8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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Littérature

 

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Olivier Rolin : Suite à l'hôtel crystal, éditons du Seuil-La librairie du XXIe siècle", 242 pages, 20€.

"Les histoires rassemblées ici ont pour point commun de se dérouler dans des chambres d'hôtel, de Brive-la-Gaillarde à Buenos Aires, de Miami à Tokyo en passant par maints autres lieux. (…) Elles ont été trouvées fortuitement, griffonnées sur des supports variés, dans une valise abandonnée. On se perd en conjectures sur ce qu'eût été, achevé, le livre dont elles sont apparemment des fragments : autobiographie, roman d'aventures, guide des hôtels du monde, écrit apocryphe de George Perec? Les conditions quelque peu rocambolesques dans lesquelles elles ont été découvertes ont même fait naître chez certains le soupçon d'une supercherie."

 

Herman Melville : A bord,  traduit de l'anglais par Guy Chain, éditions Finitude, 78 pages, 12€. (parution fin octobre 2004).

Sont rassemblées sous ce titre trois textes inédits d'Herman Melville consacrés à la mer et au voyage.

"(…) si vous voulez avoir la meilleure vue possible d'une île polynésienne, il faut en choisir une qui possède une véritable barrière de corail, laissant à l'intérieur un canal calme, circulaire, large et profond, l'entrée se faisant par des passes naturelles. Étendu dans un canoê, il n'est rien de plus agréable que de se laisser flotter - en particulier à Bora-Bora et Tahaa, les célèbres jumelles de l'archipel de la Société, ceintes par la même couronne de récifs, dressant leurs masses vers des hauteurs toujours vertes - le récif lui-même étant constellé de petits îlots perpétuellement recouverts d'une herbe dense et verdoyante."

 

Salvatore Niffoi : Le facteur de Pirakerfa,  traduit de l'italien (Sardaigne) par Claude Schmitt, éditions Zulma, 143 pages, 12,50€.

Mélampu, vieux garçon solitaire, grand rêveur et lubrique à ses heures, s'apprête à fêter son cinquantième anniversaire. Mais pas avec mademoiselle Rodia, la receveuse des postes, dont il repousse énergiquement les avances. Facteur du petit village sarde de Pirakerfa, Mélampu s'aperçoit alors que son défunt copain Mitrio Zigattu reçoit encore des lettres de l'étranger… Ce sont des lettres d'amour et d'aventures. Il répond à sa place. Le poète s'éveille. La beauté s'insurge…

 

Adalbert Stifter : Les deux sœurs,  traduit de l'allemand par Claude Maillard, éditions Circé, 164 pages, 17€.

C'est un magnifique roman de formation où l'on retrouve les thèmes récurrents de Stifter : la parfaite noblesse des êtres, la beauté des paysages, le rêve d'une vie simple au sein d'une nature harmonieuse, en marge d'une société lointaine et sans problèmes. S'y mêlent l'extrême finesse picturale et le réalisme quasi-onirique des descriptions.

 

Hella S.Haasse : L'anneau de la clé, traduit du néerlandais par Annie Kroon, éd. Actes Sud, 186 pages, 19€.

"Hella Haasse est née à Batavia (aujourd'hui Jakarta) en 1918, et a grandi dans ce que l'on appelait alors les Indes orientales, avant de regagner la Hollande, pays d'origine de ses parents. Une jeunesse d'où remontent les souvenirs qui lui ont servi à rédiger ce beau roman, dans lequel une vieille dame se replonge dans son passé pour retrouver la trace d'une femme mystérieuse, qui fut son amie d'enfance. A travers cette amitié, l'auteur fait resurgir la complexité d'une société coloniale en voie d'émiettement, mais aussi certains aspects du monde indonésien."

 

Marc Petit : Le premier violon de Guarnerius,  éditions Arbre Vengeur, 169 pages, 12€.

"Chacun a de sa vie une vision fragmentée, chaotique et désespérante, si l'on songe à la fin qui nous attend. Les histoires que nous lisons et celles que nous décidons d'imaginer ont pour mission de mettre un peu d'ordre dans ce chaos, d'éveiller du sens, de faire apparaître dans ce charabia un peu de musique."

Porteur de ce projet utopique, Marc Petit s'est imposé comme l'une des voix majeures de la nouvelle contemporaine. Ce recueil de dix contes nous permet de découvrir le théâtre d'ombres unique de cet "émerveilleur" qui a placé l'humour, l'invention et une métaphysique subtile et instantanée au cœur de son œuvre.

millet2.gif (6069 octets) Richard Millet : Musique secrète, éditions Gallimard-L'un et l'autre, 227 pages, 15,90 €.

"J'évoque quelques-unes des œuvres sans lesquelles je ne serais pas tout à fait ce que je suis, la musique comptant autant que le sang, la terre, la religion ou la langue dans ce qui détermine un être. J'avais sept ou huit ans, et déjà la musique était tout sauf un divertissement ; les larmes que me tirait l'andante du Concerto pour clarinette de Mozart, la profonde songerie où me poussaient la Septième de Schubert et L'oiseau de feu, et bientôt Le sacre du printemps, la Messe en si de Bach, La Création de Haydn, tout cela me révélait autre chose que ma condition d'enfant, me signifiait que j'étais appelé à mourir dans le chant et à y renaître, inlassablement."

galton.jpeg (18810 octets) Francis Galton : Petit manuel de survie, éditions Rivages, 218 pages, traduit de l'anglais par monique Bégot,  7,95 €.

Paru en 1855 , voici un recueil de méthodes et conseils destiné à aider les voyageurs dans toutes la diversité des situations liées au voyage ; cela va de "comment faire sécher des vêtements mouillés", à "ampoules aux pieds" , et à "comment traverser un terrain peu sûr" ; avec un humour tout britannique...

abraham.jpg (9231 octets) Jean-Pierre Abraham : Ici présent, éditions Le temps qu'il fait, 142 pages, 15 €.

Jean-Pierre Abraham a été pendant longtemps un auteur parcimonieux : en trente ans, il n’a publié que trois récits, toujours inspirés de lieux où il avait vécu : Le Vent (1957), Armen (1967), Le Guet (1986). Il est juste d’ajouter que, durant tout ce temps, il a aussi rédigé l’énorme Cours de navigation des Glénans, et effectué toutes sortes de travaux pour le service hydrographique de la marine à Brest. Il a publié aux éditions du Temps qu'il fait : Compère qu’as-tu-vu ? (1993), Fort cigogne (1995), Coquecigrue, où es-tu (1997), et Port-du Salut (1999).

  Jean Malaquais : Le gaffeur, éditions Phébus, 283 pages, 19,67 €..

Roman insolite publié en 1953, "Le gaffeur" nous raconte les aventures d'une forte tête égarée dans un drôle de monde à la Orwell. Lequel monde bizarrement ressemble comme un frère au nôtre : circuits de surveillance déguisés en réseaux de communication, réalité virtuelle, conformisme à tous les étages...On songe à Kafka bien sûr. Un Kafka mal élevé qui aurait fait ses classes dans la même rue que François

quint.jpg (16240 octets) Michel Quint : Effroyables jardins, éditions Joelle Losfeld, 62 pages, 5,50 €.

"Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès Papon, la police a empêché un clown, un auguste, de s'introduire dans la salle d'audience. Plus tard, l'homme est revenu régulièrement, sans son déguisement. Un huissier se souvient l'avoir entendu dire, après que le verdict fut tombé : "Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir ?. Et sans mémoire?"

Un petit livre tout simple qui vous bouleverse profondément.

  Jakob Wassermann : L'affaire Maurizius, roman traduit de l'allemand par Jean-Gabriel Guideau, suivi de Réflexions sur L'affaire Maurizius de Henri Miller, traduit par Jean Guiloineau, éditions Mémoire du livre, 692 pages, 149 F.

"Ce roman est fondé sur une célèbre erreur judiciaire qui, comme notre affaire Sacco et Vanzetti, a eu des répercussions dans le monde entier. Avec la pénétration ample et profonde qui le caractérise, Wassermann élève ce thème à un niveau qui lui donne la grandeur d'une tragédie grecque... Une histoire terrible et effroyable, traversée d'éclairs sinistres qui révèlent les grandeurs et les bas-fonds de l'âme allemande..."

  Hélène Hanff : 84 , Charing Cross Road ; éditions Autrement, collection Littératures , traduit de l'anglais par Marie-Anne de Kisch, 114 pages, 79 F, 12.04Euros

Vingt ans de correspondance pleine de charme, de drôlerie, d'amitié et de fantaisie, entre Hélène Hanff, américaine passionnée, énergique, enthousiaste, fauchée et avide de textes introuvables à New-York, et ses libraires de MARKS § CO, au 84, Charing Cross Road à Londres, juste au sortir de la guerre.

lafargue.jpg (14729 octets) Pierre Lafargue : Tombeau de saint-simon, éditions Verticales, 91 pages, 72 F.

"On élève ici un monument. Il y fallait du marbre, du bronze, quelque chose de redoutable. Donc, Tombeau. Lecteur, ici tu seras à ton affaire car tu sais rire, tu sais que le grand est aimable, et qu'il aime donner l'exemple de son rire. Et comme ton coeur s'émeut devant les grands spectacles, tu en auras pour ton argent."

chevilla.jpg (11161 octets) Éric Chevillard : L'œuvre posthume de Thomas Pilaster, éditions de Minuit, 187 pages, 78 F.

" Il est évidemment inutile de rappeler ici qui fut Thomas Pilaster, écrivain tant aimé, dont la mort brutale a fait de nous tous de lamentables orphelins. Mince contrepartie, les sept textes inédits rassemblés dans ce volume, que présente et annote son excellent ami, Marc-Antoine Maison, le poète, avec un sens aigu de la nuance critique qui lui permet de tempérer son admiration et de ne jamais verser naïvement dans l'hagiographie, laissant par ailleurs deviner l'histoire surprenante et complexe de leur amitié. Ses commentaires inspirés ressuscitent surtout pour notre plus grand bonheur la compagne de Pilaster, Lise, et contiennent quelques révélations qui devraient faire du bruit sur le rôle exact qu'elle a joué dans la vie et l'œuvre de l'écrivain."

veillet.jpg (23073 octets) Pierre Veilletet : Le Cadeau du Moine, éditions Arléa, 122 pages, 50 F.

"Quand Dacien descend de la montagne, une odeur de feu et de sang flotte autour de lui. Il franchit les Pyrénées, où l'ombre est glaciale, emmitouflé dans sa pelisse, mais c'est la puanteur des carnages qui lui tient chaud. Le représentant des Césars passe pour être cruel; il l'est depuis son plus jeune âge, et il jouit de cette cruauté dont la réputation le précède. L'effroi qu'il lit dans les yeux de ses victimes augmente le plaisir qu'il prend à les mettre à mort. Dacien voit dans leurs pupilles sa propre image décuplée, terrifiante, le casque qui brille, le glaive qui s'abat, son gant noir. Il fait en sorte que cette image de lui voyage en émissaire pour susciter la peur dont il a besoin."

Emmanuel Hocquard : Un test de solitude;  sonnets, éditions POL, non-folioté, 130 F.

"Le Destinataire le Messager la Lettre./Trois cartes./ Une partie se joue en quinze./Trois cartes postales qui représentent le port de Marseille sont adréssées à la même personne à Tanger dans les années zéro, mais à des adresses différentes./ Chacune a été postée d'un pays différent: la France,l'Espagne et le Maroc./ Oui ne m'oubliez pas Vous verrai-je aujourd'hui.

Trois manquent."

BOURGEAD.jpg (12024 octets) Pierre Bourgeade : Les âmes juives;  roman, éditions Tristram, 121 pages, 79 F.

En juillet 1942, une enfant Rachel Blum, échappe par miracle à la rafle du Vel'd'hiv'. Recueillie alors par des religieuses catholiques, confiée quelques années plus tard à des parents juifs traditionalistes , elle grandit hantée par la mémoire des siens, mais déchirée entre l'esprit des Chrétiens, qui pardonnent tout, et celui des Juifs, qui ne pardonnent rien.. L'évangile dit "Aime tes ennemis", mais la Thora dit "Zakhor!", "Souviens-toi!". 

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Olivier Rolin : Méroé; roman, éditions du Seuil-Fiction et Cie,237 pages, 110F.

Olivier Rolin n’a obtenu aucun des prix littéraires de cette rentrée. Voilà qui rassurera ses lecteurs, persuadés depuis longtemps que les jurys s’occupent fort peu de vrai littérature. Pourtant depuis Phénomène futur, en passant par L'invention du monde et Port-Soudan, une véritable oeuvre se construit.

Hélène Lenoir : Son nom d'avant; éditions de Minuit, 219 pages, 85F.

"Déjà elle ne voit plus son visage, ni celui qu'elle a reconnu quand elle s'est retournée à l'église, ni celui qu'elle a fixé dans le taxi aussi longtemps qu'elle le pouvait, jusqu'à ce qu'il se détourne. Elle ne peut que renouveler faiblement la secousse qui l'a un instant projetée dans l'espace flou d'un temps irréel aussi joyeux qu'effrayant, un éclat de verre qui dès demain rejoindra les autres dans le bocal, tous ces petits morceaux de vie désormais sans forme, sans date, mélangés, émoussés, ternis, et dont la contemplation sous la lampe réveille des nostalgies..."                         (extrait)

LOVAY.jpg (12461 octets) Jean-Marc Lovay : Aucun de mes os ne sera troué pour servir de flûte enchantée; roman, éditions Vertiales, 362 pages, 140 F.  

C'est en 1976 que Jean-Marc Lovay publie son premier roman, Les Régions Céréalières chez Gallimard. Le livre fait sensation. Les lecteurs découvrent alors ne prose obsédante, incisive, onirique et violente qui n'a pas d'équivalent dans la littérature française contemporaine . Un univers d'une étrangeté radicale qu'éclaire la phrase de Thomas Bernhard placée en exergue de l'ouvrage :           "Le salut se trouve là où nous n'allons pas, parce que nous ne pouvons en revenir."

Pierre Marcelle : Contre la télé;  roman, éditions Verdier, 108 pages, 65 F.

Pierre Marcelle a tenu pendant 2 ans la chronique "Après coup " de Libération.

"J'aimais bien cela, cette idée du bocal tout contre moi, de moi contre le bocal, moi anonyme et discret franc-tireur ; cette perspective de se payer "le merdier ", pour reprendre le terme générique qui, entre amis, identifiait à la fois le grand matraqueur et tous ses servants; "

Toscane.jpg (17502 octets) Frances Mayes : Sous le soleil de Toscane, une maison en Italie; traduit de l'anglais ( U.S.A.) par Jean-Luc Piningre, éditions Quai Voltaire, 325 pages, 135F.

Frances Mayes est professeur de littérature à l'Université de San Francisco.            "Un livre à glisser dans le panier de pique-nique d'une journée d'août, quand le soleil d'été tape comme une conviction religieuse ou, mieux encre, à avoir à portée de la main en plein hiver, quand le souvenir de la cascade des journées de liberté a grand besoin d'être réanimé."           (New York Times Book Review)

Pascal Quignard : Vie secrète; roman, éditions Gallimard, 465 pages, 130F.

"En lisant les vieux livres, ayant accru ce que j'ai éprouvé de l'éloignement de ceux qui furent, ayant augmenté mon expérience de la prétérition de ce qui a été, l'ayant minée de la péremption de ce qui est mortel, je plonge le tout dans l' abîme du silence qui précéda et qui suivra ."

Claude Simon : Le Jardin des Plantes ; roman , éditions de Minuit , 378 pages, 145F.

Les ouvrages de Claude Simon , prix Nobel de littérature en 1985, ont été traduits et publiés dans vingt-huit langues ou pays .

On en dira tout simplement que c'est un des plus ( le plus ?) grands écrivains français vivants.

François Bon : Prison ; éditions Verdier, 120 pages, 68F.

" C'est pour cela que j'avais proposé qu'on ait cette lecture, en pleine prison, que ceux qui avaient écrit les textes y soient encore ou soient déjà partis, qu'ils se soient inscrits ou non pour venir sur les bancs de la grande salle à l'acoustique dure, avec sa scène de théâtre trop haute ( je ne suis pas dessus mais juste au pied , il ne fait pas chaud mais je transpire et eux pas ) . Je leur dis que ce texte que je veux lire, exprimant pourtant refus, avait marqué l'importance qu'il y avait pour nous, de notre côté , à le recevoir et l'honorer ( l'auteur n'est pas là, libéré depuis quelques semaines , et on s'était dit que peut-être au revoir ) ..."

Goffette.gif (12069 octets) Guy Goffette : Elle par bonheur et toujours nue; éditions Gallimard, collection L'Un et L'Autre, 160 pages, 85F.               

"Entre la beauté que vous, Pierre Bonnard, m'avez jetée dans les bras, sans le savoir, et celle que vous avez aimée au long de quarante-neuf années, il y a un monde, ou ce n'est pas de la peinture. Il y a un monde et c'est l'aventure du regard, avec ses ombres, ses lumières, ses accidents et ses bonheurs. Un monde en apparence ouvert et pourtant fermé comme une vie d'homme. Les clés pour y pénétrer ne sont pas dans les livres, pas dans la nature, mais très loin derrière nos yeux, dans ce jardin où l'enfance s'est un jour assise, le cœur battant, pour attendre la mer. C'est là qu'il faut aller. C'est là que Marthe m'a rejoint dans le musée à colonnade et m'a sauvé de la solitude et de l'ennui où je mourais."

Marie Depussé : Là où le soleil se tait ; éditions Pol , 90 pages, 87 F.

13 récits d'intimité, de douceur, de mélancolie, de tendresse, de tristesse, de bonheur ; de charme ; Marie Depussé raconte avec un ton émouvant, sensible , souvent drôle , les choses de la vie ; la vie de son ami Henry, du prisonnier, de la folle , du clodo , de la princesse , …

 

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