à 18h30

Laurent Mauvignier

Pour son roman : "Seuls" publié aux éditions de Minuit.

Laurent Mauvignier est né en 1967. Il vit à Bordeaux. Il a déjà publié "Loin d'eux" (1999), "Apprendre à finir" (2000, prix Wepler et prix du Livre Inter 2001) et "Ceux d'à côté" (2002), tous aux éditions de Minuit.

"Mauvignier est tous ses personnages, il est homme et femme, dans les paroles de Pauline caressée par Tony, un soir: "Jamais de ma vie je n'ai ressenti cette nudité, ce froid. L'impression qu'il avait enlevé ma peau et que je vivais sans rien. Comme si l'air était brûlant sur la peau et que dedans, le corps entier était froid." L'intimité brisée, violée est là, comme elle est dans ce qui a sépare père et fils, ces carnets que le premier a voulu lire quand le second l'en empêchait, carnets précieux, secrets qui lui permettent d'échapper au monde, de s'enfouir dans l'écriture. Dans une belle page du roman, Mauvignier dresse une sorte de portrait de l'écrivain au travail et on s'imagine, peut-être à tort, qu'il signe ainsi sa présence dans "Seuls".

Dans une de ses errances nocturnes, Tony s'est égaré dans une périphérie où s'est installé un cirque : impression de neige sur les toiles rouges, ciel plombé sous les lumières orange, branches de platanes... des touches colorées semblent éclairer la sombre palette de l'écrivain. Une phrase reste en suspens, tombe sur la dernière ligne de la page. Elle renvoie à la solitude de l'orphelin qui n'a pas retrouvé la tombe de sa mère. Le silence qui suit est tout l'art d'un grand romancier."

(Norbert Czarny, La Quinzaine Littéraire)

"Ce n'est pas du Shakespeare, mais ce roman de Mauvignier en a la beauté tragique"

(André Rollin, Le Canard Enchaîné)

La rencontre sera animée par Maïalen Lafite.


Jeudi 5 février à 18h30

Jacques Julliard et Benoît Chantre

Autour de l'ouvrage "Le choix de Pascal" publié aux éditions Desclée de Brouwer.

Jacques Julliard est né en 1933. Directeur d'études à l'EHESS, il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : "La faute à Rousseau" (Seuil, 1985) ; "Autonomie ouvrière" (Seuil, 1988) ; "Ce fascisme qui vient" (Seuil, 1991) ; "La faute aux élites" (Gallimard, 1997) et "Rupture dans la civilisation" (Gallimard, 2003). Il est actuellement directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur, où il donne une chronique hebdomadaire.

Benoît Chantre est né en 1963. Docteur ès lettres, il collabore à plusieurs revues. Il est actuellement directeur littéraire aux éditions Desclée de Brouwer, où il a publié un livre d'entretiens sur Dante avec Philippe Sollers : "La divine comédie", 2000 puis Gallimard- Folio, 2002.

"Les socialistes français sont en panne, tiraillés entre les contraintes d'un réformisme modéré et la tentation du romantisme révolutionnaire aux couleurs de l'antimondialisme. Les déclarations de leurs leaders n'y changent rien : nous sommes à la fin d'un cycle de l'idée socialiste. La gauche tout entière demande à être refondée.

C’est la nécessité de cette refondation que Jacques Julliard affirme dans ce livre, à travers un dialogue sur Blaise Pascal, sur les impasses du rousseauisme et la nécessité de considérer le mal radical comme une composante essentielle de l'action politique. Cette discussion passionnée est pour lui l'occasion de revenir sur ses engagements (la guerre d’Algérie, la CFDT, la Bosnie), sur son œuvre d'historien du syndicalisme révolutionnaire et sur ses convictions religieuses.

A la fois autobiographie intellectuelle et livre d'intervention, ce dialogue sur l'origine toujours vive du socialisme français arrive à point nommé. Se référer à Pascal contre Rousseau, c'est rappeler, face à tous ceux qui voudraient éliminer le christianisme de l'histoire de l'Europe, qu'on ne saurait construire l'avenir sans regarder le passé en face."

La rencontre sera animée par Marion Paoletti.


Jeudi 12 février à 18h30

Figures de l'art

Autour de la septième livraison de la revue Figures de l'art : "Artiste/Artisan" (Publications de l'Université de Pau).

"L'adresse de l'artiste.

Les artistes ont-ils encore besoin de mains ? De Lascaux à Picasso, dont Clouzot suit fasciné la main créatrice, il n'est d'artiste qu'adroit, sinon virtuose. Jusqu'au 20e siècle, l'histoire de l'art apparaît  comme une théorie de savoir-faire, de manuels qui se transmettent de maîtres en maîtres. En lançant la mode de la tabula rasa et du primat du concept, dadaïstes et duchampiens ont-ils poussé les artistes à devenir manchots ? C'est ce que peut nous donner à penser le très grand nombre d'artistes qui, aujourd'hui, dédaignent la main; les uns préférant faire de l'art avec leur corps tout entier, les autres déléguant la fabrication de leurs œuvres à des machines, des entreprises, des artisans, des animaux, des plantes, etc. À côté des héritiers du courant "acheiropoiete" de la modernité, le pluralisme postmoderne a ouvert la voie à deux nouveaux types d'artiste-artisan : le designer du beau et "la petite main".

À l'occasion de la sortie du n° VII de Figures de l'art : Artiste / Artisan, Bernard Lafargue (rédacteur en chef) et Amancio Tenaguillo y Cortázar (responsable du site Figures de l'art et président de Cepdivin) réunissent quatre artistes : Jacques Bernar, Dominique Corbal, Vincent Poujardieu et Aline Ribière qui ont, chacun, une manière spécifique de faire des œuvres d'art, ainsi que les deux professeurs d'arts plastiques de l'université de Bordeaux III : Pierre Garcia et Sylviane Leprun, les plus à même de traiter la question des rapports entre les arts plastiques et les arts appliqués.

En partenariat avec CEPDIVIN association, la rencontre sera suivie d'une dégustation : Château d'Arsac 1999 (Margaux), offert par Philippe Raoux.


Vendredi 13 février à 18h

Aymeric Hainaux

Dédicacera son album "Les passeurs" publié aux éditions Charrette.

Tamgat et Hishguée, un couple de vachers, vivent simplement dans l'immensité des steppes. Au coucher du soleil, chaque soir, ils font passer le troupeau sur l'autre rive car de ce rituel dépend la qualité du lait. Aymeric Hainaux illustre son histoire de graphismes qui font référence à Modigliani et à Mattotti.

La librairie expose "Les passeurs", onze planches de la bande dessinée d'Aymeric Hainaux du 10 au 28 février.


Mardi 17 février à 17h30

Michel Cadé et Nicolas Hatzfeld

Table ronde : "La représentation de la classe ouvrière au cinéma"

Michel Cadé est professeur d'histoire à l'université de Perpignan et auteur du livre "L'écran bleu, la représentation des ouvriers dans le cinéma français" (Presses Universitaires de Perpignan, 2000). Nicolas Hatzfeld est historien (Centre Pierre Naville, Université d'Évry), spécialiste de l'histoire du travail à la chaîne, auteur de "La chaîne et le réseau, Peugeot-Sochaux" (Page Deux, 2002).

La rencontre est organisée par Espaces Marx dans le cadre de la manifestation "La classe ouvrière, c'est pas du cinéma" du 17 au 20 février (cinéma Utopia).


Mercredi 25 février 18h30

Gabriel Okundji

Autour de son recueil de poèmes : "Vent fou me frappe", publiée aux éditions Fédérop.

Mwènè Gabriel Okoundji est né en 1962 au Congo-Brazzaville. Il a été traduit en occitan, collabore à différentes revues et a reçu le prix Pey de Garros. Il est aujourd'hui une figure marquante de la nouvelle génération de poètes africains.

Il a déjà publié "L'âme blessée d'un éléphant noir" (William Blake, 2002), "Gnia" (Cahiers de Poésie Verte, 2001), "Second poème" (Harmattan, 1998) et "Cycle d'un ciel bleu" (Harmattan, 1996).

La soirée sera animée par Amadou Ba, avec le musicien Moustapha Harfi et le comédien Wahid Chakib.


Jeudi 26 février 18h30

Hélène Sarrazin

Autour de la nouvelle édition de son livre : "Élisée Reclus ou la passion du monde", publiée aux éditions du Sextant.

Hélène Sarrazin, historienne et romancière vit à Bordeaux. Elle a publié notamment "Le Pont de la Garonne" (Aubéron, 1993), "Les Chevaux de bronze" (La Découverte, 1991).

Né en 1830 en Dordogne, Élisée Reclus est aujourd'hui l'un des plus grands géographes français. Théoricien, parmi d'autres, de l'anarchie, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont la célèbre Géographie universelle, publiée en dix-neuf tomes.

Hélène Sarrazin raconte avec passion une vie d'aventures où les voyages, les épreuves sont autant de rencontres, d'observations et d'expérimentations que ce soit en Europe, en Amérique ou en Afrique. Car Élisée Reclus n'est pas seulement un amoureux de la Terre et un précurseur de l'écologie, il est aussi à la recherche d'une société libre qu'il voudrait bonne pour tous.

La rencontre sera animée par Patrick Berthomeau.


Samedi 28 février à 17h

Daniel Martinez

Pour son livre "Carnets d'un intérimaire" paru aux éditions Agone.

Daniel Martinez a consigné ici son quotidien de travailleur intérimaire dans la région de Bordeaux. Récits de chantiers, réflexions et colère devant le piège qui se referme, ces Carnets témoignent d’une vie au risque de la précarité.

"Des dizaines de textes ont été consacrés au séisme politique du 21 avril 2002 : choc, tempête, tremblement de terre, Le Pen au second tour des présidentielles et la gauche congédiée… Les élections des dix dernières années n'ont pas été seulement marquées par les progrès du vote Front national mais aussi par une très forte poussée de l'absentéisme des ouvriers, qui se sont massivement détournés des socialistes et de la gauche dite de gouvernement.

Dans sa brièveté et sa colère, le texte de Daniel Martinez en dit plus long que la plupart des analyses rédigées par des journalistes ou des hommes politiques, qui restent loin des réalités ouvrières. Écrit entre 1994 et 1998, il ne se présente pourtant nullement comme un texte politique, mais plutôt comme une sorte de journal de terrain, un carnet de route tenu de manière un peu chaotique par un ancien employé - magasinier pendant sept ans en CDI dans un grand garage de la région bordelaise - devenu intérimaire permanent, affecté à des emplois de manœuvre et de manutentionnaire pendant une dizaine d'années. C'est certainement un des documents les plus forts que l'on puisse trouver sur la profondeur du gouffre qui s'est créé entre la gauche et les ouvriers, sur la montée de leur exaspération, sur la rage qui a saisi certains d'entre eux."

"Exténués, abrutis moralement et physiquement, nous débauchons à 18 heures. Je m'empresse de téléphoner à l'agence pour réclamer la prime de risque dont nous ont parlé les vitriers. Silence gêné. Réponses évasives. Le sous-traitant qui nous emploie n'a pas prévu cette mesure dans son budget. J'ai besoin de fric, j'ai besoin de bouffer. Je ne peux que fermer ma gueule. Combien ai-je côtoyé de copains d'infortune qui travaillaient sans chaussures adéquates ou harnais de sécurité alors que ceux-ci étaient obligatoires ? Combien en ai-je rencontré qui conduisaient un chariot élévateur sans permis de cariste ? À quoi sert l'Inspection du travail ?"

La rencontre sera animée par Jean-Louis Ribreau et Thierry Discepolo.


Mardi 2 mars à 18h30

Alain Brossat

Pour ses ouvrages : "La démocratie immunitaire" (La Dispute, 2003) et "Le serviteur et son maître" (Léo Scheer, 2003).

Alain Brossat enseigne la philosophie à l'université Paris VIII Saint-Denis. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : "Le Stalinisme entre histoire et mémoire" (Aube, 1991), "Michel Foucault, les jeux de la vérité et du pouvoir" (P.U.Nancy, 1994), "L'épreuve du désastre, le XXe siècle et les camps" (Albin Michel 1996), "Le Corps de l'ennemi, hyper violence et démocratie" (La Fabrique, 1998), "L'Animal démocratique, notes sur la post-politique" (Farrago, 2000).

"Au rebours des acceptions couramment admises (qui placent l'accent sur l'État de droit, le pluralisme ou la liberté des opinions), cet essai propose une approche des démocraties contemporaines en termes de promotion de la condition immunitaire. De plus en plus, les individus, les corps, les opinions y sont perçus comme "libres" sur un mode en premier lieu négatif, pour autant qu'ils sont soustraits aux formes d'exposition ou d'atteinte multiples auxquels ils étaient traditionnellement soumis. La dynamique fondamentale qui porte l'Occident est aujourd'hui celle du Noli me tangere (que nul ne me touche !) - dynamique de la dés-exposition et de la sanctuarisation qui décline de façon toujours plus accentuée les motifs du droit et de la liberté dans le sens de la protection, de la sécurisation, de la garantie. Mais les contreparties que le sujet des démocraties occidentales paie pour les garanties immunitaires - relatives - dont s'entoure aujourd'hui son existence sont lourdes : non seulement l'intégrité se pense et se vit aux conditions d'une séparation toujours plus rigoureuse de chacun d'avec tous, mais, de surcroît, un processus d'insensibilisation anesthésique sera la rançon de sa mise hors d'atteinte : immunisation et mise à distance de la douleur du monde sont les deux balises qui désormais jalonnent la condition désimpliquée, dépolitisée de l'homme démocratique occidental."

La rencontre sera animée par Philippe Caumières.


Mercredi 3 mars à 18h30

Éric Chauvier

Pour son livre "Fiction familiale, approche anthropolinguistique de l'ordinaire d'une famille" publié aux Presses Universitaires de Bordeaux.

Éric Chauvier est docteur en anthropologie et chargé de cours à l'université Victor Segalen -Bordeaux II.

"En choisissant d'enquêter sur sa propre famille, Éric Chauvier démontre la fécondité de l'implication du chercheur avec son objet d'étude. Par les connivences qu'elle autorise et les informations qu'elle fournit, cette démarche permet d'accéder aux plus profondes réalités. Ainsi, l'anthropologie montre sa capacité à étudier les multiples pratiques quotidiennes des sociétés occidentales contemporaines.

Pour accéder avec la plus grande rigueur à ces intimités, l'auteur s'appuie sur toutes les ressources que proposent la micro-observation, l'herméneutique et la pragmatique du langage. Il donne ainsi une description précise, subtile et surtout authentique d'une famille puisqu'il a nécessairement accès aux relations et aux informations les plus occultes. Dans le respect de la nécessaire discrétion, ces procédures exigeantes lui permettent d'utiliser chaque parole mais aussi les silences et les secrets.

L'originalité de la démarche appliquée à un tel objet ouvre de nouvelles perspectives à l'anthropologie par son sujet, par ses sources (le détail des paroles), par sa méthode et par ses modes d'écriture."

La rencontre est organisée par Espaces Marx et sera animée par Vincent Taconet.


Jeudi 4 mars à 18h30

Images de Chypre

Vernissage de l'exposition (du 2 au 14 mars) "Le centre historique de Nicosie", photographies de Stélios Skopelitis.

"Lecture de l’espace chypriote" par le poète Yves Bergeret, puis lecture à deux voix avec le traducteur Yiannis Ioannou de poésies extraites du recueil : "Mains silencieuses".

La soirée est organisée par l'association ERE, Entre-deux-mers Régions d'Europe, en présence de M.Georges Lillikas, ministre du commerce, de l'industrie et du tourisme.

Buffet chypriote.


Vendredi 5 mars à 20h

Odette et Michel Neumayer

Pour la nouvelle édition de leur ouvrage "Animer un atelier d'écriture" (ESF).

Pendant de nombreuses années, Odette et Michel Neumayer ont contribué, dans l'Éducation Nouvelle et ailleurs, au développement des ateliers d'écriture.

"Il en va de l'atelier d'écriture comme de toute autre oeuvre, qu'elle soit écrite, peinte, composée. On peut l'admirer ou la rejeter, la juger ou la commenter, mais on ne la comprend véritablement qu'à partir des incursions que l'on fait dans ce qui en constitue la partie invisible, à savoir le travail de création, doublé du travail d'invention et d’animation. Or l'atelier est à la fois une oeuvre et une rencontre. Cette rencontre est une aventure de la pensée."

Le débat sera animé par Michel Ducom, responsable du GFEN.


Mardi 9 mars à 18h00

Poésie espace public

Rencontre avec Julien Blaine : "Se constituer vrai/ment grand-père" et Claude Chambard : "Ce qui arrive", tous deux publiés aux éditions Le bleu du ciel.

"Autour des nouveaux modes de production poétiques, les éditions Le bleu du ciel publient des auteurs dont les formes d'écriture prennent en compte aussi bien les acquis littéraires du XXe siècle que les arts plastiques, la musique et la vidéo.

Avec la participation de Patrice Luchet, poète et performer, directeur de la revue 4/5 et Didier Vergnaud, directeur des éditions Le bleu du ciel.

La manifestation Poésie espace public est organisée dans le cadre du Printemps des poètes du 8 au 14 mars 2004 avec le soutien des librairies Atlantiques.


Jeudi 11 mars 18h30

Jacques Abeille

Pour la réédition de son roman : "Les jardins statuaires" aux éditions Joëlle Losfeld.

Jacques Abeille est né en 1942. Il vit à Bordeaux où il a longtemps enseigné. Il a, entre autres, publié : "Atteintes" (Castor Astral, 1980), "L'homme nu" (Déléatur, 1987), "Les carnets de l'explorateur perdu" (Ombres, 1993), "Divinité du rêve" (Escampette, 1997) et sous le pseudonyme de Léo Barthe : "Histoire de la bergère", "Histoire de la bonne", "Histoire de l'affranchie" (Climats, 2002 et 2003).

"Publié en 1982 dans la collection "Textes" de Flammarion, les Jardins statuaires inauguraient "Le Cycle des contrées". Plus de vingt ans après, ce roman aujourd'hui réédité par Losfeld conserve toujours son caractère miraculeux. Bernard Noël, qui préface cette édition, parle de "fiction" plutôt que de roman. Ce premier livre de Jacques Abeille, surréaliste promis davantage aux textes brefs ou aux collages, est né d'un "rêve éveillé" qui a "proliféré" comme les statues de cette province. C'est un voyage initiatique, un "art magique" qui débute brusquement : "Je vis de grands champs d'hiver couverts d'oiseaux morts. Leurs ailes raidies traçaient à l'infini d'indéchiffrables sillons. Ce fut la nuit. J'étais entré dans la province des jardins statuaires."

Au long de ces quatre cents pages hallucinées, le narrateur consigne mœurs et coutumes. Il décrit les domaines visités, consulte les livres de leurs bibliothèques. Un monde se révèle qui vit en autarcie, le seul commerce des statues réglant les travaux et les jours. Peu à peu, le narrateur va réveiller les contradictions de ce monde de marbre...

Jacques Abeille est un artiste qui a choisi la littérature, il y a conservé la passion des images. Il y néglige l'art policé du roman pour offrir un art brut de solitaire. Il donne à la lecture des Jardins statuaires cette force indéniable de fascination qui avait fait dire à l'écrivain dépassé par sa propre création : "Je crus avoir fait l'œuvre d'un fou." (Jean-Didier Wagneur, Libération)

La rencontre sera animée par Patrick Rödel.


Samedi 13 mars à 17h

André Labarrère

Autour du livre : "La Passion d'un élu", publié aux éditions Pimientos.

"André Labarrère est un personnage atypique, bourreau de travail, haut en couleurs, remuant. Partout où Labarrère passe, il y a du bruit, dit un de ses amis. Depuis 32 ans, il exerce la fonction de Maire avec amour, avec passion. Il ne s'agit pas seulement de conscience professionnelle. Il a été investi de prestigieuses fonctions politiques, Président du conseil régional d'Aquitaine, Député pendant 30 ans, Vice-Président de l'Assemblée nationale, Conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, Ministre, aujourd'hui Sénateur il connaît l'ensemble du monde politique.

Ces entretiens abordent tous les sujets, même les plus délicats, l'enfance difficile, la période canadienne avec Labarrère vedette de télévision, la vie personnelle, les luttes politiques, le pouvoir, l'amour d'une ville, les réalisations et les projets. S'en dégage le portrait d'un homme aux multiples facettes, attachant, émouvant parfois."

Le débat sera animé par Claude Perrotin.


Samedi 20 mars à 17h

Pierre Bruno

Pour son livre "La passe, papiers psychanalytiques II" (Presses Universitaires du Mirail).

Pierre Bruno est psychanalyste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont : "Antonin Artaud, réalité et poésie" (L'Harmattan, 1999), "Papiers psychanalytiques : expérience et structure" (Presses Universitaires du Mirail, 2000) et avec Marie-Jean Sauret "Problèmes de psychanalyse" (APJL, 2003).

"La passe est l'expérience inventée par Jacques Lacan en 1967 pour évaluer en quoi une psychanalyse a réussi ou non à produire une satisfaction qui ne soit pas seulement celle du sujet analysé mais qui concerne aussi ceux avec lesquels ce sujet analysé s'associe.

L'enjeu du texte de Lacan est de savoir si une psychanalyse est en mesure d'introduire le symptôme d'un sujet dans une dialectique collective... sans perdre en route le sujet. Pour ce faire, la mise au premier plan du père réel est une clé. Elle permet de s'émanciper du totalitarisme de la castration dont une conception masterisée de la psychanalyse fait son credo en refusant de reconnaître dans le symptôme ce qui sépare le sujet de tout savoir établi, aussi incontestable soit-il. Selon ce fil, la psychanalyse elle-même est à changer. Ce livre s'y emploie, avec mesure et assiduité."

La rencontre est organisée par l'Association de Psychanalyse Jacques Lacan.


Mercredi 24 mars à 18h30

Nicolas de Bremond d'Ars et Jean-Marie Le Maire

Pour leur ouvrage "La foi de Vatican II, parcours d'humanité" aux éditions Karthala.

Nicolas de Bremond d'Ars est vicaire en paroisse à Paris et sociologue. Jean-Marie Le Maire est curé à Bordeaux et historien.

"La rencontre de l'humain et du divin est une préoccupation constante dans l'histoire de l'humanité. Les chrétiens sont aujourd'hui "en commerce" avec diverses visions de l'homme : religieuses, politiques, culturelles, etc. Ils portent les préoccupations qui les entourent. La violence, le lien social, la mémoire, la rencontre de l'autre,... autant de questions qui invitent à ouvrir de nouveaux chemins.

Le débat sera animé par Patrick Rödel.


Samedi 27 mars à 16h

Dany-Robert Dufour

Pour son livre "L'art de réduire les têtes" publié aux éditions Denoël.

Dany-Robert Dufour est philosophe et professeur à l'université Paris-VIII. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

"Après l'enfer du nazisme et la terreur du communisme, il est possible qu'une nouvelle catastrophe se profile à l'horizon. Cette fois, c'est le néo-libéralisme qui veut fabriquer à son tour un "homme nouveau". Tous les changements en cours, aussi bien dans l'économie marchande que dans l'économie politique, l'économie symbolique ou l'économie psychique, en témoignent. Le sujet critique de Kant et le sujet névrotique de Freud nous avaient fourni à eux deux la matrice du sujet de la modernité. La mort de ce sujet est déjà programmée par la grande mutation du capitalisme contemporain. Déchu de sa faculté de jugement, poussé à jouir sans entrave, cessant de se référer à toute valeur absolue ou transcendantale, le nouvel "homme nouveau" est en train d'apparaître au fur et à mesure que l'on entre dans l'ère du "capitalisme total" sur la planète. C'est cette véritable mutation anthropologique, et les conséquences pour le moins problématiques sur la vie des hommes qu'elle implique, autrement dit ce que l'auteur appelle "l'art de réduire les têtes", qu'analyse cet ouvrage."

La rencontre, organisée par RSI, sera animée par Éric Bordas.


Lundi 29 mars à 18h

Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier

Pour leur ouvrage : "Docteur Jack et mister Lang" publié aux éditions Le Cherche Midi.

"Docteur Jack, éternel ministre de la Culture, ultra populaire, chouchou des Français, intime de François Mitterrand, ami des stars. Aussi à l'aise en col Mao à l'Assemblée nationale qu'en tee-shirt avec des rappeurs de banlieue, Docteur Jack a marqué le paysage politique des 25 dernières années… Mister Lang et ses hésitations politiques, cultivant ses amitiés à droite mais possible recours de la gauche à l'élection présidentielle de 2007… il s'agit d'une biographie sans complaisance et sans tabous, qui fourmille de détails et de révélations sur les faces cachées de Jack Lang.

La rencontre est organisée par le Club de la Presse de Bordeaux.


Mercredi 7 avril à 18h30

Charles Ferdinand Ramuz

"La vigne, le vin et le temps de la mémoire."

Dès ses premiers textes, en 1905, Ramuz (Lausanne, 24 septembre 1878, Pully, 23 mai 1947) développe ses grands thèmes : solitude de l'homme face à la nature, poésie de la terre. Dans les œuvres de la maturité, le lyrisme traduit une vision tragique de l'homme et les personnages incarnent de grands projets mythiques : La beauté sur la terre (1927), Adam et Eve (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936). Dans Vendanges (1927) Ramuz tente de reconstituer, à partir de souvenirs fragmentaires, l'unité de l'enfance et l'unité du paysage, pour retrouver, au-delà, une dimension mythique de l'existence dont la vigne et le vin sont la métaphore essentielle.

La rencontre est organisée par le Centre d'Études Pluridisciplinaires des Imaginaires du VIN-CEPDIVIN.

Présentation Amancio Tenaguillo y Cortázar ; lectures théâtralisées Éric Sanson, comédien ; dégustation Jean-Jacques Cabassy, œnologue. Vins suisses proposés par Philippe Margot, journaliste viticole.

Entrée libre. Participation de 2 €. Gratuit pour les adhérents Cepdivin


Jeudi 8 avril à 18h30

Catherine Bogaert et Philippe Lejeune

Pour leur ouvrage : "Un journal à soi, histoire d'une pratique" aux éditions Textuel.

Philippe Lejeune est le spécialiste en France et en Europe de l'autobiographie et du journal intime. Il enseigne depuis 1972 à l'Université Paris-Nord ; il est membre de l'Institut universitaire de France depuis 1999. Il a publié de nombreux ouvrages dont : "Le Pacte autobiographique" ( Seuil, 1975), "Cher cahier... " (Gallimard, 1989), "Le Moi des demoiselles" (Seuil, 1993), "Les Brouillons de soi" (Seuil, 1998), "Cher écran... " (Seuil, 2000). Co-fondateur en 1992 de l'Association pour l'autobiographie et le patrimoine autobiographique (APA). Philippe Lejeune a eu l'initiative d'organiser en 1997 la première exposition consacrée au Journal intime.

Catherine Bogaert est membre actif de l'APA (Association pour l'autobiographie et le patrimoine autobiographique). Elle s'est depuis de nombreuses années passionnée pour le journal intime. En 1997, Catherine Bogaert est commissaire de l'exposition de la Bibliothèque Municipale de Lyon consacrée au journal intime et rédige le catalogue en collaboration avec Philippe Lejeune.

"Le journal intime est discret : il est délicat de l'exposer au regard. On en est réduit à une connaissance livresque sous l'aspect uniforme de l'imprimé... C'est la partie émergée de l'iceberg. Il faut plonger dans les archives pour découvrir un monde foisonnant de cahiers, carnets, feuilles volantes et manuscrits parfois illustrés. Le journal n'est pas seulement un genre littéraire, c'est une manière de vivre. Cette pratique a une histoire que restituent ici Catherine Bogaert et Philippe Lejeune. Elle s'est développée à la fin du Moyen Âge pour devenir une passion courante au XVIIIe siècle, partagée aujourd'hui par plus de trois millions de personnes en France.

Avec plus de 200 pages en fac-similés, ce livre est le premier ouvrage illustré consacré au journal intime. Les pages manuscrites des journaux de Louis XVI, Benjamin Constant, Jean-Paul Sartre, Anne Frank, Georges Perec, Annie Ernaux et bien d'autres diaristes rendent compte d'une pratique d'une extraordinaire richesse tout en restituant l'émotion de la découverte d'écrits restés souvent cachés."

La rencontre est organisée à l'initiative de l'association Escale du Livre.


Vendredi 9 avril à 19h

Éric Veyssy

Autour de son ouvrage : "La planète brûle..." aux éditions le Bord de l'Eau.

Éric Veyssy est Docteur en biochimie, conférencier, spécialiste du cycle du carbone. Il est directeur du collectif OCEAN qui propose des programmes tous publics de vulgarisation scientifique.

"Les spéculations sur les transformations climatiques vont bon train. Trou dans la couche d'ozone, effet de serre, canicule fonte de la banquise et montée des eaux alimentent fantasmes et discours apocalyptiques: Pourtant, le problème est bien réel, même s'il est difficile à appréhender. Biogéochimiste, spécialiste du cycle du carbone, Eric Veyssy apporte des explications et s'efforce de fonder son discours sur une authentique raison scientifique. Pour autant, ses constats et hypothèses ne portent guère à l'optimisme."

Le débat sera animé par Patrick Berthomeau


Mercredi 14 avril à 18h30

Christian Carle

Pour son ouvrage : "Libéralisme et paysage", publié aux Éditions de la Passion.

Christian Carle est né en 1945 à Saint-Cloud. Il enseigne la philosophie dans le Calvados. Il a déjà publié "La Société du crime" (1996) et "Du risque de fin du monde et de sa dénégation" (2004) tous deux aux Éditions de la Passion.

"L'enjeu de la question du paysage est de savoir dans quel monde au juste les hommes souhaitent vivre. Une chose aussi "abstraite" que la préservation de la beauté et du caractère des paysages vaut-elle la peine qu'on s'y arrête ? Actuellement, la réponse de la société est non. Engagés dans la fuite en avant du "toujours plus" - de population, de richesse, de croissance, de revenus, de dépense d'énergie par tête d'habitant, de confort et d'assurances contre tout... - nous approchons du moment où la peau nue du monde se révèle : l'air que l'on respire prend à la gorge, du ciel viennent non plus des dieux mais des avions, les mers se mettent à puer, tandis qu'au sol le travail patient d'une géologie millénaire, qui fit le tracé des fleuves, la courbe des coteaux, la fertilité des humus et l'incroyable diversité des paysages, est brutalement bouleversé.

Et malgré cela le credo demeure et la société libérale est décidément bien belle…"

La rencontre est organisée par l'association Paysages d'Aquitaine et sera animée par Colette Lièvre.


Jeudi 15 avril à 18h30

Diane Purper-Ouakil

Autour de son ouvrage : "Enfants tyrans, parents souffrants" aux éditions Aubier.

Diane Purper-Ouakil est pédopsychiatre au sein du service Psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital Robert-Debré.

"Comment admettre qu'un enfant, tout-petit ou adolescent, soit capable de terroriser ses parents, de les insulter ou de les frapper ? Cette violence-là semble inimaginable. On se dit que si elle existe, c'est parce que les parents ont, à un moment donné, "mal fait". Forcément. Cette idée reçue fait pourtant des dégâts ; elle accroît l'isolement et la souffrance des parents victimes. Accompagnant depuis longtemps des familles en détresse, Diane Purper-Ouakil fait le point sur ce phénomène encore tabou et si douloureux. Elle montre combien la tyrannie familiale est une dynamique qui met en jeu des facteurs très différents. Elle invite aussi à la vigilance et évoque enfin les mesures thérapeutiques adaptées, mais nous met en garde : il n'y a pas de solution miracle à la tyrannie familiale."


Mercredi 21 avril à 18h30

Hommage à William Margolis

William Margolis était né à New York en 1944. Il est mort à Bordeaux le dimanche 12 mars 2004 et est enterré aujourd'hui au cimetière de Bruges où il repose en paix. Sur la quatrième de couverture de "Au large des îles Fauts", il parlait de lui ainsi : "L'océan atlantique, en hiver comme en été, et la Ville de New York elle même fondent son inspiration où se mêlent son amour du langage, de la philosophie, de la Bible, du Talmud, mais aussi de la boxe et de l'alpinisme."

Après avoir quitté sa ville natale pour voyager, il avait séjourné notamment au Moyen et au Proche-Orient. Arrivé en France dans les années 80, il finit par arriver à Bordeaux où il s'installa, certain d'y avoir trouvé un lieu où vivre : "… cette ville est comme un énorme sanatorium, un cadeau de Dieu. J'ai l’impression que, quand j'ai vu Bordeaux pour la première fois, les cieux se sont ouverts, les nuages se sont écartés et un grand doigt est descendu d'en haut pour se poser sur le sommet du monument aux Girondins, et puis une voix grave, emplissant tout l'espace, m'a dit : Lààààààààà !" (in Au large des îles Fauts).

Professeur d'anglais, consultant linguistique, après avoir été poète dans sa langue d'origine, il rédigea un premier roman en français à Bordeaux, publié en 2000 aux éditions confluences. Une grave maladie l'empêcha de terminer la suite de ce livre, vaste entreprise d'initiation que poursuit le personnage central, Moe Dantzig. Juste avant sa mort, les éditions confluences ont publié une série de nouvelles sous le titre de "Le Brooklyn de Nat et autres récits".

"En d'autre termes, c'est un condensé de cet écrivain qui nous est proposé. Un échantillon de roman qui aurait pu naître, servi par une curieuse écriture métisse anglo-française. Soit cinq merveilleux regrets à conserver dans sa bibliothèque. Et à relire"

(Yves Harté, Sud-Ouest Dimanche)

En hommage à cet ami et à cet écrivain trop tôt disparu, la rencontre proposera des lectures d’extraits de ses deux livres.

Lectures de Patrick Rödel, Renaud Borderie, Éric Audinet.


Mercredi 28 avril à 19h30

Michel Cahen

Pour son livre : "Accouchement anonyme et adoption plénière", publié aux éditions Karthala.

Michel Cahen est chercheur CNRS au Centre d'étude d'Afrique noire de l'Institut d'études politiques de Bordeaux. Outre ses travaux sur l'histoire contemporaine des pays africains lusophones, il s'intéresse aux faits de conscience identitaire : l'ethnicité, les identités sociales et politiques et enfin l'identité personnelle. Il fréquente depuis plusieurs années le mouvement pour le droit aux origines des pupilles et adoptés.

"Les pratiques d'accouchement et d'abandon secrets ont pris, en France, des formes différentes, de la Révolution à nos jours. Quand la Révolution (1793) voulait plutôt mettre la femme au secret pour la protéger de la vindicte sociale et préserver son lien à l'enfant, la Troisième République façonna très nettement la mise au secret de l'enfant abandonné par la rupture totale de la filiation. Plus tard, l'accouchement "sous X" (1941) conditionna l'octroi de la confidentialité protectrice pour la femme en détresse à l'abandon anonyme de son enfant. A partir des années soixante, l'accouchement "sous X" sembla la manière la plus "pratique" pour permettre des adoptions "plénières" fondées sur le mensonge et le mimétisme de la filiation biologique, au mépris des droits de l'enfant et de la mère naturelle.

Pourtant, depuis 1978, la tendance au "secret bourgeois" a été battue en brèche. Pour la première fois, la loi de Ségolène Royal (2002) a partiellement remis en cause la "culture du secret". En février 2003, la Cour européenne des droits de l'homme a approuvé la législation française maintenant la possibilité de l'anonymat. Aux côtés des familles recomposées ou de l'homoparentalité, la question de l'accouchement "sous X" participe désormais à la problématique relative à l'évolution de la parentalité."

Le débat sera animé par Laetitia Buron


Mardi 4 mai à 18h30

Lídia Jorge

A l'occasion de la parution de son dernier roman : "Le vent qui siffle dans les grues" aux éditions Anne-Marie Métailié.

Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l'Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l'université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l'enseignement. En 1970, elle part pour l'Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale. De retour à Lisbonne, elle continue d'enseigner, puis arrête cette activité au profit de fonctions auprès du conseil pour la communication sociale. Parmi ses ouvrages traduits en français : "La forêt dans le fleuve" (Albin Michel, 1988) et, chez Anne-Marie Métailié : "Le Rivages des murmures", (1989), "La journée des prodiges" (1991), "La Dernière femme" (1995), "Un Jardin sans limites" (1998), "La Forêt dans le fleuve"(2000), "La Couverture du soldat" (1999).

"Notre monde contemporain, mû par un instinct sauvage de l'avenir, croise dans ce roman un monde plus ancien dans lequel une vieille usine abrite le destin d'une famille nombreuse récemment arrivée d'Afrique. Des mondes apparemment inconciliables que le hasard met en contact par l'intermédiaire de Milena Leandro, l'étrange jeune fille aux yeux de laquelle tout naît pour la première fois et dont la simplicité va tout bouleverser. Dans un Algarve tragique et sauvage, Milena évolue entre une famille attachée à ses privilèges et à son image sociale et une tribu cap-verdienne vivace pour laquelle la musique irrigue la vie. Milena nous conduit à travers la mort vers un amour impensable, un crime, une trahison et un silence à jamais scellé. Son regard toujours neuf sur la vie, le bien et le mal, sa vision de la valeur du monde constituent la matière même de ce roman. Dans son œuvre, Lídia Jorge fouille toujours au plus profond de la cruauté primaire des êtres. Ici, pour la première fois, elle nous découvre la perversité et la lâcheté qui l'accompagnent."

Cet extraordinaire roman a reçu le Prix de l'APE, l'un des prix littéraires les plus prestigieux du Portugal.

Le débat sera animé par Maïalen Lafite.


Jeudi 6 mai à 18h30

Emmanuel Filhol

Pour son livre : "La mémoire et l'oubli, l'internement des Tsiganes en France, 1940-1946" publié aux éditions l'Harmattan.

Maître de conférences en sciences de la communication, Emmanuel Filhol est chercheur au laboratoire Epistémé (Université de Bordeaux I) et membre du Centre de recherches tsiganes (Université Paris V). Il vient de publier aux Presses Universitaires de Grenoble : "Un camp de concentration français: Crest"

"Les témoignages actuels et passés font émerger à la conscience collective un drame occulté : l'internement des familles "nomades" dans des camps sur tout le territoire français pendant la Deuxième Guerre mondiale. En effet, les Tsiganes de nationalité française ou étrangère, titulaires du carnet anthropométrique, ont été assignés à résidence dès le début de la guerre, puis internés sur ordre allemand, quelques mois après la défaite, dans des camps administrés par le régime de Vichy. Les victimes, contrairement à ce que l'on pense habituellement ont cherché à se faire entendre mais elles n'y sont pas parvenues."

La rencontre sera animée par Bertrand Lerossignol.


Lundi 10 mai à 18h30

La vérité sur Cesare Battisti

Présentation du livre de Fred Vargas "La vérité sur Cesare Battisti" aux éditions Viviane Hamy.

Avec Stéphanie Benson, Hugues Pagan, Gérard Boulanger, Hervé Le Corre, Jean Vautrin et Patrick Rödel.

Rencontre animée par Gilles Mangard.


Mardi 11 mai à 18h30

Éditions Teraèdre

Présentation de la collection : "Tains sociaux" et des ouvrages : "Séductions et écueils du travail social" et "Un éducateur dans les murs".

"Les politiques sociales contemporaines, jamais anodines, doivent être repensées, à l'heure où prolifèrent, dans un silence assourdissant, d'inquiétantes dérives qui accentuent les formes floues du travail social. Qui sont les travailleurs sociaux d'aujourd'hui ? À quoi participent-ils ? Quel rôle social ont-ils ? (ou leur assigne-t-on ?). Cette collection ouverte à tous les publics souhaite répondre à ces questions, car la réalité vécue des problématiques sociales reste, pour la grande majorité d'entre nous, une terre quasi inconnue, un continent immergé, une face cachée du monde. Notre but est l'exploration de ces territoires - loin du mythe de la transparence, des miroirs sans tain - de les analyser pour ce qu'ils sont : des révélateurs, des tains sociaux, un miroir de nous-mêmes et de la société."

La rencontre réunira Jean Ferreux (éditeur), Thierry Goguel d'Allondans, Pierre Le Roy (directeurs de collection) et Jean-François Gomez.

La rencontre est reportée à une date ultérieure.


Mercredi 12 mai à 18h

Jovan Divjak

Pour son ouvrage : "Sarajevo, mon amour", entretiens avec Florence La Bruyère, publié aux éditions Buchet Chastel.

Jovan Divjak était colonel de l'armée populaire yougoslave en 1992 lorsque la guerre a éclaté en Bosnie-Herzégovine. Il a défendu l'idée d'une république multiethnique et est devenu le numéro deux de l'armée de Bosnie-Herzégovine, avant d'être nommé général par le président Alija Izetbegovic. Il dirige aujourd'hui l'association "L'éducation construit la Bosnie-Herzégovine" destinée aux enfants orphelins de la guerre, et qu'il a fondée en 1994.

"J'ai défendu Sarajevo contre tous les nationalistes, parce que j'ai cette ville dans la peau." Ainsi parle Jovan Divjak, 67 ans. Né à Belgrade de parents serbes mais bosnien dans l'âme, cet officier a refusé de se ranger aux côtés des Milosevic, Karadzic et autres Mladic, au moment où ils précipitaient la Bosnie-Herzégovine dans la guerre. Hostile à tous les nationalismes, Jovan Divjak va acquérir une immense popularité, la population de Sarajevo le considérant comme l’un des principaux héros de la défense de la ville. Ancien membre de la garde de Tito, pour lequel il garde une admiration indéfectible, vieil ami de la France, doté d'un humour aussi solide que son bon sens, Jovan Divjak revient sur le parcours qui l'a amené à dire non à la folie meurtrière... "

Souvent teinté de nostalgie pour un "âge d'or" yougoslave, ce livre constitue un témoignage essentiel pour comprendre les mécanismes qui ont été à l'œuvre dans la guerre de Bosnie. Et Jovan Divjak reste l'une des plus grandes figures morales de cette époque difficile...

Le débat, organisé par Marianne Richard-Molard et André Prochasson, sera animé par Christophe Dabitch.


Vendredi 21 mai à 18h

Abdel Mabrouki

Pour son ouvrage : "Génération précaire", publié aux éditions le Cherche Midi.

"Statuts précaires, management agressif et bas salaires : ça se passe comme ça chez McDonald's... et chez Pizza Hut. Des conditions de travail inadmissibles qui ont provoqué la première grande grève de la restauration rapide au McDo Saint-Germain en décembre 2000, le premier conflit d'une longue série. À la tête de ces "hamburgrèves" ? Abdel Mabrouki, 31 ans, employé à Pizza Hut depuis 1993. Un exploit dans un secteur où les salariés ne font guère de vieux os. Abdel a décidé de tenir bon - malgré plusieurs tentatives de licenciement - parce qu'il a envie de faire bouger les choses... Avec ironie et insolence, Abdel Mabrouki décrit l'envers du décor d'une multinationale de la restauration rapide pour dénoncer un type de management qui, à l'heure de la mondialisation, menace tous les secteurs du marché de l'emploi. Son récit, ponctué de mille et une anecdotes édifiantes et souvent drôles, est le premier témoignage de la génération précaire."

Abdel Mabrouki présentera le film d'Alima Arouali et Anne Galland "On n'est pas des steaks hachés" après la rencontre, à 20h30 au cinéma Utopia.


Lundi 24 mai à 18h

Le Parlement des écrivains

Autour de la sortie du film documentaire de Samir Abdallah et José Reynès : "Écrivains des frontières".

À la suite de l'appel du poète palestinien Mahmoud Darwich, membre fondateur du Parlement International des Écrivains et assiégé à Ramallah, une délégation d'écrivains est allée sur place pour manifester aux côtés des Palestiniens... "Nous voulons écouter et faire entendre d'autres voix dans le fracas de la guerre, celle des écrivains, des artistes, des universitaires, de tous ceux qui préparent l'avenir… Opposer à la logique de la guerre, non pas une force d'interposition mais des forces d'interprétation", dit l'écrivain français Christian Salmon, membre de la délégation internationale composée de l'Américain Russell Banks, du Nigérian Wole Soyinka, du Portugais José de Sousa Saramago, du Chinois Bei Dao, du Sud-africain Breyten Breytenbach, de l'Espagnol Juan Goytisolo et de l'Italien Vincenzo Consolo.

Débat avec Samir Abdallah et Christian Salmon.

Le film sera présenté au cinéma Utopia à 20h.


Mémorial de la traite des noirs

Dans le cadre de la manifestation organisée par DiversCités, trois rencontres à la librairie :

Mercredi 26 mai à 18h30

Toussaint Louverture et l'indépendance d'Haïti avec Jean Métellus, animé par Valentine Lokombo-Senga, sociologue. Lectures par Jocelyn Grava, comédien, avec Christian Malaurie et Guy Lenoir.

Vendredi 28 mai à 20h

Présentation du "Guide sur les traces de la traite des noirs à Bordeaux" avec Danielle Cavailhés, historienne et Gabriel Okoundji écrivain.

Samedi 29 mai à 17h

Comment réparer Haïti, avec Calixte Beyala (écrivain), Pierre Louis Neaud, sociologue, président de Lakay, Alioune Diawara, secrétaire général de l'Union des Travailleurs Sénégalais, Babacar Sall, professeur à l'EHESS, Alpha Sy, économiste. Modérateur : Cheikh Sow (ADDA).


Jeudi 27 mai à 17h

Daniel Cohn-Bendit

Autour de son ouvrage co-écrit avec Bernard Kouchner : "Quand tu seras président..." publié aux éditions Robert Laffont.

"Depuis qu'ils ont vingt ans, Daniel Cohn-Bendit et Bernard Kouchner entretiennent un dialogue ininterrompu sur leur passion commune : la politique. Aujourd'hui, ils prennent pour la première fois la parole ensemble, complices jusque dans leurs accrochages. Dans un romantisme qui reste la marque commune de cette génération, ils s'expliquent avec la liberté des jeunes gens qui voulaient changer le monde, parce qu'ils l'ont déjà un peu changé, de Mai 68 au droit d'ingérence, de la mairie de Francfort au ministère de la Santé, du Parlement européen au Kosovo. Avec un franc-parler qui bouscule la frilosité des appareils partisans et le langage guindé des politiciens trop corrects, ils offrent ici ce qui leur semble cruellement manquer dans le débat public : une vraie confrontation des idées et des moyens d'agir sur tous les sujets qui les préoccupent - nos moeurs politiques figées, l'Europe, la démocratie face à l'islamisme, la guerre d'Irak, les OGM, le nucléaire, l'euthanasie, la santé… À la fin, dans un sourire, chacun demande à l'autre : "Que feras-tu quand tu seras président ?" Les réponses pourront surprendre."

La rencontre se déroulera au Club de la presse de Bordeaux, 9 rue des Caperans, et sera animée par Gilles Parenteau.


Jeudi 27 mai à 18h30

Benoît Fleury et Henri Gomez

Pour leurs ouvrages respectifs : "Les conduites d'alcoolisation" (éditions Libbey-Eurotext), "L'alcoolique, les proches, le soignant" (éditions Dunod).

Benoît Fleury est médecin alcoologue au CHU de Bordeaux, Henri Gomez est médecin gastroentérologue.

"L'alcool est, en France, très présent dans notre vie et dans notre société. Les rapports entre les individus et l'alcool sont variés et complexes... Les conduites d'alcoolisation sont polymorphes...; elles ont fait récemment l'objet de nouvelles définitions et classifications, précieuses pour les cliniciens soucieux de prévenir, dépister, orienter et/ou accompagner... La prise en charge doit être globale et s'étend souvent aux milieux familial et professionnel. Un accompagnement pluridisciplinaire et un véritable travail en réseau sont donc des conditions essentielles pour tenter de soulager ces patients."

"La population alcoolique en France est estimée à cinq millions de personnes et devrait constituer le problème de santé publique numéro un. Mais l'alcoologie n’est pas encore considérée comme une discipline médicale : entre le généraliste et le psychiatre, il n'existe pas de praticien. Cet ouvrage constitue une remarquable défense et illustration d’une alcoologie praticienne véritable."

La rencontre sera animée par le Professeur Gérard Ostermann.


Mardi 1er juin à 18h30

Théo Klein

A l'occasion de la parution de son ouvrage : "Petit traité d’éthique et de belle humeur" aux éditions Liana Levi.

Avocat aux barreaux de Paris et d'Israël, Théo Klein a été durant les années 1942-1944 un des responsables de la résistance juive. Président du CRIF de 1983 à 1989, interlocuteur des dirigeants israéliens et figure majeure du judaïsme français, sa liberté de ton et son franc-parler sont bien connus. Parmi ses ouvrages récents : "Israël aux quatre vents du ciel" (Lattès, 1991), "Oublier Vichy ?" (Critérion, 1992), "Le guetteur" (Plon, 1997), "Libérez la Torah !" (Calmann-Lévy, 2001), "Le manifeste d'un juif libre" (Liana Lévi, 2002), "Dieu n'était pas au rendez-vous" (Bayard, 2003).

"L'éthique ? Pour Théo Klein, c'est à la fois une façon de conduire sa propre vie et une règle essentielle du vivre ensemble, dans un aller-retour fécond. De la conscience à la maîtrise de soi, de la responsabilité à l'engagement, en passant par le métier de père et la profession d'avocat, il porte sur tout ce qui fonde la société humaine, un regard lucide et éclairé, toujours sous-tendu par une belle humeur dont il ne se départit jamais. Et si ce petit traité était un manuel de savoir-vivre ?"

" L'éthique est comme la prose du Bourgeois Gentilhomme : notre pain quotidien. Ce n’est pas en philosophe que je l'aborde ; d'autres et de bien mieux outillés que moi lui ont consacré de fort intéressants travaux. Pour moi, c'est une manière de conduire ma vie ; c'est, au-delà ou à côté de la morale qui dicte ou non ses lois, l'art de vivre la vie sociale de tous les jours, de vivre mon métier, ma relation avec les autres, avec la société qui m'entoure. Car l'éthique est notre compagne de tous les instants, elle nous guide, elle nous juge, nous en épousons les principes ou nous nous en séparons : l'éthique, c’est notre vie avec les autres. Autant la vivre bien. " ( Théo Klein)

Le débat sera animé par Gérard Boulanger.


Mercredi 2 juin à 18h30

David Mangin

Pour son livre : "La ville franchisée, formes et structures de la ville contemporaine" publié aux éditions de la Villette.

David Mangin enseigne à l'École d'architecture de la ville et des territoires et à l'École nationale des ponts et chaussées. Architecte urbaniste, il participe au réaménagement des espaces publics du boulevard Richard Lenoir à Paris. Associé à l'agence Seura, il travaille sur la transformation de la gare Denfert-Rochereau à Paris et actuellement sur l'arrivée à Marseille de l'autoroute A7. Il prend part à la consultation internationale pour le quartier des Halles à Paris.

Il est le coauteur avec Philippe Panerai de "Projet Urbain" (Parenthèses, 1999).

"Désormais omniprésent, l'étalement urbain combiné à la recomposition des villes remodèle la géographie fabriquant des territoires hybrides qui relèvent de caractères, ni urbains, ni ruraux. Fort de l'examen de la situation française, mais aussi attentif aux cas de l'Amérique, de l'Asie et de l'Afrique, l'ouvrage analyse les effets conjoints de l'implantation des infrastructures routières, des lotissements pavillonnaires, des aires commerciales et autres parcs d'activités ou de loisirs. Attaché à comprendre leurs conséquences morphologiques, économiques et sociales, l'auteur révèle les convergences planétaires autour d'un urbanisme de secteurs et d'une ville franchisée. Ce qualificatif doit s'entendre dans le sens commercial des villes saisies par les logiques du marketing mais aussi dans l'acceptation domaniale du terme, à savoir la privatisation progressive d'espaces toujours plus vastes.

Dénonçant ces environnements sécurisés, de moins en moins publics et gratuits, David Mangin s'emploie à défendre le principe de la "ville passante" et partagée. Une ville qui repose sur l'idée d'une moindre dépendance automobile, d'une forte hétérogénéité des architectures et d'une véritable diversité d'usages."

La rencontre sera animée par Francis Cuillier (a'urba).


Jeudi 3 juin à 18h30

Rome Deguergue et Giovanni Dotoli

Autour des éditions Schena

Présentation lecture des trois ouvrages de Rome Deguergue : "Exils de soie", "Accents de Garonne" et "Vapeurs fugitives". À 20h, présentation de la reproduction de l'exemplaire de Bordeaux des "Essais de Michel de Montaigne" réalisée avec le concours du Ministère de la Culture, de la ville de Bordeaux, du Montaigne Club de Dallas et de l'Université de Chicago par les professeurs Philippe Desan (Université de Chicago) et Giovanni Dotoli (Université de Bari).

Clôture de la soirée autour d'un verre apéritif.


Vendredi 4 juin à 20h

Josette Rico

Pour son livre : "Colette ou le désir entravé" publié aux éditions l'Harmattan.

Professeur agrégé de Littérature et Docteur ès Lettres, Josette Rico enseigne à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV et participe aux travaux de la Section Clinique de Bordeaux (Institut du Champ Freudien).

"De Colette et de son oeuvre, la critique a essentiellement retenu la tonalité optimiste, la vitalité débordante. Cette lecture est fondée, et grande est l'ombre de Sido qui aurait insufflé, par sa propre énergie exemplaire, cette tonalité. Cependant, une autre lecture semble possible, qui dénuderait les soubassements inconscients d'une oeuvre et d'une vie. Car ce qui apparaît aussi, dans le texte mais aussi dans le parcours littéraire et privé de Colette, ce sont des lignes de fracture, des impasses et des impossibles. S'appuyant sur l'importance de la fonction paternelle telle que la souligne la psychanalyse à travers la théorie freudienne et la pratique clinique, cet essai tente de vérifier l'hypothèse suivante : c'est par identification à la figure paternelle castrée que Colette tente imaginairement de soutenir, qu'elle construit son parcours de femme écrivain. Cette posture n'est pas sans retombées : l'écriture sera longtemps vécue par Colette sur le mode de la jouissance, soit ce qui s'impose à elle, sans connaissance de cause, tout en lui procurant une souffrance dont elle ne peut se passer. Sur le plan imaginaire, l'identification virile produit des scénarios où se lit la difficulté à être femme et à composer avec le partenaire amoureux. Mais le bilan de cette trajectoire dense et problématique, c'est la formidable conquête d'une identité reconnue de femme écrivain..."

La rencontre est organisée en collaboration avec la Bibliothèque ACF-Aquitania et sera animée par Danièle Lacadée-Labro et Chantal Lapeyre.


Mardi 8 juin a 18h30

Stefan Collignon

Pour son livre : "Vive la République Européenne" publié aux éditions La Martinière.

Né en Allemagne en 1951, Stefan Collignon est aujourd’hui professeur d’économie politique européenne à la London School of Economics. Il a été pendant près de dix ans directeur de la recherche et de la communication de l’Association pour l’Union Monétaire de l’Europe (Paris) avant d’être nommé par Oscar Lafontaine, ministre allemand des Finances (SPD), directeur-général adjoint du Trésor, responsable de l’économie européenne (janvier 1999-décembre 2000).

"L’Europe s’est construite depuis cinquante ans en adoptant une double approche : coopération volontaire entre Etats membres et délégation de certaines compétences à des institutions communes. Cette coopération a aujourd’hui atteint ses limites et les institutions européennes, dont la légitimité ne dérive pas des citoyens,  souffrent d’un déficit démocratique. Le moment est donc venu d’instaurer, non pas un Super-Etat, mais un gouvernement européen en charge de nos biens communs et respectueux des spécificités nationales. Un gouvernement responsable devant l’ensemble des citoyens, qui puisse être renvoyé par un vote du Parlement européen. Cette nouvelle union démocratique, je l’appelle la République européenne."

La rencontre est organisée par la Convention pour la 6ème République et sera suivie d'un débat avec Andy Smith, chercheur au CNRS, Marion Paoletti et Giorgio Bocci, membres de la convention.


Jeudi 10 juin à 18h30

Jean-Claude Pirotte : ma vie avec le vin

"J'aimerais bien raconter cette histoire : ma vie avec le vin. Je crois, oui, je crois que la vie, le vin, ne cessent de nous ménager des surprises en nous restituant le passé, l'enfance, les belles images au détour d'une ruelle, ou dans l'éclat soudain de l'automne jaillissant d'un vignoble." (Jean Claude Pirotte, Autres arpents)

Dans le cadre du colloque international "Jean-Claude Pirotte, Le vin des rêves" (10, 11 et 12 juin) organisé par l'association Cepdivin, Amancio Tenaguillo y Cortázar réunit autour de l'écrivain Jean-Claude Pirotte trois spécialistes du vin dans son œuvre : Jean Arrouye (Université de Provence), Claude Benoit (Université de Valencia, Espagne) et Éric Pothier (Université Michel de Montaigne Bordeaux 3).

La rencontre sera suivie d'une dégustation de vins du Cabardès, présentés par Adrian Mould, directeur du syndicat des vins de l'AOC Cabardès.

Personnes inscrites au colloque : 3 €., non inscrites au colloque (dans la limite des places disponibles) : 8 €. ; renseignements : 06.82.21.95.76.


Vendredi 11 juin à 19h

Une vie quotidienne au Stalag

Rencontre autour du recueil de dessins et d'aquarelles de Pierre Laville, publié par les éditions de l'Entre-deux-Mers.

Instituteur, professeur de dessin au collège de La Réole, mort en 1971, Pierre Laville a connu, entre 1940 et 1943, la captivité en Allemagne nazie. Retrouvés après sa mort, ces dessins sont un témoignage irremplaçable sur la vie quotidienne des prisonniers de guerre français.

Présentation de Jean-Claude Catherine.


Samedi 12 juin à 18h

Marie-Christine Laznik

Pour son ouvrage : "L'impensable désir, féminité et sexualité au prisme de la ménopause" (éditions Denoël - L'Espace analytique).

Marie-Christine Laznik est docteur en psychologie, psychanalyste, membre de l'Association lacanienne internationale. Elle a déjà publié "Vers la parole" (Denoël, 1995).

" Jocaste n'a le droit d'être nommée qu'à propos de ses enfants car est impensable un désir incestueux chez une femme sans que le voile du maternel ne vienne le recouvrir. Le désir inconscient pour le fils devenu homme, révélé par Hélène Deutsch, susciterait-il un effroi capable de rendre compte de l'étrange silence qui règne en psychanalyse autour de la ménopause ? Et pourtant, à ce moment crucial, que de changements ! Une femme vit alors une véritable expérience de délocalisation : dans son identité, qui ne peut plus être celle de mère, dans son image du corps qui change sous ses yeux, dans sa sexualité à laquelle elle préfère parfois renoncer pour garder, pacifiée, la jouissance de la compagnie de ce fils. Pour les autres, l'étude de la crise du couple au milieu de la vie enseigne que ce qui permet au désir masculin de perdurer n'est ni la brillance des réussites de sa compagne, au contraire, ni même la brillance d'un corps parfait, mais bien son manque. Encore faut-il qu'elle puisse le lui offrir et lui permettre de voir qu'à ses yeux il est nanti de ce qu'elle n'a pas…"

La rencontre est organisée par l’association Trait et sera animée par Marie-Josée Grihom et Michel Demangeat.


Mercredi 16 juin à 18h

Michelle Riot-Sarcey

Michelle Riot-Sarcey est historienne et enseigne l'histoire contemporaine à l'Université Paris VIII. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages : "De la liberté des femmes" (Indigo, 1992), "Femmes, pouvoirs" (Kimé, 1993), "La démocratie à l'épreuve des femmes" (Albin Michel, 1994), "Femmes dans la cité : 1815-1871" (Créaphis, 1997), "Le réel de l'utopie : essai sur le politique au XIXe siècle", (Albin Michel, 1998), "L'utopie en questions" (Presses universitaires de Vincennes, 2001), "Histoire du féminisme" (La Découverte, 2002). Elle vient de publier, en collaboration avec Thomas Bouchet et Antoine Picon, un "Dictionnaire des utopies" aux éditions Larousse.

La rencontre est organisée par le Centre Hâ 32.

La rencontre est reportée à une date ultérieure, ainsi que la conférence au Centre Hâ 32.


Mercredi 23 juin à 18h30

Michel Rey

Pour son roman : "La traversée du parc" publié aux éditions Terre des graves.

Michel Rey vit dans la région bordelaise. Il a déjà publié : "Je reviens" (Terre des graves, 2001) et "Un trimestre à Naccraho" (L'Escampette, 1997).

"Il venait d'acheter ce jour-là une chemise et une cravate. Cravate pour lui, pour faire bonne figure. Pour se regarder dans sa glace en s'inventant des aventures romanesques. Il faut de la tenue quand on est un jeune homme sous une IVème République finissante et qu'on habite au bas de l'étroite rue Saint-Rémi, dont les dernières façades encadrent la fontaine des Trois Grâces."

La rencontre sera animée par Geneviève Querre et Franck Lafossas.


Jeudi 24 juin à 18h30

Nathalie Bernard

Autour de son recueil de nouvelles : "Veux-tu de moi, voyage érotique en histoire de l'art" publié aux éditions La part des anges, illustrations de Thibault Franc.

Nathalie Bernard vit à Bordeaux. Passionnée par toutes les formes de création artistiques, elle a entrepris des études d'histoire de l'art à l'Université Michel de Montaigne. Elle a déjà publié : "Né d'entre les morts" (Denoël, 1998), "Le jugement dernier" (Le Masque, 2001) et "Le signe de la nixe" (Bastberg, 2003). Elle travaille actuellement à l'écriture de plusieurs ouvrages.

Rencontre lecture, exposition des illustrations de Thibault Franc, apéritif.


Mercredi 30 juin à 18h30

Sèrgi Javaloyès

Pour la traduction française (Guy Latry) de son roman : "L'Heure de partir" publiée aux éditions Fédérop.

Sergi Javaloyès est né d'une famille catalano-espagnole en 1951 à Oran. Il ne rencontre la langue occitane qu'à l'âge de 10 ans, à Nay, en Béarn, dans sa famille d'adoption qui ne pratiquait alors que cette langue déjà exilée... C'est en occitan qu'il a commencé une œuvre essentiellement en prose : deux romans, "L'Ora de partir" grand prix de littérature occitane Joan Bodon 1998, et "La Set", prix Pau Froment 2001; puis "Pasaia", recueil de nouvelles, enfin une pièce de théâtre, "Lo Viatge de l'Auca".

Traduit de l'occitan, écrit selon un plan circulaire, L'Heure de partir raconte les cinq derniers mois de la guerre d'Algérie à travers les yeux d'un jeune garçon de 12 ans, exilé de sa terre oranaise et transporté en terre de Béarn où il découvre l'hiver, la neige, le froid. C'est le roman palimpseste d'un double exil : celui d'un gamin qui prend soudain conscience qu'il n'est pas de ce peuple auquel il pensait appartenir, qu'il n'est plus considéré comme légitime sur cette terre, et qui va se retrouver en France, la patrie mère pourtant, dans un autre exil, celui des rapatriés. Pauvre à Oran, pauvre en Béarn, il se construit sur une toile de fond dont l'altérité est la trame.

Le débat sera animé par Guy Latry.


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