8, Place du Parlement 33000 Bordeaux France Tel : 05.56.48.03.87 Fax : 05.56.48.16.83.

ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 20h00 et le lundi de 14h00 à 19h00.

Tramway : Bourse (C), Palais (A). Stationnement : Bourse, Camille-Jullian.

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Vingt-cinq ans

 


 

 

Les libraires vous proposent une semaine de manifestations littéraires (et autres) à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de la création de la librairie.

 

 


Mardi 16 novembre à 17h30

Les éditions Finitude

Présentation et lectures d'un inédit de Pierre Louys : "Le journal d'Esther" par les éditeurs Emmanuelle et Thierry Boizet.

La maison d’édition Finitude a été créée par Emmanuelle et Thierry Boizet, au printemps 2002. Tout d'abord libraires, mais dans un premier temps sans librairie, ils vendent des livres anciens par correspondance à des bibliophiles de toute la France, ensuite ils ouvrent une librairie dans le quartier Saint-Pierre à Bordeaux fin 1996. Passionnés par une littérature française souvent méconnue du grand public, c'est en publiant des nouvelles inédites de Jean Forton, écrivain bordelais dont les ouvrages avaient été édités par Gallimard dans les années 50 et 60, qu'ils deviennent véritablement éditeurs. Tout en continuant leur travail de libraires, ils conçoivent un catalogue de très haute tenue qui contient désormais 13 titres dont "Pour passer le temps" de Jean Forton, "L'autre région" de Georges Perros, "Du côté de chez Malaparte" de Raymond Guérin, le récit de Jean-Pierre Enard : "Le Dernier dimanche de Sartre", ouvrage depuis longtemps épuisé et le petit bijou de Claire Wolniewicz : "Sainte Rita : patronne des causes désespérées". Quand l’édition se fait sensuelle et élégante.


Mardi 16 novembre à 20h

Hommage à Jacques Derrida

Jacques Derrida est mort le 9 octobre 2004. Le moment n'est pas venu des bilans : des colloques et des ouvrages savants s'en chargeront, plus tard. Il s'agit seulement d'évoquer, par des lectures, une pensée qui est venue à notre rencontre et nous a accompagnés, à des degrés divers, dans notre propre cheminement.

Avec :

Dominique Rabaté, professeur de lettres à l'université de Bordeaux III
Jean-Pierre Moussaron, professeur de lettres à l'université de Bordeaux III
Charles Ramond, professeur de philosophie à l'université de Bordeaux III
Patrick Rödel, ancien professeur de philosophie



Mercredi 17 novembre à 15h30

Atelier Cuisine

Atelier cuisine pour les enfants, autour de l'ouvrage "Une cuisine grande comme un Jardin, 60 recettes pour découvrir les fruits et les légumes du monde" (éditions Rue du Monde).

Fin 1996, Rue du Monde est née. Le lendemain de ses 40 ans, Alain Serres a en effet décidé de créer les éditions Rue du Monde afin de proposer aux enfants des livres qui leur permettent d'interroger et imaginer le monde. 90 titres sont aujourd'hui disponibles au catalogue.

Après des études aux Beaux-Arts d'Angers, Martin Jarrie (de son vrai nom Jean-Pierre Moreau) a commencé à travailler pour la publicité et l'édition. Ses illustrations reproduisaient la réalité au détail près. Depuis 1990, il a choisi de peindre dans un style très personnel et choisi un nom qui le relie à son enfance.

La rencontre sera animée par Hugues Lanciaux du restaurant "Le Bocal".
Les planches de l'ouvrage seront exposées à la Galerie toute la semaine.

 


Mercredi 17 novembre à 18h30

Jean-Jacques Becker

pour l'ouvrage qu'il a dirigé aux éditions La Découverte : Histoire des gauches en France.

Spécialiste reconnu de la Première Guerre mondiale, professeur émérite de l'université Paris X-Nanterre, Jean-Jacques Becker est président du centre de recherche de l'Historial de Péronne. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages parmi lesquels : "Victoires et frustrations : 1919-1929" (Seuil, 1990), "La France en guerre : 1914-1918" (Complexe, 1997), "Le traité de Versailles" (PUF, 2002), "Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918" (Bayard, 2003).

"Un livre est né que l'on n'attendait plus. Avant d'examiner ce qui peut expliquer une aussi longue absence disons d'emblée que cette Histoire des gauches en France est aussi utile que passionnante. Utile puisque nous disposons désormais d'une "somme" sur un sujet - la gauche - qui, pour avoir été cent fois labouré, semblait réfractaire à toute synthèse. Utile, encore, parce que le parti pris, par les deux maîtres d'œuvre, Jean-Jacques Becker et Gilles Candar, de tresser serré les deux approches chronologiques et thématiques permet à la fois de saisir le rythme des circonstances politiques et la permanence des idées qui "au loin les suivent". Passionnante, enfin, parce que l'honnête homme qui se prétendrait le mieux averti des combats et débats biséculaires de la gauche en France trouvera dans ces deux forts volumes matière à découverte. Une longue attente enfin comblée..." (Marc Riglet)

Débat animé par Patrick Rödel.

 


Jeudi 18 novembre à 14h30  (attention horaire modifié)

Pierre Bergounioux

qui vient de publier un Bréviaire de littérature à l'usage des vivants aux éditions Bréal.

Pierre Bergounioux est né à Brive-La Gaillarde en 1949. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, il enseigne le français en région parisienne. Passionné d'entomologie, il pratique également la sculpture.

Parmi ses nombreux ouvrages : "Back in the sixties" (Verdier, 2003), "Jusqu'à Faulkner" (Gallimard, 2002), "Kpélié" (Flohic, 1998), "La ligne" (Verdier, 1997), "Miette" (Gallimard, 1996), "La mort de Brune" (Gallimard, 1996), "Le chevron" (Verdier, 1996), "La cécité d'Homère" (Circé, 1995), "La Toussaint" (Gallimard, 1994), "Le grand Sylvain" (Verdier, 1993), "Le matin des origines" (Verdier, 1992), "La Mue" (Gallimard, 1991), "C'était nous" (Gallimard, 1989), "La Maison rose" (Gallimard, 1987), "La Bête faramineuse" (Gallimard, 1986).

"Parfois, au début, je concevais Pierre comme un grand de la littérature orale, peut-être le dernier d'une grande tradition de conte oral : quand Bergounioux parle, on dirait d'abord que c'est comme dans ses livres. En se penchant vers vous et vous regardant de trop près, avec cette politesse des anciens temps qu'il ne permettra jamais qu'on prenne en défaut, il vous englobe dans cette précision rigoureuse de la phrase qui ne finira jamais avant d'en être parvenu au plus près de ce qu'il cherche à désigner. On l'écoute, et dans ce qui surgit ou s'analyse on dirait que lève la nouvelle boucle d'un livre inconnu ou inadvenu encore qu'il aurait signé, avec cette exactitude des images et l'implacable devoir de la vieille langue de retomber d'aplomb. Fascinantes improvisations dont se souviennent les amis de Bergounioux, lui comme remorqué par un fil invisible et tendu incroyablement qui relie l'idée et le concret, l'expérience au présent de vivre et l'immense héritage collectif des hommes, alors qu'il refuserait de lire en public une page déjà imprimée." (François Bon)

Rencontre animée par Jacques Abeille.

 


Vendredi 19 novembre à 11h30

Hwang Sok-yong

Écrivain coréen dont les éditions Zulma viennent de publier : L'invité.

Hwang Sok-yong est né en 1943 à Changchun en Mandchourie, où sa famille s'était réfugiée après avoir lutté contre l'occupation japonaise en Corée. A la libération du pays en 1945, ils retournent à Pyongyang dans le Nord. Lorsque le père trouve un travail dans le Sud en 1948, la famille déménage de nouveau et c'est dans une banlieue industrielle de Séoul qu'ils vivent lorsque la guerre éclate.

L'auteur fait ses débuts littéraires en 1962 avec une nouvelle, La Pagode (The Pagoda), qui reçoit le prix du Nouvel An du journal Chosun Ilbo. En 1966-67, il est enrôlé dans le corps expéditionnaire coréen au Vietnam, et se bat malgré lui pour la cause américaine, qu'il perçoit comme une agression contre un peuple en guerre pour sa libération. Son premier roman, Monsieur Han (Dr Han), est l'histoire d'une famille séparée par la guerre de Corée, il est publié en 1970, et traduit en français en 2002. En 1974, Hwang Sok-yong publie un recueil de nouvelles, La Route de Sampo (The Road to Sampo), publié en France en 2002.

En 1980, Hwang Sok-yong passe du statut d'écrivain engagé et d'intellectuel influent à celui d’homme d’action : il participe au soulèvement de Kwangju et lance une station de radio clandestine : "La voix de Kwangju libre". L’Ombre des armes (The Shadow of arms), roman dense fondé sur son expérience de la guerre du Vietnam, est publié en 1985 et primé. Il est traduit en anglais en 1994 et en français en 2003.

Hwang Sok-yong se rend à Pyongyang, Corée du Nord, via Tokyo et Pékin, en 1989, en tant que représentant du mouvement démocratique naissant. Ce passage illégal au nord lui vaut d'être considéré comme un espion par les services d’enquête criminelle de la Corée du Sud. Plutôt que de retourner en Corée du sud, il choisit de s'exiler à New York, où il enseignera à l’Université de Long Island, et passe également beaucoup de temps en Allemagne.

En 1993, il retourne à Séoul - car dit-il, "un écrivain doit vivre dans le pays de sa langue maternelle" - mais est rapidement condamné à sept ans de prison pour atteinte à la sûreté nationale. L'auteur est cependant gracié en 1998. En 2000, après une interruption de 10 ans, Hwang Sok-Yong publie Le vieux jardin (The Ancient Garden), roman au ton mélancolique, "requiem décrivant la vie intérieure de la génération des années quatre-vingt qui rêvait d'une vie meilleure". Le livre connaît un grand succès et remporte un prix littéraire. La publication en français, ainsi qu'en allemand, est programmée pour 2005.

L'Invité (The Guest), un roman qui revisite la période précédant la guerre de Corée et dans lequel Hwang Sok-yong jette un éclairage nouveau sur les massacres imputés aux Américains paraît en 2002. Le livre est aujourd'hui publié en français.

Lecture, suivie d'un apéritif coréen préparé par "Le Bocal".

 


Vendredi 19 novembre à partir de 18h30

Se laisser faire, soirée Rimbaud

Avec Claude Jeancolas (Rimbaud après Rimbaud aux éditions Textuel) et Jean Esponde (Mourir aux fleuves barbares : Arthur Rimbaud, une non-biographie, éditions confluences).

Claude Jeancolas est né en 1949 à Nancy. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur Arthur Rimbaud. Son travail est marqué par la volonté de révéler, par-delà l’image flamboyante et trop romantique du "Maudit", l'être inquiet, fragile, volontaire et fondamentalement logique, terriblement humain en somme. Parmi ses derniers livres parus aux éditions Textuel : "L’Afrique de Rimbaud" (1999), "Rimbaud, l’œuvre commentée" (2000), "Rimbaud, l'œuvre intégrale manuscrite" (nouvelle édition, 2004). Il vient de faire paraître aux mêmes éditions "Rimbaud après Rimbaud", anthologie de textes de Proust à Jim Morrison.

Jean Esponde est né en 1945 au Pays Basque. Il passe son enfance dans le sud marocain et fait des études à Bordeaux, puis enseigne la philosophie. Il s'occupe aujourd’hui de l'orientation des étudiants à Bordeaux. Voyageur, il a notamment fait plusieurs périples à Harar et autour de la Mer Rouge. Tout en travaillant à cet ouvrage sur la période africaine de Rimbaud, il a publié, aux éditions de L'atelier de l’agneau : "Couleur-Harar" (2000), "Hébergements" (2002) et "Agadir" (2004). Il vient de publier "Mourir aux fleuves barbares, Arthur Rimbaud, une non-biographie" aux éditions confluences.

Le débat sera animé par Rodolphe Martinez.

La soirée se prolongera jusqu'à 22h par des lectures mises en scène par Renaud Borderie et réchauffées par la soupe d'Hugues Lanciaux.

Oui, si pour une fois, on acceptait de se laisser faire par les mots de Rimbaud… Évocation rimbaldienne orchestrée par Renaud Borderie (collectif Nina O.) avec la participation des comédiens et musiciens : Dominique Boudot, Philippe Cauvin, Serge Korjanevski, Christian Loustau et Véronique Préchacq.


Samedi 20 novembre à 15h30

Laurent Gaudé

Pour son dernier roman : "Le soleil des Scorta" (éditions Actes-Sud).

Romancier et dramaturge, Laurent Gaudé est né en 1972. Il fait des études de théâtre, puis commence une thèse sur "Le conflit dans le théâtre contemporain" qu'il abandonne pour se consacrer à l’écriture. A trente-deux ans, il compte déjà huit pièces à son actif, dont bon nombre ont été montées depuis 1997 comme "Médée Kali" (2003) au théâtre du Rond Point à l'automne 2003 ou "Les sacrifiées" (2003) au théâtre des Amandiers de Nanterre en mars. Ses pièces de théâtre sont publiées chez Actes Sud, ainsi que deux romans : "Cris" et "La mort du roi Tsongor"qui a obtenu le prix Goncourt des lycéens en 2002 et le prix des Libraires 2003.

"Parce qu'un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d'Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu'ils appellent "l'argent de New York", leur richesse est aussi immatérielle qu'une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela, dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements, confie à son contemporain, l'ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.
Roman solaire, profondément humaniste, le nouveau livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l'existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d'apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation du bonheur."

La rencontre sera animée par Michèle Sales.

Laurent Gaudé est le lauréat du prix Goncourt 2004.


Samedi 20 novembre à 18h30

J.B. Pontalis

Jeune homme, Jean-Bertrand Pontalis se destine à la philosophie. Il a eu Sartre pour professeur et continue à le fréquenter au Flore et à la revue "Les Temps modernes", mais son chemin croise celui de Lacan, et le jeune agrégé entame une psychanalyse. Il devient une figure essentielle du mouvement psychanalytique français en participant à la fondation de l'Association Française de Psychanalyse puis en créant la "Nouvelle revue de psychanalyse". Par ailleurs, il est l'auteur, avec Jean Laplanche, du fameux "Vocabulaire de la psychanalyse"(PUF, 1976). Vers l'âge de 50 ans, il se tourne vers la littérature. Il publie "Loin" (1980), "L'amour des commencements"(1986), "Un homme disparaît"(1996),"L'enfant des limbes"(1998),  "En marge des jours",(2002) tous chez Gallimard puis "Le dormeur éveillé" (Mercure de France- Traits et Portraits, 2004), récits où il réconcilie ses deux passions : la psychanalyse et la littérature. Il est aussi directeur des collections "Connaissance de l'inconscient" et "L'un et l'autre"chez Gallimard.

"L'écriture et la pensée de JB Pontalis se développent à partir de différents motifs : une carte postale dans une bibliothèque, une conversation avec un ancien ami retrouvé par hasard, la mémoire d'un instant d'enfance, un mot qu'on avait mal compris à l'école qui devient rétrospectivement limpide, la mort brutale du père, le lien tourmenté avec le frère, l'amour d'un paysage, le plaisir d'une lecture, la découverte d'un peintre, la fidélité à une maison…
L'enfant au regard perdu vient guider l'écoute et le silence du psychanalyste. Il l'accompagne, il est toujours présent.
Il y a dans ce livre un élan et une douceur, une façon de questionner le réel et de l'aimer, de ne pas le séparer du rêve. De dire qu'il faudrait apprendre à se séparer de soi pour garder "le désir d'avancer, d'aller toujours au devant de ce qui, n'étant pas soi, a des chances d'être à venir". Quelque chose ici demeure, persiste, ne renonce jamais. Quelque chose qui donne envie, qui accueille le langage comme s'il était toujours neuf, comme s'il apparaissait lui aussi sous la forme d'un rêve et qu'il nous étonnait.
Poème de la mémoire, pudeur du récit, plaisir du conteur, tout cela à la fois est contenu dans ce livre dont le nom fait malicieusement signe à l'une des Mille et une nuits, la trentième dit-on.
Rendre visite à sa mémoire pour qu'elle ne nous oublie pas ? Ce serait finalement peut-être cela le secret du "dormeur éveillé". Des mots, des images, des traits, tout plutôt que le cri surgi de la détresse et de l'effroi, ce cri d'un enfant perdu que personne au monde n'entend, nous dit J.B. Pontalis"

La rencontre sera animée par Didier Periz. 

 


Dimanche 21 novembre de 14h à 19h.

25 ans sur la place

 

Après midi Oulipienne et Oubapienne, avec Jacques Jouet et François Ayroles autour de l'ouvrage "Moments Oulipiens" publié aux éditions du Castor Astral.

OULIPO ? Qu'est ceci ? Qu'est cela ? Qu'est-ce que OU ? Qu'est-ce que LI ? Qu'est-ce que PO ?
OU c'est OUVROIR, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la LI.
LI c'est la littérature, ce qu'on lit et ce qu'on rature. Quelle sorte de LI ? La LIPO.
PO signifie potentiel. De la littérature en quantité illimitée, potentiellement productible jusqu'à la fin des temps, en quantités énormes, infinies pour toutes fins pratiques.
QUI ? Autrement dit qui est responsable de cette entreprise insensée ? Raymond Queneau, dit RQ, un des pères fondateurs, et François Le Lionnais, dit FLL, co-père et compère fondateur, et premier président du groupe, son Fraisident-Pondateur.

Jacques Jouet, né en 1947 à Viry-Châtillon, est membre de l'Oulipo depuis 1982, à la suite d'un stage d'écriture dirigé par Paul Fournel, Georges Perec et Jacques Roubaud. Il a été coopté en 1982, peu après la mort de Georges Perec. Poète, romancier, nouvelliste, auteur de théâtre, essayiste, il est l’un des membres les plus prolifiques du groupe. Jacques Jouet participe aussi, comme François Caradec, Paul Fournel et Hervé Le Tellier, à l'émission "Les Papous dans la tête" sur France-Culture. Son feuilleton La république de Mek-Ouyes a été diffusé sur France-Culture et sur lnternet avant d'être édité par P.O.L.

L'OuBaPo (Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle), fondé le 28 octobre 1992, réunit François Ayroles, Anne Baraou, Gilles Ciment, Jochen Gerner, Thierry Groensteen, Killoffer, Etienne Lécroart, Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim. Fonctionnant sur le même principe que l'OuLiPo, il poursuit, comme les autres Ou-X-Po, les mêmes objectifs que lui, appliqués à la bande dessinée.

François Ayroles est né à Paris en 1969. Après trois années passées dans l'atelier Bande Dessinée d'Angoulême, il publie une histoire dans la collection Regards graphiques des éditions Autrement sur le thème du retour de Dieu (1994). Parallèlement, il commence à collaborer à la revue Lapin de L'Association, éditeur qui publie un petit album dans la collection Pattes de mouches, "Jean qui rit, Jean qui pleure". Il devient membre de l'Oubapo, en 1994. Il a participé à divers fanzines et réalise des illustrations pour la presse : Libération, Les Inrockuptibles... La sortie de "Incertain Silence", album d'un noir et blanc superbe, vibrant hommage à Buster Keaton en même temps qu'une réflexion sur la condition d'artiste, en 2001, est très remarquée.

... et la chorale "La Volière", vin nouveau et marrons grillés.

Créé il y a six ans l’ensemble vocal La Volière, réside depuis quatre ans dans le quartier Saint Pierre à Bordeaux. Dirigé par Manu Vranckx, il est constitué de 23 chanteurs amateurs dont le répertoire est tourné vers les polyphonies traditionnelles.

volière : nom féminin. Vaste enclos où l'on enferme des oiseaux d'agrément ou d'intérêt scientifique. On y piaille, gazouille, roucoule, caquette, hulule... On y trouve de drôles d'oiseaux migrateurs qui tentent d'égaler l'art des volatiles en chantant la musique des langues. Le désir de ces oiseaux-là n'est pas de reproduire les chants des camarades volatiles rencontrés lors de leurs migrations, mais d'en rapporter les mots, les sons, les accents, les rythmes… pour en savourer les sens acoustiques. Point pour piller mais tisser un ramage métissé.


La librairie exposera du 15 au 21 novembre les photographies d'Ariane Geffard.

Un œil dans le viseur de son Zénith, l'autre sur les images d'Antoine d'Agatha, de Larry Clark ou de Nan Goldin, Ariane Geffard, vingt ans, tente par ses photos de mettre en scène solitude, adolescence ou intimité fragile quand elle ne fixe pas sur pellicule les vingt-cinq ans de la Machine à Lire…


Remerciements à la Drac et au Ministère de la culture, l'Arpel, La Région Aquitaine, la Mairie de Bordeaux et le Conseil Général.

 

 

 

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